L'Armée des Ombres

Saison XI Cliquez ici pour voir l'intro...

Figurant parmi les mondes les plus connus de toute la galaxie, Corellia est pour beaucoup synonyme de technologie et de voyage spatial. Pour d'autres cette planète est le symbole des fauteurs de trouble et de tout ce que l'univers compte de hors-la-loi.
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Cet endroit était étrange.

C'était la première pensée qui lui venait en tête alors qu'il descendait du vaisseau de transport qui l'avait mené de Barab I à Corellia. Les flèches majestueuses et les hautes tours des buildings de Coronet l'impressionnaient passablement tout comme l'architecture élégante et l'allure globale de la ville. Il avait l'impression d'être comme dans un rêve. Lui qui était un étranger se sentait très peu dans son élément. A vrai dire, quand il repensait aux villes de sa planète, il en aurait presque eu honte.

Enfin non, ça n'était pas le bon mot. La honte sous-entendait qu'il détestait son chez-lui et les constructions de ses compatriotes et rien n'était plus éloigné de la vérité. Mais ça faisait un sacré coup à son orgueil de constater la différence entre les 2 architectures. Celle de son peuple faisait presque grossière à côté de celle des corelliens. M'enfin, qu'à cela ne tienne, il n'était pas ici pour jouer les touristes de toute façon, il avait une mission, il était là pour retrouver une personne bien précise. Et il savait comment la retrouver.

Il prit un taxi pour qu'on le conduise au Starlight Drive-In pas loin du centre-ville, un bar fréquenté essentiellement par des types de la CorSec. Cela le surprit au début puis il se souvint d'avec qui il avait rendez-vous. C'était probablement ce qui se rapprochait le plus de ses compagnons d'armes, rien d'étonnant à ce qu'il lui ait donné rendez-vous ici du coup. Lorsqu'il entra, hochant poliment la tête à l'attention de la barman, il demanda si celui qu'il cherchait était déjà arrivé.

On lui répondit que oui, table du fond, il avait déjà commandé pour tout les deux une bouteille de cognac serennien. Et une belle cuvée en plus. Il remercia et se dirigea vers la table. Et lorsqu'il fut arrivé, il ne put s'empêcher d'avoir un grand sourire qui laissa entrevoir la totalité de ses crocs acérés comme pas permis. Le genre de sourire que tout non-Barabel aurait trouvé terrifiant mais que son vieil ami savait être une expression de sa joie de le revoir. Les 2 vieux compères se serrèrent l'un contre l'autre dans une accolade virile et brève tout en riant.

Tulkas Malabane vieux fou ! Tu es toujours en vie à ce que je vois ! Ça me fait plaisir.

Brostin était un Barabel lui aussi, un ancien résistant qui avait vaillamment lutté aux côtés de Tulkas pour la libération de Barab I. Cela avait été une sacrée aventure, dangereuse et dont aucun n'avait pensé qu'il s'en sortirait vivant. Jusqu'à ce que l'Alliance Rebelle ne leur envoie du soutien en la personne d'une équipe de Specs Ops accompagnés par une Chevalière Jedi aussi impétueuse et folle qu'efficace. Tulkas et elle s'étaient liés d'amitié.

Brostin pour sa part la respectait et l'appréciait beaucoup mais lui témoignait une déférence qui l'avait toujours mise mal à l'aise d'après Tulkas. Il ne la connaissait ainsi pas beaucoup mais ses efforts pour mener la lutte et libérer leur peuple n'avaient pas été oubliés ni par le Barabel ni par ses frères et sœurs rebelles. C'était d'ailleurs la raison de sa venue sur Corellia. Après la guerre, la Jedi s'en était allée pour d'autres combats et Tulkas l'avait suivie. Brostin lui était resté en arrière pour aider à la reconstruction. A présent qu'il en avait fini, il avait une dernière tâche à accomplir.

Après une bonne heure passée à plaisanter, parler du bon vieux temps et échanger des nouvelles, Tulkas lui demanda finalement la raison de sa venue. Le vieux Barabel lui expliqua : il fallait qu'il voie en personne Hayley Curwee, il avait quelque chose à lui dire qui allait probablement la surprendre. Lui et Tulkas avaient gardé le contact après son départ de Barab, c'était comme cela qu'il avait su qu'elle était ici, sur Corellia et visiblement résidente pour longtemps.

Son compère accepta l'idée, il savait qu'il n'y avait rien à craindre de lui. Il appela la Jedi et convint d'un rendez-vous qui fut fixé au spatioport, à la demande de Brostin qui insista beaucoup là-dessus. Ils se rendirent ensuite là-bas et attendirent que la rousse arrive. Lorsque ce fut le cas, le vieux Barabel la serra immédiatement contre elle avec une telle force qu'il faillit lui broyer les os. Les lézards comme lui avaient parfois du mal à se rappeler combien les mammifères pouvaient être fragiles. Il s'excusa avec moult gestes puis lui exposa la raison de sa venue.

Je suis désolé d'arriver un peu à l'improviste jeune fille, mais ça ne pouvait pas attendre. Cela faisait bien longtemps depuis la glorieuse libération de Barab à vos côtés et ceux de Tulkas. Parfois je regrette cette époque, bien qu'en réalité il n'y avait guère de raisons de se réjouir avec l'oppression impériale... Mais je m'égare. Vous souvenez-vous de l'opération contre ce Moff dont j'ai toujours eu du mal à épeler le nom ? Un assaut éclair à bord de cette corvette que l'Alliance vous avait fourni à vous et vos commandos.

Je ne crois pas avoir jamais assisté à une bataille pareille, c'était incroyable. Et au sortir de tout cela, Barab était libre. Et tout cela, c'est à vous et aux vôtres que nous le devons. Vous nous avez aidé à libérer notre monde, vous nous avez sauvé. Nous vous avions remercié et je vous avais promis qu'un jour, nous vous rendrions la pareille.


Durant le temps ou il avait parlé, le vieux lézard avait mené la Jedi par la main dans un hangar qu'elle ne connaissait pas. Les lumières étaient éteintes et l'humaine n'y voyait rien. Il fit signe à Tulkas, lequel appuya pour allumer les lumières.

Aujourd'hui, je peux enfin tenir cette promesse que nous avions faite.

La silhouette caractéristique d'une corvette corellienne CR90 se révéla à eux. Le nom Halcyon brillait fièrement sur la coque du vaisseau. Flambant neuf, paré à servir, il n'attendait plus que son capitaine. La Jedi sembla à court de morts et fit quelques pas, comme si elle n'en croyait pas ses yeux. Puis elle se retourna et sembla vouloir poser une question. Brostin sourit.

Il avait été salement amoché durant la libération et avait dû rester en cale sèche le temps d'être réparé. Mais la reconstruction de notre monde et l'effort de guerre ont fait qu'il est longtemps resté ignoré de tous, à pourrir seul dans son coin. Il y a quelques mois, j'ai pu obtenir une aide de mon gouvernement et j'ai utilisé une partie de mes économies pour le reste. Nous l'avons reconstruit et réparé lentement mais surement.

Il est à vous, jeune fille. Vous l'avez mérité. C'est notre cadeau pour la libération de notre monde. Nous vous rendons ce qui vous appartient.


Obtenu :Deuxième Prix du Meilleur Rôliste: 1 Vaisseau unique au choix (selon votre faction)
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