L'Astre Tyran

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Ithor est la planète d'origine des paisibles Ithoriens et des arbres Baforr. Sur les cinq continents présents à la surface, seuls deux ont été explorés, les trois autres restant parfaitement vierges. Tout au long de la Guerre Civile, Ithor est resté fidèle à l'Alliance, et occupe un rôle clé dans la restauration des écosystèmes des mondes détruits par l'Empire.
Gouvernement : Nouvelle République
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By Helera Kor'rial
#40589
La sphère verdâtre connue jadis pour sa fraîcheur et sa virginité n’était plus qu’un amas sanguinolent, striés par d’épaisses masses tantôt orangeâtres, tantôt noirâtres. Certains épicentres étaient plus noircis que d’autres, là où l’on devinait que la corruption avait débuté. Ces endroits ponctuaient telles des tâches de rousseurs le visage maladif d’Ithor. De ces points s’étendaient en tentacules les ravages du côté obscur corrompu, véritable veinules végétales et anciens stigmates de la guerre passée. Par endroit, l’on percevait les efforts de reconstruction de cette flore, nimbant ce triste spectacle d’une lueur d’espoir pour une planète qui en avait cruellement besoin. Autour, en orbite basse, passaient par moment les quelques vaisseaux mondes s’occupant précautionneusement de cette nature, tout en essayant tant bien que mal de survivre au blocus imposé par l’empire. Cette enclave payait le prix fort de la fermeture des frontières du noyau profond dans une guerre froide où personne ne voyait la fin. Comment les Ithoriens survivaient-ils ? C’était une grande question. Probablement grâce à quelques contrebandiers qui assuraient une survie relative au peuple tout en prenant tous les risques en franchissant les flottes impériales.

Quant aux deux femmes, elles allaient également tenter la même descente, mais sans prendre les mêmes risques. Les autorisations prévues à cet effet permettraient de franchir le blocus pour se poser assez loin de toute forme d’intelligence avérée. Le but était simple, traquer les nexus, s’enquérir de l’état de la planète et observer les avancées de reconstruction. L’empire n’ayant en aucun cas l’intention d’endiguer les efforts des locaux, rien ne serait tenté dans cette optique. De plus, traquer les républicains n’étaient pas dans leurs prérogatives. Ces derniers s’étaient eux-mêmes enfermés. Non, tout ce qu’elles avaient à faire, c’était de descendre à bord d’un cargo banalisé telles des contrebandières et se cacher dans des zones encore recouvertes d’assez de feuilles, fussent-elles rouges, pour cacher au minimum le transport. Cette manœuvre qui paraissait impensable avant la guerre et qui aujourd’hui devenait monnaie courante. Ne serait-ce que pour apporter le matériel nécessaire à la reconstruction. Aussi par un jeu de transpondeur, on s’assurait que la liaison avec l’empire n’était pas reconnue.

C’est à bord du cargo YT qu’elles entreprirent leur décélération vers la géante rouge, leur équipement impérial abandonné au profit de tenues en rapport avec leur identité. Helera s’était contentée d’une chemise blanche par dessous une veste en cuir épais tombant au niveau du nombril. En pantalon, un simple legging de sport pour assurer le confort dans les situations d’hostilité qu’elles auront à rencontrer. Et pour sûr, il y aurait. C’est ce qui la terrifiait le plus, rencontrer la plus grande terreur de sa vie. Car l’objectif intrinsèque, ce n’était pas ce que l’empire voulaient d’elles, mais bien d’affronter chacune leurs peurs et de briser les chaînes qui les retenaient. La grande inquisitrice, assise au poste de pilotage, bougeait sa jambe par intermittence et son anxiété s’accentuait au fur et à mesure de l’approche, tout comme l’aura obscure qui se dégageait de la planète les enveloppait petit à petit.

« C’est le point de chute de ton apprentissage Sarah. Et notre dernière épreuve à toutes les deux … »

Helera restait concentrée sur la planète. Son regard se rétrécissait et l’on devinait que les souvenirs se bousculaient dans sa tête.

« Cette planète a été le siège d’une terrible bataille. Ou plutôt, d’un massacre. Il est nimbé par l’obscurité la plus profonde et la plus insidieuse qui existe dans la galaxie. Tu risques d’être confrontée à tes plus grandes pulsions et tes plus grandes peurs. C’est maintenant que l’on va voir comme tu pourras les contrôler. Comment on le pourra, en fait … »

L’inquisitrice se retourna vers sa consoeur, sans aucun sourire sur le visage. Au contraire, il dénotait une tristesse sous-jacente qu’elle dissimulait très mal. Son regard était fuyant, comme honteux et confus.

« Tu sais, quand nous avons échangé nos esprits… Quand j’ai perçu tes peurs, je n’ai pas été totalement honnête avec toi. J’ai déjà fait une croix sur le passé lié à la mort de ma mère. En revanche, ma plus grande peur se trouve ici. »

Elle se tourna vers Ithor dont l’on devinait à peine la surface des tourments qui s’étaient déroulés ici.

« Quand les Sangs purs ont attaqué la planète, j’étais là pour la défendre. Du moins l’avais-je cru à l’époque. Dernière à lutter pour repousser les assaillants pour ce résultat … Les Sangs purs avaient construit une tête de pont, un cœur obscure en plein centre de la forêt. Celui que tu vois là bas. »

Helera pointa du doigt un oeil noir plus gros que les autres d’où s’étalaient les plus grandes veines.

« Je voulais le détruire, c’était ma mission. Mais ils avaient déjà commencé à corrompre la faune et des hordes de dragons Ithoriens m’ont pris en embuscade. J’ai tenté de les combattre et de fuir. Mais je n’ai réussi ni le premier, ni le deuxième. Dans la manœuvre, j’ai perdu mon bras, croqué par une bête. »

Son regard tomba vers son bras droit, dont elle bougea les éléments métalliques de ses doigts puis la main tout entière, avant de se retourner vers Sarah.

« Depuis, c’est eux que je vois en cauchemars. C’est ce moment précis, c’est la douleur … Sarah, nous allons devoir agir de concert, mais il se peut que nous soyons séparées. Fies-toi à ton instinct, ton entraînement et questionne tout ce que tu verras là-bas. Dans le doute, suis ce principe “Si c’est hostile, tues-le”. »
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By Sarah Aka’spai
#40593
Ithor. Sarah n’avait jamais mis les pieds sur cette planète. Absente de sa liste des cachettes potentielles à cause de son inhospitalité flagrante, la jeune femme pensait ne jamais y mettre les pieds un jour. Et pourtant, voilà qu’une de ses premières missions en compagnie de Helera se déroule sur ce monde détruit. De ce qu’elle avait compris, cela serait une mission plus personnelle, en lien avec l’Inquisition mais sans être officielle. C’est pour cela que la zeltronne a dû laisser de côté son armure neuve de trooper pour ressortir celle de Jessa. Un choix pouvant paraître risqué, mais elle ne risquait rien sur un monde isolé et désertique comme Ithor. De plus, la chasseuse de prime n’était pas spécialement connue de son vivant, la probabilité que les rares âmes présentes la reconnaissent serait du miracle
Après tout ces mois, revêtir cet uniforme conçu par son amie lui faisait ressentir une douce nostalgie, lui décrochant un sourire dans une mine distante, perdue dans ses pensées. Il leur arrivait de temps en temps de se retrouver toutes les trois, avec Agatha et Erza, mais presque uniquement par holo-communication, contraintes par la distance. Mais cela n’était pas suffisant, la zeltronne avait besoin de contact physique avec ses amies, de les prendre dans ses bras, de sentir leur odeur…

Posant sa main sur le plastron, elle imagina ce que faisait son amie mandalorienne en ce moment même, la matérialisant dans sa tête en train d’escorter un convoi ou réparer une armure sur son temps libre…
Peut-être pourront-elles se revoir prochainement, peut-être qu’à la fin de leur formation respective, elles auront plus de possibilités…

Confiante dans cette idée, Sarah se remit de ses émotions et vérifia une nouvelle fois que tout était en place. Quelques ajustements avaient été réalisés afin de coller à la morphologie différente de son utilisatrice, causée par ces derniers mois d’entraînement intensif. Mais la mandalorienne ne s’était pas arrêtée là dans les modifications. Ouvrant et fermant ses mains, elle a décidé de porter ses gants de force, étant devenus son arme fétiche. La seule touche impériale dans cette apparence d’un autre temps.

Et cette tenue portée par Jessa le jour de sa mort sera celle qui fera s’élever Sarah…

Cette dernière dégluti, tentant bien que mal de ne pas appréhender la suite des évènements. Elle s’était longuement préparée pour ce jour, le moment où elle fera face à ses peurs, et devra les vaincre, ou être consommée. La plus grande faiblesse de son espèce…
Helera étant également présente, elle ressentira les mêmes émotions, peurs, paniques et autres de la guerrière, et réciproquement.

Mais elle avait confiance. Confiance en l’Inquisitrice. Confiance en l’entraînement réalisé. Elle n’était pas seule, elles seraient deux. Secouant sa tête comme pour chasser ses idées noires, elle cogna ses poings entre eux, et afficha un sourire de défi.

« - On s’est entraînées des mois pour en arriver là. Tout ce qui se dressera devant nous sera balayé d’un coup de poing, qu’il soit physique ou psychologique ! »

Cet aplomb soudain contrastait beaucoup avec la jeune nouvelle recrue quelque temps auparavant. Mais l’endurcissement n’avait pas uniquement été physique, tout son mental avait été mis à rude épreuve pour ce moment. Des jours entiers de souffrance perpétuelle, où la jeune alien avait tenté de reproduire des scènes, de se remémorer des moments passés, afin de les surmonter. Mais la théorie ne valait jamais la pratique dans ce cas de figure, et elle le savait.

« - On réussira. J’ai confiance en toi, en moi, et en nous. »
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By Helera Kor'rial
#40594
Le détachement de Sarah l'impressionna. Quand elle lui confia sa plus grande peur, déstabilisant l’image de l’inquisitrice invincible, elle ne frisonna pas. Quand elle lui avoua les dangers mortels que détenaient la planète, elle ignora tout simplement ses propos. L’inquisitrice perçut dans ses émotions une profonde résolution qu’aucun sentiments, aucune fioriture extérieure, ne pourraient effriter. Les entrainements pendant les mois précédents, la douleur physique et mental, la torture subversive qu’elle avait deversée sur la zeltronne. Tout cela prenait forme maintenant. Une personne qui faisait fi des dangers, de sa propre sécurité, tout autant que celle des autres. Elle n’était plus la petite zeltronne qui cherchait dans la salle de repos des réponses à ses questions. Sarah était l’impériale inquisitrice capable de détruire les obstacles sans broncher. Cette nouvelle forme, Helera l’a perçue comme une création, à la fois magnifique à l’extérieur et précise à l’intérieure. Un joyau, le premier peut-être, d’une collection d’être tout aussi dévoués les uns que les autres. Des êtres dévoués à l’empire, et à elle. Cette assurance chassa instantanément tous les doutes qui tapissaient son esprit et un grand sourire illumina son visage. La reine passa une main dans sa nuque et caressa son cuir chevelu tout en enroulant les filaments entre ses doigts.

« Je suis fière de toi Sarah, tu es … parfaite. »

Quelques instants, elle l’observa sans mot dire, laissant couler les quelques secondes à dévorer chaque recoin de son visage. Puis, quand la planète fut assez proche pour entamer les manœuvres, elle reprit l’attention sur le manche.

« Accroche toi, ça risque de secouer. »

Une manœuvre de contrebandier qu’elle avait apprise auprès de ses comparses durant l’une de ses vies, c’était celle de l’oiseau planeur. En effet, quand la gravité comme ça à faire son office, elle éteint ses moteurs, désactivant sa signature thermique. Ensuite, elle régla les compensateurs inertiels à 95 %, permettant de réduire de manière substantielle les futurs G. Elle visa sur la planète un endroit au plus proche du Nexus principal, le plus loin possible des éventuels badauds et autres stations atmosphériques. Le vaisseau piqua du nez lentement, puis se mit à vrombir sur sa base, tremblant devant la pression atmosphérique. Le frottement avec l’atmosphère lui permit de glisser lentement pour se positionner là où elle voulait piquer. Une fois fait, elle inclina le vaisseau et perça la couche. Les frottements s'atténuèrent, mais pas les vibrations. Lentement, le vaisseau glissa sur l’air, dévoilant la face noircie de la planète. Son rictus malsain commença alors à prendre son esprit, le torturer dans tous les sens. Les flashs débutèrent, tout comme ceux qu’elle imposait à sa comparse. Tous plus horribles les uns que les autres, par-dessus des sentiments imposés. La honte et le replie, l’envie de se terrer dans un coin, l’échec. Tels furent les fardeaux qui noircirent son cœur. Pendant un moment, Helera se laissa submerger, se laissant petit à petit catapulter vers le monde onirique de la Force, là où sa raison serait écharpée en mille morceaux, pour ne laisser qu’une loque à demi consciente. Peut-être que la seule présence de Sarah suffit à la rassurer, peut-être que cela était de toute manière écrit.

Quoi qu’il en soit, elle tira sur le manche de toutes ses forces avant le seuil final. Les réacteurs rugirent un torrent de feu, luttant face à une gravité trop puissante. Les compensateurs inertiels firent le travail, mais la structure du vaisseau sembla se déchirer. La décélération continua sur plusieurs secondes, plusieurs mètres, jusqu’à heurter définitivement les branches des arbres, écrasant au passage plusieurs de ces anciens mastodontes végétaux. Le vaisseau glissa lentement sur la terre ferme, avant de s’arrêter net. Les voyants s’allumèrent de partout et des bip sonnèrent ça et là. Le train d'atterrissage était cassé, les boucliers déchargés à 80 % et les volets arrachés à certains endroits.

Helera se tourna vers sa comparse.

« Je crois … que l’on a atterri. »

Un pique mental la força à fixer par le cockpit, dévoilant le paysage dont elle n’avait vu que les images satellites. La désolation obscure dans sa forme la plus pure et honnête. La terre était noir, les mauvaises herbes, ronces et autres plantes vénéneuses ornaient le parterre végétal, tandis que les arbres n’étaient plus que les gardiens aux branches épineux, semblables à des pieux. Les émanations du côté obscur étaient telles qu’elle en fut déstabilisée. Sa main droite se mit à trembler et elle se mit à rire aux éclats. Un rire malsain incontrôlable, qui se transforma bientôt en silence de mort. Helera dressait des barrières mentales qui étaient aussitôt pulvérisées par la puissance de ce champ malsain.

« Accepte-le… », murmura-t-elle tout en regardant l’horizon.

Elle se leva précipitamment et se dirigea hors du vaisseau, ignorant Sarah. L’inquisitrice sortie précipitamment, comme poursuivie par les chiens des enfers eux-mêmes. Une fois dehors, elle fit le tour du vaisseau, regardant à la hâte les dommages. Pourtant, son comportement était plus celui d’un automatisme que d’une réelle inspection. Un automatisme qui se solda quand même par une main tendue vers le vaisseau et l’invocation de la Force toute puissante. Sans mot dire, les traits de son visage se déformèrent tandis que se souleva la structure métallique. Petit à petit, les trains d’atterrissage restant furent dégainés et tout le vaisseau retomba lourdement sur sa base initiale. Elle hocha la tête de contentement plusieurs fois.

Sans s’en rendre compte, Sarah apparut à ses côtés. Elle eut un mouvement de recul et dressa son poing en guise de défi. Ses sourcils froncés, elle chercha dans son esprit, jusqu’à ce que l’évidence lui saute aux yeux, littéralement. Alors elle s’approcha en chuchotant.

« Tu les entends ? Les voix sont partout. Partout … »

Elle regarda dans les alentours, comme un animal traqué. En elle bouillonnait une rage qui lui faisait trembler les mains et surtout, perdre pied. Le flot de sentiment était trop brutal et elle peinait à garder sa contenance dans cet environnement hostile.

« Accepte-le », murmura-t-elle de nouveau.

« La tempête approche. Les vents souffleront l’ignominie. Les hordes s’abattront telle une nuée de sauterelle. Oh oui je les vois qui s’approchent … Et nul cris d’allégresse ne saura être entendu, car l’inexorable dévastera tout. »
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By Sarah Aka’spai
#40600
L’atterrissage fut assez… Mouvementé. Les différentes manoeuvres entreprises par la pilote forcèrent la jeune alien à s’accrocher de toutes ses forces à son siège, tandis qu’elle luttait contre le manque d’oxygène et la force d'accélération que son corps devait endurer. Lorsque le vaisseau s’approcha du sol, Sarah ferma les yeux et serra les dents, et se protégea la nuque. Le choc fut tel que la zeltronne cru sentir son corps se briser en deux.

« - Wow… Et bas, si on arrive à repartir de la planète avec ça… »

Regardant à travers la vitre fissurée, Sarah contempla un paysage détruit, une terre sombre dénuée de toute vie. Cela lui brisa le coeur, à mesure qu’elle observait chaque coin autour d’elle. De la terre au ciel, tout n’était que désolation, corruption et extinction. Soudain elle fit un saut sur le côté, s’écrasant contre le mur du vaisseau, se tournant brusquement vers l’Inquisitrice. Un sursaut de surprise et de peur, quand elle l’entendit se mettre à rire, mais pas nerveux ou liée à leur survie, non une hilarité malsaine, mauvaise, et surtout soudaine.
Avachie au fond de son siège, elle ne quittait pas du regard sa comparse, un air inquiet au visage.

« - Sympa le rire maléfique… Dans cet environnement, il ne manquait plus que ça… »

Elle resta quelques secondes, perplexe, constatant l’état inquiétant de son amie qui déambulait autour du vaisseau comme si elle se préparait au sprint de sa vie. Finalement, la mandalorienne sortit du vaisseau, et à temps. Car à peine posa-t-elle le pied sur le sol craquelé et cendré que le vaisseau fut soulevé par la Force, et reposé d’une manière plus… Protocolaire. Se massant une épaule, Sarah ramassa un peu de terre, et versa une larme quand elle sentit le côté sableux. Ses premières impressions étaient justes, cette planète n’était plus. Pas un bruit, pas une âme. Pour une personne hyper-empathique comme elle, ce spectacle était une souffrance.

Se frottant l’oeil, la jeune femme retourna auprès d’Helera. Elle ne voulait pas s’éterniser ici, et trouvait son comportement… Étrange. Et pourtant, elle n’avait encore rien vu…
- Quelle horreur…

Elle s'interrompit quand elle vit l’humaine reculer de surprise, et se mettre en position défensive. Hochant un sourcil, Sarah reprit.

« - Tu… Tout va bien … ? »

Quelque chose n’allait pas, et les réactions de l’Inquisitrice n’étaient pas les seuls exemples. La zeltronne sentit quelque chose d’étrange au fond d’elle, comme des émotions qui petit à petit grandissaient. Elle eut un mauvais pressentiment, confirmé par son amie ensuite. Les voix ? Quelles voix ?
Elle voulut poser sa main sur son épaule, mais se plia alors en deux, mettant une main au sol, l’autre sur son visage. Une colère gigantesque et injustifiée venait d’apparaître brusquement en elle, la dévorant de l’intérieur. Ses genoux abandonnèrent, la faisant s’écrouler au sol, tandis qu’elle se débattait comme un ver à l’air libre. Sa tête brûlait, la douleur ne cessant de grimper, si bien qu’elle se mit à gémir, puis à pousser des cris. Elle s’était préparée, mais ne s’attendait pas à une telle puissance et si brusquement.

Au bout de quelques dizaines de secondes elle ouvrit les yeux, serrant tellement fort la mâchoire que du sang sortit de sa bouche. Elle s’était entraînée durement, il était hors de question d’abandonner. La vision d’Helera tenant des propos incohérents lui donna la force de se relever. Chaque pas était lourd, mais nécessaire, tandis qu’elle s’approcha de sa supérieure.

« - Eh… Respire… Un bon coup… Et reconcentre-toi… On peut y arriver… »

Alors elle lui prit délicatement le poignet, afin de tenter de l’apaiser avec ses phéromones. Helera pourrait mal réagir et s’en prendre physiquement à elle, mais c’était un mal qu’elle était prête à subir…
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By Helera Kor'rial
#40606
Quand la Zeltronne s’effondra, Helera n’en eut cure. Elle ne lui porta ni soutien ni même attention, tourna le regard vers l’horizon qui occupait désormais son esprit. La horde approchait, et cela ne lui plaisait pas du tout. Sa peur ne faisait que croître et elle se demandait même si sa capacité à la contrôler était assez forte. Accepter, c’était la dernière solution. C’était pour cela qu’elle était venue en définitif, trouver la solution à une question qu’elle se refusait à poser. Au loin, elle apercevait la silhouette de l’entité, dont elle fixa les contours incertains avec insistance, resserrant les traits de son regard sous une expression ténébreuse. Elle fit un pas dans sa direction, mais fut interrompue par la femme aux teints beaucoup moins rose qu’à l’accoutumé. L’inquisitrice dévisagea l’importune puis tomba le regard sur le poignet, sans manifester aucun sentiment qui aurait pu trahir sa pensée. L’odeur lui prit les narines, une odeur nauséabonde, sortie tout droit des enfers infernaux. Comme annonciatrice de la fin qu’elle prophétisait.

Elle retira vivement sa main et fit volte face, se désolidarisa de sa comparse et s’éloigna sans mot dire. Sauf qu’en un clignement de la rose, Helera réapparue derrière elle. Dilatation temporelle ou tout simplement une absence ? Dans cet environnement, tout était possible.

« Ne traîne pas. Le cœur doit être à une heure de marche, pas plus. »

Tout se complexifiait. L’environnement changeait dès lors que l’on tournait le regard. On sentait sur ses épaules le poids de la noirceur et de sentiments moribonds. Une charge si lourde qu’elle en était handicapante. On avançait le dos voûté, vers une destination que l’on ne comprenait pas. Peut-être était-ce un rêve ou l’au-delà, rien n’était certain. Pas même la présence de l’une ou l’autre des femmes, isolée sur ce territoire corrompu et morbide. L’heure annoncée n’en était peut-être même pas une. Au fur et à mesure qu’elles avançaient, tout se ressemblait. Derrière elles, plus de vaisseaux. Des plaines calcinées à perte de vue. Des arbres mourant et menaçant. Et peut-être même autre chose. Helera s’arrêta brusquement sans mot dire.

Ambiance


« On approche … Ils le protègent … »

Pourtant, il n’y avait rien dans les alentours. Rien de visible, ni même d’invisible. Était-ce un jeu ou tout simplement la révélation d’une folie sous-jacente cachée depuis tout ce temps ? Helera se retourna vivement et sauta sur Sarah, la déstabilisa et s’effondra avec elle lourdement sur le sol. L’inquisitrice resta sur elle et plaça sa main sur sa bouche, plongeant sa tête dans le creux de son cou, ne laissant plus rien dépasser hors du sol.

« Ils sont là … » murmura-t-elle.

De nouveau, rien du tout. Le silence complet. Ou du moins pendant la minute, ou plus, qui passa. Puis il y eut un craquement et un second. Helera ne bougea pas, mais son esprit semblait se fracturer petit à petit, la Zeltronne pouvait aisément le sentir. Tout comme elle sentait sa main et tout son corps qui tremblait de peur. Une peur que l’odeur dégagée par sa peau ne faisait qu’accentuer. La menace invisible devint réelle quand dans le coin de sa vision apparut une ombre fugace. D’abord une longue silhouette, prenant peu à peu de consistance. La peau était sombre, dénuée de tout poil. Son déplacement était celui du félin, mais sa masse trahissait sa démarche pantoise et peu assurée. Les craquements redoublèrent quand de part et d’autres apparurent d’autres de ces créatures. Certaines portaient d’atroces appendices osseux de leurs articulations, prenant des formes impossibles. Leur mâchoire, longue d’un demi-mètre, était sertie d’une rangée de dents acérées dont les formes variaient plus ou moins selon la créature. Certaines poussaient à l’extérieur, d’autres à l’intérieur. D’autres enfin perçaient même la mâchoire supérieure ou inférieure de leur hôte, sans que cela ne semble les déranger.

Les quelques créatures les entouraient désormais, glissaient sur le sol tels des prédateurs en chasse, reniflant l’air et le sol. L’odeur … Cette simple pensée traversa l’esprit de l’inquisitrice. L’odeur de la Zeltronne les attirait. Tétanisée par ce constat, elle revivait en boucle les événements maudits qui lui valurent de perdre son bras. La sensation de déchirement, la peau qui se sépare de son corps, l’os qui craque sans même que les nerfs ne soient rompus. Cette douleur infernale lui faisait perdre la tête. Pourtant … Pourtant, elle savait quoi faire. Ou plutôt, son corps et son esprit le savait. Helera s’abandonna dans la seule solution possible. Elle renifla à grand poumon l’odeur de la zeltronne tandis qu’elle se focalisa sur sa vengeance et sur la colère. Dans un dernier murmure, elle lui dit dans l’oreille : “Cours”.

Sur ces mots, Helera se releva d’un bon et de son sabre laser, trancha la tête de la créature la plus proche. De ce mouvement, elle hurla à plein poumon, un cri tellement chargé de ténèbre, de tristesse et de haine qu’il véhicula une onde d’obscurité abrutissante. Un cri de Banshee, de créature de ténèbre tout aussi malveillante que les dragons ithoriens qui leur faisaient face. En dessous d’elle, Sarah, l’ultime objet de sa protection.
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