L'Astre Tyran

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Cette vaste structure somptueuse et intimidante fut construite sur un monolithe naturel surplombant la cité de Ravelin, capitale de Bastion. Elle héberge les appartements et bureaux de l'Empereur, ainsi que la salle où se déroulent les séances plénières du Grand Conseil des Moffs. Réceptions officielles et cérémonies militaires ont lieu régulièrement dans son enceinte.
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By Harlon Astellan
#37456
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Ord Mantell,
Station désaffectée,
Ligne Lévitrain privée


Je hais cet endroit. Il le voyait pour la première fois. Ce paysage navrant, qui étalait son fer cassé sous ses yeux. D'un pôle à l'autre, aussi loin que l'horizon portait. Je le hais vraiment. Mais, en son for intérieur, peut-être était-ce l'environnement qui se vengeait. Et qui les haïssait, eux. Les colons. Qui avaient décider de prendre une terre, au hasard... et d'entreposer de la ferraille dessus. Une décharge planétaire à ciel ouvert... Quelle élégance. Il y avait 4000 ans, on comptait encore de vertes prairies de çi de là. Maintenant, il poussait juste un désert. Le vent soufflait, portant aux naseaux des espèces présentes une odeur de rouille, et de sable ferreux, empoisonné par les fuites d'huile. Dans son cache poussière troué, usé par les vents locaux, la silhouette, bien saucissonnée derrière une écharpe en coton enroulée autour de son cou, de solides lunettes de soudeur pour le couvrir des rayons ardents du soleil ocre, porta sa main à son front en visière, et commença d'observer le lointain. Dans l'espoir d'y voir surgir un véhicule spécial. Qu'est-ce qu'il fiche, bon sang... Depuis une heure déjà, il attendait. Son oeil avait perçu ce qu'il devait apercevoir. Au loin, des humains, en tenus lourdes, découpaient sous de grandes gerbes d'étincelles de bons morceaux de fer, chargeant tout sur des palettes anti-grav qui faisaient leurs aller-retours incessants. Des fois, comme sortis d'un livre de conte, des Savrips Mantelliens qui transportaient des carcasses plus lourdes, à même leurs épaules. Il entendit gratter tout proche. Se retournant vivement, il aperçut vite fait ce qui grattait. Deux rats womps, qui creusaient un trou sous une vieille arche de réacteur. Mauvaise journée, les gars. Dégainant son blaster, il tira deux coups, depuis la hanche. Les deux rats tombèrent raides, morts d'un coup. Sous l'écharpe, la figure sourit, fit faire des tours à son blaster, et rengaina. Il tuait le temps comme il pouvait.

Finalement, le sol trembla. Reportant son oeil au loin, remettant la main en visière, il finit par l'apercevoir. Ce n'est pas trop tôt. Un lévitrain massif, blindé, commença à freiner. Les électroaimants ralentirent le mastodonte en un temps court, laissant la longueur s'étaler sur une bonne centaine de mètres. La silhouette mit ses mains sur ses hanches, et attendit que quelque chose de plus se passe. Une porte s'ouvrit à quelques pas de lui.

Deux pistoleros vinrent à sa rencontre. Atypique, eux aussi, mais concordants avec le paysage. Deux chapeaux larges, des ponchos en cuir sur des vestes en synthécuir renforcé. Un genre d'harmonie se dégageait des deux hommes. Comme s'ils portaient un uniforme qu'ils avaient personnalisé depuis de nombreuses années. On sentait une âme conjointe. Quelque chose de partagé. Le premier avait un fusil T-21B sur l'épaule, l'allure décontractée. le second, Les pouces passés dans le pantalon. Personne ne détourna le regard. Le deuxième finit par cracher par terre. « Le patron va te recevoir. » La silhouette avança. Le deuxième tendit la main en avant. « On doit te fouiller d'abord. » Haussement d'épaules. Puis des bras. Le premier passa les mains partout sur lui, tapotant, palpant, passant. Le blaster ne lui échappa pas. « Joli. » Il le montra en pleine lumière à son collègue. Lequel siffla d'admiration. « Dommage qu'on doive te le rendre. Je l'aurais bien gardé. » Il lui indiqua l'intérieur. Ils rentrèrent tous les trois. Un carré plat, avec du faux parquet au sol, les accueillit. Quatre portes cintraient le carré. Deux blindées, pour l'extérieur. Et deux en fer doux automatiques. Celle derrière lui se verrouilla, emportant avec elle le paysage cataclysmique du dehors. Et ensuite, un roulement de moteur... Une accélération, compensée par des générateurs anti-grav internes qui empêchèrent les tripes de tout le monde de ressortir sous la force, et ils furent repartis.

La porte de gauche coulissa dans un doux bruit. L'intérieur était d'un luxe à couper le souffle. De grandes baies vitrées faisaient profiter du décors d'apocalypse. Au milieu, un lourd tapis chandrilan sur lequel était posé un salon en bois noble de Serenno, avec des étagères remplies d'holocubes, et d'objets décoratifs de grande valeur marchande... et sentimentale. Et, au bout, un petit salon, avec une table ronde, où siégeaient quatre gens. Des mâles humains d'un certain âge. L'un d'entre eux était posé à plat sur un siège haut, plus décoré que les autres, ceinturé de deux droïdes de combat de la Nostrom. Les deux pistoleros avaient disparus. Enfin à l'abri. Il retira son écharpe, et ses lunettes, et posa son cache-poussière sur le côté. Vêtu d'une simple veste à la mode têtienne, il dévoila aussi un pantalon élégant de même mode sous une protection anti-sable pour le bas, ne gardant du dehors que des bottes hautes, sales en bas mais propres en haut. Il épousseta le bout en posant ses pieds sur une chaise, et avança le long du couloir. Pas un bruit ne venait de dehors. Le paysage avait une sorte de majestée, ainsi observé. « Ah enfin ! Vous voilà ! » Le maître des lieux posa ses cartes, et lui fit signe de prendre place, face à lui. Dos à la porte d'entrée. Il fut obéit. « Messieurs, permettez-moi de vous présenter Miraj. Grand Vizir de l'Empire Galactique. »




« Prenez place je vous en prie. » Miraj avait salué de loin chaque homme présent. Un amiral, un industriel lié à Rothana, un banquier travaillant pour le Clan Interbancaire et un Moff d'un secteur d'importance stratégique. Un siège tapissé de velours gris au moelleux délicat attendait Miraj, juste à la gauche de son invité spécial, le propriétaire du Lévitrain. Lequel était détenteur de la deuxième fortune en actifs de tout l'Empire, et de la huitième au niveau galactique. Grand spécialiste des transports de tous les plans - spatiaux, navals, terrestres, et sous-terrains - il possédait au moins la moitié des voies privées impériales à lui seul. La nationalisation forcée de la majorité des services libéralisés sous les Triumvirats successifs avait mis un gros frein à ses affaires. Et me voilà... « A quoi joue-t-on exactement ? Je ne reconnais pas les cartes. » Son voisin rangea son jeu tout en lui expliquant avec détachement. « On joue au jeu de Chambre. - Connais pas. Vous m'expliquez les règles ? » Moins complexe que le sabacc en son genre, la victoire se décrochait selon la valeur définitive des cartes. Quatre couleurs, des puissances, des atouts, des cartes maîtresses, des contres, etc. Il dégageait un côté plus noble au jeu que celui du sabacc, moins de bluff et plus de manifestation de force. Le banquier commença son tour. « Cinquante. » Devant chaque valet, on vit afficher une somme en diodes rouges : 50.000. Miraj leva un sourcil. « Hey, on est certains à être fonctionnaires ici ! J'ai pas les moyens de miser autant ! - Oh, navré. » Le maître du train cliqua trois fois sur un bouton, enlevant un zéro à chaque manipulation. 50 crédits comme mise de départ, c'était déjà plus correct. Chacun misa, et on commença le tour. « Bon, je suppose que les rumeurs n'étaient pas infondées. » Miraj posa une carte, au hasard, un courtisan bleu, à droite d'un troupier blanc. Lui-même étant à gauche d'un Vizir rouge. Les joueurs posaient les cartes, et les faisaient se "bagarrer" avec leurs voisins : une victoire sur son voisin de gauche valait pour une victoire. Miraj tenait donc un point, son voisin de droite aussi, mais celui de gauche ne surpassait pas sa gauche, et restait bredouille. Chaque chevalet compta les points de son joueur, et le vainqueur ramassa la mise. C'était simple finalement. « Oui. Nous sommes nombreux à entrevoir les catastrophes de l'Empereur sur les affaires. Et sur les libertés des gouverneurs. Même moi, en définitive, je n'ai aucun pouvoir. » Le deuxième tour commença, la mise monta. Miraj plaça un Vizir Rouge à son tour, et gagna sur ses voisins, remportant la mise cette fois-ci. « Nous rassemblons beaucoup de gens déçus d'Astellan. De ceux qui pensent que nous serions plus adaptés pour la situation impériale. » Pas étonnant. De vieilles fortunes réquisitionnées, le privé sacrifié au public... Des concessions à s'attribuer entre amis. Rien qui ne sorte de l'ordinaire. L'argent et le pouvoir brut, autant de raisons de convoiter le trône suprême. Et de continuer la lancée martiale de Palpatine : idéal pour les affaires, surtout liées à la guerre.

« Taxation à soixante-quinze pourcent de mes revenus planétaires... Aucun contrôle régalien au profit du Grand Moff... J'ai juste une gestion sur des troupes qui sont réquisitionnées toutes les semaines pour des opérations dont je suis écarté par le Haut-Commandement. » Le Moff parlait, et résumait les considérations de cette drôle de conjuration : des reproches à titre personnel. Miraj finit son tour en montant les mises jusqu'à deux mille crédits, avant de placer la carte qui pesait le plus lourd : l'Empereur noir. Et finalement, ce fut à lui de miser en premier. « Deux mille. » Il accorda un fier sourire à ses nouveaux camarades. « Je crois que j'aime bien ce jeu finalement ! »




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Bastion,
Palais Impérial,
10 jours plus tard


« ... et visiblement, ils auraient du soutien de plusieurs autres hauts gradés. Deux trois du Haut-Commandement, sinon beaucoup dans les chaînes intermédiaires. Des commandants, des capitaines, quelques huiles des Renseignements. » L'Empereur prit acte en hochant la tête. A huis clos, lors d'une réunion discrète, avec Poena et son double, Harlon-droïde. « Pas de mention du Bureau, de Conseillers, de gens extérieurs ? » Miraj secoua la tête. « Non, ou alors je ne suis pas au courant. Ce qui n'est pas impossible... Je ne suis dans la conjuration que depuis une semaine. - Ils vous pensent à jouer double jeu. » Miraj haussa les épaules. « Techniquement c'est le cas... Mais un mec débarqué du SenJuv qui veut déjà putscher son patron, bizarrement, ça doit moins les choquer que si on en parlait à des péquins de la classe moyenne. L'honneur et la consistance, chez ces gars-là... » Harlon leva la main. « N'en faites pas trop... N'oubliez pas que j'en suis, de ces gars-là. » Miraj s'excusa d'un geste de la main, et le silence se fit. « Continuez sur votre lancée. Si vous avez besoin d'organiser des sabotages politiques, parlez-m'en, et on mettra tout en place pour crédibiliser votre position au sein des conjurés.

Poena, vous vous chargerez de la logistique d'assassinats. Mes soutiens fidèles vont devoir disparaître pour y nommer des soutiens aux conjurés. Vous vous occuperez des disparitions et des intronisations.
»
Le dernier pour la fin. « Et moi, je sers de doublure pour attirer les projecteurs. Pendant que tu remplis ta... mission. » Harlon acquiesça. « Vous pouvez y aller maintenant. Je vais terminer de me préparer. » Mais, à la dernière seconde, alors que tous prenaient congé : « Miraj, restez je vous prie. » Miraj s'en tint donc à la compagnie de l'Empereur. Ce dernier avait un attirail étonnant pour l'accompagner : des frippes sorties d'une holosérie sur un chasseur de prime, un fusil laser vieilli, modifié de partout, et un foulard beige qui couvrait à volonté la moitié inférieure de son visage. Sans compter des lunettes à visions diverses : nocturne, thermique, infrarouge... Il portait les derniers éléments de l'armurerie des Forces Spéciales, incluant des prototypes jugés trop cher pour les bénéfices apportés sur le terrain. Bardé comme un hors-la-loi, il avait refusé de s'expliquer sur un départ qu'il estimait "long". Il avait juste précisé une chose : C'est mon double, l'autre Harlon, qui gouvernera en attendant. Le vieil Harlon, froid, distant et sévère, allait revenir quelques temps calmer les ardeurs des uns et des autres. L'Empereur glissa un papier vers Miraj, visiblement pour qu'il en prenne connaissance. « Lisez ça, et dites-moi ce que vous en pensez. »


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« Hmmm. D'accord.... Euh, oui, d'accord... je ne saiiiis paaas... En gros une huile du Bureau estime que votre épouse pourrait bien vous renverser... j'imagine à son profit. Ou celui de son clan au sens large... - Elle les fait tuer un à un. Son clan ne sera plus porté que par son ancien patronyme, je pense. » Miraj s'arrêta dans ses pensées en instantané. « Ah. Oui, j'imagine qu'une famille morte ne devient plus chef de rien... - Et surtout, j'ai découvert en même temps que tout le monde. Voire en retard, vu la latence entre l'ambassade d'Arkania et ici. » Miraj ne répondit rien. « C'était pour juste pour vous signaler le niveau de confiance entre nous deux... De sa part surtout. Sinon... Vous ne trouvez rien d'étrange sinon ? » Miraj regarda de nouveau le document. Il se gratta la tête, puis tiqua d'un coup. « Vous ne devriez pas avoir un document caviardé... - Tout juste. Inutile de dire que j'ai toutes les autorisations qu'il faut. Ce document n'existe pas sans caviar. - Ah là... à moins de demander à Herklir, je vois mal comment... - C'est un faux. » Miraj ne comprenait pas. « On a fait ce document incomplet pour que je tombe dessus et que cela éveille mes soupçons après que je l'ai faite surveiller. Mais la moitié de tout ça est de la pure invention. Je sais, je l'ai fait vérifier par mes services. » Il sangla un dernier appareil et ajusta son fusil sur l'épaule. Méconnaissable. Un vrai baroudeur du désert. « Herklir est derrière tout ça. Et il n'est pas idiot. Il n'aurait pas risquer ça pour simplement la faire exécuter. Il veut m'envoyer un message. Le message est clair. Il n'a aucune preuve de rien. Mais il la soupçonne d'être capable de me supprimer. A son profit. Il me met en garde. » Harlon se mit juste face à Miraj. Dans ses yeux verts, il avait prit le pli de voir danser une lueur implacable, gorgée d'envie, de puissance et de... peine. Il voyait le brasier émeraude se modifier à chaque entrevue avec lui. Il y voyait autre chose. Une détermination... autre, maintenant. « Vous allez tenter de recruter Elysia, mon épouse, dans la Conjuration. »

Miraj fit les gros yeux. « Vraiment ? Mais... mais... - Ses intentions seront clairement établies si elle songe à prendre ma vie pour son profit. » Harlon pointa du menton la porte de sortie - aussi la porte d'entrée. « Harlon a été chargé de ne pas divulguer son secret, cette fois. Elle ne devait être mise au courant pour mon double que si elle le demandait. Il a interdiction de lever le voile désormais. C'est avec lui qu'elle va traiter. Son mari, c'est lui. Jusqu'à nouvel ordre. Le votre, d'ordre, et de vérifier qu'elle résiterait à toute tentation de m'écarter du trône. » Miraj commençait à comprendre. Cette froideur, ce détachement, ce tempérament d'assassin distancié, qu'on lui reprochait d'avoir perdu avec cette relation... cet Harlon n'était jamais vraiment parti. Juste... mis de côté. Mais c'était cet homme affaibli qui, pour asseoir sa force, avait coupé la tête de son propre père.

Couperait-il celle de sa femme ?

« Et... si elle se montre hostile en définitive ? » Le silence s'étira. Harlon ne répondait rien. La flamme verte coulait son halo sur Miraj, sans sourciller. « Gardez-la en vie. Je la tuerai moi-même. » C'en fut assez. Miraj hocha gravement la tête, et Harlon lui frappa l'épaule, amicalement, avant de se diriger vers la sortie. « Vous fermerez la porte en sortant. » Miraj murmmura un "oui oui" rapide, détaché. Mais se ravisa sur sa passivité. « Hey ! Je dois savoir... où allez-vous aussi longtemps... et... habillé comme ça ? »

Harlon stoppa net. Soupirant. Longuement. Miraj prit conscience alors de la lassitude de son commanditaire. Las de tout ça. Un rare homme qui agissait par conviction profonde, mais à qui il restait... un vide. Au ventre. « J'ai eu des aventures avec d'innombrables femmes. Sans me poser de question. » Il hésita, et se retourna, la main passée dans la sangle qui liait son fusil à son épaule. Le regard baissé. De la honte ? « J'ai failli tuer mon fils il y a quelques mois. Un assassin, un temps Moff... à qui j'ai prétendu n'avoir aucun lien du sang. Par peur d'assumer. » Soufflant, reprenant contenance, il fit face à Miraj pleinement cette fois. Avec cette vigueur qu'il avait encore un instant auparavant. « C'est ça, que je pars faire. Avec lui. Chercher mes enfants. C'est ma tâche maintenant. » Finalement, il trouva le courage de briser le contact. « Bonne chance, Empereur Astellan. - Bonne chance, Grand Vizir. »

Et ainsi, Harlon Astellan, Empereur Galactique, fut soudain rabaissé à l'identité de Sylas Emsar. Chasseur de Primes. Accompagné de son fils naturel retrouvé, John Emsar.

Et, pour la première fois depuis longtemps, deux tueurs, si éloignés et si proches, furent en face de ce qui leur avait jamais manqué pour de vrai. Un objectif réel.

Pour la première fois... Ils semblèrent vraiment heureux.

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