L'Astre Tyran

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By Ranath
#28453
    -- Te sauver --


    Le regard de Ranath se figea sur les visages de fumée. Elle demeura immobile de longues secondes. Le temps de voir, et de comprendre. Il utilisait les atouts qu’elle lui avait donné … qu’il lui avait volé. Et dans les têtes mises à prix, Krayt, Helera, Isabo … Une grande peine envahit la Mirialan, de la honte également. C’était une trahison. Elle avait trahi. Jusqu’à exécution du plan, Ranath doutait fort de pouvoir se présenter à nouveau devant son maître. Elle s’imposait l’exil. Et mieux valait rester cachée. Il la pointait du doigt, abattez-la. Sa présence sur la liste des condamnés ajoutait à l’horreur de la situation une paranoïa chronique. Et si d’Ansion on avait retenu son visage ? La couleur de sa lame ? Rester cachée …

    Le journaliste entamait une analyse plus poussée des événements arkaniens. Il n’y avait rien à dire, mais il trouvait malgré tout à broder sur les maigres informations abandonnées à la presse par le gouvernement de la planète. Ranath se détourna du brassage médiatique. Rester cachée …

    Rester cachée … ? Il fallait rejoindre Helera et contacter les Gris, elle avait donné son aval. Voilà bien la seule chose qui pouvait être faite. Et le Tout Puissant, pensant frapper fort, cédait du terrain à ses ennemis. Il venait de leur donner une nouvelle carte à jouer. Bientôt, il serait confronté.

    Ranath se releva afin de s’équiper. Elle quitterait l’endroit ce soir pour rallier Kor’Rial, et … la gamine n’avait rien à voir dans toute cette histoire. Les Maîtres étaient des cibles légitimes, pas cette mioche incapable. Pourtant, il réclamait aussi sa tête. Par la faute de Ranath ! Le regard de la Sith tomba sur le masque qu’elle arborait régulièrement et qu’elle tenait alors entre ses mains. Longtemps, elle observa l’objet.

    Les secondes, les minutes, s’écoulèrent. Darth Ranath s’équipa finalement du masque de kevlar noir. Il dissimulait sa mâchoire, ses joues et protégeait sa bouche et son nez, jusque sous les yeux. Le haut du visage restait libre. Elle rabattit jusqu’au front la capuche de son manteau. Prête.

      * Helera … ton amie, Isabo, est en danger … *

    Vers Dargul …




    Les silhouettes de fumée prirent possession de l’écran.

      « Hé ! Regardez ! C’est la petite Daerenth !
      Sérieux ?! Un jeu d’enfant.
      Allez, bouge-toi.
      À ce soir, comme d’habitude. »

    Le trio quitta le brouhaha de la cantina et se sépara une fois la porte passée. Dans la ruelle, chacun prit un itinéraire différent.




    La nuit tombait lentement. Les yeux d’Isabo scrutaient le ciel, comme toujours à cette heure. Mais rien ne vint, et le ciel palissant se colora d’encre noire. Un long soupir, et demi-tour. La rouquine longea le couloir dans l’autre sens et remonta les escaliers. Elle s’enferma à double tour. Et après plusieurs heures à se retourner dans son lit, elle trouva enfin le sommeil.




    Quel cauchemar épouvantable … Ils arrivaient de tous les côtés, découpaient quiconque espérait leur faire barrage, laissant derrière eux des dizaines de cadavres ...

    Une main se posa soudain sur son épaule. Isabo se réveilla en sursaut et chassa brusquement le contact de cette main inconnue. Dans l’ombre de la chambre, elle ne discernait qu’une silhouette plus sombre encore. Elle était proche, trop proche. Isabo voulu reculer mais la main se posa sur son bras.

      * Du calme, Isabo. *

    Mya, c’était l’aura de Mya. Non, de Ranath.




    Les trois truands étaient parvenus à déverrouiller la porte du patio. Ils progressaient d’un pas sûr et se dirigeaient vers les étages. Il fallait espérer que l’affaire n’avait attiré qu’eux.
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By Helera Kor'rial
#28458
L’attaque d’Arkania. L’information faisait la une depuis plusieurs semaines, et elle n’avait même pas été mise au courant. C’est sur Kuat qu’elle reçu l’information, par hasard en discutant avec son père, dans un restaurant local. Juste après son départ, ils avaient attaqué le temple, prit tout le monde en otage et … Envoyé des messages de menaces dans la galaxie. Les gens avaient peur, et surtout, les gens voyaient son visage encore une fois. Surtout les Kuati, dont on leur demandait de la traquer pour la deuxième fois. Au moins purent-ils être convaincus qu’elle n’était pas une Sith, après tout. Toujours est-il qu’elle ne quittait plus sa capuche, devenue son seule refuge. Les choses devenaient de plus en plus sérieuses, risquées et surtout dangereuses. Les sang-purs étaient reliés à plusieurs attaques massives qui, pour la plupart, n’avaient pas laissé beaucoup de survivants. On entendait des rumeurs, et même au sein de la plèbe kuati, certains voulaient prendre les armes. Partagés désormais à savoir dans quel camp ils allaient se lever.

Helera intercepta le signal sensitif de Ranath quelques heures plus tard, dans la chambre d’hôtel. Tout s’enchaînait trop vite. Elle dû laisser son père sur la planète, avec la promesse qu’il la reverrait, mais également un moyen de contacter la flotte. Puis elle n’avait pas traînée, et avait prit le premier vol pour Dargul, en direction du palais. La Grise avait tenté de la contacter, mais sa communication était restée en suspens, avec l’impossibilité de la joindre. Peut-être était-il déjà trop tard. Elle connaissait très peu la ville, mais le chemin jusqu’au château suspendu n’était pas difficile à repérer. Le crépuscule était déjà arrivé sur la planète et l’étoile dérivante était sur le point de disparaître complètement derrière l’astre terrestre. Peu de monde dans les rues, surtout dans les cantinas locales, Helera ne s’y arrêta pas, n’y prêta même pas attention. Il fallait toujours aller plus vite, plus loin. La vie d’Isabo était peut-être déjà menacée. Helera escalada les grilles de la bâtisse en un unique saut, et s’engouffra dans les jardins alentours. Passant à travers les caméras de sécurité, les potentiels gardes et autres moyens de sécurité. Comme une ombre, elle retrouvait ses réflexes de jeunesse, et ce qui l’avait maintenue en vie si longtemps. La portée d’entrée, il fallait oublier. S’accrochant à la paroi adjacente, elle grimpa jusqu’au premier balcon, d’où elle tourna légèrement le loquet avec la Force. Après avoir prit soin de vérifier qu’aucune autre sécurité ne puisse se déclencher, elle pénétra à l’intérieur.

Son aura s’étendit, essayant d’y distinguer celle de la petite. Le côté obscure traînait dans le coin, et elle pensait déjà que le mal était fait. Silencieusement, elle avança au travers d’un couloir jusqu’à apercevoir deux jets lumineux qui se baladait en contre bas. S’arrêtant dans une pièce adjacente à l’escalier de colimaçon, la Grise pu apercevoir trois hommes qui silencieusement grimpait les marches. Une lampe dans une main, un blaster dans l’autre …
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By L'Ombre
#28463
De ces derniers temps, ne résonnait plus qu'un pâle effet à mes tympans ammourachés. De plein de mépris, Il était devenu plein de silence et d'inaction. Et en guise d'épreuve nouvelle, je devais affronter maintenant un ennemi qui, loin d'être battu, ne menaçait que de poindre à tout moment, sans même avoir à songer à s'enquérir des futulités dont je restais hélas dépendant. Cet ennemi, si trouble et si distinct, c'était la solitude.

Alors que j'avais amené à Lui l'objet de sa dernière demande, je l'avais trouvé sourd à mes appels, ma demande devint engagement, engagement devint supplique, supplique devint supplice. Le Monolithe Réveillé, tel qu'Il l'eût nommé à mon effet, demeurait endormi sur Dromund Kaas. Et, pour cette raison pleine de non-dits et de déception partagée, j'avais du composer avec l'évidence la plus décisive : pour l'heure, j'avais fauté, et je me devais de réparer mes fautes. La pénitence immédiate ne fût que d'un effet relatif : ma chair était purifiée, mais l'accès ne m'était guère encore accordé. Aussi avais-je consenti à ma punition, et m'était retiré un temps en des lieux plus propices, reprenant la route d'une planète que je ne faisais que tirer au sort.

Quand une vision, apportée au creux de ma méditation, m'avait interpellé. Quelque chose se préparait, une chose dont je n'avais été qu'un témoin discret. Des ondes, j'avais perçu l'appel, des moyens mortels, j'avais perçu les visages. Des visages qui, sur chacun, se plaçait un nom, souvent murmurré, comme s'ils faisaient figure, dans leurs relatifs restreints, de dieux. Ainsi donc me furent présentés ce qu'Il nommait avec dérision naturelle "Les Dieux de Paille". Chacun portait un titre dont l'octroit avait dépendu de la volonté d'usurpateurs supposément émancipés. Il m'avait toujours été susurré que l'existence tangible de ces créatures ne relevait que d'un consentement populaire de ne pas s'immiscer dans des affaires dont l'entendement les dépassait autant qu'il les effrayait. La Force avait conféré des pouvoirs à certains, et son utilisation avait été sujette à moults débats passés, des débats qui menaient le plus généralement à des guerres meurtrières, qui ne laissait que des vaincus. Une guerre que des adeptes du Grand Ridicule voulaient à tout prix imposer à des crétins qui n'avaient rien à envier d'étrangers galactiques.

La vision, bien que floue, me laissa entrevoir un lieu que j'abordais avec le plus de rapidité possible. Le trajet demandait au moins un arrêt pour le ravitaillement, ce que je compensais le plus vite possible. En échange d'une cargaison laissée là à moisir, je négociait un plein de carburant pour enchaîner la suite. La vision m'avait laissé le temps de faire face à la situation, et j'étais donc prévu dans cette fameuse équation.

L'avenir n'était jamais en mouvement, il n'était que à venir, d'où son nom. Qui prétendait que le futur se fût mouvant réfutait l'existence de la Force Omnipotente, de celle qui tissait les fils du destin et se chargeait d'en couper les bonnes longueurs. Le Côté Obscur promettait des visions claires et des prophéties que nulle action ne ferait tarir. Les actions de chacun ne menait que vers le conditionnement du futur déjà prévu, le libre-arbitre demeurant alors un mensonge de grand public.

J'arrivais de nuit sur l'endroit, me posant sur une place de faible taxe dont je m'acquittais avec le compte lié au vaisseau. Le fait qu'il y eût de quoi faire le point fût une aubaine, je n'avais jamais entassé d'argent nulle part. Je vivais au-dessus de ce genre d'artifice. A peine arrivé, j'entrepris de prendre contact avec mon allié universel. Non pas Lui, qui semblait rester sourd à mes appels, bien qu'il se fût empressé de me céder les quelques secrets qu'il avait jamais consenti à me divulguer, mais un plus petit, plus agile, plus... plus vivant. Il vint à moi, fronçant ses moustaches fines taillés droites, ses appendices dressés, à l'écoute de ce que je pouvais bien avoir à lui demander de ma voix la plus envoûtante.

        « Bonsoir, Être de Sous la Surface... »

L'on disait que, de tout temps, de tout lieu, de tout univers qu'il se fût, il ne resterait qu'une bête commune à tous : les rats. L'intelligence sociale des égoûts, la communauté des indésirés... leur concours, leur esprit de groupe et leur promptitude à se laisser envoûter par quelques sortilèges me laissait toujours pantois. De toutes les choses qui marchent que j'eux l'occasion de croiser, ceux-ci constituaient ceux en quoi j'avais, je devais l'admettre, le plus d'affection.

Je me retrouvais en grande partie dans ces animaux, si gentil et si destructeurs.

        « J'aurais besoin de vous, Être de Sous la Surface... Menez-moi au logis de celle qui ne parlâ que par son esprit, dont le destin eut placé plus grand obstacle dans la chair de sa chair, mais que le feu baisa de sa main glacée au moment de sa première naissance... »

La moustache frémit, les yeux se posèrent sur ma main gauche qui agitait des doigts noircis, et je vis la bête grimper sur un muret de pierre, se tourner, se dresser, me signaler d'un couienement bref de la suivre. Au pas de course, je longeais tel un fantôme des pleines lunes murs et garde-fou de fer, pour aller en un lieu qui aurait pu se décalquer sur les images gravées dans mon esprit. Le rat se posa ensuite et couina trois fois, ses pattes de devant plaquées contre son corps debout. Je lui souriais et le caressais tendrement sur la tête, le gratifiant d'une gratouille qui sembla le réjouir.

        « Votre aide fût des plus précieuses, jeune ami... tenez. »

Je lui laissais un tribut un bout de chair séchée, venue d'un doigt longtemps coupé, qu'il s'empressa de remiser dans un coin sombre.

Positionné en devant d'une bâtisse richement agencée, je me laissais aller à escalader le mur d'une maison lui faisant front, me perchais au bord du rebord de son toit, et observais les évènements qui s'emboitaient maladroitement. Une femme aux cheveux d'argent escalada le grillage d'enceinte sans un bruit, bien qu'elle tenta de se dissimuler de tous, tendis que convergeait une équipe de malandrins dans un lieu qui abritait les pensées des autres et les lieux de son hôte.

Je restais là, assis à attendre que chose se passe, prévoyant de discuter avec celui qui serait, sans mon concours, le vainqueur.


Modifié en dernier par L'Ombre le jeu. 27 juil. 2017 10:10, modifié 1 fois.
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By Ranath
#28563
    Isabo voulut crier. Mais crier n’était pas un réflexe. Elle établit aussitôt le contact mental avec l’intruse, un contact précipité, superficiel. La peur. Ranath savait, instinctivement, elle savait quel sort lui réservait la gamine. Aussi absents soient ses souvenirs d’Isabo, elle avait la certitude de savoir.

    Non, non, non, Isabo, pas ça.

    Mais c’était trop tard, la gamine saturait déjà l’esprit de la Mirialan de son incontrôlable peur. Tous les récepteurs, les uns après les autres, étaient mis à contribution. Elle connaissait l’anatomie humaine sur le bout des doigts et transposait son savoir au cerveau un rien plus complexe de l’invitée indésirable. Seul restait valide le lobe crânien postérieur. Seul restait l’instinct. Ranath n’entendait que la voix d’Isabo, aigüe, stridente, qui hurlait tout son effroi. Le visage même de l’Humaine disparut pour laisser place à une représentation parfaitement abstraite de la peur, un amas de couleurs et de mouvements furtifs. Son appréhension même de son propre équilibre interne fut bouleversée.

    Quelle sale gosse …

    L’effort était colossal. Bloquer autant d’informations, c’était comme se protéger d’une nuée de sauterelles. Et alors que Ranath reprenait pied, l’attaque cessa soudain, Isabo fuyait par l’unique porte de la chambre.

    La gamine déboula dans le couloir, obscur, dans lequel ne filtrait que la lueur de la sombre nuit. Quelqu’un venait de la gauche, elle sentait la présence inconnue des truands. Combien étaient-ils ? À droite, en courant. Elle grimpa l’escalier du deuxième étage à toute vitesse. Elle découvrit la porte de la chambre de Kathy grande ouverte. Ne s’en échappait qu’un murmure, puis un bruit sourd, un corps qui tombe à terre. L’horreur saisit soudain la gamine qui demeurait immobile et incapable.

    La main qui se posa sur sa gorge lui arracha un sursaut et un cri qu’elle fut seule à entendre. Un demi-tour précipité lui suffit à tomber nez à nez avec un parfait inconnu, un homme bourru de grande taille, armé d’un couteau qu’il pointait vers elle.

      « Du calme, je vais pas t’abimer … »

    L’autre sortit de la chambre de Kathy, blaster à la main. Les deux échangèrent un signe, et le premier attrapa le poignet d’Isabo pour le tordre en une clé qui forçait une position inconfortable. Totalement dépassée par les événements, la gamine ne réagit pas, elle se laissait manipuler, cherchant l’air autour d’elle pour emplir ses poumons essoufflés par la peur.

    Ranath, pour suivre la trace de la gamine, s’était enveloppée dans le Voile de la Force. En haut de l’escalier, elle dégaina machinalement sa dague, empoigna la chevelure de l’assassin et le tira en arrière jusqu’à le faire basculer. La lame se planta dans la gorge humaine et d’un mouvement sec sectionna la trachée. Le frais cadavre s’écroula, libérant Isabo. L’autre armait déjà son blaster, mais Ranath n’était qu’une ombre dans la noirceur de la nuit, il ne voyait que la silhouette pâle de la proie qu’il était venu chasser. Aussi n’osa-t-il pas tirer, laissant le temps à la Mirialan de se jeter sur lui et de lui perforer les poumons de sa lame.




    En bas, les trois imprudents entreprenaient de grimper le premier escalier. Ils avaient cru repérer du mouvement et se hâtaient, arme au poing et en alerte, vers l’étage. L’homme de tête était persuadé d’avoir vu quelqu’un, quelque chose. Il avançait lentement, jusqu’à soudain tomber sur Helera. Elle sortait de nulle part, déboulait dans leurs plans. Son unique réflexe fut de tirer. Les deux autres se précipitèrent en renfort pour abattre un supposé employé de la famille Daerenth.
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By Helera Kor'rial
#28564
Lentement, Helera observa les hommes qui, précautionneusement, grimpaient les escaliers. Seule la lumière du satellite reflétait sur elle et … Elle brillait de mille feu, assez pour que l’un d’eux ne remarque sa présence et tir dans sa direction. Helera jura intérieurement et tendit sa main afin d’absorber le tir, avant de se jeter sur le côté. D’autres traits rougeâtres filèrent dans le salon jusqu’à percuter le sol de bois. Deux des mercenaires entrèrent dans la pièce en hâte et cherchèrent leur cible. Le troisième couvrait la pièce, le regard tourné vers le haut de l’escalier. Helera était concentrée à se dissimuler derrière les objets de ce grand salon. D’abord un fauteuil, puis quand un des soldats approchas, se déplaça vers une table basse. Sans s’en rendre compte, les deux se séparaient petit à petit. Qui était le chasseur, et qui était la proie ? Cachée dans un coin de la pièce, dans l’ombre des rayons lumineux, elle guettait. Le premier s’approcha d’elle en balayant la zone de son arme. Helera se baissa et lui sauta dessus, le percutant de plein fouet. Un coup unique suffit à l’assommer, et elle plongea à nouveau dans les ombres. L’autre s’approcha de son collègue, la peur suintant de ses pores, visible à travers la Force. L’inquisitrice se faufila derrière lui et frappa de son unique main sur sa tempe, assez violemment pour l’assommer également. Le troisième appela ses collègues, toujours concentré sur le haut. Il se retourna vivement pour vérifier de ses propres yeux, arme pointée en avant. Helera frappa dedans puis leva son coup qui frappa sa gorge. A peine eut-il touché le sol qu’elle continua son périple. Entre temps, elle avait récupéré les armes, qu’elle avait tout simplement détruites.

La jeune femme grimpa les escaliers quatre par quatre. Une détonation de laser retentit. Déjà elle pensait au pire. Elle sentait l’activité à l’étage qui grouillait, s’activait, et mourrait également. Il y avait quelqu’un d’autres, qui tuait. Qui tuait ceux qui étaient venus pour capturer. Sombre histoire en perspective … La Grise déboula dans le couloir, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, et c’était bien le but. Et déjà l’ombre tueuse s’éleva vers sa dernière victime.

« Non ! » S’écria Helera.

Avec la Force, elle poussa l’homme contre le mur, tandis que la lame se planta seulement dans son bras. Du sang maculait le sol en une grosse flaque noirâtre à l’obscurité, et qui continuait d’avancer. Mais également sur les murs en de longues giclées. L’odeur ferreuse la fit grogner et fit battre son propre cœur plus rapidement.

« Arrête. Leur mort est inutile ! »

En réponse à cela, elle propulsa la tête du malheureux contre le mur. Ranath devrait donc assassiner un mercenaire inconscient. Car oui, elle l’avait reconnu. Qui d’autres pouvaient protéger Isabo ? Qui d’autres utilisaient une dague, avec des réflexes de Jedi ?

« Ranath calme toi, tu as la situation sous contrôle. »

Helera avançait avec précaution, cherchant dans la pénombre la petite Isabo. Une fois qu’elle croisa les yeux luminescents, toujours en vie, bien qu’apeurée, elle s’arrêta.

« On doit fuir, toutes les trois. Rassemblées, nous sommes plus fortes, mais nous vallons également trois fois la mise de départ. Isabo, prend le strict nécessaire et de quoi te dissimuler. Ranath, tu es avec nous ? »

Par acquis de conscience, elle chercha dans la Force la présence d'autres formes de vie hostiles, ne sait on jamais.
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By L'Ombre
#28566
L'agitation devenait euphorique de ma position. De trois ils passèrent à cinq. De deux, elles passèrent à trois. Un équilibre des forces précaire commençait à se tarir, en faveur de la peur plutôt que du nombre. Si la raison de ce tumulte me restait sybilline, il n'aurait pas été dur de comprendre que la jeune fille résidente était la source de convoitises en tout genre, fussent-elles crapuleuses ou... charnelles. Si elle valait son poids en or via une rançon, elle valait aussi son lot de fantasmes primaux, de ceux qui la fit se placer au centre de centaines de harems mentaux chez la plupart des créatures pétris d'inhibitions et de concupiscence.

Je regrettais presque instantanément d'avoir laisser filer mon compagnon d'infortune. Mais sa liberté lui avait été acquise après son application précédente. Il me fallait un intermédiaire, absolument. N'importe quoi, un animal...

Me mettant debout au bord du toit, je levais un bras, penchait la tête en arrière et sifflait trois fois. Trois sifflements brefs et aspirés, portés par les ondes du Côté Obscur, en espérant qu'un écho soit perçu par une quelconque créature qui d'aventure se serait hazardé en-dessous de moi. Un gros insecte eut fait l'affaire.

Et en fait, la réponse vint par-dessus ma tête. Comme attirée par le martèlement muet qui s'était laissé traîné, il vint se poser sur mon doigt, croassant une fois. Et à peine ouvris-je la bouche que l'oiseau s'en alla, me laissant avec mon dépit. Tant pis ! Je devais alors agir corporellement. Descendre du toit allait requérir de refaire le tour...

Inutile.

Inutile ? J'avais encore un pied posé sur le rebord quand Sa voix avait retenti.

        « Inutile ? Comment pourrais-je atteindre le bas sans faire le tour ? »

Avance et offre ton âme la Nuit. Porte ton corps en cet endroit précis.

Je penchais mon crps en avant, observant la distance qui me séparait d'un sol de tuiles en permabéton, quelques étages plus bas. Je sentais presque mes os craquer sous l'impact, mo corps brisé se tortillant comme un ver à peine sorti de son enveloppe pourrie...

Mais... après tout... n'avais-je pas déjà été brisé ?

Je grimpais de nouveau sur le rebord du toit, cette fois pleinement libéré de toute idée de mort imminente.

        « Par ce Saut de l'Ange, j'offre à Celui Qui N'Est mon dévouement et ma fidélité... »

Et, avec une lassitude à peine dissimulée, je me laissais tomber en avant. Bras en croix, tête raide, mes pieds collés, comme un Ange brûlé qui apprenait à ses dépends que ses ailes, autrefois soyeuses, n'étaient plus que deux moignons atrophiés qui allaient irrémédiablement le tirer vers sa fin. Et alors que je prenais de la vitesse et que je vis les pavés me sourire, je fus happé par une main invisible qui me laissa choire doucement sur le sol.

Je m'en tirais sans une égratinure, alors que j'entendais retentir un rire sournois. J'adressais sourire et révérence aux ténêbres nocturnes, et consentait à me diriger à la suite des malfrats.

Un encore semblait faire le guet devant le portail de fer forgé, une de ces armes archaïques en main. A quoi servait un trait laser quand on avait à son côté un Mal bien plus grand et universel ? Ces artefacts grossiers affreusement barbares ne valaient guère la matière qu'ils avaient nécessité pour leur assemblage. Discret comme une Ombre, je me glissais à son flanc, ne dégageant pas même une odeur ni même une présence pour qu'il soupçonnâ mon approche. Quelque chose le fit néanmoins se tourner vers moi, le faisant braquer un temps son arme sur moi.

        « Que... »

D'une main ferme, j'empoignais son canon...et le tordais d'un coup sec. Au lieu de crier l'alarme, il s'en fut laissé là, bouche bée, et qui me laissa loisir de le faire taire. Plaçant mon poing en pointe, je glissais ma main gauche au fond de sa gorge, tandis qu'il agitait les bras, complètement paniqué.

        « Hurle donc, vulgaire voleur. Tes cordes vocales ne vibreront qu'en ton for... »

Je le sentis porter un coup de poing à mon flanc, un coup de genou à mon entrejambe. Mais ma main était toujours campée dans son oesophage, décidée à y rester.

        « Cesse donc de t'agiter. Garde tes forces pour te repentir... je garderai les miennes pour chanter ta défaite. »

L'avant-bras en entier dans sa gorge, je l'entendis s'étouffer, et je sentais aussi des résidus organiques remonter de son estomac. Il convulsa un instant, puis ses yeux ne laissèrent plus qu'un espace blanc de vide après qu'ils se furent retourné chercher quelque chose vers son centre nerveux. Je tirais doucement ma main et laissait là le malandrin, étouffé dans son vomi. J'essuyais brièvement les effets sur sa tunique, faisant fi de l'odeur piquante et acide qui montait sur mon bras, et m'élançait à mon tour dans la maisonnée.
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By Ranath
#28567
    Comme un animal soudain acculé, Ranath fit volte-face. On lui retirait sa proie, assassinat de bon sens, au profit d’une dangereuse charité. Inutile …

      « Aide-la à s’habiller, et sortez par la galerie. »

    La galerie d’Ys. Ranath n’y avait jamais mis les pieds. Isabo leva un regard surpris vers la Mirialan. Était à l’œuvre un phénomène étrange, qui avait conduit la Sith jusqu’ici, pour la protéger d’une situation qu’elle ne comprenait pas. Tout s’enchainait vite, trop vite. La main tendue par Helera attira son attention, elle la saisit et se releva lentement.

      « Je fais le tour par le patio : nous ne devons pas être suivies. »

      * Qu’est-ce-qui se passe, Helera ? *

    Instinctivement, Isabo fit demi-tour et dirigea la Grise jusqu’à sa chambre. Y étaient entassées ses affaires, ses souvenirs, ses vêtements. Elle alluma la lampe de chevet posée à côté du lit et entreprit de s’habiller. Elle enfila un pantalon souple, ses bottes les plus confortables. Dans un mouvement un peu hésitant, elle tendit à Helera un manteau, qu’elle le tienne le temps d’enfiler une tunique d’une étoffe épaisse.

      * Je peux emmener ça ? *

    La rouquine montra à la Grise une boite de bois sculptée, un petit coffre. Certainement quelques souvenirs. Elle glissa ses secrets dans un sac à dos grossier. Puis jeta enfin le manteau sur ses épaules après l’avoir repris des mains d’Helera.

      * On y va ? *

    Ne se dégageait de la petite qu’un triste sentiment, une lassitude morose. Elle posait sur la jeune femme un regard vide.




    Ranath était partie de son côté. Elle avait rapidement essuyé sa dague avec la tunique d’un des malfrats, et redescendait désormais les escaliers, à la recherche d’un dernier intrus susceptible de les suivre. Elle avait dirigé Helera et Isabo vers l’arrière de la maison, par une sortie méconnue. Quand elles auraient quitté les lieux, elle-même sortirait et les rejoindrait. En attendant …

    Elle hésitait. Les égorger tous ? Brûler leur cadavre ? Et la maison avec ? Qui viendrait ici ? D’autres badauds armés d’un blaster ?

    Elle avait cependant une certitude … les Sang-Purs ne viendraient pas ici. Quelques recherches leur suffiraient pour se rendre compte que la gamine n’était rien.

    Restaient les fouineurs qu’Helera avait assommés. Une fois réveillés, ils fuiraient, apeurés par la démonstration des sensitives. Et ils reviendraient, piller, saccager … La maison, les souvenirs d’Isabo … Tout cela était perdu.

    Une ombre filait au rez-de-chaussée. Ranath l’appréhendait difficilement, mais elle était là. Sens en alerte, elle se préparait à la rencontre …




    Isabo, au côté d’Helera, montrait le chemin. Elles atteignirent la galerie sans encombre. Elles la traversèrent. Chaque œuvre, chaque statue, chaque tableau, accrochait le regard de la gamine. Elle s’arrêta finalement en cours de route.

      * Je ne veux pas abandonner tout ça. *
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By Helera Kor'rial
#28591
Un bref mouvement de tête suffit à faire fuir la Sith. Helera emboita le pas à la petite rousse jusque dans sa chambre. Elle se colla contre le mur, adjacent à la fenêtre et observa l’extérieur. Ses yeux se rétraicir tandis que son esprit percevait des flux inconnus. Quelque chose s’agitait au dehors. Quelque chose qui ne devait pas les trouver, vraisemblablement. La nuit était noire et le vent fouettait tout doucement la végétation. Il y avait comme des allures de fin du monde.

« Prend ce que tu as besoin », répeta Helera en regardant rapidement ce que lui montrait Isabo.

A vrai dire, tout ce qui n’allait pas les gêner dans leur fuite de la planète. Helera resta là à observer, protégeant de ce fait la petite d’un éventuel tireur embuscé au dehors. Les choses devenaient compliquées avec une Mya dans les parages. Instables et auto-destructrice, elle risquait de laisser derrière eux une floppé de cadavres. Lui fausser compagnie aurait été une preuve de lacheté de sa part. C’était ensemble, ou personne. Elle jeta un énième coup d’œil à Isabo qui se déplaça sur le pas de la porte.

« C’est parti. Utilise ce que l’on t’a appris. Tu as une formation de Jedi, alors laisse tes sens éveillés. »

Contrairement aux Gris dont la spécificité était de laisser l’instinct et les sentiments primer. Question de percpective. Faisant craquer le bois, la discrétion n’était plus au rendez-vous. Couloir après couloir, Helera se laissait guider par une jeune Jedi en désarroi. Elle était perdue, et cela se sentait. Helera ne fit aucune remarque pour le moment et se concenta d’étendre son aura jusqu’à Mya. Elle essaya de toucher son esprit afin de la prévenir de leur avancée, et du point de rendez-vous à l’extérieur. Mais alors que les deux femmes s’apprétaient à quitter la galerie d’art, Isabo s’arrêta. L’inquisitrice jeta un coup d’œil dans les alentours et posa une main sur son épaule.

« Isabo, tu dois être forte. Nous sommes venues avec Mya pour te sauver, et nous ne repartirons pas sans toi. Comme tu l’as vu, des gens ont essayé de s’en prendre à toi. Ils recommenceront. Dès que nous serons en sécurité, je peux tenter d’oraniser la récupération des biens les plus importants de ta maison Isabo. Mais cela relève d’un risque énorme. Pour l’heure, concentre-toi sur l’instant. Nos vies se jouent ici et maintenant. »

Cela ne répondait pas à sa question, mais la précipitation de l’action exigeait une réponse adéquate. Pas la peine de tergiverser, pourtant l’inquisitrice craignait que la petite ne les ralentisse. Elle comptait bien la faire venir de gré, et non par la Force.

« Tu dois te sauver Isabo … Pour continuer à vivre. Si tu le veux, je continuerai ton enseignement, en suivant au maximum les préceptes des Jedi, si tel est ton choix. »

Ainsi fut la dernière phrase qu’elle prononça, espérant que la petite accepte de laisser le matériel derrière elle.
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By L'Ombre
#28606
L'intérieur donnait envie de vomir. Des décorations superflues, des plantes vivaces inutiles, des couloirs, des effets pour faire asseoir toute une assemblée... un fauteuil qui avait du contenir son lot de travail bâclé et devait donner des courbatures. Depuis ma prime jeunesse je dormais sur des sols de pierre, de terre ou de bois brut, et jamais je n'avais eu à me plaindre. Les fakirs avaient toujours un mal de chien à s'asseoir sur des coussins. Leur planche de clou constituaient leur monde, et cela les ravissait. Pour rien au monde il n'eut fallût changer.

Pourquoi alors persister à vouloir toujours plus de confort ? S'en priver, c'était apprendre à s'en passer. Cette fortune dépensée... pour rien. Un céans bien installé ?

        « Antre des vices ordinaires... »

Le murmure portait à la fois sur le ou la propriétaire, mais aussi sur la maison en elle-même. Peu de gens en avaient conscience, mais une maison était vivante. L'âme de ses résidents imprégnait les murs après un temps passé dedans. Elle aussi respirait, avait des émotions, des envies. Comme un être conscient, elle pensait et existait.

Comme un être conscient, elle n'avait jamais appris la valeur du silence et de l'abnégation, et méritait donc d'être purifiée pour cela.

        « La purification... »

Je reniflais un peu l'air, tentant de communiquer avec l'entité de pierre et de fondations de fer qui m'entourait, menancante et inoffensive à la fois. Je perçus des auras qui s'agitaient plus haut, mais leur existence me parut tout à coup très fade. Il fallait que je trouve quelque chose...

Là !

Juste sous mes pieds. Je me penchais, mis un genou au sol et tâtais de ma main boursoufflée le sol en tapis épais. Je filais des yeux la surface de cet étrange artifice pour tomber sur une poutrelle de bois de sombre verni. Les décorations intérieurs contenaient aussi quelques articles tels des rideaux de tulle ou des chemins de table.

Toujours à genou, je commençais à tracer sur le sol une ligne invisible aux yeux de tous, mais éclatante aux yeux du Côté Obscur, sous la forme d'une rune incantatoire ancienne. Des traits verticaux vinrent parer la fgure qui commença à rougeoyer.

        « Brûle... »

Un crépitement, dérisoire, vint saluer ma tentative.

        « Brûle... »

Toujours dans un murmure, je demandais à l'élément le plus capricieux de m'accorder une faveur, celle de prendre son envol et de retrouver sa liberté, dans un endroit où sa vie ne serait altérée d'aucune façon, et où il pourrait laisser sa trace éternelle, sur les murs et dans les coeurs. Le feu prenait et ne laissait que son souvenir, disparaissant aussi vite qu'il était venu, léchant des plaies qu'il agrandissait selon son bon vouloir, avant d'aller signaler aux passants médusés la sombre vérité de ses actes. "J'ai tout vu" disait-il par ses cendres blanches qui tapissaient les lieux du crime de la nature.

Le feu était à la fois complice et témoin.

        « BRÛLE !! »

D'un murmure, l'ordre se fit impérieux. Sentant venir l'instant où sa résistance ne serait plus une option, la rune s'illumina et offrit une gerbe de flammes bordeaux, si chargées en impureté que son bleu originel ne daigna même pas laisser place à l'orange perverti habituel. Ces flammes là, nées du péché originel et de la haine uniservelle que moi, son invocateur, vouait au principe même de la Vie ne se nourrissait que de ce qui était de plus malsain dans l'air. Une sorcellerie de projection spirituelle.

Le sol accueillit cette offrande en laissant se répandre son odeur de souffre, tandis que des ombres noires et malsaines dessinaient les formes des objets encore à fondre. Je me laissais absorber par ce spectacle si jouissif, sentit un désir haineux s'emparer de mon corps, et je me décidais à aller voir à l'étage ce qu'il en était.

Mais un élan coupa le mien, et je me laissais apprécier la vision d'une peau d'émeraude, miriadée de points tatoués de brume, sous une bure qui ne dissimulait que sa surprise et son dégoût. Je sondais rapidement son aura, son corps, son âme. La première l'identifiant comme étant une sensitive du Côté Obscur, mais d'une façon pervertie. Celle des Sith emplis de blasphèmes. Une erreur et une faute sur pattes. Son corps la désignait comme un objet de fantasme pour nombre des siens, et son âme comme...

Je secouais la tête. Son âme paraissait... divisée.

        « Je sens en toi la marque d'une porteuse d'un nom d'usurpatrice... »

Un pas en avant. Je reniflais, plein d'arrogance. La puissance d'une maîtresse des Arts Sith ne valait rien face au Côté Obscur, qui n'agissait que selon son bon vouloir. Et qui était ce bon vouloir... si ce n'était moi ?

        « Passe ton chemin. Admire mon oeuvre. Et va-t-en. Je m'en suis venu chercher la Fille de Braise. »

Un silence.

        « Tu l'as vue. Tu sais où elle est partie. Ecarte-toi. Laisse sa destinée s'accomplir. Peut-être un jour en feras-tu partie... »


Modifié en dernier par L'Ombre le mer. 12 juil. 2017 23:11, modifié 1 fois.
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By Ranath
#28925
    Le feu, de son appétit vorace happait l'air en sa flamme, et se gonflait en son cœur pour mieux l'ingérer. Il crachait par le sommet les résidus mortels de son avide combustion. Toute victime de son entreprise destructrice était changée en fumée noire qui s'agglutinait au plafond puis glissait le long des murs, redescendant vers le sol pour pousser les dernières poches d'air frais au pied des flammes. Il prenait enfin pleinement possession des lieux, étendant ses sombres desseins jusqu'à la pièce adjacente. Tout était prétexte à repas, tout serait consumé. Et il ne resterait rien de la fastueuse demeure, rien de plus qu'un tas de suies noires devenues grisâtres à l'issue de leur seconde combustion. Il était maître désormais, et rien ni personne ne pourrait l'arrêter !

    Rien ?

    La petite ampoule bleue, discret témoin du carnage, submergée de fumées brûlantes, explosa soudain dans un tintement inaudible, libérant le réseau sous pression de son surplus en ... eau. Les gouttelettes se jetèrent à l'assaut des flammes, instantanément désintégrées par les hautes températures. Mais même dans la mort, les petits guerriers se battaient. La vapeur d'eau chassait le précieux oxygène et étouffait le feu en son sein. Au rez-de-chaussée, la bataille faisait rage.




    Ranath s'arrêta. L'intrus venait à sa rencontre, avalant les marches de ses grandes enjambées. Elle l'attendait en haut, implacable chasseur. Les armes étaient déjà prêtes à surgir quand l'individu apparut. Il amenait avec lui tout un lot de perturbations. Il était auréolé d'une empreinte obscure, et dans son sillage, il semait la destruction ... et une affreuse odeur. L'équilibre, après son passage, était soumis à rude épreuve. Quelque chose, en bas, était à l'oeuvre. Ranath, cependant, n'eut pas le luxe de pouvoir déterminer quoi.

    Il parla, impétueux et arrogant. De quoi faire sourire l'intrépide Mirialan.

      « Tu es en retard, l'affaire est close. »

    Rapide, elle jeta toute son agressivité à la face du malvenu, le renvoyant d'où il était venu d'un coup de pied dans le sternum. Il chut dans les escaliers. Et Ranath se précipita après lui avec pour seul objectif de l'incapaciter à poursuivre sa traque. Le feu pourpre, aux prises avec le système d'extinction, stoppa net son élan. Un instant, elle perdit de vue l'intrus, mais se trouvait certaine de lui bloquer le chemin vers son but malsain. Partout, le feu les encerclait.

      * Il en reste un, partez et quittez Dargul. *

    De son esprit, elle avait effleuré la pensée d'Helera, espérant vivement qu'Isabo serait mise hors de danger. La suggestion se voulait pressante.




    Isabo dévisageait Helera de ses grands yeux. Partir ... non. Tout serait perdu, pour toujours.

      * Promets de prévenir les autorités ... mes parents viendront s'occuper de la maison et tout sera protégé ... *

    Elle implorait, éprouvée par une situation qu'elle ne comprenait pas. La gamine laissait libre cours à sa peine, malgré les recommandations du maître gris. Elle peinait à ramener à elle ses émotions trop fortes et trop changeantes. Elle était perdue, désorientée.

    Retentit soudain un grand bruit. Isabo l'identifia comme le verrou magnétique de la porte de la galerie. Une alerte de sécurité venait de leur faire franchir un palier dans les procédures internes de la demeure Daerenth. En écho, un clapet claqua pour libérer l'air vicié ... poison mortel purificateur.

    Le feu ...

      * Un incendie ! La galerie va être purgée ! Cours ! *

    Aussitôt, la rouquine attrapa la main d'Helera et l'entraîna vers la sortie. En toute hâte, elle débloqua le double verrouillage de la porte. Et en un rien de temps, les deux sensitives se retrouvèrent dans le sas, puis, après une seconde lourde porte de métal, au dehors, dans la rue. Derrière elles, les portes se verrouillaient à nouveau. L'air de la galerie s'amenuisait au profit d'un gaz mortel et incombustible. La collection d'Ys avait ses chances de survivre.

    Et maintenant ... ?

    Isabo aggripait Helera. Le noir de la ruelle était effrayant.
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