Les yeux fermés, la tête vide des ennuis du monde extérieur, pour laisser place à la force résident au plus profond de son âme...
Devant John les armes de son groupe de soldats étaient pointées. Pas sur lui, sur les cibles derrière lui. Il entrainer aujourd'hui une cinquantaine de ses hommes, des bleus. Son discours consistait à expliquer l'importance capitale de la concentration avant de tirer. Soudainement, il fît un geste de la main ; sa main froide et crispé s'éleva et ses doigts, gigotants auparavant dans tous les sens, ne bougeaient plus. Il ne fît qu'un seul mouvement avec ses doigts et les soldats tirèrent tous en même temps. Ils touchèrent tous leur cible personnelle, bien que pas au bon endroit. John leva alors son majeur en l'air ; tous les soldats s'énervèrent presque immédiatement, et trois pointèrent leurs armes sur le Vigo. L'un d'entre eux aller appuyer sur la gâchette, mais s'en retînt. Il tremblait et transpirait. Le Kaïn s'approcha de lui, doucement, à pas lents. La vitesse était calculer. Le soldat avait l'air paniqué, tous sentaient qu'il n'avait que deux envies : s'enfuir ou se suicider. La première était la plus simple et la plus dur en même temps. La deuxième était la plus dur, mais les horreurs que peut faire subir John sont plus horrible que la mort.
Le Vigo se trouvait à environ un mètre du soldat. S'il tirer, le Kaïn mourrait immédiatement. Mais il ne tira pas. L'homme froid s'avança, ses lèvres dessinant un affreux rictus. Il se plaça juste devant le fusil du soldat, qui détourna la tête. John tourna sa tête pour qu'ils se regardent tout deux dans les yeux.
-Ha. Ha. Ha. Pourquoi ne tires-tu pas ? Tu as peur c'est ça ? Et tu es sensé travailler pour moi ? Aller, tires, tires, tires, tires ! Aller, loppette ! Tu as peur c'est ça ? Tu t'es chié dans ton froc hein ? Aller, tires !
Un cris perçant s'en suivis. Le soldat avait son doigt sur la gâchette, il allait appuyer. Mais il n'appuya pas. Il baissa son arme et baissa la tête. Il s'apprêtait sans doute à mourir. John soupira et se détourna de lui. Il s'éloigna, cette fois rapidement, et rejoignit Benny, son Baron. Celui-ci avait assister à toute la scène.
-Vous êtes merveilleusement sadique monsieur. Mais pourquoi avez-vous fait ça ? Et s'il avait tirer ?
-Il n'aurait pas tirer.
-Mais comment pouviez-vous en être aussi sûr ?
-Je suis un Kaïn. Je sais tout, je vois tout. Je savais qu'il ne tirerait pas. Il est trop faible. Il sera dans les premières victimes à la première bataille.
-J'aurais tirer personnellement.
-Et tu serais mort.
Benny fixa son patron. Les mains de ce dernier continuaient de pianoté sur quelque chose d'inconnu, comme toujours. Benny se demandait ce que son patron voulait dire par là. Il est faible parce qu'il n'a pas tirer, mais s'il avait tirer, il serait mort. Le Baron n'arrivait pas à comprendre le raisonnement de son supérieur.
Les deux hommes se rendirent côte-à-côte sur le terrain d'entrainement. John empoigna un blaster et l'envoya dans les mains de Benny, qui l'attrapa. Il ne savait pas à proprement parler l'utiliser, mais avait l'air de se débrouiller avec.
Mais il avait la tête à autre chose. Il cherchait un moyen de gagner argent et pouvoir au sein du Soleil Noir grâce aux actions de son patron. Il pensait que s'il continuait de provoquer et de démoraliser ses soldats, il ne ferait pas long feu dans l'organisation. Il voulait la place du Kaïn.
A la fin de la journée, il ne pensait toujours qu'à ça. Comment gagner plus de pouvoir et d'argent ? Les deux hommes s'en allèrent dormir. L'un faisait des rêves de chaos et de flammes. L'autre faisait des rêves de gloire et d'argent.