L'Astre Tyran

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#40412
ARBRA
Forêt septentrionale

Il n’y a pas à dire tes départs précipités de Bothawui c’est toujours quelque chose. Enfin, tu connais la chansonnette avec les clans de seconde zone. Déjà que tout profit qui n’est pas le leur, leur déplaît… Alors je te passe les détails quand il est question de faire primer celui d’un alien. Enfin. Les bas-fonds du terrier s’agitent, grognent, conspirent puis s’écrasent. Et toujours dans cet ordre.Bah. Peste Borsk en esquissant un mouvement de balayage du bras comme pour chasser tous ces désagréments jetés à sa figure. Tout Bothan désire bénéficier d’un ou de plusieurs privilèges. C’est sa façon d’affirmer sa passion de l’égalité. Et puis ce n’est pas comme si ça m’amusait de courir la cambrousse, mais notre animal du jour est du genre difficile à dompter. Je lui fais une faveur, en échange de quoi, il m’en doit une en retour. Hum. En parlant d’animal. Ta derrière battue remonte à quand très exactement ?Si j’ai bonne mémoire et c’est le cas. Tu y étais. Après la seconde démission de Trey’dra et ma nomination pour reprendre ma place. Sacrée journée. En tant que chef d’État, deux choses m’avaient bien manqué. Déjà d’être chef et qu’il y eût un État.Tu fais meilleur chef que chasseur. J’espère qu’il ne compte pas négocier ça au nombre de gibiers trappés.Tu prodigues des conseils pour la chasse maintenant, je dois m’attendre à ce que tu me lises la carte du ciel et que tu règles ma chute de poils à mon retour ? Contente-toi d'assurer la régence. Ponctua-t-il sèchement avant de couper la liaison holocom avec Tav.


Si le vieux Fey’lya avait usé de patience ne serait-ce que quelques instants de plus il aurait appris que « certaines choses ne trompent pas, surtout quand ça saute aux yeux ». Sans doute que la chose lui aurait déplu, c’était mieux ainsi. Il n’aimait pas les reproches comme tout un chacun, encore moins quand il est question de sa manière de chasser. Fut-il aussi mauvais qu’on le laisse entendre. Il avait déjà trop tardé et il était attendu …Et voilà que quelqu’un s’approche. La tête du bothan s’hérisse, un bruit de pas suivis par un second et enfin … Un vacarme. On martèle l’armature comme gamorréen en rut, la porte du compartiment privé de la navette chancelle sous le torrent de coups. Fey’lya trésaille, comprend, se ressaisit puis fulmine. On finit par entendre crier, mais sans que cela ne vienne de lui, non pas que l’envie ne lui est pas parcourue l’esprit, sa pudeur à garder les apparences lui épargna tout un spectacle pathétique.

Celui qui l’interloque, le fait avec toute la manière bien caractérisée des simples d’esprit et tout ça pour simplement indiquer qu’il est temps de fouler le sol de ses deux pattes, un manque de savoir-vivre alarmant. Le Bothan engoncé dans sa tunique violacée fait claquer la porte et foudroie d’un regard noir le mutin de l’ordre et du bon sens. Signe d’un licenciement imminent, le demeuré finit par comprendre l’étendue de son erreur et se décompose dans son uniforme. Un militaire par-dessus tout… une bande de demeurés à peine bons pour se prendre du plasma maugréa Fey’lya sans faire état du moindre commentaire audible. Celui-ci poursuit plutôt sa route en direction d’une rampe abaissée, celle de son vaisseau, fermement ancré au sol meuble d’une clairière. Borsk en tête de sa propre délégation s’étonne de l’accueil qui lui est réservé. Même pour un vieux routier de la diplomatie la vision d’une vingtaine de baroudeurs en griffes, en crocs et en écailles tout armés de la tête aux pattes a quelque chose de déstabilisant. On s’habitue trop aux froufrous, aux étoffes et autres subterfuges de cour. À mémoire de bothan il n’a pas vu tel cortège diplomatique depuis sa dernière confrontation avec le représentant du peuple Kaleesh. Un sacré spécimen lui aussi. Passant outre, Borsk se contenta de faire ce que Borsk savait faire, préserver les apparences et répondre au sourire édenté de son hôte par une mine amusée.

Je me languissssais de vous voir arriver, le soleil vient tout juste de se lever par ici.Je partage votre plaisir et vous transmets toutes les amitiés du peuple Bothan excellence Tusserk. Léger ricanement du côté de l’assemblée des reptiles, réprimés sauvagement par un grognement de l’ancien. Haussement de sourcils côté bothan. Après ce qui semble être un soupir, le lézard osa la confidence.Je ne m’y ferais jamais.On ne s’y fait jamais vraiment. Le tout est de garder les apparences. Le ton se veut presque paternaliste, amical, à confidence pour confidence afin de maintenir l’illusion d’un pied d’égalité.


Le bothan ne put faire abstraction des railleries qui pondent au creux de son esprit. Quel blanc-bec ! Et comble de ça, pas même le plus gratiné. En tout cas, il ne vaut pas un clou comme diplomate, mais rien d’étonnant de la part d’un être issu d'une race aussi primitive. La rencontre entre Trandoshans et Bothans ne peut commencer sous meilleurs auspices.
#40448
ARBRA
Forêt septentrionale

Les réjouissances organisées sur le monde reculé d’Arbra commencèrent sans fioritures. Tout le petit monde se plie bien volontiers aux us et coutumes, le temps du jeu du moins. Une assemblé ainsi réunie sous l’ombrage d’un abri militaire écoute en silence l’ordonnancement de la journée. On y répartit les secteurs de chasses, des rabatteurs sur les flancs accompagnés des bêtes courantes, en pointe du dispositif les maîtres des créatures de recherche et bien sûr les cavaliers au centre. Ces derniers auront le privilège de mettre à mort le gibier. Son privilège. Pour le choix des montures, on préféra l’acier trempé et les écrous aux nerfs et aux muscles. Une unique barge de combat, rudimentaire, taille modeste et à la forme vaguement ovoïde, un modèle spécialement adapté à la chasse en milieu forestier. Dernière originalité, les consignes édictées entendent imposer le silence jusqu’à la sonnée des trompes de chasse. Un comble pour une entrevue diplomatique ! Quoi que. Choix judicieux. Pour le lézard en tout cas. Celui-là s’épargne les humiliations intrinsèques à son infériorité cérébrale. Ainsi on ne murmure qu’à quelques instants propices, que ce soit à la croisée de sentiers en friche ou au détour d’un vallon.

Fey’lya accompagné par un homme en arme et Tusserk suivies par ces deux fils voguent par de là un terrain impraticable à patte. On tue l’attente en jetant son regard comme une bouée plongée dans un océan d’émeraude. Au détour d’une passe, les naseaux de Borsk se contractent. Une odeur familière ? Non une sensation plutôt. Face à ces bois nimbés d’un léger crachin. C’est là le charme de ce qui est mystérieux. Le natif de Kothlis est à son aise parmi les voies détournées qui mènent au chaos et, comme toute chose qui aime son symbole, le bothan aime la brume et tout ce qui est indistinct, naissant, crépusculaire, humide et voilé ; l’incertain, l’informe ce qui est mouvant, ce qui grandit, il le ressent comme profond. Si le naturel revient toujours au galop, le mépris s’étiole pendant un temps. Fey’lya apaisé brise un long moment de silence par un bruit de voix léger.

Je n’ai jamais eu l’occasion de voir Trandosha était-elle semblable ? L'interrogation est sincère. Le vieux lézard s’appuyant sur la rambarde de l’embarcation ne détourne pas le regard de l’horizon. Il répond avec amertume. Différente. Plus sauvage. Plus vaste ... Tout sssssse qui est perdu l’est à jamais. Mais. Parce qu’il y avait un mais. Il y règne une ssssssertaine atmosphère … comparable.Et respirable surtout. Cela nous change de Coruscant. Ironise le mammifère désormais accoudé à deux enjambées de son homologue sénateur. Ne m’en parlez pas. Grogne le reptile avec une moue sincèrement dégoûtée.


Une bourrasque finit de balayer la figure des protagonistes qui s’en retournèrent à leur étrange mutisme. On ne parle plus. De la diplomatie muette voilà qui est des plus originales … C’est décidément bien sa veine ... Avec le temps accordé le bipède à poil se remémore les informations consignés sur le gibier traqué, un cousin du Gnathgrg, une espèce native de fût Trandosha, qui à la différence de son homologue est un prédateur féroce et de quatre fois sa taille. Une créature difficile à manquer. Tusserk remarque en premier l’évidence. Suivi par ces fils. Et enfin par les bothans. Plusieurs créatures à poil long, montées sur huit appendices foulant la terre en flanc de falaise à haute vélocité. Les hululements des bêtes courantes à leur trousse suivie des crissements des cornes de chasse retentirent avec fracas dans toute la vallée. Un véritable capharnaüm qui vient faire regretter le paisible du précédent vide sonore. Le vieux trandoshan saisit d’un bras son fusil de chasse Mark-1B, une arme élégante à la crosse faite d’un bois noble. Imité par le reste des occupants du véhicule flottant Borsk se résout à dégainer son arme personnelle. Un banal DL-44, usé par le temps, racheté après son service militaire en souvenir.

Vous ne plaisssssantiez donc pas, votre choix des armes ssssss’est vraiment porté sssssur sssse jouet. Ricana dans un gargouillis de sifflements Tusserk. J'ai un jour entendu un vaurien dire qu’on n’a jamais fait meilleure arme que celle-ci, c’est bien là le seul point avec lequel je pourrai bien m'accorder. Répondit très sérieusement Fey'lya.


Braquant d’un geste mécanique la meute en contrebas, un œil clos et le doigt sur la détente ...

#40457
ARBRA
Forêt septentrionale

Une détonation. Suivie d’une autre et encore une autre. On canarde sec. Mitraillade à bout portant. Cent cinquante cellules énergiques grillées en tout, à se demander ce qu’on aura à tirer de bon des carcasses après ça. Inquiétude sans-fondement. La meute prise en chasse a un cuir particulier, tellement épais qu’on ne peut espérer le percer à coup sûr sans aligner un attirail conséquent. Il y a ça. Et le plaisir de tirer quelques cartouches, de s’acharner contre ce qui nous est inférieur, le doux plaisir d'exercer le droit du tyran sur le tyrannisé en somme. En contrebas, de la fumée, l’odeur du brûlé et quelques gesticulations. Des hoquètements de vie ou de simples convulsions ? L’arrivée des bêtes courantes coupe court à tout débat, celles-ci finissent de tailler en pièce tout ce qui respire encore. On fait descendre la barge. Ses occupants voient retrouver le plaisir de fouler le plancher des banthas à nouveau.

Personne ne fait de remarque sur le type de méthode employé pour la battue. Si elle a les atours d’une impitoyable exécution, nos bourreaux ont eu l’amabilité de laisser aux condamnés l’opportunité de se dégourdir une dernière fois les pattes. Une délicatesse rare. Espérons que cette dernière bouffée de liberté fut au goût du gibier. Car le temps est venu d’honorer la déesse de la chasse et de prélever à la nature leur bon dû. Tusserk tire le premier une longue plaque de métal dentée d’un fourreau pendant en bandoulière, un genre de grossier hachoir à viande, trop gros pour être qualifié autrement. L’ancien ploie l’échine palpant la croupe de plusieurs des corps, une griffe rappant sur les plis des tonsures épaisses.

Que cherchez-vous exactement ? Finit par questionner Fey’lya en s’approchant. J’identifie les impacts. Grommela le lézard qui ne semble pas trouver ce qu’il cherche. Ah. Voilà j’en compte trois, non quatre…


Le représentant de l’espace Bothan visiblement sceptique à l’idée qu’on parvienne à identifier dans tout ce charnier quoi que ce soit. Le trandoshan lui cherche à reconnaître les heureux élus qui ont porté le coup final. Sur les cinq animaux tués, quatre sont tombés de la main d'un trandoshan. Enfin selon les dires Tusserk, cela n'étonnerait pas le vieux Borsk que le score soit pipé. À l'aide de ses deux doigts écailleux, le sang-froid écarte la plaie d’une des créatures, puis il se renfrogne.

Je crois bien que vous aviez raison … Vous êtes parvenu à percer le cuir d’une des bêtes … Il finit par saisir la trompe et hisser la charogne en question à hauteur de bothan. Lui montrant un impact de blaster. Charmant. Une horreur. Ces créatures sont-elles comestibles ? Sssssela dépend, ssssi vous cherchez à mettre en œuvre votre dernier repas, mais je ssssaurais vous conseiller d’autres manières pour trépassesssr. Il exissste des poisssons bien plus fiables. La valeur de ssses créature ssse sont leurs graisses, particulièrement riches et leur cuir également. Il faut pour autant les traiter. Le tout est de faire bouillir les ressstes dans un bain ssspécial.


Borsk se hisse en face des dépouilles et s’accroupit, son museau le démange, l’odeur pestilentielle de la mort mêlée aux roussies de la chaire fait un cocktail olfactif des plus désagréables d’autant plus pour des mammifères à l’odorat aussi développé. Écoutant d’une oreille attentive les élucubrations de son hôte, soupirant intérieurement de le voir plus bavard qu’en plusieurs heures d’envolée à parcourir les bois.

Vous chasssez régulièrement ?Autant que me le permet mon agenda.Il ne lui permet pas. Ma dernière partie remonte à mes dernières vacances officielles. À la veille de ma réélection à la tête de l’Espace Bothan.Il avait depuis mieux à faire que de perdre son temps à braver la cambrousse.


Plus de vacances depuis très exactement sept ans. Plus d'officielles. Mais Fey’lya part bien pour des destinations de plaisances quelques semaines, prétextant toujours une rencontre diplomatique. Il ne fait pas bon de s’acquitter de quelques congés par voie courante quand on est aux fonctions que sont les siennes. La moindre erreur de conduite sera perçue comme une faiblesse et un appel à former une coalition afin de l’évincer définitivement de la course. Il faut ruser. Comme toujours.

Combien même l’exercice fut agréable, je suppose que vous ne m’avez pas seulement invité pour chasser avec vous.Non en effet. Vous aviez formulé une propossssition au moment de notre dernière rencontre.Elle tient toujours.Sssss’est de ssssa dont j’aimerai disssscuter. Esquissant quelques pas en direction d’un layon afin de se mettre à l’écart, Fey’lya lui emboîta le pas. De quoi aimeriez-vous discuter ?Vous promettez une allianssse fassse aux futurs assauts impériaux.En effet. Le sort d’Ithor et l’absence de garnisons fédérales sérieuses au cœur de la Bordure Extérieure est préoccupante. Nous sommes désormais à la place des colonies. Un ventre mou sur lequel vont s’écraser les flottes impériales et le temps de la riposte nos mondes seront déjà à feu et à sang.À ssse terrer à attendre l’ennemi sss’est inévitable, nous nous devons de reprendre les offensssives avec la République.La Nouvelle République n'en fera rien. Pas dans la composition actuelle de son exécutif. Mais vous avez infiniment raison. Je ne puis moi-même me résoudre à rester les bras croisés à regarder notre ennemi se reconstruire, il paraît inévitable que certains peuples se salissent les mains. Pour le bien commun. Vous êtes de mon avis n’est-ce pas ?


Bien sûr que l’infâme est de son avis. Les trandoshans plus que les autres ont mille raisons de haïr l’Empire, celui-ci leur a tout pris, leur monde natal, leur peuple, leur avenir. Il ne reste plus quelques milliers de fantômes, autant d’âmes en peine qui ne respirent plus que pour voir leur ennemi mourir, afin d'apaiser les millions de souvenirs collectifs qui réclament vengeance.

Et cette haine viscérale la race Bothane est bien déterminée à en tirer profit.
#40477
ARBRA
Forêt septentrionale

À quoi pensssez-vous ? Une coalition. Rétorque-t-il comme si cela tient de l’évidence. Une coalition des forces non fédérales des membres consentant à cette alliance. L’organisation visera à entretenir une consultation et une coopération mutuelle dans les secteurs de la sécurit… de la défense. Il n’est plus franchement de bon aloi de parler d’ordre, de paix et de sécurité à une victime du régime de l’ordre nouveau. Ainsi que dans la conduite d’opération extrasectorielle. La coopération passera par des entraînements interarmées, ainsi que dans l’exécution des dites opérations. Pour la tenue d’une mission de conseil, celle-ci sera parachevée avec la création d’un haut commandement en commun avec un système de roulement biennal de sa direction qui sera bien sûr incarnée tour à tour par chacun de ses membres. Tout n’est qu’une question d’image, il n’y a qu’un vrai maître à bord, mais les esclaves modernes apprécient le jeu des apparences. Alors, jouons.


Fey’lya récite-là scrupuleusement les instructions que lui ont confiées ses propres conseillers, dissimulant avec un certain talent tout le désintérêt qu’il porte communément aux affaires techniques de la guerre. A contrario du Trandoshan qui lui ne se contente pas de simplement se noyer dans le flot de paroles en silence, celui-ci demeure un seigneur de guerre avant d’être forcé à porter la bure ridicule de diplomate et il a déjà passé en revue la plupart des options à sa portée pour saigner la peste bleue.

Ssse genre de coalition est mal vu de la part de la Nouvelle-République. Il en grogne. Les Kaleesh ainsi que les Neïmodiens sss’y sssont déjà esssayés afin de relanssser la guerre dans le Nord. Et on connaît le résultat. Fort peu glorieux. Ssse ne sssont pas les blasssters impériaux qui leur ont fait baisssssser les armes, mais la presssion économique exersssée par les mondes partisssans à la paix. Ils sssont plus nombreux qu’on le croit. Et les miens ne pourront ssse permettre de sssubir la moindre sssanction. Il est donc préférable d’agir ssseul … Les moustaches de Borsk frétillèrent. Il est en effet difficile de lutter à contre-courant de la mouvance gangrénée actuelle, sans alliés économiques sur lesquels compter...Nous n’avons rien à offrir aux vôtres Fey’kya. Coupe sèchement Tusserk.


Les deux humanoïdes finissent par s’arrêter au pied d’une exubérance géographique à l’initiative de Borsk désireux de prendre le temps qu’il faut. Le reptile ne le sait pas encore, mais celui-là est déjà de son avis, il doit simplement lui faire comprendre. Si la bestiole s’entête à écarter les sujets économiques, celui-ci n’y comprenant franchement rien, il faut changer d’approche, se montrer plus imagé. La patte du vicieux animal à fourrure effleure la surface transparente d’un cours d’eau. Fey'lya s’édente d’un long sourire.

Vous savez on ne commerce pas forcément à égalité, mais il est de tout temps connu que l’enrichissement des plus riches se réinjecte forcément dans un système économique. Pour les autres il suffit simplement d’en faire partie en épargnant ou en consommant, les revenus engrangés contribueront au renforcement de l’activité économique globale. Et par un effet de ruissellement. La paume de sa main alors ouverte se raffermie perturbant le filin d’eau dans laquelle elle trempe. Vous bénéficierez à votre tour des fruits du succès. Le système économique de la Nouvelle République n’est pas entre des mains amicales, mais si vous lui préférez un autre système, tenu par des amis de votre peuple, qui partage une même vision, la liberté d'entreprendre vous sera alors toute acquise.Imaginez seulement avec une économie à courant fermée nous n’aurons plus à craindre des pressions de ces utopistes. Le choix d’un marché commun est définitivement celui du pragmatique.


Entre deux êtres vivants, les rapports les plus étrangers à la société qui puisse se produire sont ceux du prédateur et de la proie. Et définitivement le naturel est en ce jour bel et bien absent, voilà que le petit animal pas plus haut d’un mètre quarante pour soixante kilogrammes tient le rôle du prédateur, alors que le sang-froid du haut de ses deux mètres pour cent cinquante kilogrammes en est rendu à l’état de proie. Dans une civilisation galactique qui s’est tant rapetissée ou la race marchande vient désormais tenir tête à la plus noble des races...

Le barbare n’a guère sa place dans le monde des nains, il est voué à s’aplatir.
#40501
ARBRA
Forêt septentrionale

Sssesssez. J'ai compris Fey'lya... j'ai compris. Le bothan n’en rajouta pas plus. Je vois bien qu'un partenariat commersssiale ssserait nécessaire, mais nous n'avons rien à échanger avec les vôtres. Rien. Quelles richessses voulez-vous donc générer à partir du néant ?


Le Trandoshan en avait le cervelet reptilien tout retourné, une douleur qui tambourine à tue-tête dans son crâne à l'écoute de ce sermon au nom du culte d’une main invisible. L’hérétique qu’il était ne lui faisait pas perdre l'esprit pour autant. Lui ne croit pas en la générosité. Surtout pas en politique. Et encore moins de la part d'un Bothan. Le petit animal vicieux n'a strictement rien à gagner de plus qu'il ne gagne déjà. Si on ne comprend pas l’intention d’un partenaire, on se montre méfiant, tout ce qui paraît trop beau pour être vrai cache forcément une chausse-trappe. Le peuple Trandoshan n’est pas riche, Tusserk n’avait pas le droit à l’erreur, ceux qui vivent décemment sont des mercenaires, ou des braconniers... Souvent les deux en même temps. Le conseil des clans n’en voit pas non plus l'intérêt d'aller échanger avec ces sauvages, de leur consacrer plus de temps qu'une simple holocomunication. Borsk en a pourtant décidé autrement…

Vous vous trompez. Il n'est pas forcément nécessaire d'échanger une ressource matérielle contre une autre. Certains services se monnayent au prix fort. Mais ça, vous le savez déjà, n'est-ce pas ? Le regard du sang-froid semble pétiller Il a compris. Je … penssse voir de quoi il sss'agit. Mais les vôtres ssseraient réellement intéresssés par nos ssservissses ? Ils ne sssont pas spésssialement connus pour faire appel à une rassse étrangère pour ssse genre d’affaire.Je le crois fermement. Je connais les miens, pour autant ils auront besoin d'une première illustration. Une démonstration de l'étendue du talent et de l'ingéniosité de votre peuple. Je peux même vous aider à accomplir ce premier coup d'éclat. Il lui tend un datapad. Une main écailleuse s’en saisit et d’un coup d’œil balaye et parcourt les détails. Fey’lya poursuit. Après quoi, je puis vous promettre que les vôtres bénéficieront d'une place privilégiée dans le système économique que je vous ai dépeint, en plus de permettre une association militaire commune. J’y veillerai personnellement.


Le petit sourire en coin du Bothan trahissait une jubilation, mais est-elle incontrôlée ? En comparaison son homologue sans nuance aucune s’édente d'un rictus carnassier mêlé à un rire guttural… De la finesse toujours de la finesse, que diable. Désormais attiré par un appât juteux, le reptile ne peut que baisser sa garde, celui-ci se croit peut-être possesseur d’un secret à opposer à l’un des politiques les plus influents de toute la Nouvelle République. Une vilaine affaire de liquidation d’opposant, un gros bonnet fils d’un des chefs d’un clan majeur qui tient tête au vieux Borsk, le genre de cible normalement intouchable. Mais l’assassinat est une mort presque naturelle chez les êtres à fourrures, le concours d’une force étrangère pourrait ainsi permettre de déboucher sur un rétablissement des règles de la nature. Le reptile pense-là exploiter l’une des vilaines manies des bothan, une tare qui les poussent instinctivement à faire passer leurs intérêts personnels par-dessus le reste. Borsk est après tout connu pour être assoiffé de pouvoir, n’a-t-il pas concouru au poste de président de la Nouvelle République en faussant compagnie aux membres du gouvernement qu’il avait accompagné depuis la fondation de l’état fédéral.

Mais là résidait toute la perversité des desseins du Bothan. Si le vieux Borsk est à la place du vieux Borsk c’est bien parce que ce dernier s’est rendu maître dans l’art d’associer son intérêt personnel à celui de l'Espace Bothan. Il en vient parfois à confondre les deux. Si le vieux Trandoshan pense potentiellement pouvoir tenir en défaut Fey’lya, celui-ci se rendra compte, mais bien trop tard, que le vieux Borsk tiendra quant à lui l’intégralité de son peuple en otage. Maintenant que le reptile pense vainement avoir compris l’intérêt et les intentions de son relatif, mue par des pseudos désirs personnels, traiter avec lui n'est plus un problème, ainsi, le marché lui paraît crédible, acceptable. Mais indubitablement le sort des trandoshans ne lui appartiendra plus. Une fois intégré au système économique de l’espace bothan ceux-ci vont progressivement s’isoler du reste du marché de la Nouvelle-République profitant des tarifs avantageux qu’ils leur seront proposés, mais au prix d’une totale dépendance de l’intégralité des importations faites à travers cet espace. Soins, énergies, hydrocarbures, nourritures tout ceci leur sera bientôt injecté par un seul et même acteur …

Alors c’est d’accord. Réalisez cette tâche. Et après son succès, je vous transmettrai les traités à signer.Je peux vous asssurer que ssse problème sssera rapidement réglé Fey’lya. C’est parfait. Oh j’oubliais. À l’occasion de la formation de notre future alliance défensive, les miens souhaitaient vous faire un cadeau en ce sens. Acceptez ceci. Sortant d’une de ses poches un petit cylindre argenté hérissé par un iris orangé qui vient transposer l’image d’un vaisseau. Sss’est … sss’est un croissseur ?En effet. Il vous sera livré prochainement. Mon peuple sait se montrer très généreux avec ses alliés. Ne nous décevez pas. Ne me décevez pas. Rajouta-t-il dans un froncement de sourcils.


L’échange se conclut ainsi. La délégation Bothane repartit. Chacun pensait avoir fait bonne affaire, un marché équitable entre puissant et faible… Illusion et folie qu’est de penser ainsi. Si comme annoncé la nature revient toujours au galop, c’est bien qu’à la fin seule les puissants dominent. Seuls les bothans sauront tirer bénéfice d’une telle alliance. Un premier pas dans leur projet d'unification de la Bordure Extérieure, derrière une bannière qui n’est pas sous l’égide de Coruscant, mais bien sous celle de Bothawui. Les prémices d’une nouvelle ère pour les non-humains…

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By Entropie
#40644
L'avantage d'avoir à négocier avec des sangs froids tueurs sanguinaires, c'est qu'ils sont faciles à appâter. Si les exilés de Trandosha portaient à l'encontre des Bothan une certaine retenue, les paroles de Borsk Fey'lya eurent raison de leur vigilance. Il apparut évident pour les hommes lézards qu'une coopération plus active était nécessaire. Toute cette opération saupoudré de la promesse d'une chasse à l'impériale les rendaient encore plus enclin à accepter. Peut-être que c'est ce dernier point qui les incita le plus, et le Bothan s'en rendu bien vite compte. Cette courbure d'échine, les écailles qui vibrent et une production abusive de salive ... L'instinct du prédateur parlait. Aussi comprit-il que cette promesse devenait une exigence, qui si elle n'était pas promptement remplie, conduirait à une désolidarisation pure et simple.

Mais aucune inquiétude n'était à noter dans un cours terme, car tout se passait pour le mieux. Le traité fut ratifié dans la plus légalité entre les quatre entités signataires. La république cependant vit cela d'un œil méfiant et les rumeurs parvinrent aux oreilles poilus du Bothan. L'on voulait éviter à tout prix une deuxième confédération, aussi les actions allaient être beaucoup plus difficiles à mener et les alliés plus réticents à adhérer. Il manquait une pièce à toute cette opération, un coup d'éclat qui permettrait de donner à ce traité une légitimité absolue. Néanmoins, le temps était compté, et ses anciens alliés majoritaires n'étaient aujourd'hui plus que des ennemis complotant dans l'ombre. Omas lui même ne semblait pas absent à toute cette manœuvre. Sauf que lui, il détenait le véritable pouvoir.

Aussi la prudence était recommandée et la tactique de mise, même si ces qualités étaient déjà inhérentes au sénateur...

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