L'Astre Tyran

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Dathomir est une planète relativement hostile en raison de la présence de certaines espèces animales particulièrement dangereuses dont les terribles Rancors. Les Sorcières de Dathomir, femmes sensibles à la Force, se trouvent être les seules habitantes connues.
Gouvernement : Empire De Jure - Neutre De Facto
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By Dashel Nelievar
#38114
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- Dashel -
Je tenais dans ma main les deux gemmes que j’avais récupérée lors de mes voyages. La première était d’un bleu intense. Un cristal de permafrost. Des zébrures quasiment blanche la parcourait pour se rejoindre en son centre. On aurait dit un flocon de neige à ceci près qu’il n’en avait pas la forme conventionnelle. Il était long, fin, un petit bâtonnet cristallin aux propriétés bien particulières. Ces cristaux pouvaient en effet canaliser la lame d’un sabre laser. Mais contrairement à la plupart des cristaux de sabre, ils avaient la particularité de créer une lame toujours de la même couleur que le cristal. Un autre trait appréciable était que seul le sensitif ayant modelé ce cristal par la Force pouvait s’en servir. Si je l'incorporais à mon sabre après l’avoir fait, alors personne ne pourrait en déployer la lame à part moi. Cette idée me plaisait beaucoup.

En effet, je réfléchissais de plus en plus à l’arme que je voulais manier. J’avais rétabli ma connexion avec la Force. C’était un véritable aboutissement qui me laissait là où j’en étais avant que l’ordre 66 ne soit donné. Si les événements n’avaient pas si mal tourné, j’aurais été proposé pour passer les épreuves Jedi. D’après mon Maître, j’avais ce qu’il fallait à cette époque. Les choses avaient changées aujourd’hui. Et ce n’était pas à moi de décider si j’étais prêt. Mais je devais m'entraîner en ce sens. Et l’aboutissement de mon entrainement, ou des épreuves en passerais par la construction de mon propre sabre. Et j’avais déjà une partie des cristaux que je souhaitais intégrer à mon sabre.

Les cristaux. Parce que je prévoyais également d’utiliser le cristal de Ruusan. Cette pierre n’avait rien de semblable avec la première. Parfaitement ovale et lisse, sans aucune arête. La couleur aussi était différente. Parfaitement opaque, d’un blanc nacré, de petit écalts bruns étaient visibles. Je connaissais mal ce crystal. Je n’avais aucun moyen de connaître la couleur que produirait la gemme, ni s’y elle était dotée d’effet particulier. Mais je savais qui pouvait me renseigner. Je rangeais les deux gemmes dans une poche de ma sacoche et attrapais l’holocron de Rodrale. Avec le temps, j’avais appris à l’utiliser de façon plus efficace. C’était un peu comme un encyclopaedie intéractive. Je pouvais maintenant discuter avec mon ancien mentor et ami. Je l'activais donc, laissant une image bleutée et transparente du Maître apparaître.

« Bonjour Rodrale. »

« Jeune Nelievar. »

« J’aimerais savoir ce que tu sais à propos des cristaux de sabre de Ruusan. »

« Ah ! Un fameux cristal de Ruusan. A l’époque certains Jedi en utilisait. C’est une pratique perdue aujourd’hui et personne n’est sur et certain de leurs caractéristiques. A priori la lame produite par un tel cristal dépend de son utilisateur. Si ce n’est que la gamme de couleur est aussi variée qu’il peut en exister. La forme de la lame serait tout ce qu’il y a de plus normale. Sa puissance également. Mais divers récit raconte que ces gemmes aideraient les Jedi à se concentrer. Malheureusement, tant que Ruusan sera hors d’atteinte l’étude de ces cristaux semblent être peine perdue. »

« Merci Rodrale. »

L’holocron se referma et mon ami disparu. Cela faisait une deuxième gemme à utiliser pour mon sabre. J’avais également la pierre de mon ancien Maître, à l'intérieur de son sabre. Mais je ne me voyais pas la récupérer pour m’en servir. La pierre du sabre de Rodrola était peut être intact contrairement à son sabre… Quoi qu’il en soit j’avais une partie des éléments. Le temps viendrait de me pencher plus sur la question. Mais pour l’heure je devais décider de la marche à suivre. C’était d’ailleurs ce que souhaitait savoir Aslan.

« Alors ? Ou veux tu qu’on aille maintenant ? »

« Je ne sais pas vraiment… Je devrais surement me rendre au temple Jedi. Je ne sais pas si je vais leur dire où se trouve Ruusan. Ce genre de chose devrait peut être rester secrète. Mais Je dois parler avec Maître Curwee. Je lui ai promis de revenir quand je serais prêt. »

« Et maintenant que tu as trouvé Ruusan et vaincu une Sith tu l’es. »

« Oui, mais aussi parce que j’ai retrouvé mon lien avec la Force. Cependant… Il y a quelque chose que je dois faire d’abord. »

Je me levais et me dirigeais vers le cockpit. Le vaisseau était en vole stationnaire sur l’orbite de Ruusan. Mais il était temps de partir maintenant que nos blessures étaient soignées. Merar avait fait un beau travail. En me voyant entrer dans le cockpit, Aslan sur mes pas, elle prit sa place de copilote.

« On met le cap sur Dathomir. »

« Dathomir ? »

« Dathomir ? »

Les deux s'exclamèrent en même temps ? J’en convenais ce n’était pas la meilleur des destinations. Mais je devais régler une dernière chose avant de retrouver Hayley. J’avais fait une promesse.

« Oui. Je dois régler une dernière chose. »

« Bon… Eh bien je vais terminer mon contrat de Slicer et gagner quelques crédit avant de mourir et de ne plus pouvoir m’en servir ! »

Sur ces bonnes paroles, le vaisseau s’envola et quitta le secteur de Ruusan pour se diriger vers le secteur Quelli.
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By Dashel Nelievar
#38115
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- Feral -
Le zabrac était tapis dans l’ombre. Tel un prédateur, à l’abris des regards et des soupçons, il traquait sa proie à travers la jungle luxuriante de Dathomir. Il en avait fait du chemin pour aller aussi loin de sa terre natale. Il avait quitté la vallée de pierre où il était né pour fuire en direction du désert. C’était là qu’il avait perdue Ella. L’attaque des soldats de l’empire l’avait pris au dépourvue. Sa fille lui avait été enlevée. Mais pas pour longtemps. Il finirait par la retrouver. Personne ne le tiendrais plus jamais éloigné de sa fille. Pas son clan, pas les soeurs, et encore moins l’empire. Personne ! Il avait déjà étudié trois prisons de la planète pour la retrouver. Après le désert, il avait trouvé la prison au coeur d’un oasis. Aucune sorcière n’y était emprisonnée. Sa fille n’y étais donc pas. Il avait ensuite traversé les montages et interrogé les gardes de la prison du pic. Aucune sorcière et surtout aucun enfant. Il avait ensuite atterri dans la forêt pour y trouver une prison cerclée par les lacs et laissée à l’abandon. Il y avait trouvé refuge. Seul des rancors osaient s’y aventurer. Il avait trouvé le moyen de contourner les créatures du lac sans déclencher les mines qui le peuplaient. Et maintenant il y avait cette quatrième prison, au coeur de la jungle. Si jamais il ne trouvait pas sa fille ici, il serait obligé de quitter son abris de la prison abandonnée. Mais il ne baisserait pas les bras. Il finirait par la trouver. Et il savait à qui demander.

Un peu plus loin devant lui se déplaçait un petit groupe de garde. Cinq pour être exacte. Il patrouillait autour de la prison comme à leur habitude. Ce n’était pas la première fois qu’il les voyait faire et ce n’était pas la première fois qu’il les chassait. Armé de sa hache, il avançait à pas de loup, ayant rembourré ses chaussures de peau de rancor pour amortir le bruit de ses pas. Il n’était pas le plus discret, ni le plus subtil de ses frères, mais il connaissait la chasse. Il avait réussi à récupérer un touffe de poil de la grande Gorgara. Ce n’était pas rien. Aussi, les soldats n’avaient aucune idée qu’il les suivait. Cinq, c’était beaucoup trop nombreux. Deux tout au plus serait suffisant pour les interroger facilement. L’ancien frère de la nuit leva sa hache au dessus de sa tête. Les muscles de ses bras se contractent, préparant son attaque. Alors il balança son arme vers l’un des gardes. Elle tourna en l’air à une vitesse folle et percuta le dos d’un soldat qui fut propulsé au sol. Il était mort sur le coup, son armure perforée par la lame enchantée. La surprise envahi les hommes qui se tournèrent en direction du Zabrac. Tout ce qu’ils eurent l’occasion de voir était une masse de muscle jaune fondre sur eux cornes en avant. A peine avaient ils eu le temps de lever leurs armes qu’il était déjà là. Ses mains puissantes saisirent les casques des deux combattants les plus proches. Il les fracassa l’un contre l’autre. Si fort que les protections se brisèrent, libérant une giclé de sang souillant le blanc immaculé de leurs amures. Ce même sang masqua la visière d’un stormtroopers aveuglé. Il tira au hasard en direction de son assaillant. Ce dernier roula au sol pour éviter les tirs en se rapprochant de sa proie. Ils n’étaient plus que deux. La brute décrocha un coup de poing si violent au tireur qu’il en perdit l’équilibre. Il l’attrapa alors par le col et le pantalon, et le souleva au dessus de sa tête. Le dernier combattant était terrifié face à tant de violence.

« Nous somme attaqués... Je répète, nous sommes attaqué ! Un monstre ! Il va nous TUER ! AU SECOURS ! »

« Mal Humain. Sharee meni tze redut shar. (Faible humain. Tu n’en vaux pas la peine.) »

Il envoya valser sa prise sur le soldat térifié qui essayait de fuire. Un craquement sonor retenti dans la jungle quand ils se percutèrent. Ils ne produisaient plus aucun bruit. Les avaient ils tué ? Ils étaient si faible… Il s’approcha d’eux. Les gardes étaient tout simplement assommé. Le bras d’un des deux avaient une forme non naturelle. Mais rien de bien méchant d’après le Zabrak.

« Répétez ? Soldat ? Ou êtes vous ? Qu’est ce qui vous attaque ? Ok, envoyez du renfort ! Maintenant ! »

Il était temps de partir. Il récupéra sa hache et la rengea dans son dos. Il jeta un garde sur ses épaules et attrapa le pied du second. Alors il se mit en chemin vers sa cachette. A cette allure là il y serait avant la tombée de la nuit. C’était parfait.
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By Dashel Nelievar
#38116
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- Dashel -
Un peu plus de trois jours de voyage. C’est ce qui aurait dû être le temps entre Ruusan et Dathomir si nous ne nous étions pas arrêté à Onderon. Mais refaire le plein de stock de soins, nourritures et carburant n’était pas une si mauvaise idée. Mais c’était surtout Aslan qui avait insisté. Il avait besoin de matériel. C’était compréhensible. Si il devait continuer de voyager avec nous, il devait pouvoir exercer depuis le vaisseau. L’Hermes était bien équipé pour intercepter ou relayer des informations. Mais le cortex du jeune Noorien, s’il était très utile avait ses limites. Il en avait donc profité pour équiper le vaisseau de différents outils nécessaires pour continuer d’exercer. Jusque là je n’avais pas à me plaindre du jeune homme. Il était intéressant, et franchement amicale quand on apprenait à le connaître. En revanche Merar et lui avait plus de difficulté à s’entendre. Cela viendrait avec le temps. Mais il fallait reconnaître que la “trahisons” de la Nautolan n’aidait pas. Je lui avais pardonné. J’avais compris pourquoi elle avait donné ma position au Sith. Elle aurait dû m’en parler, certes. Mais je comprenais. En revanche le Slicer avait eu plus de mal à l’accepter. Il n’avait pas très envie de remettre sa vie entre les mains d’une inconnue qui risquait de le faire tuer par un seigneur noir. Je ne doutais pas que les choses s'arrangeaient, mais il fallait du temps.

Une fois ravitaillé et équipé, nous étions donc reparti rapidement de Ondéron pour aller vers Dathomir. Le voyage fut rapide. Et calme. Aslan finalisait un contrat qui devait lui rapporter un paquet de crédit. Je n’avais pas très bien compris en quoi il consistait. Je ne connaissais rien au slicing. Mais pour une fois, cela semblait légale. Merar, elle restait loin de lui et de ses remarques. Elle m’aidait à piloter le vaisseau en direction de la planète. Le temps du voyage, le jeune homme avait empoché ses crédits au moment même où nous sortions de l’Hyperespace. Il ne fallut pas plus d’une minute avant que l’Hermes ne recoivent une communication provenant d’un croiseur impériale qui nous barrait le chemin.

« Destroyer stellaire impériale Truxtun à Cargo corellien XS Stock Léger, veuillez vous identifier. »

Aslan s’approcha de nous pour nous expliquer son plan. Ce n’était pas étonnant, après tout il avait passé une grande partie de sa vie à falsifier son identité et à passer les douanes des planètes de la galaxie.

« Vous en faites pas, j’ai tout prévu. Je peux ? »

J’allumais le canal de communication pour répondre aux impériaux.

« Cargo corellien XS Stock Léger Hermes à Destroyer stellaire impériale Truxtun, nous vous recevons. »

« Truxtun à Hermes, quel est le motif de votre présence dans le secteur Quelii ? »

« Hermes à Truxtun, nous souhaitons nous rendre sur Dathomir. Nous apportons un criminel recherché pour y récupérer notre prime. »

« Truxtun à Hermes, nous détectons trois signatures thermiques à bord de votre vaisseau.Veuillez nous fournir vos numéro de permis de chasseur ainsi que le nom de votre prime. »

« Hermes à Truxtun, Mon numéro de permis B23-1-14 est le 438B5275T. Celui de mon copilote est le E34L46H45. Nous transportons Vullen Candroon. »

« Truxtun à Hermes. Veuillez patienter. [color=green][b]« 

Je coupais le son afin qu’il ne puisse plus nous entendre.

[color=green][b]« Des chasseurs de prime ? Pas bête… Mais qui est ce Vullen ? »


« Un criminel. Je n’ai aucun idée de où il se trouve dans la galaxie et eux non plus. C’est le genre de criminel un peu recherché mais pas trop non plus. Je ne vois pas pourquoi ils ne nous croiraient pas. Tout est en ordre. Même nos faux papiers. Il y a très peu de chance pour qu’il nous démasque. Mais une fois qu’ils nous auront laissé passer tu devras te débrouiller pour aller où tu le souhaites. »

« Truxtun à Hermes. Vos papiers sont en ordres. Vous pouvez passer. Rendez vous aux coordonnées qui s’affichent pour vous y récupérer votre prime contre Vullen Candroon. Terminé. »

Je poussais le levier actionnant les moteurs pour récupérer de la vitesse. Nous pouvions atterrir. En revanche nous n’allions pas atterrir là où ils le demandait. Cela inquiétait Merar.

« Comment allons nous faire pour repartir ? Entrer est une chose. Mais ils vont bien se rendre compte que nous leur avons menti. Non ? »

« Non. Je vais intercepter leurs communications. Ils doivent déjà nous attendre en bas. Je ne peux pas changer ça. Mais je peux intercepter leurs communications et les modifiers. En bas, ils reviendront que nous ne sommes pas arrivés. En haut, ils comprendront que tout est en ordre. Aussi que nous repartirons, ils penseront que nous avons effectué notre livraison. »

« Pas mal ! Merci Aslan ! »

« Derien patron. »

Le cargo corellien traversait donc l’atmosphère de Dathomir. Je devais voler à basse altitude pour rester le plus discret possible. Savoir où atterrir allait être une autre paire de manche en revanche. Ou pouvez être la jeune femme que je cherchais ? Je n’avais pas beaucoup d’indice. Tout ce que je savais, c’était que Nissa était née parmi des sorcières de dathomir. Les soeurs de la nuit même. Mais il était hors de questions de négocier avec elle directement. En revanche, rien ne m'empêchait d'atterrir dans un village pour y poser des questions. Cherchant à travers la Force des regroupements d’être vivant, je me focalisais sur le plus proche. Merar fit atterrir le vaisseau non loin d’un campement dans le désert. Il devait y avoir une bonne centaine de Dathomirien dans ce campement. L’un d’eux savait peut être quelque chose. Je me rendais à leur rencontre, accompagné de Merar. Aslan lui avait déniché un autre contrat et avait préféré rester au vaisseau. C’était préférable afin de surveiller les communications de l’Empire.

Les habitants ne savaient pas grand chose. Mais ils avaient entendu parlé d’une attaque de stormtroopers dans un campement voisin. Ils avaient capturé pas mal de monde dont des sorcières. Il y avait eu beaucoup de blessé. Suite à ça un Zabrak les avait questionné sur la présence d’une enfant. Tous s’étaient accordé pour dire que c’était une sorcière. C’était peut être ce que je cherchais.

« Merar. Je vais suivre cette piste. Je vais y aller seul par contre. vous m'attendrez ici d’accord ? »

« Oui. De toute façon je serais plus utile dans ce village. Il y a beaucoup de blessé qui sont venu se réfugier là suite à l’attaque. je vais voir ce que je peux faire pour eux."

[color=green][b]« Très bien. On reste en contacte. Faites attention avec Aslan. Je sais que les choses sont compliqué entre vous mais vous devez veiller l’un sur l’autre. Compris ? »


« Oui… »

« Je me mettais en route à la recherche de la jeune fille. »
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By Dashel Nelievar
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- Feral -
Son point frappa la jointure des doigts du soldat, libérant un énième cris de douleur. Le zabrac n’était pas une bête. Il leur avait laissé le choix. Il avait attendu un jour et une nuit avant de commencer à leur poser des questions. Il s’était montré juste. Il avait également fabriquer une attelle, certes rustique, mais une attelle quand même pour le bras cassé du gardien. Il leur avait donné à manger et les avait même laissé se reposer. Il aurait pu être plus dur. Mais il s’était montré patient. Ces humains étaient si fragile… Il fallait bien les traités comme les poupées de chiffons qu’ils étaient. Les enfants Zabrac étaient plus robuste qu’eux ! Alors, il leur avait enfin demandé : quels prisonniers étaient gardés dans cette prison. Il s’agissait d’une question simple. Ce n’était pas bien dur. Mais ils avaient refusé de répondre. Il s’était trompé. Il avait été trop bon avec eux. Il n’aurait pas dû. Il attrapa un des soldats par les pieds et le ligota au plafond, la tête pendant vers le bas. Il attacha le deuxième à une chaise.

La première nuit, il fit un grand feu dans la salle abandonnée de la prison. Cela attirerait les créatures aux alentours. Il avait patrouillé autour de la prison, faisant fuire les créatures les plus dangereuses. Il ne voulait pas les tuer. Mais il les voulait terrifié. Ca avait fonctionné. Au matin, celui pendu la tête en bas avait été piqué par des insectes ce qui avait provoqué une réaction cutanée des plus ignobles. Le second avec perdu deux doigts de pied et contemplait le visage boursouflé de son camarade. Et pourtant, ils ne voulaient toujours pas parler. Etaient ils plus fort qu’ils ne l’avaient laissé paraître ? Qu’il en soit ainsi, il pouvait faire mieux.

Le second jour il s’en alla, les laissant seul après les avoir nourri mais en les laissant attachés. Il chassa le Rancor. C’était une de ses activités favorites. Mais cette fois, il ne tua pas sa proie. Après un combat qui lui valu une nouvelle cicatrice prouvant sa valeur, il assomma le Rancor. Il fabriqua une corde suffisamment épaisse pour ne pas céder aux accoups du monstre. Il l'enroula autour son cou pour le tenir en laisse et le laissa entrer dans la chambre. Il joua le rôle de dresseur pendant une nuit entière. Les Soldats ne pouvaient ni dormir et les machoirs et griffes du Rancor ne leur laissaient pas de répit. Et pourtant ils ne parlaient toujours pas… Comment était ce possible ? Il ne lui restait plus qu’une seule solution. Il serait leur tortionnaire.

La première chose qu’il fit ce fut de lâcher le Rancor et de le terrasser lui même devant le regard épuisé des deux soldats. Il nettoya le sang coulant le long de sa hache sur les leurs vêtements déchirés. Alors il trancha les cordes des gardes et la rangea dans son dos. Il s’en alla sans dire mot, prenant soin de ne pas verrouiller la salle. Il allait attendre qu’ils essaient de s’échapper pour commencer son oeuvre. Pendant deux jours entiers, il les chassa. Chaque jour, les gardes essaillaient de fuire. Et chaque jour, il les attrapait, les poussant un peu plus dans leur retranchement, puis il les renvoyait au point de départ. Il était devenu leur plus grand cauchemar. A l’issu de ces deux jours, il leur reposa la question. Y avait il une jeune fille dans leurs prisonniers. Mais pas de réponse. Il commença donc à les briser. Littéralement. Il perdait patience. Il frappa encore et encore. Jusqu’à décider que c’était trop. Il se saisit de sa hache, la leva en hauteur et s'apprête à fendre l’air. Mais un bruit inconnu l’en empêcha. Ce n’était pa un animal. Il l’aurait reconnu. Non on aurait dit des pas d’homme. Les deux soldats étaient trop épuisés pour dire quoi que ce soit. Mais le Zabrac attrapa ma machoir du garde, serrant si fort qu’il aurait pu la lui briser.

« Pas un mot »
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By Dashel Nelievar
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- Dashel -
Suivre la trace du Zabrak avait été plus simple que je ne l’avais imaginé. Disons qu’il n’était pas particulièrement discret. Et il était facilement reconnaissable. D’après les divers récits que j’avais recueilli, il était grand et bâti comme un lutteur. Certains l’avaient même comparé à un rancor. Il était recouvert de tatouage noir, dissimulant une bonne partie de sa peau jaune. Il était assez sobrement vêtu. Un pantalon, un pagne, des bottes, une épaulière et des brassards. Si sa musculature impressionnante avait effrayé plus d’un homme, ce n’était rien comparé à sa hache qui brillait d’une étrange lueur verte. Je savais au moins à quoi ressemblait mon Zabrak. Mais aucun discours ne mentionnait une petite fille. Ou plutôt personne n’en avait vue une accompagner le guerrier. Il la recherchait et semblait se rendre de prison en prison pour la retrouver. La fille de Nissa avait dû être capturé pendant l’attaque des Stormtroopers… Le Zabrak devait être son protecteur. Il fallait donc que je le retrouve et que j’en sache plus. Et j’étais quasiment remonté jusqu’à lui.

Apparement aucune prison ne l’avait intéressé. Mais si je me déplaçais de prison en prison j’étais sur de finir par le retrouver. Et c’est c qui arriva. Il avait fait halte dans une prison abandonnée par l’Empire. Cela faisait un bon bout de temps que la nature avait repris ses droits sur la forteresse. Entouré par un lac et par la forêt, la verdure recouvrait l’édifice. Mais en son centre, une lueur orangée déformait les ombres des bâtiments. Un feu de camp… Au vue de toutes les créatures qui peuplaient les environs, il fallait être sacrément sûr de soi pour les prévenir de sa présence ainsi. Les plus faibles avaient sûrement dû fuire. Mais les plus gros étaient attirés par ce genre de feu de joie. Les Zabraks étaient connu pour leur témérité et leur amour du danger. Seul quelqu’un qui connaissait cette planète et ses monstre aurait agi ainsi. Ce devait forcément être lui. Je décidais donc de me rendre à la prison.

La nuit m’aidait à me déplacer discrètement. j’avais pu éviter différentes créatures et autres menaces jusqu’à atteindre le pont menant à l'intérieur de l’enceinte. Passer par le lac aurait été une mauvaise idée. En plein nuit, sans connaître les pièges qui devaient le peupler, j’aurais pris un trop grand risque. L’entrée principale n’était pas beaucoup plus sur. J’étais à découvert, et avec trop peu de solution de replis. Mais c’était un risque à prendre. Il me suffisait de suivre la lumière du feu pour trouver ma cible. Je ne m'arrêtais pas dan la cour principale. J’avais un étrange pressentiment. Je n’étais pas seul et la créature qui en avait après moi était habilement dissimulée. Je devais trouver un abris rapidement. Je continuais donc vers le feu de camp.

J’étais quasiment arrivé devant le bâtiment. Je pouvais voir l’ouverture par laquelle les flammes laissaient échapper leur éclat rouge. C’était un bon abris. Facil à défendre. Pourtant il semblait laissé à l’abandon. Je n’entendais au bruit autre que le crépitement des flammes. De toute évidence, le Zabrak savait que j’étais là. Il avait senti ma présence et devait m’observer, prêt à m’attaquer au besoin. Ce qu’il ne tarda pas à faire. A peine avais je posé un pied sur le pas de la porte, que j’entendais un cri bestiale provenir des hauteurs. Dans un réflexe salvateur, je roulais au sol, plongeant à l'intérieur de la bâtisse.

J’eu tout juste le temps de voir une masse de muscles jaunes tomber à l’endroit exacte où je me tenais un instant plus tôt, avant que mes yeux ne se ferment. Une odeur abominable d'excrément, de sueur et de chair pourri envahissait la pièce. Une simple inspiration suffit à mes yeux pour qu’ils se remplissent de larmes. Je les rouvrais difficilement pour voir le Zabrak se redresser et marcher lentement mais sûrement vers moi. Une rapide coup d’oeil me permis de découvrir deux corps d’humain, encore en vie, mais dans un sale état. Un peu plus loin, deux armures de stormtroopers gisaient au sol. De toute évidence ils avaient été torturés. La brute cherchait sûrement à obtenir des informations concernant la fille. Si ma capacité à ressentir de l’empathie pour les soldats de l’Empire était proche du néant, je ne pouvais m'empêcher de compatir. Il leur avait fait vivre un véritable supplice. Rien que cette odeur était une torture. Et au vu de leur blessure, le Zabrak n’avait pas eu la main légère. Il vallait mieux que j’évite de me retrouver entre ses bras.

J'attrapais le sabre de mon maître et en libérais la lame émeraude. Le tortionnaire marqua un temps d'arrêt et cracha quelque chose en Zabraki. Je ne parlais pas cette langue. Mais je n’avais pas besoin de la comprendre pour savoir qu’il s’agissait d’une insulte. En réponse, je me redressais et pointait mon arme dans sa direction. Je ne lui voulais pas de mal, mais au vue de la pièce dans laquelle je me trouvais, je risquais de ne pas avoir le choix. Les Zabrak ne reconnaissaient que la force. J’allais lui montrer ce que je valais. Il tira sa hache de son dos. Il allait en découdre. Très bien. J’attaquerais le premier. Ma lame franchit l’espace qui nous séparait. Mon attaque n’avait pour but que de détruire son arme. Pourtant sa lame de métal stoppa net mon sabre. Comment était ce possible ? Un fin filet de brume verte s’échappait de l’arme. Un enchantement… L’arme était protégée. Ce combat allait plus intense que prévu…
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By Dashel Nelievar
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- Feral -
L’humain s’était approché à pas de loup de son campement. Mais il savait reconnaître les prédateurs de Dathomir et différencier leurs approches. Les pas d’homme également. Mais il ne s’était pas attendu à ce que l’humain échappe à son attaque. Il était agile, échappant à ses poings tel une anguille. Voir sa prise lui échapper l'énervait. En revanche voir sa prise se débattre l’amusait au plus haut point. Peut être avait il face à lui un adversaire de valeur. Cela faisait longtemps qu’il n’avait plus eu un combat digne de ce nom. Mais quand la lame de lumière illumina un peu plus la pièce, un sentiment de colère l'envahit. Il avait entendu suffisamment d’histoire sur les Jedi pour les haïr. Que ce soit de la bouche de Nissa ou de la part des soeurs et frères de la nuit. Il allait lui montrer que les Jedi étaient faibles face aux Zabraks. Il attrapa sa hache accrochée dans son dos. Immédiatement, la lame se tinta de vert et il sentit la chaleur destructrice émaner de l’arme. C’était le prix à payer. Son bras était armé d’une arme puissante que rien ne pouvait détruire. Mais en contrepartie, l’arme brûlait sa chair si son utilisation était prolongée. C’était un prix qu’il payait volontier. Il n’était pas du genre à plier devant la douleur.

L’homme qui lui faisait face n’avait rien de bien dangereux. Tout du moins au premier coup d’oeil. Il était plus petit que le Zabrac. Bien que légèrement plus grand que les humains qu’il avait rencontré jusqu’à présent. Il était beaucoup plus frêle. Mais sous ses vêtements de tissus, il pouvait deviner des muscles endurcis par les combats passés. Mais ce n’était rien face à sa puissance à lui. Pourtant il ne devait pas le sous estimer. Quelque chose dans le regard vert du Jedi lui indiquait de rester prudent. Ce n’était pas son premier combat. La peur n’existait pas dans ces yeux là. Ni dans sa posture d’ailleurs. Il était sûr de lui. Ce n’était certainement pas sans raison. Mais il n’avait jamais affronté Feral. Alors il bondit
immédiatement, d’où il était, sans élan, lançant vers le Jedi sa hache magique.

L’humain bondit de côté, tournoya dans une volte foudroyante, le guerrier passa tout contre lui, volta lui aussi, tranchant l’air de son arme. Il ne perdit pas l’équilibre et attaqua de nouveau, instantanément, dans son demi-tour, faisant siffler l’air juste devant la poitrine du Jedi. Ce dernier bondit dans l’autre sens, changea trois fois son sens de rotation dans une volte vrombissante et désorienta le Zabrak. Il était agile... En s’écartant, il la tenta de frapper violemment le côté de la tête cornue. Il évita le coup, poussant un rugissement bestial, emplissant la prison d’un écho grondant, furieux.

Le guerrier eut un sourire acerbe. Ce combat allait être intéressant. Il offrait déja plus de résistance que les deux soldats. Il ne se pressait pas pour sa prochaine attaque. Cette
fois il s’approchait lentement, en montrant les crocs, corne en avant. Tous les muscles de son corps étaient tendus. Le Jedi l’observait attentivement, reculant, il se déplaçait sur un demi-cercle, posait les pieds prudemment, accélérant ou ralentissant ses mouvements, prêt à contre attaquer au moindre mouvement. Son épée de lumière battait l’air, produisant un son particulièrement désagréable à l’oreille de la brute.

À l’instant où ce dernier se ramassa et bondit, la lame verte crépita dans l’air, pointant vers son visage. Il décala sa tête de quelques centimètres. Ce n’était pas suffisant pour éviter le coup, mais permis de réduire les dégâts. Une vive douleur, semblable à celle d’une brûlure se propagea sur sa pommette droite. Ce n’était rien qu’il ne pouvait pas endurer. Sans arrêter sa course, il enfonça son épaule dans la poitrine de son adversaire, le propulsant contre un mur de la pièce. L’homme s’effondra, haletant. Ne quittant pas des yeux la masse de muscle qui s’agitait, il posa un genoux sur le sol, et respira profondément, restant concentré sur le combat. C’était le moment d’enfoncer le clou. Le Zabrak leva son arme et la fit plonger violemment vers l’homme.

Un mur invisible stoppa net sa progression. Le magicien tendait une main vers l’avant, se protégeant d’un bouclier magique. De tout son poids, le guerrier appuya sur la barrière. Il pouvait la sentir se craqueler, il appuya de plus en plus fort, jusqu’à ce qu’il vole en éclat. Mais le Jedi avait un autre tour dans sa manche. Paume tendue vers son adversaire, il produisit une bourrasque elle aussi invisible. Déséquilibré par son attaque sur le bouclier, le Zabrak fut à son tour propulsé en arrière, tombant à la renverse, roulant à travers l’ouverture qui menait à la cour de la prison désaffectée.

Le Jedi ne laissait pas de répit au combattant. Il le suivit à travers la porte et enchaîna une série d’attaque d’une prodigieuse rapidité. Il avait tout juste eu le temps de se remettre debout quand la lame brûlante entra en contacte avec sa chair. Après les trois premiers coups, il parvient à lever sa hache, se protégeant du mieu qu’il le pouvait. Mais la colère s’était emparé de lui. Son adversaire aurait pu en finir. Ses trois premières attaques auraient pues le terrasser. Pourtant elle n’avaient infligée que des blessures superficielles. Douloureuses peut être mais inefficace. Le sous estimait il ? Ne lui témoignait il donc aucun respect ? Il ne permettrai à personne de le ridiculiser de la sorte. Il poussa un cri monstrueux. Mais le Jedi n’en avait pas fini. Dans un arc de cercle habilement exécuté, il désarma la brute, faisant voler sa hache enchantée dans les airs.

Mais ce n’était pas là sa seule arme. Il balança ses deux bras épais en avant, attrapa l’homme par ses épaules et serra à lui en couper le souffle. Il le souleva de terre, uniquement motivé par sa haine grandissante et le projeta violemment contre un pylône de la cour. Telle une poupée de chiffon il s’effondra au sol, laissant rouler le manche de son arme dont la lame ne brillait plus. Martelant la terre de ses pas, le combattant fila vers sa proie. Il enchaîna les coups de poings, frappant toujours plus fort sans véritablement savoir où il visait. Il était certain d’avoir atteint sa cible mais quand ses coups retombèrent, il remarqua que la pierre avait été craquelée par ses attaques. Le Jedi n’était plus devant lui mais avait réussi à se dissimuler derrière cet obstacle. Profitant que le pylône soit fragilisé, le Jedi le fit chuter… Directement sur le crâne cornu du Zabrak. Un craquement sonor se fit entendre. Ils ignoraient tous deux si cela provenait de la pierre ou des os du combattant. Suivit alors le nuit le plus complet. Seul le Jedi était encore debout.
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By Dashel Nelievar
#38120
- Dashel -
La brute était étendue au sol, les restes du pylône la recouvrant. S’il ne s’était pas laissé aveuglé par la rage, il aurait très certainement réussi à me tuer. D’ailleurs je n’avais pas échappé à tous ses coups. Mon dos me faisait atrocement souffrir. Mon visage également. Je pouvais déjà sentir le coquard que j’allais avoir… Mes avants bras étaient en miettes également. Si mon bras gauche n’était pas cassé, je soupçonnais mon radius d’être fêlé. J’allais avoir dû mal à m’en remettre… Même avec les soins de Merar. Mais au vu du filet de sang qui s'échappait du crâne ouvert du Zabrak, son mal de tête serait tout aussi violent. Pourtant, je pouvais déjà voir qu’il se réveillait. Je ne pouvais pas lui laisser la chance de se jeter sur moi. Je récupérais mon sabre et le gardait dans ma main droite, prêt à en faire jaillir la lame verte en cas de besoin. Quand les paupières du Zabrak, dévoilèrent des yeux d’un violet sombre et profond, je mettais en oeuvre mon plan.

Faisant appel à la Force, je recouvrais les débris de pierre brisées d’une chape de plomb, utilisant de la télékinésie pour faire paraître leur poids bien supérieur à ce qu’il était réellement. La brute poussa un gémissement et je pouvais comprendre au rythme de sa respiration et le sifflement qu’il produisait que mon pouvoir remplissait sa mission. On allait finalement pouvoir avoir un discussion civilisée.

« Ne bouge pas. »

« Lâche moi ! Lâche ! Faible humain ! Je n’ai pas dis mon dernier mot ! »

« Faible ? Pourtant c’est toi qui est étalé au sol. »

« Parce que tu as triché ! Aucun combattant digne de ce nom ne se sert de la magie ! »

« Ne te sers pas de cette excuse ! Ce n’est pas digne d’un guerrier Zabrak. Reconnais ta défaite avec humilité ! Je ne suis ni venu pour t’entendre te plaindre, ni venu pour t’humilier. Je connais vos coutumes. J’ai joué le jeu en affrontant dignement. Montre moi le même respect que celui que je te témoigne. »

« Le respect ? Si tu en avais, tu m’aurais tué quand j’étais déséquilibré. »

« Ne confond pas respect et barbarie. Il n’est pas dans ma nature de prendre une vie aussi peu innocente soit elle. Je tiens à mes principes. Cela ne m’a pas empêché de te combattre avec toutes les techniques que je maîtrise. Sache qu’utiliser la Force contre toi signifie que je n’aurais pas pu te combattre sans. Ca aussi c’est une preuve de ta valeur que je reconnais et respecte. Alors cesse de pleurnicher et comporte toi comme le guerrier que décrivent tes tatouages. »

Il y eut un silence long de plusieurs secondes. Mais finalement, il revint à la raison, se rappelant que son comportement n’était pas digne de son rang. Il prit une longue inspiration avant de me fixer fièrement de ses yeux sombres.

« Parfait. Maintenant on peut parler. Je vais te libérer. Pas de zèle c’est compris. »

Il hocha de la tête, me permettant de relâcher mon emprise. L’aisance avec laquelle il repoussa les débris faisait froid dans le dos. Il aurait très certainement pu se libérer de mon emprise avec un peu d’effort. Il avait dû juger que cela n’en valait pas la peine. Je lui tendais une main amicale en signe de paix pour l’aider à se redresser. Mais il l’ignora, sa fierté retrouvait le lui interdisait.

« Tu veux parler ? Alors parle. Mais sois bref. J’ai à faire. »

Son regard se porta sur le pièce encore éclairée par le feu. Il faisait référence aux dos soldats qu’il torturait depuis des jours à priori.

« Je pense que l’on recherche la même chose. Ou plutôt la même personne. La fille de Nissa. »

Le regard de la brute se tourna instantanément vers moi. Ses yeux exprimaient le danger. Si je n’étais pas resté aussi calme, il aurait certainement attaqué. Mais il se contenta de rester immobile, préparant à repartir au combat si nécessaire.

« Ella ? Que lui veux tu ? »

Sa voix était hargneuse et sonnait comme un avertissement. Elle aurait fait trembler quiconque pouvait l’entendre.

« Ne t’en fais pas. Je ne lui veux pas de mal. Je connaissais sa mère il y a très longtemps. »

« Nissa ? Où est cette sorcière ? »

« Elle est morte. D’un coup, les épaules de Zabrak s'affaissèrent et son regard perdit en intensité. »

« Co… comment est ce arrivé ? »

« Je ne sais pas ce dont tu es au courant. Mais Nissa n’était plus elle même. »

« Oui je le sais. Elle était déjà rongé par la haine et la vengeance quand je l’ai rencontré. C'est cette haine qui la fait partir de Dathomir en abandonnant sa fille. »

« Et cette haine l’a consumée encore plus après avoir quitté ta planète. Elle n’avait plus qu’un obsession : se venger de moi. »

« Toi ? »

« Oui. Il ya très longtemps; Avant que les ténèbres ne s’emparent de Nissa, nous étions amis. Mais elle a tout perdu et a trouvée du réconfort dans le côté obscure de la Force. Un jour, elle m’a trouvé et m’a combattu. C’était il y a bien longtemps. Elle a failli me tuer mais n’a pas réussi. Ses maîtres l’ont punis pour ça. Elle m’en a tenu rigueur jusqu’à ce qu’elle retrouve ma trace et essaie de réaliser sa vengeance. Elle n’était déjà plus elle même à ce moment. Elle est morte suite à notre combat. »

« Tu l’as tuée… »

« Oui. »

Je m’étais attendu à de la colère, une attaque, ou tout autre chose sinon cette réponse.

« A t elle souffert ? »

« Non. »

« Merci. »

Il semblait sincèrement reconnaissant. Non pas parce qu’il désirait la voir mourir, je pouvais sentir le lourd passé qui les unissait, mais parce qu’elle avait enfin trouvé le repos.

« C’est ta fille, n’est ce pas ? »

Son regard se passait de toute confirmation. Cela ne faisait aucun doute.

Les derniers mots de Nissa étaient pour votre fille. Elle m’a fait promettre de la retrouver et de l’aider. J’honorerais cette promesse quoi qu’il en coûte. Je peux t’aider à la retrouver.

Le Zabrak se retourna. Il me sembla voir une éclat brillant dans la nuit s’écouler lentement le long de sa joue. Je ne relevais pas, restant silencieux. C’était beaucoup à encaisser. Contrairement à son apparence, il n’était pas qu’une brute sans coeur.

« Suis moi. »

Il m’emmena de nouveau à l'intérieur de la salle de torture. Les soldats n’avaient pas bougé.

« Je pense avoir trouvé Ella. Mais il me faut une confirmation. J’ai travaillé ces deux gardiens des jours durant… Mais impossible d’en tirer quoi que ce soit. Ils ne parlent pas. »

« Certains Stormtroopers sont… Formatés… Pour ne pas parler même sous la torture. Ces deux là rèves très certainement de tout te dire mais en sont tout simplement incapable. Mais avec la bonne technique… Je m’approchais de l’un deux et le secouais… Ils ne peuvent pas retenir leurs secrets. »

Le soldats ouvrit des yeux vitreux. Je faisais couler dans sa bouche entrouverte le reste de ma gourde rempli d’eau fraîche. Il fallait s’étouffer avec le liquide cristallin.

« Me… Merci… »

« Regardes moi. »

Il tourna difficilement son regard vers le mien. Je laissais alors la Force me parcourire. Mentalement, j’ouvrais toutes mes barrières pour que son courant puisse s’écouler dans chaque fibre constituant mon corps et mon esprit. La modelant, guidant son courant jusqu’à ma parole, je donnais une nouvelle force de conviction à ma voix. Apaisante, presque réconfortante, je prononçais des mots simples, intelligibles, envoûtants.

« Tu vas me dire ce que tu sais. »

« Je vais vous dire ce que je sais… »

« Tu vas me dire si une jeune fille, une dathomirienne a été admise dans ta prison. Elle a été capturée il y a quelque jour à la suite d’une attaque de village dans le désert. »

« Oui… Une jeune fille… Elle était avec une sorcière quand elle est arrivée à la prison… »

« C’est elle. » Le Zabrak tremblait d’impatience. « Il faut y aller. »

« Attends. Il faut en savoir plus. » Je me retournais vers le soldat. « Ou elle est gardée ? »

« Dans l'aile Ouest de la prison. L’aile pour les sensitifs, avec les autres sorcières. »
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By Dashel Nelievar
#38121
- Feral -
C’était tout ce dont il avait besoin de savoir. Sa fille était dans cette prison. Celle entourée par la Forêt épaisse de Dathomir. Il ne devait pas rester ici une seconde de plus. Il devait aller la libérer. Il attrapa sa hache et la plaça dans son dos. Il rajusta ses brassards et son épaulière. Il verifia autour de lui si i ne pouvait pas emporter quelque chose de plus. Il se saisit d’une longue corde qu’il enroula et passa en bandoulière. Elle pourrait lui être util pour passer les barricades de la prison.

« Que fais tu ? »

Le Jedi ne semblait pas bien comprendre ce qu’il faisait. Il s’était détourné du stormtroopers pour le fixer étrangement.

« Je vais libérer Ella. »

« Quoi ?! Mais il te faut un plan ! »

« J’ai un plan. »

« Ah oui ? Je peux l’entendre ? »

« Libérer Ella. »

« Attends. »

Il s’était levé et avait attrapé le bras jaune qui paraissait ridiculement gros dans la main à taille humaine du Jedi. Pourtant il maintenant une pression convaincante. A t elle point que la brute laissa échapper un grognement profond en signe de désapprobation. Il ne pouvait retirer à l’humain son courage et finalement, il ne pouvait pas non plus lui prendre son honneur. Il aurait pu apprécier un combattant tel que lui. Mais si il ne lui lâchait pas le bras rapidement, il ne pourrait plus jamais s’en servir.

« Lâche. Mon. Bras. »

Ses mots étaient tombés comme des pierres frappant le sol. C’était un avertissement. Et pourtant l’humain n’en démordait pas.

« Je vais libérer Ella que ça te plaise ou non. »

« Et je veux la libérer aussi. Mais j’ai une meilleur idée. Il faut juste que tu sois patient. »

« Je ne laisserais pas une minutes de plus Ella aux mains de l’Empire. »

« Je te comprends. Et je hais l’Empire autant que toi, si ce n’est plus. Mais il nous faut un plan. Sinon tout ce que tu parviendras à faire c’est finir en cellule avec elle. Ou pire la faire tuer. »

Les muscles du Zabrak se défendirent. Il ne supporterais jamais d’être la cause de la mort de sa fille. Il relâcha son bras, le laissant tombé et renonçant à résister à l’humain.

« Que proposes tu humain ? »

« Je m’appel Dashel. Et j’ai une idée. »

« Feral. »

Cette fois la brute tendit son bras à Dashel. Il le saisit scellant leur accord de s’entraider pour libérer Ella.

« Très bien… Ces prisons sont en général bien gardées. En arrivant on a pu en observer quelques une. Elles ont des AT ST et des garnisons de soldats. Y aller de front, c’est du suicide. Si on veut s’en sortir, il faut le faire discrètement. En tout cas au début. On va créer une émeute. »

« Une émeute ? Ca me plait. Mais comment tu veux faire ça ? »

« On va ouvrir toutes les portes des cellules. Tous les prisonniers vont être libéré et on profitera de cette diversion pour faire évader Ella. »

« Tu es fou. Elle va se retrouver livrer à elle même avec tous les prisonniers. Il y a des tueurs parmi eux. Pire, des soeurs de la nuit. »

« C’est pourquoi elle ne sera pas seule. Je serais là pour l’aider. »

« Toi ? Pourquoi ? C’est à moi de l’aider. »

« Parce que contrairement à toi, je suis plus discret, je saurais me faire passer pour un simple bandit et je pourrais m’échapper de ma cellule facilement. »

« Et comment proposes tu d’ouvrir les portes ? Tu sais comment marche la Prison ? »

« Non. »

« Pardon ?! »

« Mais je connais quelqu’un qui saura. Ne t’en fais pas pour ça. Il nous faut du renfort. Je les ferais venir en temps voulu. Mais avant. Il faut qu’on en sache plus sur la prison. »

Il se retourna vers le soldat. Feral pris son mal en patience et s’approcha pour écouter leur discussion. Il recommença son tour de jedi et réussit à obtenir des informations. La prison avait trois ailes avec des niveaux de protections différents. La première avait été conçu pour de simple criminel : escroquerie, vandalisme, vol, piratage, homme de mains d’un cartel. Ils étaient les plus nombreux. Souvent à deux voir quatre dans une même cellule. Ils avaient du temps libre, mangeaient en groupe, et pouvaient profiter de l’air libre dans la cours de la prison. Les stormtroopers en faction étaient nombreux pour les maintenir en place. Mais ils étaient aussi les moins bien entrainés.

La seconde aile était réservé aux plus grosses primes : les barons du crime, les chef de cartel, les assassins, les violeurs, les pires criminels de la galaxie. Eux ne pouvaient être à plus d’un seul par cellule. Ils mangeaient à des heures décalées, faisant en sorte que tous ns puissent pas être ensemble au même moment. Ils étaient sous surveillance constante et les meilleurs soldats les surveillaient. Ils ne pouvaient sortir qu’un temps limité par journée, et surtout les heures de “libertés” étaient étudié pour que chaque prisonnier ne puissent jamais être en contact avec un autre prisonnier qu’il ait connu avant d’arriver sur Dathomir.

La dernière aile, l’aile ouest où était Ella, était réservée aux sensitifs. C’était l’aile la mieux sécurisée. Toutes les cellules étaient munies de barrière à champ d’énergie. Le seul mécanisme pour les ouvrir été le boîtier de commande à l’abris des regards dans la salle de contrôle de la prison. Aucune clé, aucun autre boitier, rien qu’un sensitif ne puisse atteindre par la pensée. Mais ce n’était pas tout. Ils étaient tous muni d’un collier électrique qui, si on essayait de le retirer sans la clé de désactivation, s’activait à son niveau le plus élevé. La prison des sensitifs était construit de telle sorte que personne ne puisse se voir. Le champ d'énergie qui entourait la cellule était lui même entouré par une paroi de métal. Même pour manger, seul un battant de la paroi se relevait pour y laisser passer leur nourriture. Aucun contact visuel n’était autorisé, pas même entre prisonnier. S'ils essayaient de communiquer entre eux, un ultrason était libéré dans la cellule, empêchant toute communication. L’empire ne plaisantait pas avec les sensitifs.

Ni avec ses prisons. La prison à strictement parler, était construite comme une étoile à trois branches. Une branche pour chaque aile. Alors à l'extérieur, il y avait un terrain pour que les petits criminels puissent sortir, et un autre, entre deux autres branches, pour les plus dangereux. Le dernier espace entre les branches avait été aménagé en gigantesque four crématoire. Dans ce genre d’endroit les meurtres étaient nombreux, que ce soit par les gardes ou les prisonniers. Et les sensitifs n’y faisaient pas long feu. Alors, faisant le tour de cette prison en étoile, un espace vide, sur lequel patrouillaient quatre AT-ST et des groupes de cinq stormtroopers. Et pour finir le mur d'enceinte de la prison. Haut, dissimulant la véritable prison, il encerclait la zone et la protégeait de la forêt qui l’entourait. Des snipers étaient postés tout le long. Et des hommes patrouillent également à l'extérieur. C’était comme ça qu’il avait réussi à en attraper deux.

« Ca ne va pas être facile. »

« Alors monsieur j’ai un plan. Que proposes tu ? »


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By Dashel Nelievar
#38122
- Dashel -
J’avais un plan. Je ne savais pas encore à quel point il était réalisable. Je savais en revanche qu’il était risqué. Pour moi, et pour Ella. Mais je n’avais pas vraiment d’autre choix. D’abord il me fallait du temps. Mais il fallait aussi que je demande du renfort. Aslan allait jouer un rôle capital dans cette évasion. Je me relevais, laissant le soldat seul et ignorant Feral. J’activais mon com link, appelant mon Slicer.

« Alsan, tu me reçois ? »

« Oui. Ca grésille un peu mais je t’entends. Tout va bien ? »

« Oui. J’ai trouvé où est gardé la fille. J’ai trouvé un allié aussi. Il va m’aider à la libérer. Mais je vais aussi avoir besoin de ton aide. Tu as fini tes contrats ? »

« Oui, j’aide Merar en ce moment. Il y a plus de blessé qu’on ne le pensait. »

« D’accord. Continuez de les aider. Ils en ont besoin. Mais dès que tu as un moment, j’ai besoin que tu cherches tout ce que tu peux trouver sur cette prison. Je t’envoi ses coordonnées. Je veux que tu analyses ses défenses physiques mais aussi ses sécurités sur le réseau. »

« Bien sur. Je te fais un retour dès que c’est fait. Je lance mes programmes au moment même où on parle. »

« Merci. Quand vous aurez fini dans le village, venez nous rejoindre à ces coordonnés. On ne passera pas à l’attaque avant plusieurs jours. Terminé. »

La communication prit fin. Quand je me retournais, je fis face à un Zabrak en colère.

« Plusieurs jours ? »

« Oui. Il faut que l’on se prépare. Et j’ai besoin de toi pour ça. Quand je serais à l'intérieur de la prison, je n’aurais pas mes armes. Sans blaster et surtout sans mon sabre ça va être compliqué. »

« Et ta magie ? »

« La Force m’aidera. Mais je ne pourrais pas m’en sortir si je ne suis pas préparé à toutes les éventualités. Mes camarades arriveront bientôt. En attendant, j’ai besoin d’apprendre à me défendre sans mes armes. Je sais que les Zabracs sont de bons lutteurs. »

« Et tu penses pouvoir apprendre le K'thri en quelques jours ? »

« Avec le bon professeur. »

« Très bien. Alors commençons au plus vite. Il y a beaucoup à apprendre et peu de temps. »

Il avait raison. On devait s’y mettre au plus vite. Quand bien même une nuit de repos ne me ferait pas de mal, nous n’avions pas le temps d’être exigeant. Je jetais la deuxième couche du haut de ma bure sur le sol, y déposant mon blaster et mon sabre. Vêtu d’une simple tunique mes mouvements seraient plus simple à exécuter. Je m’avançais vers mon professeur, écoutant ses indications.

Le K'thri est un art martial vif, précis et mortel. Il ne s’agit pas d’utiliser de la force brute. Tout repose sur la maîtrise et l’agilité. Même un adversaire armé ne pourra pas s’en prendre à toi quand tu auras maîtrisé cet art. Mais le chemin est long pour en arriver là. Si ce qu’on dit sur les tiens est vrai, alors tu as déjà acquis la Maîtrise de ton corps. C’est une bonne chose de faite. Et puis ton corps est en réalité plus adapté que le miens à cet art. Je suis naturellement fort, puissant. Pas rapide, pas agile. J’ai mis des années avant de parvenir à trouver le juste équilibre. Je t’ai vu bouger. Tu bases tes déplacements sur la vitesse, et tu esquives avec précision. Mais tu manques de fluidité et d’équilibre. C’est indispensable pour maîtriser le K'thri. Bon commençons, mets toi en position. Fais comme moi.

Il mis ses deux pieds bien à plat au sol, légèrement plus écarté que ses épaules, les genoux légèrement pliés. Son buste était droit, ses mains en avant, prêtes à contrer une possible attaque. La position n’était pas bien éloignée de la position Jedi du centre de l’être. A ceci prêt que les pieds devaient être sur un ligne tracée à la parallèle de celle dessinée par les épaules faisant face à l’adversaire. Evidemment je ne tenais pas de sabre et mes mains n’étaient plus juste sous mon menton, mais vers l’avant.

« Pas si mal. C’est une bonne position. Elle permet de parer de multiples attaques. Mais pour réussir tu dois rester en mouvement constant. D’abord avec ton buste et tes genoux. Les pieds eux, utilisent la puissance dans le sol pour encaisser les chocs ou garder un bon équilibre. Tes genoux permettent d’ajuster la position du haut de ton corps et de conserver ton équilibre. Ton tronc se déplace, entre position basse, haute, de côté, en arrière et en avant. Tes bras eux permettent de bloquer ou dévier les coups. Mais surtout, il te permette d’ajuster tes mouvements. Si ton corps est à droit, tes bras sont à gauche. Regarde et essaie d’en faire autant. »

Il démontra donc sa technique. Ce n’était pas aussi évident que je l’avais imaginé. Il était difficile de rester bien en place avec ses jambes tout en se déplaçant et gardant un certaine équilibre. Mes chevilles étaient inconfortable dans certaines position. Contrairement à mon maître, je me déplaçais avc beaucoup moins d’aisance, quand bien même je paraissais plus souple que lui.

« Hum… Continue. »

Il se redressa et approcha. Il me contourna tandis que je tentais de reproduire ses mouvements. Alors sans prévenir, au moment ou je me penchais sur un côté, il appuya se le plis de mon genoux, me faisant tomber.

« Tes pieds doivent rester au sol. Mais de façon intelligente. Ils sont positionnés dans différents angles en fonction de mes mouvements. Tout le corps doit bouger et chaque mouvement et le prolongement naturel du précédent. Tu dois être fluide, comme le serpent. Recommence. »

Je me relevais et recommençais. C’était bien plus simple, mais ça n’allait toujours pas. je pouvais sentir que quelque chose bloquait. Mon corps bougeait de façon trop décomposé.

« Pas comme ça. Imagine que la pointe de tes pied est clouée au sol. Tu dois sentir la pression de la terre avec tes orteils. Elle se répercute dans tes pieds, dans tes jambes, jusqu’au sommet de ta tête. Si je bouge mon buste vers la droite, tout mon corps bouge avec lui. Mes bras équilibre ma position et bloque une attaque. Mon bassin pivote. Mes genoux se plient différemment pour ajuster la hauteur et permettre à mes pieds de puiser dans le sol. Recommence. »

Je recommençais. Encore et encore. C’était épuisant. D’autant plus quand il commença à endurcir ma position. Il tournait autour de moi et attaquait. Faiblement d’abord. Une poussette, un pichenette, un simple avertissement pour voir si j’avais compris dans quel sens me tourner en fonction de son attaque. Puis il commença à frapper pour me déstabiliser. Des coups de poings et des coups de pieds vifs, puissants. Cela dura toute la nuit. Et après être tombé mainte fois, il décida que c’était suffisant.

« Ce n’est pas trop mal. Tu devra t'entraîner régulièrement si tu veux maîtriser cette posture. Mais tu en as compris les bases. Il est temps de se reposer. Dors. Le corps a besoin de repos. Je te montrerai la suite une fois reposé. »

Il me montra un espace beaucoup plus propre que la pièce où il gardait les soldats. Ce devait être un ancien poste de garde avec des lits. Les matelas étaient en piteux états. Mais ça ferait l’affaire. J'étais exténué. A peine avais je posé ma tête sur le lit que je tombais dans un sommeil sans rêve.

Apprentissage du K'thri

K'thri [ Connu ]
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By Dashel Nelievar
#38123
- Feral -
Le Zabrac aussi avait besoin de se reposer. Mais il avait encore à faire. Il abandonna le Jedi pour retourner auprès des deux soldats. Ils étaient piteux états. Mais il n’avait plus besoin d’eux. Il savait tout ce qu’il avait besoin de savoir. Si ça avait été lui, ça lui aurait surement été suffisant pour aller chercher Ella. Mais Dashel devait avoir raison. A deux ils auraient plus de chance de réussir. Son plan n’était pas si mauvais. Il lui fallait juste être patient. C’était le plus difficile. Mais il était prêt à le faire pour Ella. Il était prêt à tout pour elle. Et il la savait forte. Elle s’en sortirait. Elle avait vécu pire. Il avait confiance en sa fille. Mais cela n’effaçait pas la douleur. Il dû se contenter de la ravaler. Il avait une tâche à accomplir. Il attrapa un soldat et le jeta sur son épaule. Il attrapa le deuxième et en fit autant. Ils avaient bien maigri depuis qu’il les avait capturé. Ils méritaient un peu de repos. Il les emmena dans un pièce moins insalubre, où ils pourraient dormir. Ils étaient trop épuisés pour réagir. Il en profita pour changer leurs bandages et passer de l’eau clair sur leurs plaies et leur lèvres abîmées. Il passa également un onguent qu’il avait fabriqué avec les plantes du lac. C’était rudimentaire mais il connaissait bien la flore de sa planète. Alors il les laissa, déposant des vivres devant la porte qu’il scella. Au moins avaient ils de quoi se nourire et une fenêtre pour les éclairer.

Il devait lui aussi se reposer. Il aimait dormir à la belle étoile. Il trouva un coin tranquil, sur lequel il étala de larges feuilles. Il posa sa hache à côté du lit de fortune et s’y coucha. Sa fille lui manquait. Mais ce n’était pas tout ce qui agitait son esprit. Il avait digéré comme il avait pu la nouvelle de la mort de Nissa. Il savait que le Jedi n’avait pas eu d’autre choix. et lui en était sincèrement reconnaissant. Il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que la Sith était torturée et dévorée de l'intérieur. Il avait pensé qu’il pourrait l’aider. Ou que Ella le pourrait. Et ça avait marché un temps. Mais rien ne pouvait contenir ce feu intense. Il pouvait seulement être éteint. Feral savait qu’il n’en aurait pas eu la Force. Et c’est pourquoi il était reconnaissait que Dashel l’ait fait. Mais il n’en était pas heureux pour autant. Et ses rêves pouvaient en témoigner.

Il se réveilla avant le Jedi. Il commença par se nettoyer au lac. Sa blessure à la tête demandait d’être pansée. Il utilisa le même onguent que pour les soldats. Alors il retourna dans la salle où le rancor pourrissait. Et il y mit le feu. Il fit tout bruller. La graisse de Rancor aidait particulièrement. Mais avait une odeur exécrable. A tel point que cela réveilla le Jedi qui revint au pas de course.

« Qu’est ce que tu fais ?! »

« Je nettoies. L’odeur allait attirer des monstres. »

« Et les soldats ? »

« Pour qui me prends tu ? Un monstre moi aussi ? Ils m’ont appris ce que je voulais savoir. Je n’avais plus besoin d’eux. Mais ca ne veut pas dire que je les ai brûlé vif. Ils se reposent dans une cellule. Je les ai soigné et je leur ai donné à manger. Je ne suis pas un monstre. Pas comme les frères. »

Le Jedi paru surpris de sa réponse. Mais il s’en contenta. Et maintenant il était levé. Il fallait reprendre l'entraînement.

« Va te laver au lac. Et reviens. On s'entraîne. On mangera après. »

Le Jedi s'exécuta. Il s'éloigna tandis que le géant s'affaira à découper des morceaux de chairs du Rancor qu’il avait gardé. La viande de Rancor était dur. Mais elle rendait fort. Ils en auraient besoin. Il plongea quelques morceaux dans une marmite avec différentes écorces, feuilles et herbes qu’il avait trouvé. Il les avait choisi pour leur effet bénéfiques sur la concentration, la respiration et la fluidité du sang. Mais aussi pour leurs arômes. Il avait dû apprendre. Pour sa fille. Et il continuerait de parvenir à ses besoins. Il mit le tout sur un feu de bois. Et laissa la chaleur faire son oeuvre. Dashel revint vite. Parfait. Il ne fallait pas perdre de temps.

« Remet toi en position. »

Il s'exécuta et le Zabrak en fit de même.

« Très bien. Tu as vu la base hier. Mais maintenant il faut comprendre à quoi elle va te servir. Le K'thri est un art de combat qui nécessite d’être en mouvement. Toujours. Tu l’as vu hier avec les mouvements du buste. C’est une position forte, stable, utile pour se défendre. Mais les jambes aussi doivent bouger. Rester en constant mouvement permet d’être imprévisible, d’esquiver et contre attaquer, ou encore de porter des attaques rapides et répétitives ou bien de venir du ciel. Mais tout commence depuis cette position. Fais comme moi. Recule ta jambe droite. »

Il plia le genoux avant plus que précédemment. Et il tendit sa jambes vers l'arrière, gardant cependant le genoux flexible. Son pied avant était toujours ancré dans le sol. Mais à l’arrière, seule la pointe du pied appuyait vers la terre. Son buste n’avait quasiment pas changé de position à ceci près qu’il était légèrement tourné dans le sens de l’ouverture proposée par cette position. Le bras qui était opposé à la jambe avant été levé, offrant une protection au niveau du visage. Le seconde bras était en retrait, plus bas. Le Jedi essayait de reproduire cette position. La grimace sur son visage traduisait la position inconfortable dans laquelle il était. Feral s’approcha de Dashel. Il le balaya d’un simple mouvement du pied.

« Tu dois trouver l’équilibre. Tout ce que je t’ai dis hier marche encore aujourd’hui. Ceux positions. Un seul et même principe : maîtrise du corps, équilibre, fluidité. La vitesse et la force viendront ensuite. Recommence. »

Il se mit de nouveau en position. Cette fois la brute l’aida. Il positionna son pied dans le sol, redressa son buste, ajusté l’angle de ses jambes, positionna ses genoux et ses bras. Finalement il obtient le résultat attendu.

[color=yellow][b]« Voila. C’est cette position. Ns l’oubli pas. Reste comme ça, sans bouger, jusqu’à ce que je te dise d’arrêter."


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