L'Astre Tyran

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By Haya Fuu
#38621
"Avant de vous rejoindre, j'aimerais porter un toast à Rad Temper. Le plus grand artiste de Loretto, pour sûr ! A son cabaret et a sa carrière !"

Rad Temper avait brièvement levé son verre à l'intention de l'orateur, doublé d'un sourire franc, en signe de remerciement pour ce toast.

Henrické, quant à lui, attendait patiemment que Preigo le rejoigne. Il ne tenait pas à l'aborder directement, au risque de donner l’impression de venir quémander une réponse à la proposition qu'il avait faite. En cela la twilek lui avait été d'un grand secours, même s'il avait eu un peu de mal à rester attentif à ces propos. Cette tentative de déstabilisation était de bonne guère, et fonctionnait, il fallait bien le reconnaitre. Ce soir il était là pour recueillir une réponse, pas pour négocier, il s'en tiendrait à cet objectif.

Enfin le Dug le rejoignit, toujours égal à lui-même.
"Un verre ?"
"Avec plaisir.", le négociateur fit signe à un serveur qui s'approcha avec aisance parmi les invités. L’homme y prit un verre et le serveur mis le plateau à la hauteur du Dug dans une gracieuse révérence, afin qu'il s'y serve à son tour.

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C'est alors qu'en explosion se fin entendre et que les lumières furent coupés. Plusieurs cris se firent entendre dans la salle, avant qu'une valse d'étincelles n'illumine la petite scène, et que la suiveuse ne se braque sur une pièce montée qui avait été apportée en son centre. Andrew Hopper, qui officiait dans le cabaret de Rad Temper, entonna un "Joyeux anniversaire » à la hauteur de sa réputation de basse.


Rapidement, nombre d'invités reprirent le chant en cœur, sans savoir à qui s'adressait le chant. Alors une jeune danseuse monta sur scène, avec une démarche hésitante qui contrastait avec le spectacle qu'elle offrait habituellement aux clients de son cabaret. Le chant fut prolongé par une salve d'applaudissements, quand l'artiste exécuta le flip arrière, fort justement nommé l'ombrelle, car les pans de sa jupe-culotte ainsi déployés formaient une ombrelle vue de dessus, la figurant dans sa position d'arrivée. Certains purent être déçus que, contrairement à ce qu'elle pratiquait dans son numéro, sa tenue ne s'évanouisse dans une envolée de pétales.

Quelques remerciements plus tard, le calme était revenu dans l'assistance, et Henrické et Preigo pouvaient reprendre leur conversation.
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By Trench
#38975
Il fallait qu'on se le dise, cette réception était sympa. Cela faisait longtemps que Preigo n'avait pas "relâché" la pression. Certes il était ici pour affaires, mais l'ambiance lui rappelait ses débuts au sein d'un cabaret comme celui-ci. Où il n'était q'un jeune Dug de service.

"Le bon vieux temps" Marmonna t'il juste avant de siroter son verre.

Lorsque les lumières furent coupés, quelques-uns des invités furent pris d'une crispation et comme d'un réflexe avaient agrippés quelque chose en dessous de leur tunique ou habit. Il ne fallait pas être Jedi pour comprendre que des gardes étaient parmi les membres de la réception. Cela rassura Preigo de se savoir protégé de ce côté-là. Leur hôte n'avait pas lésiné sur le spectacle. C'était beau de voir qu'un artiste pouvait vivre de son art et même tirer sa révérence avec une sacrée somme. Cela fit Preigo réfléchir sur sa propre condition de Dug.

Il allait partir un jour, mais ce n'était pas pour aujourd'hui...

"Discutons voulez-vous, de l'investissement de vos employeurs, Monsieur Henrické. Tout d'abord merci à eux, pour l'aide apportée. L'entrepôt a été rentable depuis son acquisition. Le Bar s'en est retrouvé agrandi et renforcé."

"Je suis donc favorable pour continuer nos échanges. Et j'accepte l'investissement de votre employeur, et ses conditions."

Bien sûr il se souvenait du baratin du commercial lors de leur entrevue et que cela serait bénéfique pour financer ses projets. Preigo était certes intéressé mais gardait tout de même une réserve.

Et c'est au même moment que les lumières s'éteignirent une nouvelle fois. Sauf que cette fois-ci ce ne fut ni étincelle sur la scène, ni chanteur. Au contraire une explosion eu lieu sur l'un des côtés de la salle, ayant pour conséquence quelques blessés et des hommes armés faisant irruption dans cet havre de paix que fut la réception. Les gardes dispersés aux quatre coins de la salle avaient été neutralisés et certains de ceux qui étaient déguisés en invité aussi. Malgré leurs efforts il n'avaient pas réussis à contrer l'invasion. Durant la prise de panique engendrée, Henrické reçut un tir de blaster perdu, sur l'épaule, l'incapacitant pour un moment...

Néanmoins, suite à la neutralisation des gardes, la scène se ralluma et un invité surprise décida de changer l'ambiance du cabaret.

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"Mesdames, Messieurs et Aliens, merci d'être venus ! Excusez-moi pour cette entrée fracassante mais j'avais besoin de requérir TOUTE votre attention."

"En effet, mon employeur m'as envoyé ici pour faire passer un message. Certes cela manque de finesse mais je n'allais pas rater l'occasion de souhaiter personnellement l'anniversaire du célébrissime Rad Temper." Fit-il en regardant Rad et sa femme. "Tout en faisant un exemple des rats qui ont décidés de quitter le navire... "

Au même moment, deux des assaillants masqués s'était postés derrière les représentants de l'abadon et du Tusk. Les gardes les emmenèrent jusqu'à l'estrade sous la menace des blasters.

L'intrus sortit alors un blaster de poing et mit un terme à l'existence des représentants. La foule fut choquée par une telle violence et cette mise à mort injuste.

"Bon, où est notre cher Preigo ?"

Profitant du chaos entrainé par cet homme masqué, le Dug avait trainé Henrické derrière le bar de la salle. Il lui faudrait une miracle pour le sortir de cette situation qui allait s'avérer explosive !
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By Haya Fuu
#39010
Et il se pavanait fièrement parmi les invités apeurés. Tout dans son attitude montrait qu'il jouissait intérieurement du pouvoir qu'il avait entre les mains. La façon de circuler parmi les invités comme une bourgeoise faisant semblant d'hésiter devant un pare-terre de bijoux alors qu'elle savait déjà celui qu'elle voulait. La façon dont il exhibait son arme au lieu de s'en servir pour menacer directement son assistance. Tout cela ne faisait qu'attiser la colère de l'Anzat, elle qui avait à cœur de protéger ceux qui la suivaient. Et voilà qu'il se livrait à une exécution sommaire sous ses yeux. Elle n'en revenait qu'il se permette un tel affront. Ou il était stupide, ou il ignorait totalement où il avait mis les pieds. Dans tous les cas, l'Arcaniste était bien décidée à lui faire comprendre.

C'était la première fois que Henrické était confronté à une fusillade, et la première fois qu'il était blessé. Pourtant il s'en tirait bien jusqu'ici. La douleur intense qu'il ressentait au niveau de l'épaule n'avait rien de rassurante, mais il serrait les dents pour garder le contrôle. A côté de lui, le Dug se tenait aux aguets, mais il était évident pour l'humain que d'ici quelques secondes, au mieux, il se ferait sortir manu militari de sa cachette, et qu'il terminerait comme ses deux autres congénères. Mais qu'avait-il donc fait pour se trouver dans une telle galère ?

Etrangement, son attention était plus à la twilek, dont il réalisa qu'il ignorait jusqu'à son nom, qu'à sa propre situation. Si au moins il avait pris le tir pour la protéger elle, qu'il y eut un semblant d'acte héroïque derrière sa blessure, quelque chose d'un peu plus glorieux que de s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il en aurait presque sourit tellement ses pensées lui paraissaient ridicules aux vues de la situation. Probablement la douleur le faisait-il s'égarer loin de la réalité. Pourtant, péniblement, il sorti un comlink de sa poche, l'activa et le glissa derrière un bac à glaçons vide posé derrière le comptoir où il était réfugié avec Preigo.

Pendant ce temps, l'homme au masque de volatile circulait lentement, regardant avec soin ici, derrière une table tombée à la renverse, ou là, sous une large nappe pendant d'une table. Il en profitait, sachant la situation sous contrôle, pour prendre son temps et noter la montre de luxe au poignet d’un jeune homme, ou le collier de valeur au cou d’une courtisane, probablement plus par habitude que par réel intérêt, car il avait depuis longtemps arrêté ce genre d'activité pour se contenter d'encaisser. D'ailleurs à bien y réfléchir, cela faisait un moment qu'il ne s'était pas rendu sur le terrain. Mais peu importait, pourvu qu'il trouva celui qu'il cherchait.

Son regard s'arrêta sur le comptoir du bar. Une pile de verres y tenait encore debout. Il sourit intérieurement, quasiment certain d'y débusquer le Dug. Et puis son masque commençait à le gêner quelque peu et il était de plus en plus presser de repartir. Il évita plus ou moins gracieusement un plateau de petits-fours négligemment abandonné à terre par une serveuse en tenue de lapin, quel manque d'imagination, qui restait accroupie, cramponnée à une chaise comme un crustacé à son rocher. L'inconvénient de ce genre d'interruption, c'est qu'elle mettait un désordre certain, au point que deux pas plus loin, il du s'appuyer sur l'épaule d'un invité pour éviter de perdre l'équilibre en marchant sur un verre.

Sa progression lui semblait bien difficile, et l'irritation de sa bouche, trop sèche, n'arrangeait rien. Il regarda autour de lui, pour constater que tout le monde restait bien à sa place. Beaucoup le regardait, mais quoi de plus normal, c'était lui qui menait la danse. Pour autant, les quelques mètres qui le séparaient du comptoir lui paraissait étrangement longs, au point qu'il s'en sentait presque essoufflé. L'énervement le gagna quand il trébucha sur une anodine serviette. Il ne se rattrapa que de justesse à un tabouret de bar.


Homme de main
"Ca va patron ?
Chef
- Oui, oui ! Ca va ! répondit assez violemment l'homme au masque de canard"


Pourtant ses jambes étaient devenues terriblement lourdes, voir même douloureuses, comme si il avait des crampes de plus en plus intenses. Et puis il faisait chaud, au point qu'il tenta de s'essuyer le front, oublieux du masque qu'il portait. Ce même masque qui l'empêchait de respirer correctement et lui asséchait la bouche. Il n'y tenait plus et tenta de desserrer la sangle qui le maintenait en place, mais ses doigts semblaient engourdis et son arme, qu'il ne tenait pas à lâcher, le gênait terriblement. L'énervement commençait à très sérieusement laisser place au stress et à la panique.

Chef "PREIGO !, appela-t-il, sort de ta planque. Et vous, vous regardez quoi ?!, poursuivit-il en constatant que désormais tous les regards étaient tournés vers lui."

Il avala difficilement sa salive, il sentait inexorablement monter une violente migraine, tandis qu'il tombait à terre. Son corps entier, pris de spasmes incontrôlables, semblait ne plus vouloir lui répondre. Sa vie même le quittait. Immédiatement un de ses hommes de main le rejoignit pour l'aider à se relever, mais c'était vain. Il redéposa l'homme à terre.

Homme de main "Vous m'entendez patron ? Patron ?, mais il n'eut aucune réponse."

#39019
Akim To venait de passer une semaine pour le moins harassante. Son fils était encore malade, et les crédits commençaient à manquer. Etant un ancien soldat rebelle sa paie de retraite n'était pas aussi bonne qu'il l'espérait. Quelle ironie pour quelqu'un qui s'était battu pour la liberté. Il faut croire que les même les bureaucrates n'avait plus de respect pour les anciens rebelles...

Alors lorsqu'on l'avait rappelé pour un poste au sein de l'armée républicaine, il avait refusé. Pour non seulement aider ses proches mais surtout ne pas mourir pour une cause en laquelle il ne croyait plus loin de son enfant.

Pour subvenir aux besoins de son fils et de son ex-femme, il dû occuper un boulot de misère qui l'empêchait de sortir des bas-fonds. Malheureusement pour lui cette image de rebelle le suivit et il ne trouva pas de boulot. Mais dans son malheur il rencontra une personne qui le sortit de la misère. Une personne peu recommendable mais un ami d'enfance. Ce dernier avait réussis à choper un entretien pour son ami dans le pétrin auprès d'un gang qui aurait nécessité son expertise. Et il était bon. Assez bon pour tirer sa famille de la pauvreté et des bas-fonds. Mais son fils avait gardé des séquelles et la maladie l'avais suivis dans cette ascension. Malheureusement les médicaments coûtaient chers et le crime s'avérait être la solution dans cette situation.

Alors lorsque son agent de liaison, son ami d'enfance, lui avait demandé si il était partant pour une mission qui requérait un gars avec ces compétences, il n'avait pas hésité à choper cette occasion.

La "mission" allait s'avérer plus complexe qu'elle n'en avait l'air. D'une part car des innocents étaient en jeu et d'autre part (et c'était la plus grande raison) un psychopathe gérait son équipe et lui donnait des ordres. C'était pas anodin dans ce type de boulots, il fallait l'avouer, mais s'en était agaçant. Spécialement lorsque le patron en question lui demanda d'augmenter la force des explosifs pour son "entrée fracassante". Il savait que ça allait faire des dégâts mais il n'avait pas le choix. Il put néanmoins baisser l'intensité de l'explosion en cachant cela, à cet homme ou alien qui se cachait derrière ce masque ridicule de volatile.

Le canard en question manquait également de finesse. Certes tuer de sang-froid permettait de capter l'attention des personnes présentes dans la réception et facilitait ainsi le boulot des sbires dans le genre d'Akim mais encore une fois cela manquait de finesse.

Alors quand son boss se retrouva à terre, en train de baver, il ne broncha pas. Néanmoins il était perplexe car il avait certes vu des sabres laser et des Jedi mais jamais un KO comme celui-ci. Il laissa un autre collègue à lui appeler son "patron", tandis que lui surveillait les invités. On ne savait jamais avec ceux qui voulaient jouer les braves dans ce genre de situation.

Pendant que certains de ces collègues allèrent chercher leur boss, Akim et d'autres étaient restés en retrait pour surveiller la foule.

Au vu de son passé, il possédait une meilleure vision que ses autre collègues. En observant toutes les personnes présentes il y en eu une qui lui sembla étrange. Encapuchonné, elle était cachée parmi la foule. difficile à repérer et encore plus difficile à garder en vue.

Etant concentrée sur cette personne il en oublia ses collègues qui eux étaient en train de relever leur patron et dont certains étaient en train de se diriger vers le bar en question arme pointé vers celui-ci.

Akim, ayant un mauvais pressentiment se proposa pour prendre en charge ce volatile et l'emmener en dehors de ce lieu pour leurs propre sécurité.

A peine eut-il le temps de sortir avec son canard sur les bras, que des tirs de blaster s'étaient fait entendre dans l'établissement. Il laissa son patron sur un mur et retourna, arme au poing, vers la salle de réception. Les tirs avaient maintenant laissés place à des cris. Et les cris laissèrent place au silence. En avançant il eu une drôle de sensation, comme si quelque chose ou quelqu'un l'observait. Ce silence le rendit nerveux et il prit l'initiative de faire rebrousse chemin jusqu'à son boss pour se tirer de cet endroit. Mais lorsqu'il arriva au niveau du volatile il sentit une présence derrière lui.

Il avait une chance sur deux de mourir s'il se retournait avec son arme....Alors il décida de faire autrement. Plaçant son flingue par terre précautieusement, sur sa gauche et à proximité du volatile, il releva ensuite ses bras comme signe de sédition.

"Je vais pas mourir aujourd'hui pour un psycho comme lui. Soit vous pouvez me tuer et vous vous occuper de son cas. Soit vous me laisser partir et je vous le laisse. Ou vous pouvez proposer une autre alternative si le cœur vous en dit..." Il ne se retourna pas et attendit une réponse en espérant que son heure n'était pas encore arrivée...
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By Haya Fuu
#39053
ImageRien de mieux pour prendre l'avantage que de désorganiser, et rien de mieux que de couper la tête pensante d'un groupe pour le désorganiser. Une fois de plus cela se vérifiait. Privé de son leader, les plus prudents des hommes masqués commençaient à battre en retraite, les plus serviles à essayer de récupérer leur patron. Et entre les deux, plus rien. De son côté, la sécurité avait bien joué en n'ayant offert aucune résistance, elle aurait été inutile de toute façon. La soldatesque qui avait si inopportunément envahi les lieux ne leur prêtait désormais pas plus d'intérêt qu'aux autres invités, certains avait même été abandonnés.

Mais Haya n'avait pas immédiatement saisi cet avantage. Le volatile prenait la direction de la porte, attirant vers lui le regard de certains de ses sbires. Encore un peu plus de relâchement, voila ce qu'elle attendait, et c'est ce qu'elle eut. L'opération d'extraction était gaiement brouillonne, sans parler des deux loustics qui s'approchaient discrètement du comptoir sans plus bénéficier de la couverture de leurs camarades.

L'Anzat s'apprêtait justement à bondir sur l'un deux, lorsqu'une danseuse lui grilla la priorité. La jeune femme, armée d'un plateau, le lui écrasa sur le sommet du crâne. Mais l'homme ne fut que légèrement déséquilibré, au grand désespoir de la danseuse qui ne savait plus trop comment réagir. Probablement avait-elle cru pouvoir l'assommer au premier coup, sans autre ambition pour la suite des évènements, et se retrouvait ridicule face à un homme qui aurait vite fait de la remettre à sa place. Déjà elle levait timidement son plateau gondolé pour se protéger.

Haya bondit, féline, et ceintura le second des deux hommes, l'entrainant avec elle à terre. Debout face à la danseuse sans réaction, le preneur d'otage la négligea pour aller aider son camarade. Quelques roulés boulés plus tard, Haya se retrouvait sous son agresseur. Ce dernier sembla un court instant satisfait de la situation, avant de s'apercevoir que son adversaire lui avait subtilisé son pistolet. Deux tirs de blaster après, lui et son camarade n'étaient plus qu'une histoire ancienne.

Toute cette animation au centre de la salle avait finit par définitivement faire perdre le peu de cohésion qui restait dans le groupe d'hommes masqués. Et un pugilat s'était organisé à l'entrée, les hommes de la sécurité de la soirée ayant profité de la diversion pour passer à l'action. Engagés dans une mêlée, chacun tentait de tirer son épingle du jeu comme il le pouvait, en essayant de donner plus de coups qu'il n'en recevait. De temps en temps un trait bleuté traversait la salle, soulevant en même temps les cris des invités qui avaient pris soin de se mettre au sol.

Une arme dans chaque main, l'Anzat se lança à son tour dans la mêlée. Plus soucieuse de rapidement mettre fin à la situation chaotique qu'autre chose, elle y alla sans faire dans le détail, à coups de crosse, de tir, de coups de genoux ou de coudes. Elle se laissait porter par son instinct de chasseresse et la fureur du combat. Elle ne tenait pas le décompte, et se contenta de s'arrêter lorsqu'elle se retrouva en manque d'opposition, terminant son dernier homme masqué à coups de poings, ne sachant plus vraiment quand elle avait préféré abandonné ses pistolets.

Elle regarda autour d'elle, les invités s'étaient tus, les membres de la sécurité encore debout venaient en aide à leur collègues. Les hommes en noir gisaient au sol, certains geignant, d'autres restaient immobiles, dans des postures parfois improbables.

Sans attendre d'avantage, Haya descendit la volée de marche qui menait de la salle de réception au hall, dont la porte principale était ouverte. Plus loin, sur le parvis, elle distinguait la silhouette du dernier membre des assaillants tentant d'évacuer l'homme au masque de volatile. Haya descendit les quelques dernière marches qui la séparait de la court où étaient stationnés les speeders des invités, la ramenant à ses sombres pensées, à cette soirée gâchée.

L'homme lui tournait le dos, pourtant elle comprit qu'il avait deviné sa présence lorsqu’il déposa son arme en levant les bras.

Akim To "Je vais pas mourir aujourd'hui pour un psycho comme lui. Soit vous pouvez me tuer et vous vous occuper de son cas. Soit vous me laisser partir et je vous le laisse. Ou vous pouvez proposer une autre alternative si le cœur vous en dit..."

Haya ne répondit pas et s'approcha.
Petite, c'est la première chose qui vint à l'esprit du soldat. Une combinaison noire, en piteux état, son visage au maquillage ravagé, laissaient émaner de la jeune femme une étrange impression. Il savait qu'il avait fait le bon choix, que, contrairement à ses craintes initiales, elle lui paraissait bien inoffensive, et qu'il n'avait finalement rien à craindre. Elle avançait jusqu'à lui d'un pas régulier et assuré, laissant flotter les quelques morceaux de tissus dissimulant à peine sa peau pâle, qui semblait changer de couleur au gré des néons qui éclairaient l'endroit. Elle fredonnait...

Haya Fuu "Flic floc flic flac"

Ses pas étaient calqués sur sa chansonnette.

Haya Fuu "Goutte à goutte petite flaque,"

Le rythme lent et la voix douce rappelait celle des petites comptines que l'on chantait aux enfants.

Haya Fuu "Flic floc flac flic"

La jeune femme n'était qu'à à peine deux ou trois mètres. Akim To avait baissé les bras et tentait de se concentrer sur ce qu'elle chantait à voix basse. Il cru remarquer comme un éclat rouge dans le fond de ses pupilles, probablement causés par l'éclairage.

Haya Fuu "Partout au sol, elle dessine magnifique,"

Akim To regarda les ombres projetées aux pieds de la jeune femme, avant de la regarder à nouveau. Elle était désormais toute proche, au point qu'il lui aurait suffit de simplement tendre la main pour lui caresser la joue, mais cela lui était difficile, au delà de toute compréhension.

Haya Fuu "Flic floc flic flac"

Ses lèvres bougeaient à peine. La jeune femme posa sa main à l'arrière de sa tête, comme pour l'empêcher de tomber, tout en le regardant droit dans les yeux. Elle lui souleva délicatement son masque de sa main libre.

Haya Fuu "Vive et implacable, d'une furieuse attaque,"

Une douleur d'une rare violence frappa Akim To. Il avait soudain l'impression qu'on lui broyait le crâne, ou pire, qu'on lui déchirait l'esprit. Incapable de bouger, sentant la pression des doigts de la jeune femme, d'une puissance inattendue, comme sur le point de lui briser les os, il avait son regard plongé dans celui de l'Arcaniste. Il n'y voyait plus de compassion, de gentillesse ou de fragilité, mais un puit de colère et de haine. Il la sentait chercher en lui, briser une à une ses défenses mentales, fouiller sa mémoire. Il fini par s'en mordre les lèvres puis la langue, comme si la douleur physique pouvait le détourner celle de son esprit.

Haya Fuu "Flic flac flic floc"

Akim To et Haya restèrent comme deux statues se faisant face. La douleur s'apaisa, petit à petit, comme une marée descendante, en même temps que naissait à nouveau en lui ce sentiment irrationnel de sécurité. Il avait ce goût si particulier du sang dans la bouche. Des tremblements le gagnaient sans qu'il ne puisse rien y faire. L'inconnue lui déposa un baisé sur ses lèvres douloureuses.

Haya Fuu "De ton sang je me délecte, et de toi je me moque., souffla-t-elle à son oreille."

Haya quitta du regard sa dernière victime, la libérant de son emprise, pour porter son attention sur l'homme au masque de volatile. Petit à petit, son corps inerte s'éleva dans les airs, jusqu'à s'immobiliser mollement à hauteur de sa hanche, porté par la colère qu'éprouvait encore l'Arcaniste. Elle fit demi-tour et retourna à l'intérieur, précédée du corps flottant de l'homme au masque, laissant à Akim To une opportunité de partir. Il décida de la saisir sans demander son reste.

Pendant ce temps, dans la salle de réception, les quelques hommes en noir encore sur pied avaient été ligotés avec fermeté. Le personnel chargé de la sécurité avait rapidement organisé les choses en regroupant les blessés, parmi lesquels on comptait Henrické, afin d'évaluer les blessures en attendant les secours. Les accès étaient tous sécurisés et personne ne devait quitter les lieux. La police allait arriver et elle voudrait probablement recueillir quelques informations. Autant leur facilité la tâche, avait argumenté le chef du groupe. Les discussions avaient reprises entre quelques invités, tandis que d'autres, plus choqués, préféraient rester plus au calme.

Serveuse "M. Preigo ? Le petit salon bleu est à votre disposition. M. Henrické vous y attend."

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By Trench
#39782
Preigo, malgré sa couverture, fit en sorte de voir ce qui se passa suite au coup désespéré, asséné par la serveuse.

"Dommage elle aurait fait une grande danseuse..." Pensa alors le Dug.

Mais il n'avait pas prévu l'arrivée de cette femme masquée mystérieuse, qui avait entreprit de dézinguer une bonne part des hommes en noirs présents. Le Dug aurait mis sa main à coupé qu'elle avait un lien avec les Jedis au vu des geste quelle utilisa. Cela lui rappela les mouvements des jeunes padawans qu'il avait vu il y a déjà si longtemps maintenant. Mais malheureusement, elle disparut plus vite que prévu et rejoignit la Cour. Sûrement à la recherche du volatile.

À l'intérieur de la salle de réception, les agents de sécurité avaient effectué leur travail et arrêté la plupart des assaillants. La police était prévenue et elle n'allait pas tarder. Ironiquement, même si la plupart des convives avaient des activités et passe-temps un peu louche, ils étaient contents de voir arriver sur place les forces de l’ordre.

Le Dug récupéra un peu, avant que la serveuse de la dernière fois ne vienne le trouver pour aller voir Henrické.

Le salon Bleu avait été épargné par l'attaque et à l'intérieur se trouva l’intermédiaire, allongé sur un sofa accompagné d’une infirmière et de deux gardes de sécurité. Le Dug n’allait pas oublier de sitôt que cet humain venait de le sauver.

“Mon ami,j’espère que votre état n’est pas critique.”

“Il ne l’est...kof...pas.” Répondit Henrické, même si intérieurement il devrait d'être dans les bras guérisseurs d'une Twi'lek, voir de plusieurs.

“A la bonne heure. Vous auriez dû voir les acrobaties de la femme qui nous a sauvés. Si elle était encore là, je lui aurait bien proposé un rôle dans mon club ahah !”

“Enfin, merci de m’avoir sauvé tout à l’heure. Sans vous je serais peut-être six pieds sous terre, à l’heure qu’il est.”

Le Dug se dirigea vers le bar qui était rempli de toutes sortes d’alcools aux couleurs biens spéciales.

“En guise de gratitude, je vous propose un verre de ce délicieux alcool Corellien, pour ainsi porter un toast.”

“Un toast...kof...pour ?”

“La conclusion de notre accord ! Par le sang et l’alcool, je laisse votre employeur récupéré mon club. Tant que je le gère et que nous discutions d’une petite somme pour la revente, il est tout à vous !”

Henrické avait mal mais il se força pour lever son verre et trinquer avec le dug. Heureusement pour lui il n’avait pas à se lever, vu la taille de l’Alien…



Quelques jours plus tard, dans les bas-fonds de Loretto



Akim To avait été traumatisé par l’expérience vécue au sein du club. Cette femme allait rester gravé dans son esprit à jamais. Il était même allé voir une psy, qui s’occupait généralement des chocs post-traumatique. Et l’expérience vécue s’en rapprochait.

“Je la vois dans mes rêves. A vrai dire ce sont plus des cauchemars lorsque je la vois…”

Bien sûr il évitait les détails concernant sa mission. Il l’a fait passer pour une ancienne mission au sein des forces armées rebelles.
Il n’en fallait pas plus pour la psychiatre de lui diagnostiquer un choc post-traumatique, de lui faire facturer la séance et de l’envoyer se reposer au sein de ses proches, tout en lui prescrivant des anxiolytiques.

Suite à cela, l’ancien rebelle, fit le tour de son quartier pour décompresser à sa manière. Prendre un bol d’air frais en quelque sorte. Même si cette expression, ne pouvait s’appliquer dans les bas-fonds de Loretto.

Prenant une pause à un bar, pour boire une bière immonde, il fit le point, et entreprit de revenir chez lui.

Les escaliers grinçaient comme à leur habitude et lorsqu'il ouvrit la porte, cette dernière en fit tout autant. Cela faisait longtemps que le proprio devait s’occuper de ces problèmes.

Il entra et referma la porte derrière lui. Puis il se dirigea vers le salon, l’obscurité l’engloutit pendant quelques secondes. Il se sentit apaisé, pendant un bref instant, d’être chez lui, mais quelque chose n’allait pas, il le sentait.

Ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=15s9wZvybX8

A cette pensée, une lampe de chevet s’alluma pour laisser apparaître une forme imposante, assise sur un fauteuil à proximité de la table de chevet où se situait la source de lumière.

“Bievenue….Hak..tak...cak…Monsieur To, je présume..”

“Je n’attends pas d’invités, Monsieur… ?”

En voyant cela, par réflexes, il posa sa main sur son holster, mais deux formes gigantesques sortit de l’ombre à sa droite et à sa gauche. Plusieurs bras l’aggripèrent et une bonne droite le sonna. Quels étaient ces formes de vie, pensa t’il, encore sonné par le poing dans la tronche qu’il s’était pris. Il sentit qu’on lui enfila des menottes et qu’on le metta à genoux face au décideur.

Ce dernier, assis dans son fauteuil, avait sa tête drapée dans l’obscurité. Seuls six petits points rouges pouvaient être aperçus dans la pénombre. La lampe n’avait réussi qu’à éclairer le pelage de l’individu. .

“Malheureusement je suis dans l’impossibilité de communiquer mon identité...Hak….Tak….Cak....Mon employeur est quelqu’un qui privilégie la discrétion.”

Akim To ne prononça nul mot pendant quelques minutes. Puis vint la question.

“Où sont-ils ?”

Il ne put contenir sa rage face à la non réponse de l’individu.


OÙ SONT-ILS ?” En haussant le ton, Akim To reçut un autre coup dans la nuque.

“Ne vous inquiétez pas. Votre femme et votre enfant sont entre de bonnes mains. Mes associés sont en train de leur faire une petite visite...Hak...Tak...Cak...d’une usine de traitement de déchets.”

Prononça l’interlocuteur tout en joignant deux de ses six mains .

“Je jure que si vous toucher à un seul cheveux de ma femme ou de mon gosse, je fais la promesse de vous pourchasser dans n’importe quel trou à rats qui vous sert de repaire.”

“Monsieur Akim To, vous avez ma parole, que nul mal ne sera fait à votre famille...hak..Tak...cak...tant que vous acceptez nos demandes…”

“Bordel mais qui vous êtes ?”

“Il y a de cela quelques cycles maintenant, vous avez fait parti d’une équipe d’intervention dans un cabaret. Votre objectif était l’interruption d’un accord...hak...Tak...cak...Mais l’opération a mal tourné. Et tous vos équipiers ont soit été tués ou sont soit morts depuis, même ceux arrêtés.”

“Si vous faites partie des Défiants, sachez que vous pouvez libérer ma famille, je n’ai parlé à personne.”

“Et cette psychiatre ?”

“...”

“Heureusement pour vous, nous ne faisons pas partie des Défiants. Notre intérêt est tout autre. Je veux que vous nous parliez de toute l’opération...Hak...Tak...Cak...Le déroulement dans son ensemble, sans omettre aucun détail...Sinon j’ai bien peur...hak...tak…cak...que votre famille ne reviendra pas de sa petite visite...Qui plus est, il nous faudrait le nom de votre contact qui vous a proposé ce job et une liste des personnes, que vous connaissez, liés à des activités criminelles sur Loretto. “

" Quelles garanties j’ai de votre part ? Qui me dit que ma femme ou mon enfant ne soient pas déjà morts ? "

L’individu sortit un comlink et l’activa, ilmurmura quelques instants. On put entendre alors les voix de la famille à travers l’appareil.

" Je crois que c’est une...Hak...Tak...Cak….bonne garantie, nan ? Qui plus est vous avez ma parole. "

“Hmmm.” Il n’eut pas d’autre choix que de se mettre à table et de tout balancer.


Plusieurs minutes après


“Merci pour vos renseignements...Hak...Tak...Cak..Monsieur Akim To. Votre famille va revenir de son petit voyage. Mais malheureusement je ne crois pas qu’ils vous reverront un jour.”

Les deux brutes se mirent alors en branle et lui enlevèrent les menottes.

« J’avais votre parole ! »

« Pour votre famille oui...hak...tak...cak...mais pas pour vous. »

“Attendez ! Si je dois mourir, laissez moi au moins écrire un mot pour ma famille.”

“Je vous...hak...tak...cak...le permet.”

Quelques minutes s’écoulèrent

“Allez-y.” Il avait choisi la vie qu'il avait mené et maintenant il décidait de l'heure exacte de sa mort.

A peine eut-il le temps de terminer sa phrase, que les deux gangsters qui le maintenaient à genoux utilisèrent leurs bras pour tirer sur les membres de l’humain.

La pression fut si forte qu’Akim to sentait ses os en train de rompre et son corps se démembrer.

L’individu se leva de son fauteuil et approcha son visage de l’humain.

“Nous allons laissé quelques sous pour votre famille. Vous comprendrez que nous ne pouvons laisser votre cadavre ici. Ils vont enterrer un cercueil vide. C’est dur...hak...tak...cak.. mais c’est pour leur bien.”

“Atten...argghhh !!!”

Les membres se disloquèrent et se détachèrent du corps. Le sang gicla dans 4 directions bien distinctes.

Le nettoyage prit quelques instants. Les deux gardes étaient des nettoyeurs experts. L’habitude.

Le décideur laissa sur la table de chevet, une enveloppe qui contenait des crédits et un mot, où il y était inscrit :

“Désolé mes amours, mais le poids des bas-fonds fut trop important pour moi. Ce lieu a corrompu la personne que j’étais. Et a fait de moi quelqu’un que je ne peux plus regarder face à un miroir. Voici toutes mes économies, qui je l’espère, vous sortiront de ce lieu maudit.
Pour toi mon enfant, sache que nul mot ne peut décrire la peine que je ressens, que de devoir te laisser tout seul. Tu es ma plus belle création.
Ne combat jamais pour une cause, elles te décevront toujours. Bat-toi pour toiseul.

Je vous aime mes chéris.”



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