L'Astre Tyran

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Bastion est la capitale-forteresse des Vestiges de l’Empire. Planète difficile d’accès et à la localisation secrète, elle abrite les sièges du pouvoir impérial et sa bureaucratie considérable. Ce lieu hautement surveillé et doté de lourdes défenses concentre les meilleurs éléments de l’Ordre Nouveau.
Gouvernement : Empire
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By Harlon Astellan
#29563
Santé, Education, Sécurité... Projets par dizaines, centaines, milliers... Petits, grands, moins grands, trop petits des fois. D'ordinaire, il était de coutume de prétendre que tous les dossiers étaient prioritaires et traités avec sérieux. Harlon ne voilait la face de personne. Il y avait des dossiers secondaires, et d'autres qui passaient avant les autres.

Il tenait à un dossier néanmoins, mineur en apparence, mais prometteur sur le long terme. Proteur du nom d'une planète isolée au Sud, des les territoires excentrés. Autrefois un bourbier, devenu un monde devenu carrefour du Sud avec la fin du dictat incessant des élites du Noyau et l'ouverture commerciale galactique. Porté par l'intellect d'une étoile montante d'une maison de nouveaux riches, Wilhuff Tarkin, Eriadu avait viré sa vieille position de prostituée docile aux mains de la Fédération du Commerce pour devenir maîtresse de son destin. La planète avait alors prit l'importance d'autres lieux émergeant comme Naboo ou Serenno. Prenant conscience de ses capacités, les natifs décidèrent de durcir leurs lois et les traitements réservés aux criminels. Les Judiciaires, la pseudo-armée de l'Ancienne République ne pouvaient pas gérer les attaques. Les planètes avaient dresser leurs propres armées de défense. Tarkin avait fait plonger une flotte au coeur d'un soleil mourrant par représailles.

Alors que la cheffe pirate était enchaînée dedans, son visage sous la retransmission planétaire d'une holocaméra blindée. La courageuse ancienne noble maintenant hors-la-loi avait tenu un moment dans la dignité. Mais la fierté avait laissé place au désarroi, à la défaite, à l'horreur, et aux hurlements.

Eriadu. Une planète bien spéciale.

Quand Tarkin fut nommé gouverneur, la politique devint protectionniste comme jamais auparavant. La planète s'ancrait dans une idéologie autrefois libérale qui n'avait que peu profité aux résidents. Tarkin avait décrété un état de presqu'autarcie pour favoriser les industries locales. Expulsé les travailleurs étrangers pour les remplacer par des natifs. Développé l'esclavage, alors légal dans les pays de la Bordure.

Réélu plusieurs fois tant ses bilans étaient excellents. Prospérité économique, sociale et représentative. La planète avait alors entreprit un dernier virage : après le libéralisme bancal, ils testaient l'autoritarisme, et cela leur avait profité. Plus d'argent, plus de sécurité. Au final, chacun y trouva son compte, et si le droit d'expression était supprimé, l'amélioration de la vie quotidienne avait tari les besoins de s'exprimer. Une boucle dure à boucler, mais le ruban de Moebius s'était soudé sans accroc.

La fin de l'Empire dans le Grand Sud avait sonné le glas de cette planète prospère, et déjà habitué au revirement politique qu'avait imposé l'Empire. Sorte de précurseurs d'un fascisme ordinaire, ils s'y étaient non seulement accomodés, mais avaient surfé sur la vague, et comblé les derniers désirs par les nouvelles politiques agressives auxquelles ils avaient droit. Ils étaient alors contraint de tout stopper. De s'imposer une démocratie assurée par des flottes en orbite. Avaient du libérer leurs anciens esclaves, maintenant parqués dans des ghettos et autres bidonvilles à ciel ouvert. Une misère sociale s'installait. L'économie chutait. L'import-export avait reprit comme au temps de la domination de la Fédération du Commerce. Eriadu avait reprit son statut de planète pauvre, éloignée de tout.

Harlon avait une vue sur Eriadu. La sienne. Gagner Eriadu serait un problème à gérer, un potentiel contentieux diplomatique avec la Nouvelle République. Mais si tout se passait sans accroc, Eriadu pouvait être libre de circulation. Des troupes pouvaient y stationner. Les revenus dégagés profiter à l'Empire.

Eriadu pouvait connaître une seconde renaissance.

        « Empereur Astellan. Le Grand Vizir Fanrel et le Capitaine de votre Garde sont là. »
        « Bien. Faites-les monter. Et prenez bien soin de les fouiller. »

Harlon n'aimait pas Jax. Quelque chose le titillait. Le pressentiment qu'on ressent quand on voit un Capitaine de la Garde rester trop stoïque et ne penser qu'à l'image de l'Empereur plutôt qu'à l'Empereur. Il soupçonnait de plus une forme de talent secret qui expliquait sa trop grande dextérité, vantée à mi-mots par les Gardes Rouges à qui Harlon parlait parfois.

Il avait depuis peu prit Kir Kanos comme maître d'arme. Ce dernier respectait Jax pour son talent évident. Mais un malaise se dégageait de ses descriptions à mesures qu'elles coulaient.

Harlon le voyait bien comme Chef d'un service spécial. Mais l'idée de lui donner des commandes dans l'Armée le rebutait. La trahison paraissait tellement évidente. La confiance ne régnait pas.

Les deux silhouettes parurent dans l'habitacle de l'ascenseur unique qui menait aux cimes impériales de Bastion. Pas de mini-bar cette fois. Un hologramme chargé sur Eriadu flottait au-dessus de son bureau, présentant le sujet du jour.

        « Vizir Fanrel. Protecteur Jax. »

Un geste de la main vers la modélisation bleutée.

        « Eriadu, le joyaux du Sud. »

Des pincettes ? Certes non. Il y avait un travail à accomplir.

        « Nous devons la récupérer. »
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By Carnor Jax
#29565
Insuffisant. Oui, cela faisait déjà un moment que Jax remplissait son rôle de chef au sein de la garde. A vrai dire, depuis plus de 10 ans. Au service de plusieurs Empereurs, d'une Impératrice et de quelques gouvernementaux éphémères, cette tâche commençait à le rebuter sérieusement.
Après des années, mais surtout au cours de ces derniers mois, Carnor Jax commença à douter de ses intentions. Que voulait-il réellement ? Le pouvoir ? Il l'a. En tant que capitaine de la garde, quoi de plus simple pour lui que de tuer un Empereur ? Quelle petite gabegie. La jurisprudence de l'Histoire serait de son côté. Pour Jax, le pouvoir était devenu trop abstrait à force de le côtoyer de si près pendant longtemps.

Définir le pouvoir ? S'en tenir à la définition reviendrait à considérer que le pouvoir est la domination sur les autres. Cette domination est toujours le résultat d'une contrainte. C'est aussi une conséquence d'un instinct naturel, inné à l'Homme. Les formes de cette domination peuvent varier, ses outils également. Le plaisir, lui, se déculpe plus on monte les marches de son ascension.
Mais tout cela est en réalité faux.
Après des années au service, Jax comprit une chose importante : plus haut était la fonction, et moins la personne avait un pouvoir, une influence sur le cours des choses. Il y pensait sans cesse dans cet ascenseur noir.

Empereur ? Une fonction vide. Empereur ? Un épouvantail au service d'une concept juridique, à savoir l'Etat.
Etre Empereur ? Une satisfaction éphémère. Une fierté artificielle. Un pouvoir déclinant et un plaisir de vie chiffrable à zéro.


Alors, à quoi bon pour Jax d'aspirer à plus haut ? Quel sens à ses petitesses, ses mesquineries envers ses rivaux, ce Roi Fanrel par exemple ? Cette lutte là n'avait pas un gain à la hauteur de ses efforts. Cela ne lui apporterait rien de plus.
Jax avait un pouvoir direct, matériel. Il avait une garde, des hommes à son service qu'il pouvait châtier, envoyer à la mort, récompenser, sauver parfois. Sa domination est concrète, elle est réelle. Il avait également le pouvoir théorique de mettre fin à la vie du premier personnage de la galaxie. Cette jouissance là était quelque chose de palpable. Mais il savait que passer à l'acte le priverait paradoxalement de cette satisfaction déjà déclinante. Cela n'avait du sens que si le passage à l'acte restait une hypothèse et non une porte qu'il allait franchir.

La principale question de son existence perdit de son sens. Non, il n'avait aucun intérêt à être Empereur. Il n'y avait rien à en tirer, si ce n'était un habit pompeux. Ce spectacle de cour devenait absurde. Jax en devenait malade. Mais il s’étonna lui-même d’avoir de telles idées, tellement elles étaient en contradiction avec tout ce qu’il avait toujours pensé jusque ici. Ce n’était pas le fruit d’une révélation soudaine. C’était étrange comme déception. Honteuse presque. Un début de tristesse s’empara de Carnor Jax ; celle d’avoir échoué. Il pensait avoir échoué à vouloir ce qui existait déjà à un autre niveau plus accessible.

Ces réflexions floues et inachevées étaient toujours présentes lorsqu’il se présenta devant Harlon Astellan, l’Empereur. Comment faisait-il pour supporter son rôle ? Ressentait-il une satisfaction ?
Après des semaines à le fréquenter si près, Harlon Astellan était pour Jax une personnification de l’Etat.

Aujourd’hui, Eriadu avait son attention, une planète importante, un bastion historique de l’Empire qui dépérissait. L’idée de la reconquérir n’était pas forcément mauvaise. Sans doute, Astellan voulait un avis de la part de ses deux subordonnés.

La première réflexion de Jax était de se plier aux volontés de l’Empereur, de jouer le jeu ; celui du partisan des méthodes expéditives et de la guerre totale permanente. Quelque chose l’en empêcha. Ses réflexions ? Ou autre chose.

De façon subsidiaire, la première politesse était de laisser parler le Grand Vizir en premier.

Pour une fois, il s’y plia.
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By Rhedatt Fanrel
#29616
Une nouvelle réunion avec l'Empereur.

Depuis qu'ils s'étaient quittés, cette fois-là, la situation avait bien changé. Le monde n'était plus pareil. Une nouvelle vision de l'Empire s'offrait à lui, chaque matin, alors que le soleil se levait à peine. Une journée sa fin démarrait, aux prises avec un appareil impérial aux ramifications sans fin. Comment avait-t-on pu créer une telle chose ? Il était là face à un royaume dont la démesure était devenue une rigueur. Comment était-il possible de régner sur l'Empire d'avant ? Comment quelqu'un pouvait supporter ça ? Il n'était que Grand Vizir d'un Empire atrophié, et pourtant l'ensemble lui paraissait sans fin.

Ca, et le fait qu'il fallait oeuvrer avec l'ombre d'un Empereur. Omniprésent, surpuissant, son mot sur tout. Impossible de faire sans, impossible de vivre sans. Un duo nécessaire, dans son sens à lui, là où l’Empereur n’y voit qu’un inférieur. Lui ne pouvait rien faire sans ce monstre sans cage. Aujourd'hui ne faisait pas exception, puisqu'il devrait se plier à une nouvelle volonté impériale, qu'elle fusse bonne ou mauvaise. Et la facilité des retombées négatives reviendraient sûrement sur lui, dans une ultime manoeuvre politique pour rattraper la chose. Du moins, si c'était effectivement une mauvaise décision. Les précédentes rencontres restaient assez encourageantes, voire même productives, si l'on en suit la mentalité de l'Empereur. Mais depuis le début de cette "relation" il était devenu très clair qu'Harlon était capable du meilleur comme du pire, lorsqu'il s'agissait de sujets qui lui prenaient trop à coeur. La preuve en restait cette rencontre douloureuse sur Yaga Minor, ou même, concrètement, le fait de mener à bien un coup d'Etat. Qu'importe les motivations, l'acte était trop grave en soi pour être ignoré aujourd'hui.

Dans quelle nouvelle aventure allaient-ils donc s'embarquer, cette fois ? C'était là la question qui pèserait désormais à chaque rencontre. En attendant de comprendre. De percevoir quelque chose qui annoncerait que la bête s'est réveillée, ou s'est apaisée. Mais aujourd'hui ? Difficile à dire. Seul un élément laissait la question en suspens : la présence du Protecteur dans l'Ascenseur. Ils s'étaient salué de manière protocolaire, et chacun s'était positionné dans la cabine. Mais nul doute que tous les deux étaient en pleine réflexion à cet instant. Qu'est ce qu'il faisait là ? Il ne l'avait pas revu depuis Arkania, et son échec cinglant ... S'il était médisant, il pourrait y voir là l'oiseau de mauvaise augure, celui qu'on attache aux actes les plus sombres de cette nouvelle ère ... Mais était-ce vrai ? Cette figure sombre, cette armure ombrageuse, elle n'inspirait rien de bon.

Et dire qu'il n'avait aucune arme sur lui ... Bon sang, est-ce qu'il faudrait qu'il reprenne la mauvaise habitude de porter des armes sur lui dès qu'il avait un rendez vous ? Déjà qu'il n'avait aucun signe distinctif pour sa fonction, nu de toute marque impériale ou même tétanne, pour épouser son rôle, il se sentit démuni face à la silhouette sur-protégée. Sa pauvre tunique bleu impérial, et sa cape grise aux arabesques dorées ne le protègeraient guère de la violence de cet homme de main. Bon sang, infame créature que tu es. Que nous réserve donc ce rendez vous ...

Et finalement, ils entrèrent, pour y retrouver l'honorable maître du donjon. Les mains dans le dos, le Grand Vizir cala son pas sur celui du Protecteur pour traverser le bureau, et rejoindre Harlon qui trônait là, impatient. Droit au but, comme toujours. Une légère inclinaison du buste, pour marquer le salut à l'Empereur, et finalement l'objet de la discussion.

    « Eriadu, le joyaux du Sud. »

C'est discutable.

    « Nous devons la récupérer. »

Et allez ... Voilà, une lubie. Il jeta un regard vers le Protecteur, dont il commençait à douter du rôle réel. Etait-il un influenceur secret ? Un membre du Haut Commandement ? Et qu'est ce qu'il faisait là, entre l'Empereur et le Grand Vizir ? Qu'est ce que cela signifie ? Quelles sont les intentions réelles de l'Empereur ? Affirmer une intention, ou en discuter ? La mettre à exécution ? Son regard se porta de nouveau sur l'hologramme, comme s'il pesait le pour et le contre. Un flot de pensées, de questions, et de sentiments. Parler ? Ne pas parler ? Le fixer, se questionner, le questionner lui ? Ne lui avait-il pas dit cela, lorsqu'ils s'étaient vus dans ce même bureau ? Le questionner lui et ses décisions ?

Eriadu ... Eriadu ... Wilhuff Tarkin. Grand Moff. Grand Empire. Passé lointain. Et aujourd'hui imbroglio diplomatique et militaire. Lourdes conséquences. La guerre. Une bataille nécessaire. Non.

Finalement, il tacha de rompre le silence pour se faire entendre ...

    « Votre Majesté, qu'attendez vous concrètement de nous ? Si c'et notre avis, que vous voulez, il sera simple, en tout cas le mien. L'intérêt de récupérer une planète enclavée et très éloignée est très discutable. Certes, peut-être bien qu'Eriadu garde en elle les croyances impériales, mais cela ne justifie pas de la reprendre. Elles et toutes les autres.

    La priorité devrait être donnée à la réunification du Nord, avant tout, et non pas aux gouffres financiers du Sud. Qui plus est, le Sud devrait se contenter d'une politique d'influence active, dans un premiers temps, autour des territoires dont nous gardons la loyauté. Cela irait de concert avec les autres projets, surtout économiques, qui vont être mis en place.
    »

Non il ne trahirait pas de secret à côté du troisième homme de la salle.

    « Nous n'avons pas la capacité matérielle de la récupérer, de toute manière. Je comprends la nécessité des démonstrations de puissance et de coups d'éclat pour un règne nouveau, mais il ne devrait pas se faire au détriment de nos territoires et leur bien être. C'est là mon avis. »

Sa pensée avait un peu dépassée ce qu'il avait l'intention de dire, et peut-être bien qu'il y aurait un moment de malaise, mais c'était dit, au moins. Peut-être qu'il finirait sa carrière sur cette rencontre. Bien bien bien. Sympa. Oh, et tant qu'on y est ...

    « Ha, par ailleurs, sans vouloir questionner les personnes qui vous entourent, Votre Majesté, est-ce judicieux d'évoquer des mesures politiques devant une personne non-issue du gouvernement ? »

Ha, oui oui c'est toi Carnor que je regarde, derrière ton casque bien lustré. Tu vois, si toi tu te demandes ce que tu fais là, moi je demande à ce que tu partes, c'est aussi simple que ça. Simple mesure de précaution, bien sûr, et d'incompréhension, rien de plus. Rien de plus. Le regard royal finit par se reporter sur Harlon, qui doit certainement penser le plus grand mal de tout ça, comme à l'accoutumée. Mais c'est ce qui fait que ces réunions sont un délice, non ?
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By Carnor Jax
#29622
Chaque personne est fidèle à ses origines et à son l'environnement. Dans le cas du Roi Fanrel, celui-ci faisait preuve d'une modération constante dans ses opinions et les conseils qu'il donnait à l'Empereur. Tout projet expansif était torpillé dans l’œuf. Toute démonstration de force lui semblait un acte immonde. Afin de ne pas paraître faible aux yeux de tous, Rhedatt Fanrel se dissimulait derrière un écran logique ; le pragmatisme, le réalisme. C'était malin et ça fonctionnait.

Mais son côté donneur de leçon exaspérait si on n'y était pas habitué. Pour Carnor Jax, les arguments de Fanrel semblaient justes et enfonçaient - cette fois - des portes fermées. Il était vrai qu'Eriadu n'avait aucun intérêt stratégique à court terme ; c'était une place qu'il faudrait défendre difficilement avec un fort prix à payer. Tout cela était facile à imaginer. Harlon Astellan n'était pas le plus débile des deux non plus, il savait tout cela. Mais reprendre Eriadu devait être un coup d'éclat, une façon pour lui de se légitimer, retrouver une santé après l'humiliation sur Arkania. Sans doute, le Roi ne pouvait pas bien comprendre cela, comme tant d'autres choses.

Carnor Jax devait se ranger à contre-cœur aux arguments de Fanrel concernant Eriadu. En tant que militaire, la situation d'Eriadu était trop difficile pour une attaque frontale. Même si l'Empereur restait évasif sur la stratégie, cela dit. Il se peut que le garde change d'avis en fonction de l'angle attaque adopté sur cette question. En tant que politique, Jax comprenait que l'Empire devait se remettre en marche. Gagner un territoire. Écraser un ennemi. Faire quelque chose. Il comprenait qu'Harlon Astellan devait se refaire une santé. Une virginité politique. Trouver une source de gloire.

Tout cela pouvait être résolu sans passer par Eriadu, mais en attaquant une cible plus facile. Il avait une idée. Il était même optimiste sur le soutien du Roi Fanrel, qui au final lui semblait être un élément appréciable.

Sauf que.

« Ha, par ailleurs, sans vouloir questionner les personnes qui vous entourent, Votre Majesté, est-ce judicieux d'évoquer des mesures politiques devant une personne non-issue du gouvernement ? »

Il fallait que Fanrel se monte digne de ses origines aristocratiques. De son environnement pédant.

Erreur. Grave erreur. "Du gouvernement ?" Pourquoi ne pas demander un aval au Parlement pour Eriadu ? Un vote sur le coup d'Etat du trimestre dernier ? Un laquais se croyant important, à mourir de rire.

Jax tourna lentement sa tête vers le Roi. Un bref instant seulement. Pour ensuite regarder en face lui. Regardait-il l'Empereur ? Son bureau ? L'hologramme ? Il imaginait se voir. Lui. A l'instant précis où tout bascula.

« Deux fois faux.
Une invasion est une décision politique exécutée avec des moyens militaires. La compétence du gouvernement est insuffisante pour la genèse d'une opération militaire. Et elle est inopérante dans son exécution.
D'où ma présence.
»


A moins que papy-gâteau veuille aller lui-même sur la ligne de front ? Lui qui a été incapable de tenir en laisse son propre fils il y a une semaine ? Lui, le membre du gouvernement. Jax aurait bien aimé voir ça.
Gouvernement de quoi d'ailleurs ? Pense-t-il avoir une légitimité civile indépendante au sein d'un Etat militariste autocratique pour parler comme il le fait ? Sans rire.

Maintenant, un peu de logique. On est tellement habitué à réfléchir qu'on en oublie de comprendre un peu le bon sens.

Doucement et calmement, Jax parla à Fanrel comme au dernier des abrutis.

« Plus simplement, si je suis ici, c'est que l'on m'a convoqué. La seule personne qui possède ce pouvoir est Celle que nous avons tous les deux en face. Votre remarque est déplacée, voire étrange. Je la mets sur le compte de votre âge. »

A moins que Têta ne connaisse rien aux subtilités du protocole de la Cour impériale. Quel genre de rois pouilleux gouvernaient cette planète ?

Fanrel venait de se faire un redoutable ennemi après cette tentative d'humiliation. C'était une attaque directe. Un coup de Jarnac de second étage. Cette mesquinerie devant l'Empereur était hors de propos. Jax, qui avait laissé s'exprimer Fanrel en premier, avait récolté un revers minable en guise de remerciement.

Désormais, le prélude d'une lutte à mort était commencé. Et rien ne pourra l'arrêter avant la défaite d'un des protagonistes. Carnor Jax ou Rhedatt Fanrel. Un seul devait quitter la partie du pouvoir de façon définitive.

Cette colline est trop petite pour deux tigres. Comme toujours.



Après ces brèves politesses qui se finirent on ne sait trop comment, Jax se permit de donner enfin son avis.

« Votre Majesté. Aussi surprenant que cela puisse paraître, je reprendrai les arguments du Roi Fanrel. Eriadu est un objectif symbolique. Contrôler Eriadu nous sera indispensable pour toute politique ambitieuse dans le sud de la galaxie. Cependant, une attaque frontale est risquée.
Je propose d'allier l'utile à l'agréable pour cette fois.
»


L'agréable pour le prestige de Harlon Astellan à qui il manquait quelques finitions sur ses habits d'Empereur. L'utile pour l'intérêt premier de l'Empire à moyen-long terme.

« Nous devons nous attaquer à plus faible que soit pour espérer un succès rapide et facile. Je voudrai attirer votre attention sur la Centralité. Ce secteur est neutre. Il ne possède aucun traité avec une grande puissance pouvant nous menacer. Ce secteur est riche en minerais. Son armée est faible. C'est un corridor idéal pour continuer de creuser l'expansion de l'Empire vers le sud, de façon discrète en ayant comme voisins les Cartels avec lesquels nous sommes en bons termes.
Envahir la Centralité ne sera pas aussi spectaculaire, mais ainsi nous nous privons des défauts d'une opération contre Eriadu tout en conservant les avantages.
»


La Centralité : ses mines riches, son système politique fragile. Et cette planète Sith peuplée de sorcières puissantes que l'on pouvait isoler des séides l'Ordre Sith millénaire.
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By Harlon Astellan
#29629
Ca n'était pas fort amusant. Encourager la rivalité ? Oh, certes, se défaire des bienfaits d'une compétition perpétuelle aurait pour résultat une baisse notable du rendement par individu. Mais s'il était un jeu qui n'amusait pas Harlon, c'était de voir des subalternes jouer aux lutteurs d'un ring abandonné. Le spectateur unique n'était pas vraiment un genre d'individu à trop agacer.

La remarque de Fanrel, tout aussi désobligeante fut-elle, se déroula sans accroc. Fanrel était là en sa qualité de Grand Vizir. Oh il remplissait ce rôle à merveille, au point de discuter des invités de l'Empereur. Lui était octroyé le droit d'appointer des Grands Moff. De diriger toute la diplomatie impériale. De reconstruire des planètes. Son premier acte en tant que Grand Vizir fut donc de demander pourquoi l'Empereur invitait qui il voulait.

Sacré bilan des 100 premiers jours.

Mais le loisir de rappeler certaines prérogatives n'allait pas lui échapper.

« Plus simplement, si je suis ici, c'est que l'on m'a convoqué. La seule personne qui possède ce pouvoir est Celle que nous avons tous les deux en face. Votre remarque est .../ »
        « Silence, tous les deux. »

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Trop péremptoire pour être ignoré. Les sourcils froncés, les épaules arquées, mains dans le dos, l'injonction ne souffrait aucune future contestation. Viendraient-ils à pousser leur chance, à tenter de jacasser une ultime fois ? Se lancer un mot, tout juste murmurré, la bouche de travers, pour éviter que l'Empereur n'entende ? Les secondes chances se méritaient. Par paradoxe étonnant mais pourtant universellement pratiqué, perdre une bataille était comparativement moins digne de punition que continuer à parler sans y avoir été invité. La première faute demandait réaction d'un orgueil national, plus dilué. Le deuxième découlait de l'orgueil des hommes. Imparfaits qu'ils étaient, certains n'avaient pas la patience de tolérer une entorse.

Souhaitaient-ils apprendre ce qu'il en était ? Harlon coupa court une bonne fois.

        « Grand Vizir Fanrel. Sachez que le Protecteur Jax est ici moins en qualité de chef de ma Garde personnelle que celle de Conseiller personnel, une fonction qui, bien que non officielle, doit être traitée avec la particularité qui lui est dûe.

        Celle-ci n'étant pas incompatible avec la raison qui veut que j'invite qui je veux chez moi.
        »

Sans être Empereur, ici, on est ici autant chez l'Empereur que chez Harlon Astellan.

Mais que Fanrel se rassure, il n'aura pas le monopole de la remontrance.

        « Quand à vous Protecteur Jax, bien que je conçoive qu'un outrage fût indirectement formulé, gardez en tête que vous parlez au Grand Vizir, qui plus est en ma présence. Insulter un homme que j'appointe, qui plus est sous mon toit, c'est par deux fois m'insulter moi. Gardez contenance face à l'injure. Vous ne feriez que donner du crédit aux remarques qui n'en méritent pas. »

Jax n'avait pas à dire son mot hors des clous, hors demandes expresses.

« Votre Majesté. Aussi surprenant que cela puisse paraître, je reprendrai les arguments du Roi Fanrel. Eriadu est un objectif symbolique. Contrôler Eriadu nous sera indispensable pour toute politique ambitieuse dans le sud de la galaxie. Cependant, une attaque frontale est risquée.
Je propose d'allier l'utile à l'agréable pour cette fois.

Nous devons nous attaquer à plus faible que soit pour espérer un succès rapide et facile. Je voudrai attirer votre attention sur la Centralité. Ce secteur est neutre. Il ne possède aucun traité avec une grande puissance pouvant nous menacer. Ce secteur est riche en minerais. Son armée est faible. C'est un corridor idéal pour continuer de creuser l'expansion de l'Empire vers le sud, de façon discrète en ayant comme voisins les Cartels avec lesquels nous sommes en bons termes.
Envahir la Centralité ne sera pas aussi spectaculaire, mais ainsi nous nous privons des défauts d'une opération contre Eriadu tout en conservant les avantages.
»


Harlon ne bronchait pas. Il avait écouté Fanrel patiemment, et maintenant il attendait que le petit monologue monocorde que Jax avait du répéter, tant il était fluide et totalement en dehors du rôle du personnage. On aurait cru entendre un livre d'histoire parler. Pour autant, Harlon en avait lu une tripotée - d'où l'analogie - mais n'y trouvait pas le style habituel.

        « Je vous remercie tout deux de me rappeler la leçon élémentaire consistant à me souffler à demi-mots la réalité martiale exigeant d'établir des lignes de ravitaillement pour une planète enclavée. Il est clair que mon éducation de noble, ma culture personnelle sur l'art de la guerre, mes réunions passées avec des Haut-Amiraux et simplement ma formation d'officier de l'Armée de Terre ne m'ont été aucunement bénéfique pour appréhender ces question. Même si des planètes comme Ithor ne semble pas en souffrir...

        J'aimerais néanmoins attirer votre attention sur le fait que je n'ai mentionné à aucun moment la possibilité militaire.
        »

Deux coups de doigts. Un index sur la capitale, en bleu, sur l'hologramme, puis un autre dans le vent, vers la droite.

        « Avec l'affaire de Korriban, qui a été interrompue suite à la réforme militaire, mais qui va être reprise de sitôt, nos relations avec la Nouvelle République laissent entendre une possible négociation pour pacifier la population locale. »

Harlon se gratta la barbe un court moment, pour la transition, avant de reprendre, sans les fixer, son regard profitant à l'hologramme, toujours pointé régulièrement du doigt, l'index décrivant parfois des cercles concentriques, globaux ou purement théâtraux.

        « Il faut les prendre au piège avec leur propre idéologie. Pourquoi ce blocus ? Le prétexte est que la population riche et anciennement esclavagiste pourrait faire du mal à la populace locale. Ils n'écouteraient pas un républicain. Un iméprial, en revanche, ils pourraient entendre raison.

        En tant que porteur d'un titre reconnu par l'Empire légitime, le gouvernement suprématiste local se rallierait peut-être à notre raisonnement. L'Empire se verra alors affublé de l'image de pacificateurs. Sans arme, sans violence.
        »

Un regard dur vers les deux.

        « Mais si votre désir de faire couler le sang prévaut... Je suppose que vous pouvez m'en apprendre plus que je ne le sais déjà sur les conquêtes, Protecteur Jax. Pourquoi la Centralité ? Quel rapport avec Eriadu ? »

Enfin. Enfin, je respire à nouveau. Mes idées s[…]

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