L'Astre Tyran

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By San Kun
#31937
L’Anx était dans le bureau de sa patiente, Catherine Valentine. Il avait emmené avec lui le contrat qui liait son maître Razor Fun à nombre de ses disciples. Il voulait savoir si cela lui permettait effectivement de prétendre à l’enseignement des disciples du Gnarvlax, ou si ce n’était qu’un contrat tacite dont il ne pourrait pas tirer parti. Un deuxième point était qu’il allait devoir partir avec sa patiente afin de continuer de lui prodiguer des soins pour ne pas arrêter de ralentir la maladie. Il fallait absolument arrêter qu’elle progresse, sous peine qu’elle ne soit plus curable par la dernière branche du Gnarvlax, dont, à priori, il était encore loin. Une avocate, dans un secteur où les lois de la Nouvelle République ne s’appliquaient pas, était également un atout précieux. Après tout, il y avait une énorme plaque à l’entrée du bâtiment, ou était sous titrée “Droit intersystème”. Catherine entra dans son bureau, visiblement surprise que son médecin se déplace sur son lieu de travail. Elle n’utilisait plus de canne, et marchait correctement. Connaissant les antécédents de sa patiente, San Kun admira son aptitude à cacher sa douleur.

Catherine - Chevalier Kun, que me vaut votre visite?

San Kun - Deux points. Le premier est ceci. C’est en contrat entre deux signataires, Razor Fun, et le Behemoth, sur la propriété intellectuelle. Il s’agit de savoir si les droits et les statuts du contrat permettent de les faire valoir dans le secteur Mytaranor. Ce qui amène au deuxième point : Mytaranor. Le Behemoth possède des connaissances qu’il faut qu’il transmette afin de donner de meilleures chances à votre… votre éventuelle guérison. Cependant, afin de ne pas négliger votre traitement, il serait de bon ton que vous fassiez parti du voyage.

Il s’était rattrapé au dernier moment. Il avait failli un peu trop s’avancer en annonçant la guérison prochaine de sa patiente, qui n’avait rien de certain.

Catherine - Vous connaissez le prix de mes honoraires?

San Kun - En y réfléchissant, oui. Mais notez bien qu’un Jedi qui vous doit une faveur peut s’avérer très pratique dans nombre d’affaires.

Catherine - Si tout ce qu’on dit sur les Jedis sont vrais.

Elle sourit sarcastiquement. Pour le moment, l’Anx en face d’elle n’avait démontré aucun pouvoir particulier, et elle était même en train de se dire que les Jedis étaient les membres d’une religion comme une autre. Ils avaient su cacher leur prouesse technologique, qui s’apparentaient à de la magie. Mais des être vivants capables de prodiges, elle ne demandait qu’à voir.

Catherine - Je ne demande qu’à voir. Pour ce qui est de vous accompagner, c’est hors de question. Je suis sur un dossier d’une importance capitale. Un de vos collègues pourra très bien s’occuper de moi.

San Kun - Ce n’est pas la politique de la clinique Fun de s’échanger des patients entre thérapeutes.

Catherine - Alors j’ai bien peur qu’il faille que vous fassiez vite si vous voulez retrouver autre chose qu’une tétraplégique à votre retour. Je ne compte pas passer mes dernières heures de validité à vos côtés. Non… je serais dans un tribunal à montrer qu’en dépit de toutes les épreuves, Catherine Valentine reste une des meilleures avocates de Corruscant. Je prends le contrat. Mes analystes et collaborateurs vont me brieffer, et je vous enverrai personnellement mes conclusions. Ce fut un plaisir de vous avoir pour client, M. Kun.

San Kun - Un plaisir, Maître Valentine. Portez vous bien, et essayez de vous ménager. Cette mission sera brève.

Il n’était même pas énervé. À force de côtoyer des humains, il commençait à savoir repérer leurs différents traits de caractère. Au travers de la thérapie verbale menée conjointement à la thérapie physique, il connaissait très bien les mécanismes qui faisaient marcher la psychée de Catherine. Il s’attendait à cette réponse, mais devait tout de même demander, par conscience professionnelle, et parce que de temps en temps, des événements inespérés arrivent.

Il se retrouva vite dans le Geejaw avec Singer. Il était assez tendu. On l’avait briefé sur la mission. Sur la demande de San Kun, il avait reçu un permis de Forces Spéciales pour affréter le vaisseau, et charger quelques outils de surveillance. Au vue de son caractère, il n’aimait que très moyennement faire parti de cette unité d’élite de la Nouvelle République. C’était un pilote, pas un tacticien expert du combat rapproché ou des guérillas. En plus, il était parfaitement au courant que San Kun n’était pas le candidat idéal pour des mission d’infiltration et d’extraction d’information. Mais bon, il avait bien pris cette mission, Singer ne pouvait que protéger ses arrières.

Singer - Bon, tout est prêt. J’ai préparé le Cockpit pour que tu le pilotes, considères moi comme le mécano. C’est quoi ta couverture déjà?

San Kun Elles seront envoyées pendant le voyage, le temps que la Nouvelle République fasse le nécessaire pour les faux papiers.

Singer - Mmmh… très bien, appelle moi. Hé… heeuu… c’est qui eux?

San Kun - Ceux qui voyagent au bord du Geejaw, et qui ont d’ores et déjà pris leurs quartiers sont la padawan Keila Dalen, et un membre de l’armée des Forces Spéciales de la Nouvelles République, Kathrar jai Sammar.

Singer - Plus on est de fou, plus on rit… je suppose. Je m’en vais checker les moteurs. A+

Au cours du voyage, ils reçurent effectivement leur papier et les personnalités pour lesquelles ils devaient se faire passer :
  • Keila et San Kun étaient des négociants sous les noms de Olive Jenkys (Keila) et Garp Hrotrhav (San), en quête de sensation, mais surtout, de diversification. Ils souhaitaient notamment commencer un commerce d’esclaves de qualité en joute et combats en tout genre, dans les systèmes Terminus où l’ordre était représenté par la loi du plus fort et des consensus pour que le système reste approvisionné.
  • Sammar était leur garde/garde du corps,(faux nom : Man Quartz), de même que Singer, (Valerian Secturien), qui avait également des compétences de mécano.

Evidemment, les troupes acceptèrent sans broncher leur nom de couverture, sauf Singer, qui pensait qu’il avait encore un nom de gay. San Kun ne comprenait pas pourquoi Singer considérait une sexualité en particulier comme dégradante ou qui pouvait être une insulte. Sur Gravlex Med, cela aurait été très mal vu, et il aurait été boycotté par nombre de cercles sociaux.

Cependant, l’Anx ne faisait plus trop attention aux sautes d’humeur de son pilote. Après tout, il était très bon dans ce qu’il faisait, mais surtout, l’Anx savait que Singer lui serait toujours fidèle, pour il ne savait quelle raison. Au gré du temps, il semblait apprécier la façon de procéder de l’Anx, et vouloir à tout prix le protéger des violences du monde extérieur. Mais l’Anx avait évolué. De Padawan, il était maintenant devenu Chevalier. Et on lui accordait plus de missions, lui même commençait à devenir plus fort, plus sage, et plus expérimenté. Il alluma le système de communication du YT pour communiquer sur le canal avec les différents protagonistes de la mission.


Geejaw, veuillez atterrir sur le spatiopont 337-F. Ouvrez votre appareil pour une inspection, et préparez les papiers relatifs à votre demande de visa.

Le Chevalier posa l’appareil doucement. C’est à ce moment qu’il reçut un appel de Corruscant, du bureau de Catherine Valentine. L’hologramme de l’avocate se matérialisa devant la bulle de son cockpit.

Catherine - Bonjour, mes collaborateurs ont finis de décortiquer les 17 200 pages de ce contrat. Il est en accord avec 90% des systèmes de la galaxie, c’est ce qu’on nomme dans le jargon un CIS, Contrat Inter-Systèmes, avec spécificités planétaires. Vous devriez être arrivé non?

San Kun - L’appareil vient de se poser, et les autorités vont procéder à l’inspection.

Catherine -Une inspection?

San Kun - Oui, voilà qui est très procédurier. Vous recevez actuellement les données que vous avez demandé.

San Kun lui envoya les fausses identités, tandis que son IA se matérialisa avec un air inquiété. Il le savait. C’était là un petit soucis que son besoin de relation social n’avait pas prédit. Leur communication n’était pas sécurisée, et il valait mieux éviter tout évènement malencontreux qui aurait pu nuire à leur couverture. Catherine comprit le message. L’Anx fut satisfait que la confiance qu’il lui portait faisait ses preuves. Un lien s’était tissé entre eux, malgré la réputation de requin de tribunal qu’elle semblait entretenir.

Catherine - Ok Garp, je vous renvoie le contrat de Razor Fun “modifié”. Mes collaborateurs vont avoir du travail, ah ah!

En quelques minutes, San Kun reçu une pièce jointe de la part du cabinet d’avocats Cocran & Valentine. Apparemment, son cabinet n’était pas des plus légaux. Tous son contrat avec Razor Fun était là, sauf que le nom de San Kun avait été remplacé par celui de Garp Hrotrhav. Il était donc en mesure d’accéder à son compatriote Anx d’une manière légale. Suivait un résumé du contrat, des principales objections qui pouvaient être levées et de leur futilité avec les arguments juridiques appropriés. Elle était très intelligente. Tous les cas étaient évoqués. San Kun les inspecta un par un avant que les consulaires arrivent enfin au vaisseau pour venir le contrôler.
L’Anx se leva pour aller accueillir les agents. Contrairement à ce à quoi il s’attendait, il n’y avait rien de formel. Les agents n’étaient pas en uniforme, et étaient déjà suspicieux. Singer se contenta de soupirer pour leur faire commencer la visite. Quelqu’un de plus important arriva ensuite, et demanda les documents à San Kun. Il le leur donna, avec l’intitulé de sa requête.

Sgt. Vasqueyras - Le Behemoth, rien que ça?

San Kun - Les papiers sont en règles. Auriez-vous l’amabailité de contacter le Behemoth pour l’annoncer d’une visite qui se voudra sans aucun doute enrichissante.

Sgt. Vasqueyras - Le Behemoth est une célébrité par ici! Vous pensez vraiment que des étrangers pourront le voir comme ça?

San Kun prit soigneusement les documents que lui avait envoyé Catherine à son faux non pour le transmettre sur le datapad du sous officier.

San Kun - L’idée n’est pas de vous importuner de quelques manières que ce soit. Voilà les documents qui attestent de la légalité et du droit de cette venue. Inspectez les, envoyez les à qui de droit. Ici, point de hâte. Le temps n’est pas un problème, et l’attente de la réponse ne sera jamais trop long.
Par ce langage si soutenu, le sous officier ne sut quoi répondre. Il attendit en consultant son datapad nerveusement. Ses subordonnés revinrent, tout était en règle. Il quitta l’appareil et San Kun en profita pour cuisiner pour tout l’équipage. Hareng mariné dans une sauce aux herbes et cocktail à base de jus de fruits de Naboo.
Le sous officier revint les informer que tout était en règle. Il pouvait maintenant circuler où bon leur semblait. Il avait également joint le “[u]chef[/i]” du Behemoth, et ils avaient une adresse!
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By Sarwin Rost
#32027
Quelques jours avant que San Kun et les forces spéciales arrivent sur Mytaranor, en orbite de Kashyyyk...

Du noir de l'espace, les vaisseaux de la Flotte du Lieutenant-Commandant Rost sortent d'hyper-espace...
Depuis le pont de l'Aurore Sarwin observe un nouveau spectacle inconnu jusque là, la vue d'une planète intégralement verte et bleue... Kashyyyk.

De là il l'a trouvais déjà très belle, il avait pris le temps de se renseigner un peu sur les Wookiees et leur culture, son père lui avait déjà conté sa première rencontre avec eux, ils avaient laissés une forte impression sur son père, et donc, il les avait un peu magnifié. Depuis ce jour le Chiss gardas l'envie d'aller les voir.

    Commandant, nous sommes arrivés. Nous amorçons notre approche de la Flotte de l'Amiral Azkalleon

    - Bien Lieutenant, mettez-moi en contact avec Azkalleon au plus vite.

    - Oui monsieur

Les vaisseaux commençaient leur approche délicatement pour éviter de faire peur par mégarde à la Force de Défense Sectorielle en stationnement ici, l'une des plus importe qui plus est. Les Wookiees sont de grand amis de la Nouvelle République et Kashyyyk est un système important non loin de la frontière Est de l'Empire. Les hommes sur le pont de l'Aurore était détendu et travaillais dans le silence, alors que la flotte de l'Amiral face à eux se mettait en mouvement pour accueillir celle de Rost en son sein pour les prochains jours. Soudain l'hologramme d'un Nautolan s'activas face au Chiss bien installé dans son siège.

    Ici l'Amiral Azkellaon de la F.D.S. de Kashyyyk, Lieutenant-Commandant Sarwin Rost je présume ?

    - Bonjour Amiral, en effet c'est bien moi.

    - Bienvenu à vous dans ce coin de la galaxie, rejoignez-mon vaisseau au plus vite Commandant, nous avons à parler.

Avant que le Bleu ne puisse répondre l’hologramme avait disparu, rapidement une navette fut apprêté avec une escorte temporaire de 2 X-Wings par simple mesure de sécurité et de respect du protocole...




Arrivé dans le hangar du vaisseau amiral, un croiseur lourd de classe Majestic, il fut rapidement accueilli par le Nautolan, il était grand avait la peau verdâtre et avais un physique élégant un peut trop mince même ce qui tranchait avec l'épaisseur de sa "touffe" de tentacules crânien. Il était droit dans ses bottes et son costume était impeccable.

    Madine m'a dis que vous arriverez, honnêtement je vous attendais plus tôt.

    - Oui, excusez moi Amiral, j'ai pris le temps d'en apprendre un peu sur le secteur et sur les solutions que j'allais employer. Il vous as aussi dit pourquoi nous étions là, n'est-ce pas ?

    - Oui bien sûr, mais d'abord suivez-moi. Vous devez avoir soif...




[HRP] Ma partie RP va avancer plus lentement, étant donné que je n'arriverais dans le feu de l'action que sur la fin du RP, selon le plan de Madine. Donc mes posts seront courts mais se passeront presque tous avant votre arrivées sur les lieux.
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By San Kun
#32141
Pour la suite des événements, il fut convenu que Keila et Singer resteraient à bord de l’appareil, tandis que San Kun et Kathrar jai Sammar iraient rencontrer l’objet de la quête de San Kun, tout en glanant le plus d’informations sur leur passage. Il était important de ne pas perdre l’objectif de la Nouvelle République de vue, c’est pour cette raison que San Kun emmenait Sammar avec lui. Lui ne perdrait pas cet objectif, il était meilleur soldat que l’Anx. L’Anx le savait, pour ne pas être trop transparent à cette mission, il ne devait se concentrer que sur son apprentissage du Gnarvlax, rencontrer le Béhémoth, et apprendre de lui ce qu’il devait apprendre. Le Gnarvlax Kar se devait d’être maîtrisé le plus rapidement possible et le Béhémoth semblait être le moyen le plus rapide d’y arriver pour le moment. Avec Sammar - alias Quartz qui l’escorta, il monta dans un taxi et donna l’adresse. Au bout de quelques minutes de trajet, ils descendirent à l’étage d’un immeuble aménagé en jardin. Il y avait beaucoup de verdure, et beaucoup d’eau qui ruisselait le long des murs. San Kun aurait mis sa main à couper que ce design était celui d’un Anx. Il s’approchait de son prochain instructeur.

La porte s’ouvrit, et deux droïdes de combats sortirent, avant un trandoshan. La peau bleutée, les yeux blancs, il avait un peu d’embonpoint. De ceux que San Kun avait rencontré, il était plutôt grand et avait un large gabarit.

Fask - Je suis Fask. On m’a dit que vous aviez un contrat concernant le Béhémoth?

San Kun - Bonjour. Voici Man Quartz, garde du corps. Vous avez devant vous Garp Hrotrhav, enchanté. Vous êtes un ami du Behemoth?

Fask - Haaann? Vous êtes aussi un Anx. Laissez mois deviner, vous venez de la part de Razor Fun, c’est ça?


San Kun - C’est exact.

Fask - Vous n’êtes pas le dernier, et vous serez pas le dernier. Suivez-moi.

Ils suivirent l’hôte des lieux dans le bâtiment. La décoration ressemblait à l’extérieur. L’eau et la végétation y était habilement mêlées avec les choses plus fonctionnelles. Le trandoshan marchait lentement, et faisait la discussion. Il était visiblement contemporain de ce type de manoeuvre. San Kun se demandait s’il connaissait les Anx qui avaient déjà effectué une formation auprès du Béhémoth. Il y avait d’autres Anx au dojo avec un niveau plus fort que le siens.

Fask - Pour répondre à votre question, disons que je suis son “agent”. Le combat est chose courante ici. Cependant, les combats d’esclaves sont très peux accessibles aux candidats spontanés, or ce sont les plus lucratifs. Le Béhémoth et moi avons donc une sorte d’arrangement. Il combat en tant qu’esclave, à la condition qu’il vaque à ses occupations comme il le souhaite. De mon côté, je touche un joli cachet et une belle renommée à chaque combat, c’est du gagnant-gagnant. Et vous, dîtes-moi? Besoin d’apprendre à combattre alors que vous avez de quoi vous payer un garde du corps?

San Kun - Les temps sont durs, et les Anx des proies faciles dans la galaxie. Il est préférable de savoir se défendre efficacement dans la galaxie, sans être tributaire d’un mercenaire dont la fidélité n’est proportionnel qu’au nombre de crédits en poche.

Fask - Ouais. C’est pour ça que je ne m’entoure que de droïdes. Pis j’ai mon expérience. C’est dans l’arène que j’ai connue le Béhémoth. Et c’est aussi comme qu’on a gagné confiance et respect mutuel. C’est par ici.

Ils passèrent une porte qui pour une fois était aux dimensions de San Kun. tout ici, avait sa dimension. Un anx autre que lui vivait ici, et cela faisait du bien de retrouver du mobilier et des infrastructures pensés pour des être à son échelle de taille. La salle dans laquelle ils était surdimensionnée. Au milieu, un ring était placé, avec des générateur anti-grave pour atténuer les chocs. Un Anx qui tombe a tendance à fragiliser n’importe quelle structure. San Kun sourit lorsqu’’il vit un… énorme Anx. Le Béhémoth était une force de la nature. Un Anx adulte pouvait facilement atteindre mètres. Adolescent, San Kun y arrivait lentement, mais mesurait encore près de trois mètres. Celui en face d’eux devait en mesurer six, voire sept. Il était très épais, large d’épaule. Ses muscles saillaient, et il tourna un regard agressif sur les nouveaux arrivants. Quand il reconnut un des siens, son visage s’illumina!

Le Béhémoth - Ah ah ah! Joie et bonheur sur ta famille très cher Anx! C’est maître Fun qui t’envoie?

San Kun - Bonheur et joie sur ta famille! Oui, Maître Fun a signalé qu’il y avait une célébrité de qui tenir ici!

Le béhémoth sauta du ring et toute la pièce trembla, pour venir éteindre son compatriote. Le Trandoshan se tourna vers Jammar.

Fask - Ne vous inquiétez pas, c’est toujours comme ça. Les natifs de Gravlex Med sont soit très distants, soit très chaleureux. Le Béhémoth appartient à la deuxième catégorie.

Alors que les deux Anx échangeaient et faisaient plus ample connaissance, Sammar étudia le Trandoshan. Il n’avait pas l’air très agressif. Pouvait-on lui faire confiance? Ce n’était pas la question, il fallait avant tout l’interroger. Sans que cela passe pour un interrogatoire. Il décida de jouer le rôle que l’Anx lui avait attribué : celui d’un mercenaire vénal.

Sammar - Cela a l’air de bien payer, “agent”.

Fask - On ne se plaint pas. J’ai pu lancer ma petite affaire après avoir été “affranchi”. J’suis pas né du bon côté de la barrière, mais j’ai su m’en extraire. Je devenais trop vieux, mais trop précieux pour être sacrifié bêtement. Et surtout, j’avais acquis le nombre de crédits liberté nécessaire à l’affranchissement.

Sammar - Je ne suis pas d’ici, je ne comprends pas de quoi vous parlez.

Fask - Ce sont les lois qui portent sur les esclaves.

Sammar - Où peut-on les consulter?

Fask - Il n’y a pas de constitution accessible. Comprenez qu’entre la Nouvelle République, l’Empire, et tout le reste du gratin en mal de bonnes actions, l’esclavagisme n’a pas vraiment bonne presse. Cependant, lorsqu’on est esclave, certaines informations sont relayés. Les CL (Crédits libertés) sont individuels à chaque esclave. Il en gagne et en perd en fonction de ses actions. Avec un certain nombre, il peut exiger sa liberté. J’ai attendu d’en avoir assez - gagné avec mes victoires dans l’arène - pour exiger ma liberté, et je l’ai eu.

Sammar - Cela m’a l’air d’être un système plutôt juste.

Fask - Oui et non. Pour commencer, il semble qu’en naissant d’une mère et d’un père esclave, un nouveau né a un nombre négatif de CL. De plus, le solde de CL n’est pas consultable par les esclaves eux-mêmes. Ils doivent passer par leur propriétaire, qui eux-même doivent payer un fonctionnaire du Conseil des Esclaves pour le savoir.

Sammar - Que se passe-t-il quand un esclave choisit de revendiquer sa liberté et qu’il n’a pas assez de CL?

Fask - ah ah! Il y a une clause dans la constitution, sur différente manière de revendiquer sa liberté, plus ou moins chère en CL. On applique celle que l’esclave peut payer. Sachant que les prix les plus bas vont des combats à morts, de la vente d’organe(s) ou de prostitution.

Sammar - Mieux vaut ne pas se tromper.

Fask - Ouais… les gladiateurs populaires, ou les esclaves les plus chers ne rencontrent pas ce problème. Leur propriétaire ont plus à perdre qu’à gagner en voulant les garder sous leur contrôle.

Sammar - Et pour se faire un peu d’argent, vous me conseiller de parier sur qui au prochain combat?

Fask - Ah ah ah! Je retrouve un appât du gain familier! Attendez le prochain combat du Béhémoth, et pariez sur lui, c’est 90% de chance des gains. Du coup, ça cote est plus petite, et les gains ne sont pas extraordinaires. Mais cela reste des gains.

Sammar - Il n’y a pas moyen de se faire plus d’argent, et plus vite?

Fask - Eh bien… Garp peut s’avérer être une mine d’or. Il faut que je vois la progression de son entraînement, mais s’il accepte de combattre dans une arène…

Sammar - Mr. Hrotrhav n’est pas un esclave.

Fask - Il pourrait très bien le devenir le temps de quelques combats, après les gens comprendront et sa côte baissera. Mais les premiers combats sont l’occasion de se faire beaucoup d’argent!

Sammar - Je lui en parlerai. Il va avoir besoin de plus d’argent pour me garder le temps de son entraînement de toute façon.
Modifié en dernier par San Kun le mar. 16 avr. 2019 16:17, modifié 1 fois.
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By Sarwin Rost
#32154
Le Nautolan et le Chiss marchèrent dans les longs couloirs gris et impeccable du croiseur lourd de classe Majestic. L'ambiance était calme, et tranquille, on pouvait même sentir une pointe d'ennui dans les yeux des différent membres d'équipages qu'ils croisèrent. En effet depuis la trêve avec l'Empire, malgré leur positionnement proche de la frontière, la situation était très stable pour la flotte sectorielle.

Au bout d'une quinzaine de minutes à marcher dans un silence glaçant, les deux hommes ne savaient trop que dire, ils arrivèrent enfin au niveau du pont supérieur, dans les appartements personnels de l'Amiral. Les quartiers du militaire étaient bien plus spacieux que ceux de Rost sur l'Aurore, l'intérieur était d'un blanc parfait et immaculé, il y avait plusieurs aquariums et quelques plantes grimpantes dans des pots près des murs, cela rappelait sûrement à Azkalleon l'ambiance de Glee Anselm, planète très humide et recouverte de nature, monde natal des Nautolans et des Anselmis, tout ceci Sarwin le supposas, il avait pas mal de connaissance concernant ce système et ces habitants, encore une fois grâce à son père, Glee Anselm fut l'un des premiers systèmes qu'il atteignit dans sa suite d'expéditions, il négocia là-bas un certains nombre de traités, et ramenas au foyer de nombreuses œuvres d'art.

L'Amiral invita le lieutenant à s'asseoir sur un canapé qui se trouvait au centre de la pièce principale et qui entourait une table basse de forme ovale. Visiblement ce mobilier avait été installé par le Nautolan lui-même, un confort était nécessaire quand on passait 10 mois par an en poste dans son vaisseau loin de chez sois.

    « Alors, qu'est ce que j'vous sert Lieutenant ?
    - Oh, je ne sais pas, mais quelques chose de pas trop fort s'il vous plait. »

L'Amiral prit deux verres dans une armoire derrière son bureau, et les remplis d'un liquide de couleur ambré.

    « Vous n'aimez pas l'alcool ?
    - Pas tant que ça, non.
    - Je vois. Alors, nous parlons donc, d'une mission de sauvetage ?
    - Visiblement Amiral, il y aurait pas de l'esclavage sur Mytaranor, nous aimerions les libérer de leur joug, si possible paisiblement. Afin d'éviter toutes pertes humaines... inutile
    - Mmhh.. Je vois. Je suppose que vous avez pensé à un plan ?
    - Oui, même si il va nous falloir plus de renseignements, je pense qu'on va de voir former un couloir humanitaire plutôt classique pour espérer en sauver le plus possible. Cependant le problème réside dans le nombre d'esclaves que l'on peut extraire. On resteras vulnérable pendant un temps si ils sont nombreux et qu'il faut faire plusieurs dizaines de passages pour les faire transiter dans nos vaisseaux amiraux.
    - J'ai une dizaine de transports disponible, mais en effet, selon l'ampleur du nombre d'esclaves à sauver, cela risque de poser problème. »

Les deux officiers prirent un moment pour réfléchir à une solution pour pallier au problème, sans avoir à taxer toutes le flottes de la Nouvelle-République. Au bout de plusieurs minutes, et surtout plusieurs verres de réflexions, le Nautolan prit la parole.

    « Nous pourrions demander l'intervention de la RRM.
    - La RRM ?
    - Oui,eux et leur flotte de protection de réfugiés, vous ne la connaissez pas ?
    - A vrai dire je suis dans les rangs depuis seulement quelques mois, je ne connaissez pas le nom de Mon Mothma, il y'a 8 mois.
    - Ah oui... Et bien la RRM est une association à but non lucratif financé en bonne partie par l'état. Elle a pour but d'aider les réfugiés, ils ont une grande flotte crée dans ce but, elle peut embarquer plusieurs milliers d'individus rapidement.
    - En effet leur intervention pourrait grandement tout faciliter...
    - Oui, je vais vous envoyer les voir, allez négocier leur intervention. En espérant qu'ils ne soient pas trop occupé...
    - Très bien Amiral.
    - Vous partez demain, au revoir Lieutenant. »
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By San Kun
#33394
Les coups résonnaient dans le dojo. À cette heure tardive, il n’y avait plus grande monde. Deux semaines que San Kun était là, et quatre semaines que Le Béhémoth avait commencé à le former. La vérité était là : sur le plan physique, il était au point. Les maîtres du Temple l’avaient très bien formé. Trop bien formé, même. San Kun pensait que Le Béhémoth l’avait identifié comme Jedi. Ce qui sous entendait deux chose : d’une part, il en avait déjà combattu, d’autre part, il savait comment les combattre. Combattre un utilisateur de la Force avec le Gnarvlax pourrait s’avérer très intéressant pour le jeune Chevalier.
Le problème majeur était son mental, son état d’esprit. Pas assez agressif. “Tu ne cherches pas à tuer, tu ne cherches même pas à faire mal. Cela te porte préjudice : la précision et la vivacité de tes coups s’en ressentent.”. La phrase avait fait mouche. Tous les soirs, San Kun restait de longues heures, essayant de combler cette lacune de mental avec l’entraînement. Il s’était amélioré, certes. Il connaissait quelques bottes, et commençait à savoir les placer correctement en combat. Il savait maintenant le béaba, quels point névralgiques récurrents chez la plupart des êtres. Cela ne faisait pas beaucoup de dégâts, mais c’était facile. De ce qu’il en avait vu sur les entraînements du Béhémoth qu’il observait lorsqu’il réservait le Dojo, il y avait des techniques beaucoup plus complexe. Des enchaînements visant à dévoiler un point normalement inaccessible, le dévoilant en faisant en sorte que l’adversaire tende certains muscles, ou adopte des positions défensives ou offensives favorables à l’attaque du Gnarvlax Kar.

Il enleva ensuite les bandes de ses mains et ses jambes, et alla se doucher, pour fermer le dojo. Sammar, qui l’attendait, le suivit et le raccompagna jusqu’au Geejaw où ils logeaient.

Sammar - Fask nous invite demain. Il y a un combat du Behemoth. Qu’est-ce que t’en penses?

En un mois, à force de ne pas se quitter, le tutoiement était venu de lui même. Bien qu’il ne soit que d’un côté… Sammar était un combattant renfermé. De la même manière que Singer, il observait San Kun, sans pour autant adhérer à tous ses froufrous de politesses et de protocoles. Si San Kun ne le tutoyait pas en retour, il commençait à se prendre d’affection pour son compagnon, et appréciait beaucoup sa présence rassurante sur Mytaranor.

San Kun - C’est effectivement une bonne invitation, et c’est l’objet de cette visite sur le système de Mytaranor. Avez-vous une heure?

Sammar - Cela sera en soirée. D’après nos discussions, c’est sur un “vaisseau arène”.

San Kun - Voilà qui laissera plus de temps pour l’entraînement.

La chaleur de l’Anx pouvait baisser avec sa fatigue, et Sammar le savait. Ils mangèrent rapidement pour finir cette énième journée. Le lendemain, San Kun s’entraîna seul. Le Béhémoth allait combattre, il avait préparé son combat, réservant le dojo de Fask et diminuant le temps qu’il accordait à San Kun. San Kun travailla toute la journée. En soirée, c’est carrément Fask qui alla le chercher. Il trouva l’Anx devant son mannequin d’entraînement, adapté à sa taille.



Fask - Mr. Hrotrhav, il va se faire l’heure d’y aller.

San Kun - Laissez donc votre invité se rendre présentable. Vous êtes prié d’attendre quelques minutes.

San Kun prit une douche rapide après des étirements, se changea pour revêtir une robe habituelle dans la tradition de Gnarvlex Med, et revint trouver Fask et Sammar. Ils prirent le chauffeur privé de Fask pour décoller en orbite. Ici, un vaisseau, pas tout jeune, de classe Kilitirin (oui, depuis que San Kun avait appris à piloter dans la FéDé, il commençait à s’intéressait aux vaisseaux). Ils montèrent à bord, avec un contrôle sécurité. Sammar déposa ses armes, et un garde inspecta leurs papiers avec suspicion.

Garde - Vous êtes Néo-Républicains?

San Kun, haussant les épaules - Personne n’est parfait.

Cela fit beaucoup rire le garde, et ils passèrent sous les explications de Fask, visiblement reconnu, qui expliqua qu’ils étaient ses invités. Les ponts du vaisseau avaient été aménagés comme une salle d’opéra spartiate. Fask les introduisit dans une loge, avec des tables et des fauteuils confortables. Les draperies et rideaux de luxe juraient avec l’aspect brut et fonctionnel des parois du vaisseau. La loge était occupée par d’autres personnes. Fask expliqua que c’étaient d’autres notables de Mytaranor qui assistaient naturellement au combat de soir.
Du côté de la scène : une vue dégagée sur une arène, dans laquelle avait été amené du sable. L’espace de combat était circulaire, et faisait bien 50 mètres de diamètres. Seulement quelques parois, bien localisée, étaient ouvertes sur des loges. Au plafond, et dans chaque fauteuil, un petit écran était installé pour que chaque spectateur puisse également voir le combat sur écran. Fask salua des connaissances, ne manquant jamais de présenter San Kun. Pratiquant le Béhémoth depuis longtemps, il en avait appris beaucoup sur les coutumes anxienne. Il pensait visiblement que San Kun pourrait être prolifique à un moment ou à un autre. Le Jedi s’assit dans le fauteuil qui lui avait été réservé, à côté de Sammar. Le spectacle ne commençant pas pour le moment, il écouta la conversation derrière son fauteuil.

Non mais qu’est-ce que tu me racontes?
Je le sais de source sûre. Avec la sécession de la CSU, la NR va être obligée de respecter des engagements qu’elle mettait à plus tard. L’esclavage est en ligne de mire.
Ah ah ah! Tu me fais bien rire. Qu’est-ce que tu veux qu’ils fassent? Ils ont une force de frappe, c’est sûre. Cependant ils ne peuvent pas tirer sur des bastions esclavagistes, c’est bourré d’esclaves. T’imagines les dégâts collatéraux, et la presse? Il y a beaucoup d’autres réseaux, beaucoup moins difficile à démanteler que celui de Mytaranor vers lesquels ils peuvent se tourner.
Vous n’avez pas de forces de défenses?
À quoi tu veux que ça nous serve. Tu prends la fuite avec un navire qu’ils suspectent d’être bourré d’esclaves, ils ne peuvent pas de tirer de dessus.
Ouais, c’est pas faux. Reparle moi de ton investissement là? ...


La conversation soulevait un point important. Ils avaient une flotte prête à intervenir, certes. Mais si tous les points stratégiques à bombarder étaient plein d’esclaves, ils ne pourraient jamais être ciblés. Les bruits de conversations commencèrent à baisser, les lumières également. L’arène fut mieux éclairée, et une musique martiale retentit. Le combat allait commencer. Le premier combattant entra, et le speaker se mit à déblatérer.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, bonsoir! Ce soir pour vous, ayez le plaisir d’accueillir le grand champion de Kashyyyk, détenteur du prix sectoriel de Mytaranor du combattant le plus endurant, j’ai nommé… Kadarstar!!

Des applaudissement distingués accueillirent le Wookie qui rentra. Equipé d’une cotte de maille et d’un bâteau, probablement en bois de Brylark. Il salua la foule qui l’applaudit un peu plus longtemps, sans plus. On voyait bien que ça ne serait pas le favori du jour.

Et de l’autre côté, nous avons le champion de Mytaranor, le petit préféré de rues de la capitale. Il a commencé Gladiateur, il finira avec son nom marqué en lettres d’or sur le Panthéon : Le Béhémoth!!!

Un tonnerre d’applaudissements se leva. San Kun y fit à peine attention. Il analysait le Wookie, manquant l’entrée de son maître d’armes. En regardant le Wookie garder son sang froid, il analysait naturellement tous ses points du Gnarvlax. La partie allait être facile. Le Behemoth l’avait bien formé. Les adversaires les plus durs à affronter sur le plan du Gnarvlax se répartissait en deux catégories : les gras, et ceux avec une armure. Le gras avait la fâcheuse tendance à protéger les points vitaux des coups de doigts ou de mains.

Le top départ fut donné. Comme San l’avait pensé, le wookie n’était pas habitué à combattre des pratiquant du Gnarvlax. Il fonçait, attaquait sans relâche. En face, le Béhémoth se contentait d’esquiver. Il avait commencé par une technique simple, mais redoutable pour les Anx : esquiver les coups, et, en faisant mine de parer très légèrement, frapper les points sur les bras qui permettait de diminuer petit à petit le disponibilité des mouvements. Au bout de cinq minutes, on avait l’impression que Kadarstar avait couru un marathon. Le chevalier Jedi imaginait sans peine toute la volonté et l’effort qu’il devait fournir pour lever ses bras, et la volonté combative pour ne pas s’attarder sur l’effort que demandait ce mouvement anodin d’habitude. Alors que ses mouvements étaient diminués, Le Béhémoth fondu sur lui. Les 4 points de l’entrave de Sglar II. Une minute plus tard, le Wookie tombait, inconscient, sous une audience habituée. Il salua brièvement la foule, et sortit de l’arène, satisfait. Le résultat était bien au dessous du conditionnement dans lequel s’était mis son maître d’arts martiaux.

Fask - Alors Monsieur Hrothrav, avez-vous apprécié le combat?

San Kun - C’était royal. Le niveau est une très belle perspective. Pour acquérir l’expérience nécessaire à l’art du Gnarvlax, il est sans aucun doute nécessaire de descendre dans l’arène.

Le Trandoshan en parut enchanté.

Fask - Vous seriez intéressé pour faire partie de ces joutes? Bien sûre, il faudra commencer sur des combats par KO, comme celui là, avant les combats à mort?

San Kun - Si vous avez la bonté d’organiser une première rencontre, ce serait une très belle opportunité, en effet.

Fask - Un problème semble subsister. Vous n’êtes pas esclave, très cher Hrothrav.

Sammar - Effectivement, ça risque de poser soucis. Est-il obligé de passer esclave pour combattre?

Fask - Non. Seulement les combats d’esclaves sont bien plus juteux et quotés. On n’entend quasiment pas parlé des combats de races libres. Les rendements et les profits sont moindres, alors c’est très dur de les faire médiatiser. Au fur et à mesure, les prix chutant, le niveau n’a pas tardé à suivre - puisque j’ai entendu que c’est l’expérience que vous recherchez.

Sammar - Excusez moi d’intervenir à nouveau, mais je suis chargé de sa protection. Embrasser la condition d’esclave est une chose, mais pour en sortir, comment M. Hrothrav va s’y prendre?

Fask regarda brièvement autour de lui.

Fask - Continuons cette conversation chez moi, autour d’un cocktail dont M. Hrothrav a le secret. Les oreilles indiscrète peuvent être traîtresses, messieurs.

Ils saluèrent les gens auxquels ils avaient été présentés, et reprirent le chauffeur de Fask. Ils attendirent cependant quelques temps, pour voir arriver le Béhémoth. En effet, le taxi était à la taille maximale des espèces intelligentes qu’on pouvait trouver. Sammar pensa que des taxi pareils, Fask n’avait pas dû en acheter plus de deux. Et là, il le rentabiliser tout partculièrement. Dans cet espace confiné, il se sentait petit. Lui qui coryait San Kun déjà grand, Le Béhémoth devait faire un mètre de plus. Mais à leur échelle… sans le Gnarvlax, combattre à main nue une bête comme ça ne devait déjà pas être une mince affaire. Dans l’arène, d’ailleurs, le Wookie avait l’air petit. Et voilà que maintenant l’un de ces deux monstres allaient gagner en force de combat… en plus d’être Jedi. Sammar avait appris de Singer que l’Anx savait piloter, et plutôt bien, grâce à il ne savait quelle magie. Ce gros truc était un char d’assaut, en plus utile. Il ne l’avait pour l’instant vu qu’au corps à corps, mais au sabre laser… il devait avoir une allonge. Bordel, Sammar espérait de jamais se retrouver en face de San Kun en combat singulier, parce que malgré toute sa bouteille, ce serait la fuite ou la mort.
Ils s’installèrent dans une le salon du dojo, et attendirent que San Kun leur amène leurs précieux cocktails. Depuis qu’il était présent, Fask et le Béhémoth en rafolait. Tout comme sa cuisine d’ailleurs. Seulement avec la fatigue de l’entraînement, et le temps qu’ils réservait secrètement à ses méditations pour garder son contact avec la Force, il ne les invitait qu’une à deux fois par semaine. Et Fask et le Béhémoth s’empressait d’inviter leurs plus proches amis pour qu’ils viennent déguster les mets du Jedi. Les dîners avaient une allure des meilleurs restaurants de Mytaranor, sans être guindé ou rempli de nouveau riches rustres et désagréables. Par San Kun, Fask était en train de se faire un deuxième nom par la qualité de ses dîners mondains.

Sammar - Pour revenir sur le sujet qui nous intéresse. Comment, une fois esclave, San Kun pourrait s’en sortir.

Fask - Je vous propose le même système dont nous avons convenu avec le Behemoth. Je vous offre des faux papier, d’esclaves de dernier rang.

Sammar - Esclave de dernier rang?

Fask - Oui, comme je vous l’ai dit, chaque esclave et réportorié sur la base de données du conseil des esclaves : l’ ECDB (Esclavagist Concil Data Base). Chaque esclave, en fonction de ses performances et de ses rémunérations, perd ou gagne de points, le faisant monter ou descendre dans les rangs. Passé le dernier rang, l’esclave peut exiger sa libération, et l’obtient pour service rendu au Conseil des Esclaves de Mytaranor.

San Kun - Voilà une très belle carotte.

Fask - Pardon?

San Kun - Les esclaves ont cet espoir qu’un jour ils pourront partir libre s’ils sont assez méritant. Connaissez vous les statistiques des esclaves qui obtiennent leur liberté par l’accès au dernier rang?

Fask - Non. Mais toute statistique serait biaisée. Voyez-vous, non pas seulement sur le dernier rang, mais sur les cinq derniers, je dirais, les esclaves décident de continuer avec ce placement. Ils sont payés, possèdent des biens, ont de la notoriété au sein de la société du Conseil des Esclaves, et un niveau plus élevé que s’ils étaient “libre”. C’est de ce fait que la plupart des administrateurs du Conseil des Esclaves sont eux-même encore esclaves, ou répertoriés en tant que tel, bien qu’ils n’aient plus aucun maître devant lequel répondre, si ce n’est le Conseil des Esclaves de Mytaranor. Vous comprenez que par rapport aux cartels des Hutt, l’esclavage est ici une meilleure condition que le travailleur de Corruscant, ah ah ah!

Sammar - La politique n’est pas ce qui sauvera M. Hrothrav dans ce bourbier. On peut accéder au dernier rang par volontariat?

Fask - Non, c’est pour cette raison que je voulais en parler ici. Il y a un rang maximum de répertoire quand un nouvel esclave est enregistré sur l’ECDB. Cependant, je peux utiliser la même relation que j’ai utilisée pour Le Béhémoth. Vous aurez vos papiers, et moyennant le prix, le rang adéquat.

Le Béhémoth - Et il y a un risque. Tu perds tes combats, tu descends rapidement de rang. C’est indexé sur l’argent que tu feras perdre aux parieurs non esclave, et aux bookmakers non esclaves. Et après, il te faudra remonter… une fois en disgrâce, ce n’est pas une mince affaire. Et ici, il n’y a pas de consulat, d’ambassade ou de représentation de la Nouvelle République. Si tu essaies de l’appeler à l’aide, le Conseil te liquidera. Il ne peut pas se permettre que le premier ressortissant NR se sauve en brandissant sa nationalité, trop d’esclaves feraient la même chose.

San Kun - Oh! Pourtant, selon vos dires, monsieur Fask, les esclaves seraient en de bonnes conditions.

Le Béhémoth - C’est un minorité qui occupe les plus haut rangs, Garp. C’est le système qui règne partout dans la galaxie. Gravlex Med est une exception, une utopie pour beaucoup de penseurs. Le Conseil a juste réussi à calquer une société d’esclaves sur le système des classes sociales libre, et ça a pris. La plupart sont pris au piège. Quand tu tombes en disgrâces, ton rang et ta cote tombe avec toi. Quand tu as de la chance, tu finis comme main d’oeuvre dans les mines, les chantiers ou le domestique. Sinon, prostitution, fétichisme, ou vente sur d’autres secteurs moins agréables.

San Kun - Monsieur Fask, envoyez les papiers à Mrs. Valentine afin qu’elle étudie tout cela. Vous comprendrez également qu’un délai sera nécessaire.

Le Béhémoth sourit. Il semblait curieux de voir comment aller se débrouiller l’Anx. Quant à Fask, il était au bord de l’euphorie. Il avait maintenant un deuxième Anx, qui pratiquait le Gnarvlax, sous la main. De quoi redorer sa renommée et conclure des affaire juteuses.

Fask - Ce sera un plaisir de vous compter parmi nous sur une plus longue période.
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By San Kun
#33401
Une bruit de tintement de verre retentit, et les voix autour de la table se turent.

Fask - Mesdames et Messieurs, libre ou esclaves. Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour vous présentez quelqu’un que vous connaissez déjà. Pour sa cuisine et sa compagnie, M. Garp Hrothrav sera dorénavant Shogoth. Pourquoi ce changement de nom? Eh bien… il a tellement aimé la société de Mytaranor, qu’il a décidé d’entrer en tant qu’esclave, sous ma propriété, pour perpétuer l’enseignement du Behemoth dans les arènes de Mytaranor. Demain, à 19h, aura lieu son premier combat par KO, et vous êtes tous invités à y participer

L’audience applaudit, joyeuse de cette nouvelle. Beaucoup de têtes se tournèrent vers San Kun, le félicitèrent en promettant qu’ils parieraient tous sur lui. Dans un coin de la salle, non attablé, Sammar s’était renfermé. Bordel, il a combat demain et il se pavane ce soir. S’il ne le gagne pas, c’est la descente aux enfers. C’est le Béhémoth qui vint le premier vers le vieu soldat des Forces Spéciales, lui posant une main sur l’épaule.

Le Béhémoth - L’entraînement et de nouvelles techniques l’ont rendu confiant. Mais tu le sais sans doute, la défaite peut être salvatrice. Espérons qu’elle le sera pour ce jeune Anx.

Ouais, c’est ça, espérons qu’il ne gagne pas. Sinon le succès va lui monter à la tête. Comment est-ce qu’il veut provoquer un quelconque mouvement de masse en passant par les arènes. Fallait que je me prenne le plus rookie des Jedis que renferme le temple, c’est pas possible.. Il maugréait. Et la soirée ne faisait que commencer. Bien que l’Anx ne buvait pas d’alcool et mangeait toujours avec beaucoup de retenu, il aurait dû être en train de se reposer. Quelques heures avant le lever du soleil, San Kun salua les rares invités éméchés qui étaient resté pour regagner le Geejaw en compagnie de Sammar.

Sammar - Ben c’est pas trop tôt…

San Kun - Monsieur Quartz, vous avez l’heure d’une humeur massacrante.

Sammar - Je te signale que tu as combat demain. Tu veux le perdre ou quoi?

San Kun - Hi hi hi! Bien sûre que ce sera une défaite.

Sammar - Pard… Pardon?

San Kun - Allons bon, Mr. Quartz. Comment pensiez-vous entrer en contact avec les sphères esclaves des bas rangs de Mytaranor? À leur place, en voyant un esclave arriver sur le ring, avec déjà un rang supérieur, et rétamer des amis à vous, qu’en penseriez-vous? “Encore un privilégié qui se croit mieux que nous? Jamais il n’a connu autant de galère, que peut-il connaître des combats? C’est facile qu’on a l’argent pour se payer un professeur comme le Behemoth?”. Oui, c’est à peu près ce que penserez tout le monde. Mais maintenant, si c’est un ami, qui a connu les mêmes difficultés que vous, de votre quotidien, là, c’est un tout autre discours.

Sammar - Les difficultés? Comment ça les difficultés?

San Kun - Il n’y aura pas qu’une seule défaite, mais une série. Il faut perdre de la valeur, perdre la confiance de Fask, et naviguer en eaux troubles, sans pour autant sortir de l’arène. Puis, une fois que Shogoth sera connu dans le milieu, non pas en tant que gladiateur, mais en tant qu’esclave en galère, alors, seulement, il pourra commencer à monter et à briller avec l’engouement de ses compagnons. Une victoire est une chose. Mais le terrain pour pouvoir l’utiliser se prépare, et c’est de cette façon que cela va se passer.

La porte du Geejaw s’était refermée derrière eux, et Singer les accueillit.

Sammar - Singer, tu savais quelque chose stratégie de l’Anx?

Singer - La stratégie? Quelle stratégie? Ce Jedi a toujours eu une chance de cocul, il a pas besoin de stratégie.

San Kun s’excusa, et se retira dans ses quartier, laissant Sammar dans ses pensées. Le discours de l’Anx l’avait laissé perplexe. Il était moins con qu’il en avait l’air sous ses airs de nobliard courtisan. Il cachait bien son jeu… à tel point que Sammar se demandait quand est-ce que l’Anx avait commencé à penser à cette stratégie complètement folle. Oui, parce que c’était complètement fou. Il y avait tellement de variable en jeu. Mais surtout, c’était misé sur ses victoires. Quoique aléatoire. Ses défaites allaient lui laisser le temps de s’entraîner, ses combats, perdus volontairement, allaient lui donner de l’expérience. Théoriquement, il y avait tout pour faire un bon combattant dans l’arène, au bout d’un certain temps. Mais combien de temps? Pas beaucoup. Il avait compris qu’il avait une patiente qui attendait le Jedi pour recevoir des soins, nécessitant la fin de sa formation en arts martiaux. Même si c’était obscur de devoir apprendre à combattre pour apprendre à soigner.

***


San lun était concentré. On l’avait appelé, il était entré. Il se retrouvait pour son premier combat par KO contre un Zabrak à la peau grise. Ses yeux envoyaient des éclairs. Il n’était pas armé, mais adopta une garde haute, et commença à danser autour de l’Anx, qui continuait de le garder de face. Il fit une fente, et donna quelque coups dans la poitrine de l’Anx qui avait riposté en une série de touche rapide.
De dehors, c’était du Gnarvlax. Mais comme le Béhémoth l’avait sans doute remarqué dans les gradins, les points que San visait avaient à chaque fois été manqué de quelques millimètres. Justement. Seulement quelques millimètres, sans exception. San Kun testait ses capacités. Il savait qu’il ne devait pas gagner ce combat, mais il allait en prendre le plus d’expérience possible. S’il avait réussi à loupé 100% des points, cela voulait dire qu’il était à même de réussir ses attaques à 100%. Le ballet continua quelques minutes. La Zabrak, visiblement, s’était bien formé aux techniques du Gnarvlax, et se laisser peu approcher. Après chaque touche de l’Anx, il se reculait, et attendait un petit temps pour vérifier que tous ses membres répondaient correctement. Puis il réattaquait. Cependant, plus le temps avançait, et plus le Zabrak doutait. On lui avait raconté que certaines techniques du Gnarvlax te laissaient indemnes jusqu’au dernier coup, puis c’était l’implosion de plusieurs organes en mêmes temps. Jeu, set, et match. Sa peur se ressentait, au fur et à mesure, il prenait de moins en moins de risque, quitte à annuler ses attaques pour se sortir de l’allonge de l’Anx.

Surtout, fais attentions au corps à corps des Zabraks. Ils possèdent des techniques ancestrale redoutables, et pourront te mettre à terre très facilement. Le Béhémoth l’avait mis en garde. Il attendit que le Zabrak attaque, et lorsque ce dernier se désengagea pour se protéger de son allonge, il fonça sur lui. Cela ne manqua pas. Avec un mouvement parfaitement exécuté, le Zabrak le fit basculer par dessus lui. Alors que San Kun retombait, son torse était maintenu au sol par les jambes de son adversaire, tandis que ses bras nus et musclés pratiquaient un étranglement. Mon cher Marak, il aurait peut-être fallu que vous m’entraîniez à votre dernière venue sur Corruscant. Ce furent les dernières pensées de l’Anx avant qu’il ne tombe dans l’inconscient.

***


Fask - Ce n’est vraiment pas de chance sur ce coup là. On vous avez trouvé un nouveau combattant, pas très bien côté non plus. Seulement beaucoup de nos amis avaient parié sur vous. Il y a eu beaucoup d’argent de perdu, d’où la perte catastrophique de rang. Vous n’êtes déjà plus bon pour combattre dans un vaisseau arène. Je vous ai cependant trouvé un autre combat. Un combat à mort cette fois… oui, bon, j’avais pas trop le choix hein. Mais c’est facile, l’adversaire n’a pas gagné depuis longtemps. Et au pire, faites durer. Les Togoriens sont réputés instables, ils ne tiennent pas sur les combats longs.

***


Sammar - On ne rigole plus, un combat à mort. Il va falloir que tu le gagnes celui là. C’est ta chance, se Togorien là, je me suis un peu renseigner. Il n’est pas aimé. Jamais une grosse perte pour les esclaves, tu peux aisément te te permettre de gagner.

San Kun - Il n’en ai pas question.

Sammar - Comment ça pas question? Singer, aidez moi!

Singer - Haaa, me mêlez pas à vos histoires, hein?! Il est têtu celui là. S’il veut crever, c’est son choix. Mai paie, elle va pas s’arrêter de tomber.

San Kun - Voyon, Mr. Quartz. Vous n’avez pas pris la peine de lire les règles des combats d’esclaves sur Mytaranor?

Sammar - Un combat à mort, je sais ce que ça veut dire.

San Kun - Les combats d’arène sont là pour divertir le peuple, afin qu’il ne pense pas à autre chose, comme la politique, ou ses libertés. Or un combat ennuyeux, qui s’éternise, laisse tout le loisir de penser. En particulier de s’énerver contre l’organisation lorsque le spectacle n’est pas aussi sanglant qu’on l’aurait voulu, pas aussi brutal que ce pourquoi on a payé. C’est pour cette raison qu’il y a une règle qui stipule que si le combat s’éternise, alors le dénouement se fait aux votes des organisateurs.

Sammar - Je ne vois pas en quoi un vote d’une foule en délire est plus engageant qu’un combat à mort.

Sainger - Et mon gars, c’est sans compter sa chance de cocu.

***


La foule battait son plein. Les gens hurlaient. San Kun saignait de l’épaule droit et du bras gauche. Sa queue aussi était endommagée, ce qui nuisait à son équilibre. Il n’avait pas prévu d’avoir un combat aussi enragé. Son adversaire était plus enragé que jamais. Tantôt rapide avec peu de force, tantôt lent et extrêmement puissant. Un vrai combattant dipolaire. Et encore… il s’était transformé une fois en maître du corps à corps, ce qui avait valu un coup de dents dans l’épaule de l’Anx. Le Togorien avait paru assez surpris de la tonicité musculaire de l’Anx, mais qu’est-ce qu’il en avait bavé pour s’en défaire. Le poilu avait encore du mal à bouger la mâchoire tellement San Kun s’était acharné sur ses zygomatiques. En jetant un coup d’oeil à l’horloge, il se rendit compte que cela faisait à peine une minute qu’ils se jaugeaient mutuellement. Dans sa loge, Fask était aux anges, et se pavanait devant les autres dignitaires. Visiblement, il avait vendu son Anx à ce Togorien. Il n’était plus question de perdre le combat au temps. Ce qu’il fallait présentement, c’était survivre.

Quoique… bien que San Kun l’avait bien travaillé pour réduire sa rapidité et sa force, il s’était rendu compte que la schizophrénie du combattant était beaucoup plus lourde que ça. Il pouvait sentir, rien qu’en analysant ses points névralgiques, que ces derniers changeaient selon les styles qu’il pratiquait. Il avait adapté sa stratégie de combat en conséquence, en bloqué les mêmes points encore et encore, sur les différents style de combat du Togorien. Et cela commençait à porter ses fruits. Plus lent, moins puissant, sa technique devenait brouillon. Alors que celle de l’Anx ne faiblissait. Un entraînement avec Maître Gwindor ou Maître Vos était plus rude, moins sanglant, et tout aussi douloureux. Maintenant, il se contentait d’attendre. La vélocité de son adversaire avait diminué au point qu’il pouvait esquiver d’une part, et contre attaquer sur des points précieux, maintenant dévoilés.
Mais cela n’était en rien de bonne augure pour le jugement final. Il avait été formel, il ne tuerait pas de ses mains ce pauvre Togorien qui défendait sa vie autant que lui. Mais s’il se contentait de défendre, cela n’allait pas plaire au public. Il attaqua de plein fouet. San viser aucun point, avec force et vélocité de son entraînement, il enchaîna une série de jab et de crochets. Le Togorien enragé n’eut d’autre choix que de dégager, mais San Kun continua de le harceler, réfrénant tout de même ses coups. Les deux adversaires désengagèrent le combat, haletant, en se regardant. San Kun adopta une position défensive, mais le Togorien ne réagit pas. Il semblait qu’il avait compris que l’Anx n’y avait pas mis toute sa force, et se demandait pourquoi son adversaire était soudain clément. Ils continuèrent encore et encore de jauger, voire de s’interroger du regard, lorsqu’un gong retentit, et les lumières éclairèrent le public.

Des troupes armées de blaster apparurent au sommet des gradins, mettant en jeu les deux protagonistes. Alors c’était ça, une fin de combat sur décision arbitrale? San Kun vit trois juges discuter derrière leur bureau, pour finir par faire taire le public. Un gradé s’avança, et montra l’Anx. Les juges acquiescèrent. Puis le Togorien, et les juges firent non de la tête. Une salve de blaster fit tomber le Togorien dans une gerbe de sang. À genoux, il regarda l’Anx, à moins d’un mètre, dans un dernier soupire. C’en fut trop pour les nerfs de San Kun, qui lachèrent. Il tomba sur ses fesses, toujours haletant. On lui fit signe de regagner sa loge, et il s’y traîna tant bien que mal. Alors qu’il attendait sur le banc de sa loge, même pas douché, encore choqué par l’exécution en règle, un Trandoshan arriva, l’air agressif.

C’est fini pour toi! Tu dégages! Fask t’as vendu, fini les draps de soie et les privilgèes, fallait être meilleur. Direction les bas quartiers, tu appartiens on Conseil, et tu fais ce qu’on te dit, c’est clair?

Pour illustrer, il montra son bâton au bout duquel un arc électrique crépita.

Tarkas!!! TARKAAAAS!!!

Un Twi’leck arriva en boîtant. D’allure fière, et plutôt costaud. San Kun pensa qu’il avait dû combattre dans l’arène, mais qu’au vue sa jambe, un sale coup avait mis fin à sa carrière.

Lui c’est Tarkas!Tu fais ce qu’il dit, tu le suis, tu le protèges. Il va te montrer tes nouveaux quartiers. Allez, du balais! Le prochain combattant arrive. Du vent… t’as pas compris? Casse toi j’ai dit!!

L’arc électrique crépita à nouveau pour menacer l’Anx, qui se leva avec l’aide du dénommé Tarkas. Il l’aida à sortir. Ils traversèrent des rues, pour arriver à un bâtiment non loin. Il y avait un garde qui surveillait l’entrée de la cours. Tarkas lui montra les papiers, et ils s’exprimèrent dans une langue inconnue de l’Anx. Finalement, il arrivèrent dans la cour. Des sportifs de toutes les races étaient en train de s’entraîner. Certains s’arrêtèrent pour dévisager l’Anx, d’autres pas.

Visez-moi le bestiau!

Pas à pas, le Twi’leck aida l’Anx à monter un escalier, pour l’amener dans un dortoir. Tout au fond, alors que d’autres lits pouvaient accueillir l’envergure de l’Anx, il se fit déposer sur un lit à taille humaine, qui ploya sous son poids. Son aide soignant de fortune amena une bassine d’eau et une serviette, et entreprit d’éponger les sang qui coulait doucement de certaines de ses plaies. Ce togorien ne l’avait pas loupé. Mais il y était. L’objectif qu’il s’était fixé. Les réseaux populaires, il y était en seulement deux combats. Si l’ascension avait l’air rare, exceptionnelle, longue et compliquée sur Mytaranor, alors la chute était d’une facilité. Il rit. Rire qui se transforma en spasme sous la douleur de sa cage thoracique. À oui, c’est vrai, il avait pris quelques charges de plein fouet du Torgorien.
Le Twi’leck n’avait pas lâché un mot. Après avoir fini de penser ses plaies, il prit la couverture sur le lit, et l’étendit par terre. Il en tendit une autre à San Kun, qui allait visiblement dormir assis, au vue de l’étroitesse du lit. Il comprit qu’il squattait le lit de Tarkas, et que ce dernier dormait par terre par pure générosité. Il venait de se faire son premier allié. D’autres vinrent se coucher peu à peu, ne remarquant même pas l’Anx. Aucun n’essayait de violenter ou de dépouiller la sacoche du Twi’leck. Voilà qui était prometteur. Avec les forces qui lui restaient, il se mit en tailleur sur son lit, la couverture sur ses épaules, et se plongea dans la Force au sein de son corps.

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By San Kun
#33408
Le lendemain, San Kun ouvrit les yeux, sortant de sa torpeur méditative. Il regarda sous ses bandages : ses plaies s’étaient refermées, la cicatrisation était bien avancée. La Force l’avait soutenue toute la nuit durant. Il se leva, aussi discrètement, pour faire le tour des locaux. Bien que certains étaient déjà debouts, ils ne faisaient pas attention à lui et vaquaient à leurs occupation. Quand il réapparut dans la cour, il vit les combattants s’entraîner. Pour sortir de la cour, une porte, contrôlée par un garde en faction, armé. On en devinait un autre en face, et après plus d’observation, un troisième sur une petite guérite de toit. D’après ce qu’il voyait, il était dans une sorte de viviers à combattants, mais il n’avait guère d’autres informations que ses propres conclusions. Il se massa, s’étira, s’échauffa, et fit ce que tout le monde faisait autour de lui : l’entraînement. Les passes que Le Béhémoth lui avait appris, les exercices d’échauffement. Cependant, il ne pouvait entraîner ses techniques les plus fortes. Les combattants qui l’entouraient pourraient être ses adversaires de demain. Et il suspectait qu’on soit en train de le filmer.

Poussez vous!

En trombe, un cortège entrait dans la cour, autour d’un brancard sur lequel reposait un Homme ensanglanté.

San Kun - Il faut l’emmener à l’hôpital.

T’es marrant toi? Tu t’es cru chez les nobles ici?

Trois personnes le soulevèrent avec un drap et l'emmenèrent à l’intérieur. Sans que quiconque ne le retienne, San Kun se mêla aux badauds qui s’aglutinaient autour du blessé. Visiblement, un vieux Twi’leck avait le rôle de doc’ et essayait de le soigner avec l’aide de Tarkas, mais ils ne faisaient pas les choses très bien.

San Kun - Pardon. Milles excuses, il faut mieux faire.

Il se retrouva devant le blessé, avec des regards interloqués et l’assemblée se tut. Il manipula brièvement le blessé qui grogna afin de trouver ses premiers points du Gnarvlax Etus. Ensuite, il lui fit prendre des positions ou il pouvait trouver des positions du Gnarvlax. Même s’il n’était pas censé encore pouvoir le pratiquer, il n’avait pu résister et s’était renseigner, avait commencé à l’étudier. La dernière branche du Gnarvlax, la branche médicinale et chirurgicale, était celle qui l’intéressait le plus. Il n’avait pas pu résister à la tentation de commencer à travailler sa bibliographie. Au fur et à mesure de ses soins, l’Homme semblait se calmer. Sa respiration devint régulière, rassurant l’assemblée. Visiblement, le nouveau venu avait des compétences en médecine, et les autres le laissaient faire.
Pendant deux heures, il pansa ses plaies tout en se limitant à ses maigres connaissances en Gnarvlax Kut, aidé par la sensibilité que pouvait lui procurer la Force. Son public s’était lassé, seuls resté les deux Twi’leck, semblant vouloir apprendre ou comprendre ce que faisait l’Anx. Finalement, il arrêta, pensant que cet humain était maintenant hors de danger.

Fatek - Vous l’avez sauvé. Comment avez-vous fait?

San Kun - De vieux enseignements qui servent mieux en médecine qu’en combat, il semblerait, hi hi hi.

Il se retira ensuite sur la couche sur laquelle il avait été amené par Tarask, et se reposa. Ce premier contact avec le Kut l’avait épuisé, et s’assoupit.


***


Le Béhémoth - SHOOOOGOOOOTH!!

San Kun se réveilla, c’était le Béhémoth qui criait. Ici? L’anx sortit dans le cour. Le Béhémoth était là, en armure. Sous son pied gisait l’homme qu’avait soigné San Kun. La Force lui apprit qu’il était mort.
Le Béhémoth fondit sur lui. San Kun n’eut pas le temps de parer l’attaque et se prit une avalanche de coup. Mine de rien, il se décalait de quelques millimètres à chaque coup, empêchant son adversaire de lui infliger de trop lourds dommages avec son Gnarvlax. Il en était réduit à ça, et se contentait d’encaisser. Ses rares tentatives de parades ou d’esquives ne faisaient pas le poids face à toute l’expérience du Béhémtoth. A bout de Force en moins d’une minute, il tomba et l’autre lui écrasa la tête au sol avant de soulever l’Anx pour le toiser du regard.

Le Béhémoth - Utilise encore une fois le Kut alors que tu n’as pas maîtrisé le Kar, et je te tue.

Il le projeta contre un mur, en faisant vibrer les fondations. Alors que le corps de San Kun se décollait en tombant avec quelques morceaux de ferrobéton, il revint pour le projeter à nouveau au centre de la cour.

Le Béhémoth - Tu es un combattant, un combattant raté, mais un combattant! Ta place n’est pas à soigner, elle est dans l’arène. Tu vas mourir dans l’arène, j’y veillerai. Tu as sali ma réputation! Bon à rien!

Un coup de pied projeta le Jedi quelques mètres plus loin. Les autres regardaient, sans rien tenter pour dissuader l’agresseur, laissant le médecin prendre sa raclée. Il se rapprocha

Le Béhémoth se rapprocha. Au lieu de chuchoter, il passa par le langage basse fréquence des Anx.

Le Béhémoth - Si je te reprends à faire autre chose que ce pour quoi je t’ai formé, tout le monde entendra parler d’un Jedi ou d’un Gris - je ne sais pas ce que tu es - humilié par un vulgaire combattant. Tu m’entends? Repète après moi. Plus de Gnarvlax Kut.

San Kun - Plus… de … Gna.. Il toussa.[/color=roualblue]Gnarvlax Kut.[/color]

Le Béhemoth - Bien.

Il jeta San Kun comme un vulgaire chiffon et toisa l’assemblée avec dégoût avant de s’en aller. Il avait dit ce qu’il avait à dire. Une fois qu’il était hors de vue, les deux Twi’leck arrivèrent. Il ne purent soulever l’Anx, et demandèrent du renfort. Quelques humains se prêtèrent au jeu, mais les autres races se méfiaient - ou n’en avaient rien à faire de ce nouveau venu. Ils le transportèrent à l’intérieur, et comme la veille, pour la deuxième fois, on pansa ses blessures. Seulement cette fois, l’Anx peinait à rester conscient tant il avait été malmené. La douleur l’empêchait de pouvoir se plonger dans une méditation réparatrice, et il se laissa aller à l’évanouissement.

Sa convalescence dura une semaine. Ce n’est qu’au bout de quelques jours qu’il put utiliser ses compétences Jedis pour se régénérer. Cependant, la maîtrise du Gnarvlax de son adversaire lui avait de lourds séquelles, et le processus, bien que maîtrisé, dura plus longtemps. Il alternait entre méditation, repos et transe de guérison. Ce repos ne fut pas vain. Il discuta avec le Doc’. C’était un Twi’leck qui ne pouvait plus combattre, mais était toujours classé dans la ligue des gladiateurs. Cette ligue était interne au système de Mytaranor. Plus le classement d’un individu montait, plus son rang au sein des esclaves montait. C’était un des moyens les plus rapides d’accéder à la liberté. Certains se contentait de rester dans le bas du top 100 assez longtemps pour avoir les crédits nécessaires et racheter leur liberté pour retrouver leur monde d’origine, tandis que d’autre visait carrément le top 10 pour sortir de ce merdier le plus vite possible.
D’abord sous la propriété de Fask, San Kun - le Shogoth, n’était pas intégré à la ligue. Il combattait en événementiel, hors ligue. Mais maintenant qu’il avait été vendu au Conseil des Esclaves et que son rang avait chuté, il allait devoir trimer dur. Et le Twi’leck était pessimiste. Il avait son combat contre le Togorien… son rang de gladiateur était encore trop haut pour son niveau actuel. Sa vie était sérieusement en danger. Et ici, personne ne voulait l’entraîner. C’était une insulte pour tout ces gens que de rentrer dans la ligue avec le rang le plus haut. Ceux qui faisaient d’habitude, étaient de riches étrangers en mal de sensations fortes qui étaient ensuite vite dépassés par les événements. En général, leur famille ou leur système payait une forte somme pour les sortir de là, mais ça n’avait pas l’air d’être le cas du Shogoth.

Le bâtiment dans lequel ils se trouvaient était l’hotel des gladiateur du secteur 3, près de l’arène du secteur 3. Le Twi’leck, Fatek, expliqua que chaque secteur de Mytaranor avait son arène et son corpus de gladiateurs. Tous faisaient partis du classement général de la Ligue. La quasi totalité de la population suivait les combats, avaient un favoris. Il y avait un engouement ici pour les combats rarement vu ailleurs. C’était à la fois un moyen de se divertir, de briller en société lorsqu’on avait acquis un bon gladiateur. Et en même temps, pour le gladiateur, cela pouvait grandement augmenter son rang social, et son rang dans l’ECDB pour accéder à la liberté. Il avoua de lui même parier de temps en temps pour gagner quelques crédits. Il amena l’Anx dans la cour, et lui montra un datapad tactile accroché dans le cour. Dessus, il lui indiqua comment consulter les informations en temps réels de la ligue, et les prochains combats. Il entra le nom de Shogoth. L’interface demanda la création d’un mot de passe.

Fatek - Cela va être ton identifiant pour accéder à tes données : demande de combat et prochain combat. Si tu y mets le prix, tu peux rajouter des options : analyse des performances, accès aux performances - voire même des vidéos en différées - de tes futurs adversaires. C’est pour cette raison que nous sommes filmés dans la cour d’entraînement.

San Kun - C’est un sacré marché.

Fatek - Effectivement. Il faut bien financer la politique du silence de Mytaranor.

San Kun - La politique du Silence?

Fatek - Oui. Il est formellement interdit de dénoncer la situation, en particulier aux autres systèmes. Des grosses primes sont parfois mises sur la tête d’esclave affranchis quand le Conseil pense qu’ils vont vouloir intervenir. Et de grosse primes sont versées à tout esclave qui dénoncera une tentative de communication avec la NR, par exemple.

San Kun - C’est donc pour ça que la NR n’intervient pas?

Fatek - Entre autre. Des rumeurs courent… elles doivent être vraies. Les sénateurs et gouverneurs du secteur ferment les yeux, ils seraient très bien rémunérés par le Conseil des Esclaves en échange.

San Kun - Une société et un marché ficelé dans les moindres détails.

Fatek - Et qui ne s’est pas fait en un seul jour. De ce que je sais, il y a toujours eu des esclaves ici. Il ont juste optimisé la chose avec le temps pour rendre le système pervers, et de faire de chaque esclave le propre acteur du système.

San Kun - C’est tout de même bien pensé. Où sont les cuisines?

Si San Kun pensait pouvoir gagner la sympathie de autres gladiateurs du secteur, ses espoirs furent vite réduit à néant. La cuisine n’était qu’un débit de ration, adaptée en fonction de chaque race pour répondre à tous leurs besoins nutritifs. Les rations étaient livrés chaque jour, et chaque combattant entraient ses identifiants dans le distributeur qui les lui donnait. Aucun contact humain, et la ration était à peine comestible. C’était le bagne ici.

Modifié en dernier par San Kun le mer. 15 août 2018 17:56, modifié 1 fois.
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By Rengo
#33420




Mytaranor, un lieu devenu soudainement intéressant aux yeux du Chasseur Fou. Alors vous allez certainement me demander pourquoi? Et bien, c'est fort simple, la planète propose ni plus ni moins que des combats de gladiateur dans des arènes et la plupart des matchs ne s'arrêtent qu'avec la mort de l'un des combattants. Et pour le Togorien, assoiffé de trophées, de chasses et de sang, inutile de dire que c'était précisément le genre d'endroit où l'on risquait de le voir.

Et justement, Rengo était en train de se présenter pour rejoindre les gladiateurs afin de se livrer à l'un de ses passes temps favoris, à savoir distribuer des baffes griffues à tout ceux qui se trouveraient face à lui dans l'arène. Et pour être sûr de se faire remarquer au talent et non pas grâce à une quelconque somme de crédits qu'il n'avait pas donc autant accepter temporairement d'être un esclave avant de mériter de recouvrer sa liberté. Bon il s'embarquait dans l'inconnu sur un coup de folie, comme souvent, mais il avait besoin de se défouler et de se mesurer à d'autres combattants afin de voir si son entraînement valait quelque chose.


« Nom, espèce et âge ! Et magne toi, j'ai pas toute la journée ! »

« Nous sommes le Chasseur Fou, Togorien, vingt sept ans. »

« OK le Chasseur Fou, à partir de maintenant, tu appartiens au Conseil des Esclaves et tu seras cantonné au District 6. On te préviendra quand l'heure sera venu pour toi de participer à ton premier match. sache que tu ne vaux rien à l'heure actuelle alors arrange toi pour gagner sinon ta condition sera bien pire ! Et maintenant vas y, il y en a qui attendent ! »


Avant de partir vers le District 6, Rengo grogna vers celui qui avait osé lui parlé de la sorte avant d'emboîter le pas à un Trandoshan qui l'amena à son nouveau chez lui, un endroit miteux, puant et délabré, un taudis en somme quoi. Mais il s'en contenterait, il n'avait pas trop le choix de toute façon. Il regarda autour de lui, s'habituant aux lieux, regardant ceux qui l'entouraient et il remarqua que certains marmonnaient entre eux, le dévisageant de la tête aux pattes. Il les fixa avec intérêt, penchant la tête sur le côté afin d'avoir un meilleur champ de vision et un rictus apparut sur le visage du Togorien, dévoilant ses crocs tandis qu'il attendait patiemment que quelque chose se passe. Il n'avait pas d'armes, eux non plus, si cela venait à partir en vrille, il aurait l'avantage de disposer de ses crocs et de ses griffes pour se débarasser d'eux assez rapidement.

Comme Alfhar le lui avait enseigné, il s'ouvrit à la Force et il La laissa entrer en lui, il ressentait de la peur, émanant de certains gladiateurs devant la haute silhouette du Togorien tandis que d'autres semblaient vouloir en découdre avec lui. Son rictus s'accentua et il rugit, son cri résonnant sur les murs de pierres. Il sortit les griffes et dévisagea tout le monde, une expression féroce sur le visage, une étrange lueur dans le regard.


« Alors les filles, vous avez perdus vos bijoux de famille? Mettez vous en file indienne et venez, nous avons suffisament de baffes en réserve pour tout le monde ! »

Un Wookie s'approcha, grognant dans sa langue à l'attention de Rengo, qui comprit en partie ce que le poilu lui bavait grâce à la Force.

« Toi te croire fort, moi briser tes os un par un ! »

Le Togorien poussa un rugisemment de plaisir et il s'abaissa légèrement, attendant que le Wookie prenne l'offensive à son compte, ce qu'il fit en chargeant comme un forcené vers Rengo, qui se décala sur le côté, tendant l'une de ses jambes afin de le balayer, ce qu'il réussit avec satisfaction. Et le temps que le natif de Kashyyyk se relève, le Chasseur Fou était déjà sur lui et lui envoyait direct sur direct, profitant de son avantage pour infliger un maximum de dégâts au Wookie. Il savait que c'était une espèce très résistante et doté d'une grande force physique alors il ne relâcha pas la pression, bien qu'il reçu également des coups.

Finalement, les deux combattants furent séparés par des mecs à la solde du Conseil et ils se retrouvèrent dans des coins opposés du District. Le Wookie était en piteux état tout comme Rengo mais des deux, c'était bien le poilu qui avait le plus morflé, il avait goûté la spéciale de Rengo, quelques bonnes baffes bien griffues bien sentis l'avait calmé et semblait avoir de facto calmé l'ensemble des combattants présents. Le Trandoshan apparut soudain devant le Chasseur Fou et le regarda de ses yeux sans paupières pendant quelques secondes avant de siffler.


« Ssssi tu te débrouilles bien, tu ne resssteras pas icccci longtemps. En tout cas, bien joué face au Wookie, il mérite ccce que tu lui as fais. »


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By San Kun
#33423
San Kun - Faket, savez-vous où trouver de bons outils chirurgicaux?

Fatek - Oh, vous savez… on trouve de tout sur Mytaranor. Cependant, je doute qu’on aie quelqu’un pour les utiliser ici.

San Kun - Maintenant, il semblerait que vous en ayez un.

Fatek - J’irai vous en chercher dans ce cas là, bien.

San Kun - Vous êtes d’une incroyable gentillesse.

Fatel- Je me doute que c’est pour soigner les nôtres, alors vous savez… si ça peut améliorer notre condition...

San Kun - Cela veut donc dire que les esclaves ne sont pas cantonnés à ce bâtiment?

Fatek - C’est plus compliqué que ça. Les sorties sont payantes, puis gratuites à partir d’un certain rang. Il se trouve que j’ai une position intermédiaire. En raison de mon âge avancé, je ne vaux plus très cher au combat. Cependant, avec mes compétences de doc’, les gladiateurs du district 3 sont mieux soignés, se remettent plus vite. C’est la valeur entière du district qui est maintenue à un certain niveau. Du coup, les dirigeants du district corrompent les administrateurs pour m’éviter les combats et les changements de rang dûs à mon inactivité.

San Kun - Les dirigeants du District?

Fatek - Voilà comment ça marche : chaque district a un gouverneur, qui est obligatoirement libre. C’est lui qui fixe la politique de son propre district, et qui siège au Conseil des Esclaves. Pour le conseiller, il a un certain nombre de petits ministres, la plupart esclaves de haut rang, qui lui appartiennent. Il s’agit en général d’esclaves issus des branches très importantes sur Mytaranor : les mines, la prostitution, l’hôtellerie et la restauration, les milices ou services de sécurité du district et de Mytaranor en général, les gladiateurs, le bâtiment et ce qu’on appelle les “Rang 0”. Ces derniers sont des esclaves qui ont été vendus hors du cadre officiel de Mytaranor, ils ne sont pas répertoriés dans l’ECDB et s’occupent des tâches les plus ingrates.

San Kun - Quelles sont les population des différents corps de métiers que vous avez évoqué?

Fatek- Franchement, personne n’a vraiment d’idée. Les infos de l’ECDB sont gardés précieusement par le Conseil. À vue de nez, je dirais que les mineurs et la prostitution représentent 50% des esclaves. Nous, les gladiateurs, on doit même pas faire 5%. Cependant, tous les autres nous suivent et nous supportent. Une sorte de fierté de voir un esclave de son district écrasé celui d’un autre district.

Eh!! Storm sur Mytaranor TV!!

San Kun - Storm… venez le voir, ses discours sont assez sociaux. De ce que je sais, c’est un ancien mineur qui a gravi les échelons. Aujourd’hui homme libre, il siège au Conseil, en étant gouverneur du district 2, et lutte pour les droits des esclaves : allègement des heures des travail, meilleures conditions de vie, … il ne plaît pas beaucoup aux autres gouverneur, mais il est tellement populaire qu’ils ne pourront pas faire grand chose.

Au milieu de la cour, sous une pluie battante, un hologramme d’un homme était projeté. Bien qu’il pleuve à torrents, les êtres de la réserve de gladiateurs du district 3 s’agglutinaient autour pour avoir les meilleures places. Problème que la taille de l’Anx résolvait plutôt bien. Il put rester en retrait et à l’abris sans perdre une goutte du discours.



Joseph Storm - Mes très chers concitoyen. Aujourd’hui est un jour important. Car aujourd’hui est le jour où j’ai déposé le Salvor Act IV. Elaboré avec vous, avec votre expérience, avec votre expertise, ce texte de loi a pour but de réduire le temps de travail maximal autorisé pour les esclaves sur Mytaranor, et d’autres choses. Mais surtout, le principal thème du Slavor Act IV, c’est la réduction du nombre de rangs des esclaves de l’ECDB!

Les gens applaudirent, crièrent leur approbation, et la foule commença à chauffer face à ce discours. En aparté, Fatek éclaira San Kun devant son air perplexe.

Fatek - Il y a actuellement 188 rangs pour un esclave de l’ECDB. Le rang 1 est le pire, et le 188e le rang avant l’affranchissement. Généralement, un esclave normal vendu au conseil arrive vers le rang 60. Moi, par exemple, j’occupe le rang 120, mais je t’ai déjà expliqué ma situation. Toi, tu occupes le rang 50.

San Kun - 120, c’est très bien.

Fatek - Je ne me fais pas d’illusion, je vais pas monter. Mais je vais pas descendre non. Je suis condamné à jouer le doc’. Mais en fait, quand on y regarde, ma situation est pas si terrible, ici, héhé. Et si tu fais le chirurgien, tu devrais aussi monter. Je te garantis que Taxus - notre gouverneur, va arrosé sévère pour pas trop qu’on te touche. Il te suffira de laisser traîner tes invitations au combat, et Taxu les fera disparaître sans même que vous ne vous ne vous rencontriez.

San Kun - Quelle étrange façon de marcher.

Fatek - La corruption est partout, bien qu’interdite. Alors il ne faut pas que ce soit trop évident. Il risque de rentrer dans l’ECDB s’il se fait prendre après tout. Chaque année, il y a en général qui se faire prendre, mouchardé par un autre, en général.

L’hologramme au centre de la cour disparut, et les autres rentrèrent. San Kun enleva son haut, et sortit. Avec cette pluie, il ne pensait pas que les caméras puissent le discerner facilement. Les occasions de s’entraîner sérieusement se faisant de plus en plus rare, il allait se mettre à l’oeuvre. Il compta trois autres combattants dans la cour. Qui s’entraînaient beaucoup plus violemment qu’à l’accoutumée. Visiblement, son apriori sur les caméras étaient grandement partagés.

***


Les jours avaient passé. Fatek lui avait ramené un très bon outillage. L’Anx estimait avoir déjà sauvé trois vies en une semaine. Et d’ailleurs, l’atmosphère s’en ressentait. Alors qu’elle était lourde et tendue lorsqu’il était arrivé, elle semblait se détendre. Tout le monde connaissait maintenant les compétences de l’Anx. Bien que dans son dos, on murmurait encore sur sa déchéance de liberté, les gladiateurs étaient moins tendus, car ils savaient que même en cas de défaites, ils avaient une chance de s’en sortir. Mieux que ça. Le premier patient de San Kun avait été soigné, puis l’Anx l’avait tellement bien rééduqué, qu’au bout de cinq jours il recommençait l’entraînement. Fatek lui expliqua que dans beaucoup de districts, souvent, une victoire signifiait l’arrêt des armes, car les gladiateurs en lisse voulaient éliminer le plus de concurrents possibles : le perdant d’aujourd’hui pouvait très bien être le gagnant du mois prochain, tant les entraîneurs et les compétences s’échangeaient. C’est pour cela que jambe, bras, oeil arraché étaient choses communes. Mais cela se traduisait aussi par un gain en aptitude.
Avec une atmosphère plus détendue, les gladiateurs s’étaient mis à discuter. D’abord pendant leurs repas, avant de se coucher. Quelqu’un avait même un jeu de Sabbac et invitait des copains à jouer. Puis les échanges étaient venus dans la cour d’entraînement. Maintenant, les gladiateurs s’échangeaient leurs techniques, leurs maîtrises et leur compétence en différents arts martiaux. San Kun était le premier levé dans la Cour. Il enseignait quelques points usuels du Gnarvlax à défendre, et apprenait beaucoup : Teräs Käsi, Echani, K'Thri, et Tae-Jitsu firent bientôt parti du quotidien de San Kun. Il sentait son expérience grandir. Car il ne restait pas longtemps à les travailler, l’important était de les connaîtres, mais surtout, de les reconnaître. Le soir, lorsqu’il prenait le thé avec Fatek avec vue sur la cour, il s’amusait à prédire les coups et les arts martiaux que les combattant utilisaient dans leur entraînement. Si au début les deux compères n’étaient pas juste dans les pronostiques, leur vision s’affinait avec le temps.

Les jours passaient, et la réputation du District 3 commençait à monter. Les gladiateurs devenaient mieux cotés, accédaient à des plus hauts rangs. Même San Kun voyait en quelque sorte que ses administrateurs le choyaient et “tenaient à lui”. Il était passé au 101e rang sans aucun combat, et ses demandes de combats se désistaient les unes après les autres. Encore 9 rangs, et il aurait le droit de sortir. Cependant, Fatek l’avait prévenu, il n’accèderait sans doute pas au monde extérieur. En effet, ceux issus comme San Kun de la liberté était classés “à risque”, pour aller cafarder à la NR ou essayer de s’enfuir. Dans la réserve, il était surveillé, et participait à la société. Le district 3 n’allait pas lui permettre ne serait-ce la moindre occasion de pouvoir s’exfiltrer. Cela ne dérangeait pas l’Anx, et Fatek le voyait bien.

San Kun - Fatek, il faudrait que tu ailles chercher du matériel pour moi. Cela te coûtera-t-il cher?

Fatek regarda la liste que lui donnait l’Anx.
Stabilisateur Core&Tek
Ondulateur type 520
Modulateur basse fréquence
Modulateur haute fréquence
Lentille 5:20
Poudre de supraconducteur
Colle Ventex anti-surchauffe
Cellule d’energie
Cristal (indice de pureté 1:2)
Bacta (200 mg)
Injecteur pneumatique
Cellule de gaz à pression 110 bars


Fatek - Qu’est-ce que vous allez faire de ça?

San Kun - Sur le dernier patient qui a été soigné, il est passé très proche de la mort. Fabriquer un injecteur d’adrénaline pourrait permettre de ranimer les personnes, sans avoir besoin d’un defribilateur, qui fait plus de dommages qu’il n’en soigne.

Fatek - Je vais voir ce que je peux faire. Par contre, je ne pense pas avoir les moyens pour tout acheter. La cole Ventex est courante, mais très chère, tout comme le cristal… et la poudre supraconductrice, je ne vois pas du tout où je vais pouvoir la trouver.

San Kun - Faîtes de votre mieux, et surtout ne vous ruinez pas! Il y aura toujours d’autres moyens, cependant…

Fatek - La dernière fois que vous avez utilisé cet autre moyen, Le Béhémoth a failli vous tuer.

San Kun - Oui, voilà.

C’est le lendemain que la nouvelle tomba. Combat obligatoire, victoire par KO ou mort pour Shogoth. Il n’avait même pas pu refuser ou accepter le combat, il était d’office annoncé pour cette nuit. D’autres étaient aussi désolés que lui, mais pas surpris.

C’est pas étonnant. Ce combat, il pue la magouille du District 15, surtout en nocturne comme ça, quand personne regarde, c’est moi qui vous le dis! On monte dans la ligue, et ça leur plaît pas.
C’est qu’on commence à leur faire peur, allez, qui est motivé pour un petit entraînement, je suis chaud comme la braise!
ta gueule! C’est le Shogoth qu’il faut entraîner.
C’est vrai que ça nous emmerderait beaucoup de vous perdre, Doc’.
Bon, ben allons l’entraîner! C’est qui son adversaire?
Je le connais pas, un gars du district 15, justement.
A ouais, pas de la gnognotte quoi. Reviens en vie Shogoth, il y Kabeem qu’à pas fini sa rééduc’.
Je parie sur toi Doc’! On t’a tous vu t’entraîner, celui là, tu le perds pas! Tu nous reviens avec 20 rangs en plus et une belle cagnotte!
Au p#&!n, ouais, imaginez la tête des autres districts si le Shogoth il gagne. Notre actuel Doc’ qui met une branlée à l’un des leurs, énorme! Sans rancune Fatek.
Je le connais son adversaire. J’ai des connaissances dans le district 15.
Et alors? Parle bon sang!
C’est une raclure de première. Son truc à lui, c’est de violer une ou deux esclaves qui sont pas des putes avant chaque combat. Et il est violent le bonhomme. Un Abyssin.
Ah oui, un Abyssin? Il doit être fort, parce qu’une race rare comme ça, normalement on la fout pas dans l’arène.
Arrête d’être con tu veux! Un Anx non plus on le fout pas dans une arène.
Ah ouais, t’as raison…

Il passa la journée à écouter les conseils désordonnés des autres gladiateurs, et s’isola dans l’après midi pour méditer et se conditionner au combat. Il ne dîna pas avec eux, concentré dans sa méditation. Vers 2h du matin, quatre hommes en armes arrivèrent, et appelèrent Shogoth. Il les accompagna sans broncher, et traversa la grande rue pour se retrouver sur la place devant l’arène du district 3. Pendant la traversée, un garde lui adressa la parole.

Garde - T’as de la chance, tu joues à domicile. Et essaie de la gagner celle là. Cela faisait longtemps que le district était pas remonté dans le tableau. Tu nous donnes un nouvel espoir là.

San Kun - Merci. Cet adversaire semble coriace.

Garde - Fini le vite une fois que tu l’as commencé, ses membres repoussent.

Ils le laissèrent dans les vestiaire, mais le sesn de San Kun lui apprirent qu’un garde était resté en faction. Il se changea, et se banda les poignets et les mains avec soins. Ses derniers échauffements articulaires fait, le gong retentit, l’annonceur l’annonça et il pénétra dans l’arène. Il sentit peu de personnes : les loges étaient pratiquement vide, la salle était loin d’être pleine. Cependant, il ressentit une présence familière, celle de Sammar. Mais l’aura du soldat était sur ses gardes, prêt à agir. San Kun en identifia quatre autres, comme lui. Le commando n’avait pas chômé, et il semblait vouloir extirper le Jedi de son trou à rat. Il ne fallait pas qu’il le fasse. Comment lui faire passer le message?

Ils annoncèrent son adversaire avec plus d’entrain que lui. Dès qu’il pénétra dans la circonférence de combat, San Kun sentit que ce qu’il avait entendu sur lui était vrai. Cet être respirait le meurtre, la violence et le sang. Dès que le gong retentit, il se rua sur l’Anx. Le Shogoth était beaucoup plus rapide qu’il ne le laissait penser. Il esquiva et désengagea le combat, en adoptant une posture standard de boxe, travaillée avec les autres gladiateurs du district 3. De profil, il protégeait son ventre, et pouvait engager sa queue beaucoup plus rapidement. Mais ce n’était pas cela qui l’intéressait. Il avait jaugeait son adversaire. Il était moins rapide, peu réactif, tout en boule de nerf. Le Jedi lisait en lui comme dans un livre ouvert. Il bondit sur lui alors que l’autre était perplexe de sa première fuite. Le Shogoth enchaîne les coups de boxeur, entre les jabs - coups de poing directs faisant peu de dégâts - et les crochets - plus lents, mais plus puissants, qui nécessitait de tourner tout le torse pour accompagner le mouvement. Deux crochets, mouvement latéral. Deux jabs, mouvement latéral. Trois jabs, mouvement latéral. Trois jabs, mouvement latéral. Deux jabs, mouvements latéral, puis crochet du gauche, crochet du droit, crochet du gauche. À chaque fois, il faisait mouche et passait les défenses de son adversaires. Même ses jabs l’endommageaient. Il finit par un crochet et un dernier jab après un mouvement latéral, et se désengagea à nouveau du corps à corps. L’autre saignait : son arcade était explosé, gonflant, commençant à gonfler. Cependant, son seul oeil, énorme, n’était pas prêt de se fermer. Il se prit l’épaule, et se la remis en place aussi vite qu’il put.

San Kun se concentra dans les gradins. Il semblait que l’aura prête à agir de Sammar et ses hommes était retombée. Il avait compris le message. Bien. Il put reporter son attention sur son adversaire, et sentit au travers de la Force, mais beaucoup plus par son ouïe aiguisée, quelque chose. Son corps travaillait, ses plaies se refermaient, le sang perdu se synthétisait déjà à nouveau. Sa capacité de régénération était incroyable. Malheureusement pour l’Abyssin, San Kun venait parfaitement de saisir tous ses points de Gnarvlax de régénération. Il fonça, l’attaqua avec sa boxe sommaire. Sur les coups qu’il visait, il desserrait le poing au juste avant l’impact pour cibler les centres nerveux au millimètre près. De même qu’avant, il enchâinait frappe et mouvements latéraux, et finit dans son dos, lui tambourinant les 17 points d’Akar. Les 17 points d’Akar n’avait qu’un seul but : atteindre et boucher les veines qui irrigaient le cerveau. Ce coup était aussi faisable en plantant une ou deux aiguilles au bon endroit. Faute d’aiguille, Akar avait cartographié les points nécessaire à toucher pour avoir le même effet. Les veines gonflaient, se bouchaient, alors que le sang continuait à affluer par les artères. C’était la surpression et l’explosion assurée dans la tête de la victime. Couplée à sa faculté hors norme à se régénérer, son corps alors produire encore plus de sang, et augmenter le débit pour irriguer le cerveau non oxygéné.

L’Abyssin ne comprit pas ce qui lui arrivait. Il tomba a genoux. Le sang commençait à sortir par tous ses orifices crâniens : oeil, oreille, bouche, il affluait à toute vitesse. Finalement, il s’évanouit, tomba, et mourut dans les 10 secondes qui suivirent. Le gong retentit, et San Kun regagna son vestiaire en murmurant comme pour lui même Il n’y a pas de mort, il y a la Force.

Modifié en dernier par San Kun le mer. 15 août 2018 17:55, modifié 1 fois.
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By Rengo
#33439
Le District 6 avait de très loin la pire des réputations, aucun combattant digne de ce nom, pas de véritable leader, la plupart des esclaves se trouvaient en bas de l'échelle de cotation... Cela faisait peine à voir, même assister à un entraînement était une perte de temps, il n'y avait réellement personne qui se démarquait du lot.

Assis dans un coin, le dos appuyé contre un mur, les yeux fixés sur la paroi d'en face, le Chasseur Fou était perdu dans ses pensées, se demandant comment faire pour se démarquer du lot afin de ne pas être comparé à cette bande d'incapables, il se savait meilleur qu'eux mais il n'avait pas encore eu l'occasion d'entrer dans l'arène pour prouver sa valeur et ses talents. Oh, il s'était entraîné, notamment face au Wookie lors de son arrivée, d'ailleurs il ne l'avait toujours pas revu, c'était dommage, le poilu avait une grande force physique et une bonne résistance, il aurait pu aider Rengo à relever le niveau du District car en attendant, il n'y avait personne de capable, du point de vue du Togorien.

Son attention fut distraite par un énième duel, encore un entraînement indigne d’intérêt mais quelque chose le poussait quand même à regarder, une petite voix intérieure qui lui conseillait de garder un œil vigilant sur ce qui allait se passer. Les deux combattants étaient un Humain opposé à un Nautolan et ils se mirent en garde, une garde classique de boxeur pour l'Humain, une garde plus basse pour le Nautolan, seuls ses épaules protégeaient sa mâchoire tandis que ses bras étaient positionnés plus bas, protégeant ses côtes, sa cage thoracique ainsi que son ventre.


L'Humain chercha à frapper en premier, envoyant une série de jabs et de directs que le Nautolan se contenta d'esquiver en bougeant son buste, pivotant en fonction des coups portés par son adversaire. Le Nautolan semblait très à l'aise pour esquiver et feinter, n'ayant pris pour le moment aucun coup mais il n'en avait donné aucun, il voulait probablement fatiguer celui qui lui faisait face avant de lui asséner le coup de grâce. Le Nautolan bascula son buste en arrière, évitant un crochet du droit et il se redressa, se servant de son pied droit pour sauter, utilisant dans la foulée son pied gauche pour envoyer un coup de pied dans la tête de l'Humain.

Celui-ci fut sonné et le Nautolan enchaîna alors avec un coup de pied retourné puis avec une semelle en pleine poitrine. A terre et dépassé par la vitesse d’exécution, l'Humain n'eut pas le temps de se relever, il reçu plusieurs directs dans le visage, principalement au niveau de l'arcade sourcilière et du nez, le mettant K.O et en sang. Le Nautolan se releva et regarda autour de lui, constatant que Rengo le dévisageait avec une attention soutenue. Il s'avança vers le Togorien, sourire aux lèvres.

« C'est pas parce que tu es plus grand que moi et certainement dôté d'une plus grande force physique que tu vas m'impressionner alors cesse de me regarder de la sorte ou je te ferai la même chose qu'à l'autre. »

« Te crois-tu capable de nous résister? Tu ne sais rien de nous et tu viens nous provoquer en pensant que nous sommes aussi faibles que les autres combattants de ce District. Nous allons te donner une leçon que tu n'oublieras pas de sitôt. »

L'arrogance du Nautolan fit qu'il accentua son sourire et il chercha à frapper en premier, profitant du fait que Rengo était encore adossé au mur. Et ce fut sa première erreur car bien qu'il prit le direct en plein dans la mâchoire, le Togorien n'était pas seul, il avait la Force avec lui, dans une moindre mesure mais il disposait surtout de quatre personnalités différentes dont trois qui pouvaient être terriblement redoutable. Et, interprétant l'agression du Nautolan comme une mise en danger de la vie de Rengo, Dahi'Zhe se manifesta et prit le contrôle de son hôte afin de s'occuper de cette nouvelle menace.

Le Faucheur se releva avec rapidité et ne laissa pas l'occasion à sa cible de frapper une seconde fois, il lui envoya un violent coup de pied en pleine poitrine avec toute la puissance qu'il pouvait mettre dedans et le Nautolan s'écrasa contre le mur de pierre qui faisait face au Togorien depuis le début. Retombant lourdement sur le sol, il peina à se relever, laissant le temps au Chasseur de le rejoindre et de l'attraper par la nuque, le soulevant sans difficultés apparentes avant de le relancer, l'envoyant avec force contre un sac de frappe. Le natif de Glee Anselm resta au sol, il n'avait jamais affronté quelqu'un ayant une telle force et la vitesse du Togorien était surprenante pour quelqu'un de sa carrure.

Marchant vers sa proie, Dahi'Zhe cèda sa place à Rengo maintenant que le danger était passé et le Chasseur Fou arriva au niveau de l'amphibien et le maintenu au sol en plaçant l'une de ses pattes sur sa poitrine pour l'empêcher de bouger. Il fit alors face à l'ensemble des esclaves présents et les regarda tous, sentant la peur chez ceux qui avaient le malheur d'être à portée de baffes. Mais aucun coup ne partit, il prit simplement la parole.


« Vous vous prenez pour des durs à cuire mais vous n'êtes rien, vous n'êtes que des combattants de parade juste bon à chauffer une arène en attendant que les vrais gladiateurs assurent le spectacle. Cela ne vous fait rien d'être considérés comme des bons à rien? Avez-vous si peu d'estime de vous-même?

Nous sommes un combattant, un Chasseur, un Guerrier et quand notre heure sera venu, nous affronterons notre adversaire avec la rage et l'envie de vaincre. Nous ne combattons pas pour perdre ou pour assurer le spectacle, nous nous battons pour gagner, seule la victoire finale compte.

Et vous devez en faire de même, donnez le meilleur de vous-même, dépassez-vous, battez-vous comme si votre vie en dépendait car cela sera un jour le cas. Nous pouvons vous aider à progresser et à devenir de véritables tueurs dans l'arène. Voulez-vous que le District 6 reste le cantonnement des faibles ou voulez-vous qu'on nous connaisse comme des gladiateurs impitoyables? Ensemble, nous pouvons faire de ce District le plus puissant et le plus craint du Conseil. Alors qui est avec nous? Qui veut faire partie de l'élite? »


Il n'y eut au début aucune réaction, tous se regardèrent sans savoir quoi dire ni quoi faire jusqu'à ce qu'un Nikto s'avança, brandissant le poing vers le ciel. Il regarda Rengo dans les yeux avant de faire face aux autres esclaves.

« Le Chasseur Fou a raison, nous devons montrer aux autres Districts de quoi nous sommes capables. Apprend nous, entraîne nous et nous te prouverons que nous sommes capables de nous battre et de tuer dans l'arène. »

D'autres levèrent également le poing et s'avancèrent vers Rengo et rapidement, l'ensemble des Gladiateurs présents manifestèrent leur approbation en poussants des cris de guerre et des encouragements. Désormais, il lui faudrait organiser la vie au sein du cantonnement et faire de ces vermines de véritables combattants. Le Trandoshan arriva soudainement et prit la parole, obtenant aussitôt le silence.

« Et bien Chasseur Fou, tu auras l'occasion dès ccce sssoir de prouver que tu es à la hauteur !

Tu es attendu dans l'arène pour ton premier combat face à un gladiateur du District 2. Combat à mort, pour un début c'est assez surprenant mais c'est la demande de ton adversaire. Tu as le droit de prendre des armes avec toi mais libre à toi de combattre à mains nues sssi cccela te convient mieux.

Ne déçois pas ton District, tu n'auras pas droit à une seconde chance. Je viendrai te chercher quand l'heure sera venue d'y aller. »


Il repartit aussi vite qu'il était arrivé, laissant Rengo seul avec les autres esclaves, qui chuchotaient déjà entre eux. Un rugissement les rappela à l'ordre aussitôt et Rengo les regarda un court instant avant de désigner certains d'entre eux.

« Toi, toi et toi, vous restez là. Les autres, vous vous entraînez et nous voulons un entraînement digne de ce nom, pas de figuration. »

Les trois heureux élus s'entraînèrent avec le Togorien et son choix s'était porté sur le Nikto, un Humain et un Aqualish, qui n'eurent d'autres choix que d'affronter le Chasseur Fou afin de montrer leurs capacités et de le préparer pour son premier combat dans l'arène.






« C'est l'heure Chasseur Fou ! Sssuis moi. »

Sans rien dire, il suivit le Trandoshan dans un dédale de couloirs et d'escaliers avant d'arriver dans une armurerie où Rengo se sentait merveilleusement bien, c'était un vrai paradis pour lui d'être dans un endroit pareil, il y avait de tout, des armes blanches, des blasters, des détonateurs et autres explosifs, bref il n'avait que l'embarras du choix. Il revêtit un plastron en cuir noir qui lui recouvrait le haut du corps en laissant ses bras à découvert. Il enfila également un pantalon ample afin de conserver une grande liberté de mouvements et il regarda autour de lui afin de choisir une arme qui lui conviendrait.

Il n'aimait pas l'idée de prendre un blaster avec lui alors son choix s'arrêterait sur une arme blanche et ce n'est pas ça qui manquait. Il choisit deux vibro dagues qu'il accrocha à sa ceinture puis prit dans sa main gauche une vibro-hache maniable à une main et une épée à une main. Il vit également un bâton électrique et il le prit, décidant de l'utiliser au cas où. En attendant, il se servirait d'armes dont il avait l'habitude. Puis il attendit qu'on l'annonce pour entrer dans l'arène, chauffant ses muscles en effectuant quelques mouvements avec la vibrohache et l'épée afin d'être prêt. Son adversaire était déjà dans l'arène et la foule semblait apprécier ce gladiateur, il n'en était donc pas à son premier combat.


« Et face à lui, une nouvelle recrue fraîchement arrivée tout droit venue du District 6, une vraie force de la nature. Voici sans plus tarder le Chasseur Fou !!! »

La porte s'ouvrit alors et le Togorien entra au pas de course, constantant que l'arène n'était pas pleine mais pas totalement vide non plus. Il poussa un féroce rugissement, un cri de guerre destiné à son adversaire, qui se révéla être un Gamorréen, un être primitif et sans cervelles mais brutal à souhait, un combattant de choix pour la sauvagerie dont Rengo savait preuve lorsqu'il s'était fixé une cible à abattre. Il rugit une seconde fois, montrant les crocs à son adversaire, bien plus petit que lui et armé d'une hache à deux mains. Celui-ci ne semblait pas impressionné par la lourde carrure du Togorien ni par sa taille, il n'attendait que le signal pour se battre. Et le signal fut donné, à savoir un coup de gong annonçant le début du match à mort qui allait avoir lieu sous les yeux de nombreux spectateurs, dont des membres du District 6 venus supporter leur représentant.

Sans surprise, le natif de Gamorr chargea tête baissée vers Rengo, tentant de le percuter de plein fouet, certainement dans l'optique d'ensuite lui assener un puissant coup de sa hache dans le but de le décapiter et de le débiter en plusieurs morceaux. Mais ce n'était pas vraiment ce qui se passa, Rengo courut également vers son adversaire et il le chargea, misant sur sa force physique pour contrer l'autre gladiateur. Ce fut presque réussi mais il dut rouler sur le côté pour éviter un coup de hache dans le crâne et il frappa à son tour, tentant d'occuper l'attention du Gamorréen sur son épée avant de lui envoyer un coup de hache derrière la jambe. Son adversaire gronda de mécontentement en bloquant le coup et il enchaîna avec une frappe visant de nouveau la tête de Rengo qui n'eut d'autre choix que de se reculer afin d'éviter la décapitation et il désengagea, mettant une courte distance entre eux.

Il s'efforça de se concentrer, pas pour laisser sa place à l'un des Quatre mais pour s'ouvrir à la Force comme Alfhar le lui avait enseigné lorsqu'il était avec les Maraudeurs Gris. Il lui avait dit qu'Elle était présente partout et qu'il lui suffisait de savoir comment s'en servir, une question de pratique et d'entraînement mais sans Maître pour le guider, force était de constater qu'il ne connaissait pas grand chose sur la Force, l'usage qu'il pouvait en faire et les possibilités qu'Elle offrait. Il commença à tourner autour de son adversaire comme un prédateur tourne autour de sa proie, laissant la Force couler en lui avant de prendre l'offensive à son compte, usant de ses maigres connaissances pour accroître sa vitesse d'éxecution.
Il plaça un coup puissant avec sa vibrohache visant le bras droit de son adversaire, coup qui fut bloqué mais c'était le but recherché car dans la foulée, il désengagea et planta la pointe de son épée dans la cuisse gauche du Gamoréen, qui lâcha un cri de douleur avant de reculer précipitament. Continuant sur sa lancée, le Chasseur Fou ne lui laissa aucun répit, enchaînant les assauts sous deux angles différents, sa hache servait à distraire l'attention tandis qu'avec son épée, il visait les jambes et les bras de son adversaire afin de l'obliger à lâcher son arme afin de le finir à mains nues. Il voulait démembrer cette brute stupide à la seule force de ses bras, il voulait lui arracher chaque partie de son corps sans la moindre once de pitié, il voulait le tuer, il voulait du sang, le public réclamait du sang, il allait leur en donner pour leur argent !

Le Gamoréen voulut tenter une ultime attaque, un coup puissant visant les côtes du Togorien, qui sauta par dessus sa proie, arrivant derrière elle, lui assénant un coup de hache au niveau des poignets, lui tranchant les deux mains. Hurlant de douleur, le gladiateur perdait énormément de sang mais ce n'était pas fini, Rengo lâcha ses armes et termina son combat à mains nues, envoyant plusieurs directs dans le visage avant de l'envoyer au sol avec un uppercut au menton. Une fois l'esclave à terre, baignant dans son sang, Rengo donna libre court à sa rage, laissant Dahi'Zhe se manifester et le Faucheur frappa, encore et encore, griffant et mordant le Gamoréen, le réduisant en charpie sans même se rendre compte qu'il avait rendu l'âme depuis quelques secondes déjà.

Quand il réalisa la mort de son adversaire, il ne restait plus grand chose du Gamoréen et il se releva, couvert de sang. Il récupéra sa hache et décapita sa victime, brandissant bien haut sa tête pour montrer à tous qu'il avait remporté son premier combat dans l'arène. Il se sentait pleinement vivant, il avait réussi et le public l'acclamait tandis qu'on annonçait officiellement qu'il était le vainqueur du match à mort. Pour célébrer sa victoire, il poussa un rugissement que tous purent entendre, un cri de victoire tonitruant qui résonna dans l'arène. Il l'avait fait, il avait triomphé et il gagnerait ainsi en réputation, tout comme son District. Le Chasseur Fou quitta le lieu du combat, fier de cette victoire, en espérant qu'elle servirait à galvaniser les esclaves du 6.


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