L'Astre Tyran

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Quatrième satellite de la Géante Gazeuse du système Yavin, la lune sanctuaire de Yavin 4 est une planète totalement recouverte d'une épaisse jungle qui étouffe les ruines d'un sombre passé. Sur ce monde isolé, loin des routes fréquentés, dans les profondeurs de la jungle se cachent des secrets enfouis, perdus à jamais.
Contrôle : Empire
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By Darth Varadesh
#32364
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PNJ : Darth Varadesh


Yavin 4. Un monde autrefois tristement célèbre pour avoir été le lieu d'exil de Naga Sadow suite à sa défaite et celle de son Empire Sith durant la Guerre de l'Hyperespace qui était retombé dans l'oubli au fil des siècles. Puis Exar Kun était venu en quête de réponse et il y avait trouvé l'ancien vaisseau du Seigneur Sith ainsi que ses recherches alchimiques, prêt à relancer la guerre contre la République. Finalement, après sa défaite, il avait disparu parmi les temples, sans laisser de traces.

Yavin était retombée dans l'oubli finalement et on n'avait plus entendu parler d'elle jusqu'à la fameuse bataille de Yavin et la destruction de l'Etoile de la Mort. Et pourtant, malgré cette célébrissime et relativement récente bataille qui avait marqué un tournant dans la Guerre Civile, Yavin était restée relativement ignorée de tous, évacuée par les Rebelles peu après cette victoire. Elle avait fini par replonger doucement dans l'ignorance globale au point qu'en dehors de ses temples en ruine et les anciennes bâtisses utilisées par les Rebelles, il n'y avait guère plus rien d'autre.

C'était pourtant le lieu de la prochaine destination pour Darth Varadesh, apprentie Sith de son état. Elle avait quitté Korriban une semaine plus tôt et, sitôt son Maître contactée pour lui apprendre la nouvelle, avait indiqué partir pour Yavin. Car c'était là qu'attendait théoriquement l'indice qui lui permettrait de retrouver Thule, un monde qui, si elle devait en croire ses lectures de la bibliothèque de Korriban, était très important pour l'Ordre Sith. Elle disposait de bien peu d'informations en dehors de cette vague mention du système Yavin mais espérait qu'avec l'aide de son Maître, elles trouveraient de quoi continuer.

Cette pensée assombrit son humeur déjà quelque peu morose. Elle aurait préféré ne rien dire de tout cela à Ranath et en conserver tout les gains mais ça n'était pas possible. D'abord, elle avait échoué à trouver quelque chose sur l'épée d'Ajunta Pall, raison première pour laquelle elle était retournée sur Korriban et elle savait que si elle était rentrée bredouille, la Mirialan lui aurait fait part de son mécontentement sans prendre de gants. Ensuite, elle avait dû sacrifier son sabre laser pour obtenir les informations sur Yavin, ce qui la rendait dangereusement vulnérable pour affronter les dangers de la planète, seule.

Et enfin, il ne fallait pas oublier ce "léger" contretemps qui grandissait en elle. Son ventre s'était considérablement arrondi depuis qu'elle avait appris par la bouche de son Maître son état et elle avait désormais le plus grand mal à se déplacer, particulièrement de manière agile. Elle se sentait balourde et inutile, pire qu'un fardeau, un poids mort. Pour autant jamais elle n'aurait daigné rester sur la touche et laisser Ranath s'approprier les gains de quelque découverte sur la piste de Thule.

C'est pourquoi, bon gré mal gré, elle allait devoir agir avec le soutien du Maître pour mener à bien cette exploration. Cela allait assurément être difficile et peu agréable mais les récompenses potentielles étaient inimaginables. Du reste, la présence de la Mirialan aurait ça de bénéfique qu'elle pourrait l'instruire en même temps. La jeune fille avait quelques interrogations pour elle.

L'explorer sortit d'hyperespace non loin de la planète, en bordure du système. De là, elle chercha à capter un éventuel signal. Le rendez-vous avait été fixé par Ranath mais elle avait l'impression d'être arrivée la première. Ou bien le Poing de l'Ombre était-il là quelque part, dissimulé... Elle décida d'en avoir le coeur net et projeta son esprit dans la Force. C'était hasardeux au possible, les distances dans le vide spatial étant suffisamment étirées pour compliquer la tâche mais l'apprentie avait l'avantage de disposer d'un lien avec le Maître.

Maître, je suis arrivée. Ou es-tu ?

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By Ranath
#32387
    Darth Varadesh n’avait rien trouvé au sujet de l’épée. Pire encore, elle prétendait qu’aucune piste ne pouvait être suivie depuis Korriban. Une déception pour Darth Ranath, ou un odieux mensonge. L’apprentie cependant lui agitait sous le nez un autre résultat également intéressant. Restait à savoir s’il camouflait son incompétence, ou son hypocrisie. Alors, le maître et l’apprentie ne pouvaient que s’élancer en direction de Yavin IV. Et pour le maître, cela se ferait dans la plus grande méfiance, car la Pantoran pouvait lui réserver bien des surprises. L’éventualité d’un piège n’était pas à écarter.



    Le Poing de l’Ombre filait à une allure folle dans le tunnel hyperspacial. L’ordinateur avait jugé bon de ne réaliser le voyage qu’en un saut, laissant ainsi à son pilote tout le loisir de se reposer. Ou de s'entraîner. Darth Ranath disposait de quelques jours avant l’apparition de Yavin IV sur les radars. Elle y avait donné rendez-vous à son apprentie, pour constater son échec et pour encourager sa nouvelle trouvailles. Il apparaissait désormais clairement que la quête de l’épée de Pall revenait à la Mirialan. Aussi fallait-il qu’elle acheva son travail concernant l’holocron.

    Elle avait placé la pyramide d’acier anthracite devant elle, à même le sol, se tenant elle-même en tailleur au centre de la petite cabine. Un long moment avant d’entrer en contact avec l’objet, Darth Ranath l’avait observé. Son aspect patiné, la faible lueur qui semblait constamment briller en son coeur, bien qu’aucun éclat ne s’en échappât. Pendant tout ce temps, la Mirialan ne désirait qu’une chose. Mettre la main sur l’holocron, le saisir et en aspirer tout le contenu, d’une traite, laisser la connaissance envahir ses synapses. Elle luttait pourtant contre cette avidité décuplée par la présence de l’artefact.

    Finalement, quand l’impatience se trouva à son apogée, Darth Ranath tendit la main vers l’objet, et faisant vibrer dans la Force son lien avec lui, le souleva lentement du sol. Elle projeta son esprit vers lui, l’enveloppa de sa pensée, comme pour mieux en apprécier les contours. La réaction de l’holocron ne tarda pas. Sans un soubresaut, les faces de la pyramide s’illuminèrent, et au travers d’elles, la Dame Sombre put distinguer son coeur, la connaissance. Elle n’eut cependant pas le temps de sourire. L’activation de l’artefact la renvoya brutalement à son périple sur Ziost. Les images s’imposèrent d’elles-mêmes, défilant à toute vitesse, jusqu’à se figer sur le constat de ce trou béant creusé dans la terre, vide.

    La surprise que provoquait ces visions était toujours aussi bouleversante. Mais cette fois, la Mirialan ne lâcha pas sa prise et maintint l’artefact en suspens. Alors qu’elle avait tout d’abord tenté de rejeter les images, elle accepta de les observer. Et l’histoire reprit lentement son cours, pour lui faire revivre son combat dans la forteresse. Il apparut alors devant elle, tapi dans l’ombre vibrante qui mettait en défaut le néon de la cabine. Ajunta Pall. Et comme la première fois, il s’adressa à elle.

      « Entends ma sagesse et mon savoir, découvre qui je fus, ce que j'ai fait, ce que j'ai vu, le pouvoir dont j'ai bénéficié. Un millier de mondes pliaient le genou devant moi qui fût le maître suprême de notre empire, nul ne put jamais mettre en doute ma parole ou ma puissance. Par mes mots, tu deviendras plus que ce que tu as jamais été, Darth. »



    Darth Ranath avait finalement trouvé le sommeil après avoir écouté à nouveau le récit de l’holocron. Encore cette fois, elle avait ressenti cette peur grandissant en elle à mesure que lui était contée les mémoires de Pall. L’artefact ne contenait pas qu’une histoire, elle en était désormais persuadée, il dissimulait autre chose, mais la Mirialan n’était jamais parvenue à franchir les barrières érigées pour protéger ce secret. Le comlink du Poing de l’Ombre mit brusquement fin à la courte nuit que s’était autorisée la Sith. À peine eut-elle rejoint le cockpit que le vaisseau quittait l’hyperespace et annonçait la toute proche destination : Yavin IV. Darth Ranath enclencha les premières procédures d’approche vers l’astre tellurique. Et alors que le Poing de l’Ombre atteignait le proche orbite de la planète, le lien dans la Force vibra.

    Darth Varadesh.

    Le doigt de la Mirialan activa le scanner, et l’ordinateur commença le travail, à la recherche d’une structure atypique, différente de cette jungle dense qui semblait s’étendre sur des milliers de kilomètres sous les nuages grisâtres. Régulièrement et à toute vitesse, s’affichait au radar le contour d’un relief irrégulier. Et quand enfin fut détecté la rigueur d’une construction, l’ordinateur s’affola. En réponse à l’appel de son apprentie, la Dame Sombre partagea sa trouvaille et la présence d’un lieu propice à l’atterrissage. Ce que le scanner ne révélait pas, c’était l’état et la provenance des bâtiments repérés. Il pouvait très bien s’agir d’une ruine sans importance, et cela conviendrait sans doute à une première approche de Yavin IV.
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By Darth Varadesh
#32393
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Pour toute réponse, elle n'avait eu droit qu'à l'envoi de coordonnées pointant une zone banale dans la jungle sans fin de Yavin. C'était une clairière suffisamment étendue pour permettre à 2 ou 3 vaisseaux pas trop grands de s'y poser dans une relative sécurité. D'après les scans, une structure y subsistait, ruine de temps oubliés et probablement là depuis des siècles voire des millénaires. Peut-être un des fameux temples Sith de Naga Sadow ? Ou plus probablement, un temple Jedi voire une simple structure bâtie par les anciens habitants aujourd'hui éteints de Yavin.

L'explorer se posa finalement dans la clairière au milieu de la jungle environnante, non loin du Poing de l'Ombre. Varadesh se dirigea vers le sas de sortie puis s'arrêta au moment de quitter le vaisseau puis elle prit une profonde inspiration, tentant d'apaiser la soudaine poussée de peur et de nervosité qu'elle ressentait. Depuis leur entrevue 2 semaines plus tôt dans le croiseur d'Odion, elle n'avait plus le même rapport avec Ranath. Haine et peur formaient désormais l'ossature de leur relation du moins aux yeux de l'apprentie.

Or les nouvelles qu'elle apportait n'étaient guère réjouissantes, en plus de n'avoir pas retrouvé l'épée de Pall, elle avait également perdu son sabre laser et ses informations sur Thule étaient au mieux très fragmentaires. Elle s'inquiétait de la réaction du Maître qui avait toutes les chances de très mal accueillir ces nouvelles. Il lui faudrait faire preuve de subtilité et de vivacité si elle voulait pouvoir tourner la chose sous un aspect positif.

Bien évidemment, le fait que son enfant à venir grandissait en elle et qu'elle était maintenant proche de l'accouchement ne faisait rien pour arranger les choses. A de nombreuses reprises durant le trajet elle avait succombé à de violentes crises de larme et de rage, songeant à cette chose qui la rongeait et l'affaiblissait lentement mais surement, qui lui dressait une chaîne l'entravant. Une faiblesse infâme et déshonorante, voilà ce qu'était cette enfant à venir.

Elle avait cassé de nombreux objets du vaisseau sous l'influence de la colère. C'était là une réaction naturelle pour toute femme dans son état que de peiner à maîtriser ses émotions. Et à cela il fallait ajouter l'influence du Côté Obscur qui l'accompagnait à chaque instant, sans oublier ses propres problèmes qui n'aidaient en rien.

La paix est un mensonge, il n'y a que la passion.

D'habitude, réciter le Code Sith lui apportait un sentiment de bien-être et l'aidait à se concentrer, mais pas là. La confrontation inévitable avec Ranath lui causait de l'effroi mais en même temps elle se sentait impatiente à l'idée de l'affronter, elle et son regard méprisant, accusateur, impitoyable. Finalement, la jeune fille ouvrit le sas et quitta le vaisseau, pénétrant au-dehors pour s'imprégner de l'odeur particulière de ce monde.

La jungle alentour s'étalait à perte de vue, impénétrable, infinie et luxuriante. Pourtant, il y avait autre chose, Varadesh pouvait le sentir. Yavin était un monde irrémédiablement touché par le Côté Obscur et la Force y était très présente, agressant les sens de ceux qui y étaient sensibles à tout moment. Les actes de Naga Sadow et Exar Kun l'avaient souillé et l'Obscurité brûlait d'un feu intense ici.

Elle eut un frisson qui ne devait rien au froid, cet endroit lui rappelait Korriban mais là ou le monde Sith avait semblé être muet, contenant seulement quelques traces dans la Vallée des Seigneurs Noirs et des murmures étouffés, Yavin était bien plus réceptive au Côté Obscur. L'effet était quelque peu perturbant car la sensation de toute cette puissance était bien singulière.

Ranath l'attendait non loin du Poing de l'Ombre, debout et immobile, patiente telle une chasseresse aux aguets. Son regard froid ne quittait pas son apprentie des yeux et son visage ne trahissait aucune expression ni émotion. Cela rappela à la Pantoran leur première rencontre sur Korriban et elle dut retenir un hoquet de peur. Finalement, il fut temps de venir faire face à sa tutrice. Les 2 femmes se regardèrent, éloignées l'une de l'autre d'un ou 2 mètres. On aurait pu plutôt croire à un affrontement muet qu'aux retrouvailles entre maître et apprentie.

Maître.

Un mot, pas plus, pour faire office de bonjour. Un ton dénué de toute émotion mais prononcé avec respect. La leçon avait été apprise à la dure, traiter ses supérieurs avec respect et déférence, ne pas attiser leur courroux ou leur donner de prétexte pour la brutaliser. Prendre patience car un jour, les rôles seraient inversés, mais pas pour le moment.

Comme je l'ai dit, j'ai des informations potentiellement intéressantes pour l'Ordre. Je vais tenter de te les communiquer aussi précisément que possible.

L'apprentie concentra alors le pouvoir de la Force, explorant les courants du temps pour remonter à cette journée très spéciale 2 semaines auparavant. Son talent dans ce genre d'exercice étant encore très récent, elle n'en maîtrisait pas toutes les subtilités. Saisir les plus petites nuances de chaque seconde d'un souvenir via la Force était bien plus délicat que de briser les os d'un individu par la pensée de son point de vue. Elle concentra donc son application sur la partie dans l'académie et la découverte de la Bibliothèque ainsi que du pacte conclu et les informations obtenues.



Lorsque cela fut fait, elle rouvrit les yeux, sachant pertinemment que Ranath avait tout lu dans son esprit, ayant perçu cela par leur lien et l'ayant utilisé pour voir par ses yeux. Elle savait ainsi pour son sabre laser et sa visite, pour les informations obtenues. Mais il y avait autre chose à expliquer.

J'ai rencontré l'un des nôtres à mon arrivée sur Korriban, il se faisait appeler Cain Karzen ou Darth Odium, j'ignore qui il était vraiment même si j'ai senti son appartenance au Côté Obscur durant le temps ou nous nous sommes affrontés. Il cherchait quelque chose mais ne semblait pas savoir quoi, il est finalement parti explorer la Vallée des Seigneurs Noirs mais je ne l'ai pas revu ensuite. Je pensais que tu devais être mise au courant.

Il n'y aurait aucun pardon pour son échec, cela elle le savait très bien. En revanche, peut-être que toutes ces informations apportées pour satisfaire l'avidité de connaissances du Maître pourrait servir à détourner ou apaiser - temporairement - son courroux. Tout était question de repousser l'échéance.

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By Ranath
#32420
    L’apprentie se présenta à son maître avec toute la froideur qu’imposait la situation. Mais plutôt qu’avoir recours aux mots pour présenter son rapport, la Pantoran choisit la voie qui de toutes était la plus efficace. Partager sa mémoire au travers de la Force. Et ce choix surprit sa tutrice. Car à moins d’un sévère déni, il devenait difficile de mentir à qui l’on partageait ses souvenirs, et d’autant plus compliqué quand la maîtrise était chancelante. Le maître apprécia cependant la franchise de la jeune femme et se laissa aller à l’exploration des réminiscences de sa journée sur Korriban.

    Tout y était. L’académie, la bibliothèque, les énigmes, le pacte, le sabre. Un douloureux dilemme avait été présenté à l’apprentie. Que pouvait-elle offrir à part son sabre ? Oh, le maître avait bien quelques idées. Mais le choix de la Pantoran était cohérent. Elle en vint alors à se demander ce qu’elle-même aurait choisi d’offrir à la bibliothèque. Un sabre ? Un holocron ? Ou un objet de valeur sentimentale. La pierre de Lina pouvait-elle office d’offrande ? Comment évaluait-on la valeur d’une chose ? La pierre valait-elle le cristal d’un sabre ? Et à choisir, entre le sabre du Jedi et la pierre … Alors … Le duo, maître et apprentie, refit surface et la Pantoran termina son rapport.

      « Je te remercie, Darth Varadesh. »

    Nul besoin d’évoquer les déceptions. L’apprentie savait déjà ce qui était décevant et ce qui était appréciable. Darth Ranath jugea bon de mettre tout ceci de côté, pour l’instant. Elle envisageait déjà d’emmener la gamine sur Ilum pour qu’elle construisit un nouveau sabre au plus vite. Le temps manquait toutefois. Le sabre attendrait la naissance d’Ophilia. Et pour l’heure, Yavin IV était leur objectif.

    De cette planète émanait une sombre aura, et si l’on tendait l’oreille, le vent paraissait murmure. L’ombre de Yavin n’était nullement équivalente à celle de Ziost, omniprésente, mais l’air ici alourdissait les poumons, et ce n’était pas une question d’atmosphère. L’astre avait des secrets, de sombres secrets enfouis sous la surface. Et les deux Sith avaient bien l’intention d’en voler un. Darth Ranath savait leur chemin truffé de pièges et attendait avec impatience la mise à l’épreuve des anciens. Car mise à l’épreuve il y aurait, c’était une certitude. Ce lieu … empestait le Côté Obscur. Et ce n’était pas pour déplaire à la Mirialan.

    Cependant, avant de déclarer la chasse ouverte, le maître franchit de deux pas la distance qui la séparait de son apprentie. De ses mains prestes, elle attrapa les deux pans du manteau de la Pantoran et les tira l’un sur l’autre afin de couvrir le ventre arrondi.

      « Ne la montre pas. »

    Libérant une main, elle attrapa la broche qui maintenait son chignon, piqua l’épais tissu du manteau et scella le fermoir. L’enfant futur, ainsi, n’était plus la première chose qu’on remarquait à propos de Varadesh. Puis le maître se défit de son arme, le sabre du Sith, et le tendit à la jeune femme.

      « Et prends soin de toi. »

    Partager sa lame n’était pas chose agréable, mais l’apprentie avait besoin d’une arme. Ses seules capacités sensibles et intellectuelles ne suffiraient peut-être pas à lui sauver la peau. Alors que Darth Ranath reprenait ses distances, la tresse d’ébène qui ornait son crâne se déroula, donnant à la Mirialan un air moins sévère.

      « Ressens-tu la présence du Côté Obscur ? Imprègne t-en. La Force nous donnera la voie qu’il convient de suivre. »

    Pour Darth Ranath, il fallait marcher vers les bâtiments repérés par le scanner. Elle enjoignit son apprentie de son souhait, et le duo se mit en route.
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By Darth Varadesh
#32428
Comme elle s'y était attendue, Ranath s'était comportée de manière encore moins vivante qu'une statue. Même un caillou aurait chargé sa voix de plus de tonalité que la Mirialan. La froideur du Maître, bien que dénuée de cruauté - pour l'instant - lui donnait la nausée. Ou peut-être que ça venait d'ailleurs ça, les 2 étaient possibles maintenant qu'elle y pensait. Reste que leurs retrouvailles s'étaient déroulées comme elle s'y attendait, presque aussi mal que possible. Elle poussa un soupir imperceptible, désabusée.

Elle comprenait que le Maître devait son rang et ses pouvoirs à la façon dont il gardait tracée une frontière entre lui et son apprenti. Il fallait conserver une barrière infranchissable et se garder de toute familiarité car cela pouvait mener à de la compréhension et pire, de la compassion. Or la compassion était une chaîne qui restreignait l'individu et l'empêchait d'atteindre son plein potentiel. C'était la voie des Sith et la sienne, il n'y en aurait pas d'autres.

Pourtant, le manque total d'empathie et d'émotion dont faisait preuve Ranath donnait envie à Varadesh de lui dire clairement ce qu'elle pensait de tout ça. La colère, jamais bien loin depuis des mois, ne cessait de revenir la tourmenter, la poussant à se laisser submerger et laisser parler toute sa rage pour elle. A grand-peine elle tint la bride à ses sentiments, parce que c'aurait été suicidaire que d'agir ainsi dans son état et parce que ça n'était pas le comportement d'une apprentie Sith digne de ce nom.

Soudainement, la Mirialan s'approcha très près d'elle, assez pour qu'elles puissent se toucher si elles l'avaient voulu. Les mains du Maître vinrent saisir son manteau pour le fermer, ce qui déclencha de l'incompréhension chez la Pantoran qui n'arrivait pas à deviner ou elle voulait en venir. Cela céda bien vite la place à la stupeur la plus complète lorsque le Maître prit sa broche pour en fermer le manteau dans un geste étonnamment protecteur, posant un regard sur le ventre arrondi.

Je... Je le ferai.

Que dire de plus à vrai dire ? La glace venait d'être brisée et, si elle savait bien que rien ne pourrait jamais redevenir comme avant la crise de Ranath, le doute venait de la piquer de sa lame venimeuse. Était-ce vraiment un geste de compassion dont venait de faire preuve le Maître ? Ou était-ce par calcul afin de justement la plonger dans la confusion et ainsi garder un coup d'avance ? Comment le savoir ?

Cela se révéla d'autant plus problématique qu'elle lui tendit son second sabre laser, prêt temporaire pour qu'elle puisse se défendre le temps qu'elle retrouve un autre sabre. A quoi jouait-elle ? Voulait-elle simplement s'assurer que son apprentie soit capable de se débrouiller seule au cas ou ? Ou était-ce un calcul savant, une tentative subtile pour lui signaler que son Maître était celle qui se dressait entre vie et mort ?

L'arme, qu'elle avait déjà utilisé, ne lui plaisait pas. Tout, de son maintien à son apparence, lui rappelait Ranath et le fait qu'elle lui devait tout. Cette arme n'était pas sienne, elle ne l'avait pas crée de son propre chef et seule, elle n'y avait pas intégré son identité et son être. Elle saurait l'utiliser si besoin mais n'éprouverait aucun plaisir à la manier. Déjà il lui tardait de se mettre au travail et elle ressentit du regret pour ce qu'elle avait perdu. Le Cœur de Bane lui avait semblé être vital pour son avenir.

D'un signe, Ranath lui ordonna de la suivre et les 2 femmes marchèrent en silence dans la clairière avant d'atteindre la structure vide. Les marches étaient nombreuses car visiblement la Mirialan voulait en atteindre le sommet. Malgré son endurance, Varadesh se sentit essoufflée à mi-chemin et dut déployer de grands efforts pour ne pas le montrer. Elle avait du mal à respirer et ne cessait de poser la main contre son ventre, sentant les petits coups par intermittence de l'être à l'intérieur.

Une fois au sommet, un simple toit taillé dans le même matériau que le reste du temple, elles purent constater qu'il n'y avait rien de spécial, ni mobilier ni objets divers. Ne sachant guère que faire, l'apprentie opta pour s'adosser de manière faussement nonchalante contre un rebord, en partie pour se reposer. Devant le silence qui régnait entre elles et dans cet endroit, elle songea qu'il était temps d'avoir une petite conversation avec Ranath.

Maître, une pensée m'obsède et me tourmente depuis quelque temps. Je me souviens des mots de Krayt l'an dernier sur Korriban, lorsqu'il m'apprit que nous les Sith suivions la Règle de l'Unique, qu'il avait faite sienne et supplanté la Règle des Deux de Bane. Entre-temps, toi et Odion l'avez chassé et tu as revêtu le manteau de Dame Noire.

Il n'y avait aucun jugement de la part de l'apprentie, le destin de Krayt et son toutou n'avaient aucun intérêt à ses yeux. S'il avait été assez faible pour se laisser destituer de son trône par son apprentie, alors il n'était pas digne de son titre. Les forts devaient toujours se débarrasser des faibles et prendre la place qui leur revenait. En vérité, c'était bien de l'admiration qu'elle ressentait, bon gré mal gré. Et elle ne pouvait qu'espérer pouvoir faire de même, un jour.

Ma question est donc la suivante : maintenant que nous sommes l'Ordre Sith et que tu es le Maître... Quelle règle suivons-nous ? Quel est mon rôle au sein de l'Ordre ? Dans quel but est-ce que je suis ton enseignement, autre que révéler mon potentiel ?
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By Ranath
#32570
    Au-delà de la dernière marche de l’escalier, la dalle de pierre constituait un incroyable piédestal conférant à quiconque se tenait en son centre un point de vue panoramique sur la forêt alentours. Et tandis que l’apprentie choisissait de se reposer, dos au garde-fou, son maître faisait courir son regard et ses sens tout autour d’elles. La voix de Varadesh fendit l’air, attirant l’attention de la Mirialan. Elle l’écouta sans sourciller, la question était légitime.

    Quel était le contrat entre maître et apprentie ?

    La Sith prit une brève inspiration et joignit les mains devant elle.

      « C’est une bonne question, Varadesh. Pourquoi suis-tu mon enseignement ? Es-tu en quête de pouvoir ? D’épanouissement ? D’accomplissement ? Qu’attends-tu de moi ? Je ne peux répondre à ces questions, les réponses sont en toi. »

    Il y eut un court instant de silence. La Mirialan se tenait droite et immobile face à la Pantoran, tout comme le jour où elles s’étaient rencontrées. En apparence, rien n’avait changé, elle était toujours cette statue frigide aux traits figés. Un observateur aguerri, cependant, se devait de relever les infimes évolutions de la posture du maître. Sur Korriban, tête haute, épaules relevées, bassin en avant et pieds serrés. Sur Yavin, tête droite, épaules basses, bassin en arrière et appuis répartis. Si elle était immobile, Darth Ranath n’était pas tendue, plus aujourd’hui. Elle était prête à frapper et tuer, d’un geste souple et rapide, sans une once de stress. La rigidité de sa posture n’était qu’apparente, illusion donnée par l’air austère qui lui collait à la peau. Dans la Force, l’aura de la Sith pulsait d’une assurance nouvelle.

      « Je voudrais que nous forgions quelque chose de nouveau.
      Je refuse de reproduire les erreurs de nos prédécesseurs.
      L’Obscurité ne mène pas nécessairement à la cruauté et au massacre.
      À tout point de vue, nous pouvons être meilleurs que nos maîtres.
      Voilà le rôle que je voudrais te voir endosser.
      Être meilleure que moi, à tout point de vue.
      Incarne l’idéal de notre Ordre.
      »

    Darth Varadesh entendrait-elle l’hommage qui lui était ainsi rendu. Derrière ces mots, se cachaient ceux de la Pantoran, encore innocente alors.

      « Ne commets pas mes erreurs. »

    Un triste sourire étira les lèvres de la Mirialan.

      « Nous nous sommes éloignées l’une de l’autre, comme tu le craignais. Mais ne te laisse pas duper, tu es chère à mon cœur. »

    Mensonges aux oreilles d’une enfant battue.

      « En découvrant l’existence d’Ophilia, j’ai levé la main sur toi. Te savoir vulnérable m’a rendue folle de rage. Et t’imaginer avec un homme, folle de jalousie. »

    Si Ranath savait identifier son émotion, elle n’était pas encore parvenue à la définition de son sentiment. Les faits, pourtant, pouvaient s’avérer révélateurs. Sa pensée était sans cesse tournée vers la Pantoran, à chercher sa présence à l’autre extrémité du lien. Les écarts de l’apprentie lui inspiraient à la fois peine, pitié et colère. Et elle constatait à regret le gouffre qui se creusait entre elles jour après jour.

      « Je n’aurais jamais dû m’en prendre à toi, encore moins te frapper. Ça n’arrivera plus. »
#32636
Pourquoi suivait-elle son enseignement ? C'était une bonne question qui avait plusieurs réponses, dont certaines ne devaient probablement pas être énoncées à haute voix ou la réaction serait immédiate. Oh, il fallait être honnête, à la base elle l'avait fait parce qu'on ne lui avait pas franchement laissé le choix, eut-elle dit ce jour sur Korriban qu'elle refusait, elle était à peu près sûre que ça aurait mal fini pour sa peau. En plus à ce moment là, Cain était déjà reparti alors bonne chance après pour quitter la planète sans aucun moyen de transport et des animaux et Esprits Sith de toutes parts.

Bien sûr, avec le temps, ses raisons avaient évolué. Il y avait de la curiosité, une soif de savoir et de comprendre les mystères de la Force, du Côté Obscur, une volonté de tout connaître et n'avoir aucune ignorance d'un phénomène défiant toute compréhension et logique de par sa nature. Il y avait aussi la soif du pouvoir qui venait avec, elle désirait obtenir la puissance ultime, pouvoir faire ce qui lui plaisait et agir comme elle l'entendait. Les masses anonymes pouvaient bien aller au diable, elle savait que son pouvoir la mettait à part et que de ce fait, son destin était plus grand.

Il y avait également la peur, la peur de l'inconnu, de ce qu'on ne comprend pas, de cette capacité qu'on a à faire des choses incroyables et que les autres ne peuvent pas faire. Maîtriser ces capacités c'était se prendre en main soi-même, devenir libre, plus que ce qu'on est ou ne serait jamais. Et de là, il y avait l'ambition, dévorante, démesurée, grandissante. Varadesh voulait apprendre parce qu'elle savait qu'un jour, elle n'aurait plus besoin de le faire et obtiendrait la connaissance. Avec elle, elle ferait alors ce qu'elle voudrait, elle prendrait la place qui lui revenait, celle qui était occupée par un Maître pour qui l'affection s'était transformée en haine féroce.

Et il y avait du coup cette haine qui la poussait à continuer. Apprendre les enseignements de celle qu'elle voulait tuer ne pourrait que l'aider à atteindre ce but un jour prochain. Il était plus facile de détruire son ennemi de l'intérieur que de l'extérieur et elle, elle était aux premières loges pour se faire. L'apprentie regarda son Maître, quelque peu surprise par ses paroles. Se trompait-elle ou Ranath suggérait-elle qu'elles abandonnent également la Règle des Deux pour en forger une nouvelle ? Un bouleversement nouveau pour l'Ordre Sith ?

Nous pouvons et nous serons meilleures que nos prédécesseurs car c'est ainsi que l'Ordre doit fonctionner. Si nous sommes faibles, nous ne sommes pas des Sith. Mais nous ne pouvons pas nous voiler la face, nous sommes les détentrices du Côté Obscur, nous sommes le changement par la force qui doit s'imposer pour mettre un terme au chaos que font peser les faibles sur les épaules des forts. Nous ne sommes pas des monstres, pas selon mon point de vue en tout cas, mais nous ne sommes pas les Jedi, nous n'avons aucune volonté d'aider notre prochain.

J'ai conscience des responsabilités qui sont les miennes, je sais que j'ai commis une erreur et qu'aucun pardon ne sera possible. Je me suis détournée, même involontairement et brièvement, du chemin que tu as tracé pour moi. Cela n'arrivera plus, désormais je me consacrerai entièrement à mes leçons et à l'Ordre mais tu n'as pas répondu à ma question. Quelle règle suivons-nous ? Quels préceptes, quels objectifs ? Les Jedi ? La République ? La galaxie ? Tout ?


Les paroles de la Mirialan continuaient de l'étonner par leur caractère si... Bassement émotif. Chère à son cœur ? Jalousie ? Leur relation n'avait pourtant à sa connaissance jamais intégré de concept d'attachement ou de passion. Elle était le Maître et elle avait son apprentie, l'une n'était que le réceptacle des connaissances et de la sagesse de l'autre. Rien de plus, rien de moins. Ranath se rendait-elle compte à quel point elle se rendait vulnérable et faible en usant d'un tel langage ? Savait-elle que son élève ne pouvait accueillir ces propos qu'avec mépris intérieurement ?

Et bien sûr, il y avait Ophillia, un autre sujet de discorde, une complication qui n'arrangeait rien dans leurs affaires. Elle ne savait au final pas quoi répondre. Elle aurait voulu lui cracher au visage ses confessions et ses regrets dont elle n'avait que faire. Ranath n'était qu'un moyen de parvenir à ses fins, tout comme Varadesh n'était qu'un outil. Telle était la voie des Sith, tout autre chemin ne pouvait mener qu'à la faiblesse, l'échec et la folie. La pitié qu'elle croyait sentir n'avait aucun sens et aucune valeur. Ne rien dire, faire semblant de comprendre, de compatir.

Cette affaire est derrière nous à présent. Nous...

Elle s'interrompit brusquement, tendue et fit volte-face. Elle avait senti quelque chose qui s'approchait rapidement d'elles et à en juger par le changement de posture de Ranath, c'était réciproque. Impossible toutefois de précisément localiser la source, l'air était trop lourd, trop chargé du pouvoir du Côté Obscur, lequel interférait et embrouillait ses sens. Malgré la difficulté de la tâche, la jeune fille sortit immédiatement le sabre prêté qu'elle alluma et se mit en position défensive. Ce simple geste lui fut douloureux et lui arracha une grimace de douleur.

Du coin de l’œil, elle vit que la Mirialan semblait se concentrer, le visage figé dans une expression neutre mais elle croyait voir dans les rides autour de ses yeux une colère froide. Finalement, elles n'eurent pas à attendre bien longtemps avant de voir arriver leur mystérieux intrus. Poussant de grands cris, 2 créatures humanoïdes hautes de plus de 2 mètres à la peau rouge sang et vêtues comme des barbares des temps anciens sortirent de la jungle avant de se précipiter contre les marches du temple.

Elles se ruaient à une vitesse incroyable, difficile à croire au vu de leurs silhouettes grandes, musclées et en même temps curieusement bestiales. Après avoir échangé un regard légèrement inquiet avec Ranath, Varadesh crut comprendre à quoi elles avaient affaire. Les anciens textes évoquaient l'ancien souverain de l'Empire Sith, Naga Sadow, qui avait été contraint à l'exil sur Yavin. Il était dit qu'il avait amené avec lui sa garde privée de soldats Sith loyaux qui avaient survécu après sa mort.

Ils avaient néanmoins fini par régresser avec le temps et n'avaient aujourd'hui plus rien à voir avec les nobles guerriers d'élites qu'ils avaient été, bien que leurs talents martiaux et leur capacité à puiser dans le Côté Obscur n'aient pas diminué pour autant. On les appelait Massassis et ils gardaient les vieux temples de Yavin contre tout intrus avec une sauvagerie et une cruauté sans bornes. Avant même qu'elle put réagir, la jeune fille en vit un se jeter sur elle avec une rapidité ahurissante.

Elle n'eut même pas le temps de crier que déjà il lançait sa longue lame à double côté pour l'éventrer. Elle para avec son sabre laser, malgré tout heureuse que son Maître lui ait laissé l'emprunter et eut la surprise de constater que la lame ne tranchait pas dans celle du guerrier. Peut-être était-ce fait en cortosis, ou bien les vieilles armes Sith avaient-elles été enchantées pour permettre de résister au contact des sabres laser. Ces considérations techniques allaient devoir attendre car déjà il lançait un nouveau coup vicieux qu'elle eut le plus grand mal à parer. Le visage de la bête était animé d'une haine bestiale, animale, et elle était sûre que la chose ne voulait rien tant que la tuer et boire son sang dans son crâne pour festoyer sa victoire contre les intrus du temple sacré.

Et il semblait bien qu'il allait y arriver car Varadesh ne pouvait même pas user de son meilleur atout : sa jeunesse et sa condition sportive, de fait. Car elle était embêtée par son ventre et l'enfant qui y dormait, elle ne pouvait guère se fendre dans des mouvements trop exigeants physiquement au risque de sentir une douleur atroce l'emplir. Et cela allait la tuer, aussi surement qu'elle ne pouvait pas empêcher le guerrier de lancer sa prochaine attaque. Elle eut alors une idée, puisqu'il était impossible de parer le prochain coup alors autant le laisser venir.

La double lame se leva puis fonça pour venir embrocher la chair bleue de la profanatrice... Et fouetta l'air vide à la place. Le Massassi eut un mouvement de recul, incertain de comprendre ce qu'il s'était passé mais il se reprit bien vite, l'instinct aiguisé par des années de chasse impitoyable dans les jungles de Yavin. Le Côté Obscur lui souffla que sa proie était proche et qu'elle lui avait joué un mauvais tour. Le Massassi se retourna, arme levée pour frapper... Et poussa un hurlement de douleur lorsque la lame laser trancha en deux sa jambe gauche.

L'estropié s'effondra, hurlant, crachant des malédictions et poussant des jurons incompréhensibles. Il tenta bien de frapper l'intruse mais elle esquiva facilement, bien moins gênée que lui à présent. Ses hurlements se firent plus terribles encore lorsqu'elle trancha l'autre jambe pour disparaître tout à fait lorsqu'elle leva le sabre et l'abattit sur le crâne de la bête. Le Côté Obscur était si puissant ici qu'elle pouvait en sentir les effets sur son propre organisme. Ici, elle se sentait vivante et avait presque l'impression que ses émotions allaient exploser.

Elle se détourna du triste spectacle de la bête terrassée pour reporter son attention sur Ranath et ne fut pas surprise de constater que celle-ci s'était promptement débarrassée de son ennemi. Essoufflée, l'apprentie tâcha de respirer profondément. A peine une poignée de secondes s'étaient écoulées depuis le début de l'affrontement et déjà elle n'en pouvait plus.

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By Ranath
#32716
    La Mirialan darda son regard artificiellement azur sur l’apprentie.

      « Nous n’avons qu’un objectif pour l’instant : gagner en puissance. Le changement viendra après. »

    Darth Ranath n’avait pas pour habitude de bavarder ni d’exposer ses projets, pas même à la Pantoran. Aussi cette dernière devait-elle souvent insister pour obtenir les réponses qui rassasiaient sa curiosité bien fondée. Malgré tout, le discours de la Sith demeurait concis, et ce sur un point particulièrement délicat.

      « Je ne suivrai pas la Règle des Deux. »

    Quelques mots sifflés entre les dents avant de capter, quelque part alentour, une présence étrangère. Une hostilité mouvante autour de leur propre position et qui s’imposerait bientôt à elles. Varadesh aussi l’avait senti. Ça approchait. L’apprentie se mit en garde. Le maître attendait. Sa main glissa jusqu’à son sabre. Quand la présence franchit la première marche, Ranath était convaincue de percevoir deux consciences. Toutes deux s’élancèrent dans l’escalier, avalant les marches quatre à quatre par de grandes enjambées. La première prit appui sur la dernière pierre et se jeta sur Darth Varadesh. La Mirialan ne lui jeta qu’un coup d’oeil rapide, sachant la seconde à sa suite. Le maître trouva aussitôt son adversaire, à la peau pourpre et au dos voûté, armé de lames qui pointaient déjà en sa direction. La créature bondit vers elle. La lame du Jedi quitta son refuge pour accueillir avec force l’assaut du visiteur.

    Le métal para le laser avec aisance, et sans s’en trouver défait. Celle qui avait espéré égorger quelque primitif en deux fentes faciles poussa un grognement rageur. L'autre chargea de nouveau, abattant sa lame sur le côté, puis cherchant à taillader la chair verte qui lui donnait du fil à retordre. Le sabre de la Mirialan dansait autour d'elle avec un vrombissement semblable à une mélodie dont chaque temps était marqué par la rencontre avec son adversaire métallique. Les deux bretteurs, l'un bestial, l'autre délicat en comparaison, évoluaient d’un rythme commun, pas après pas. La Sith cependant écourta sa dernière attaque, transformant l'assaut en feinte haute afin de gagner un demi temps. Forte de cette légère avance, elle faufila sa lame au-delà de la garde du colosse. Le laser pénétra sa chair pour lui arracher un cri rauque. La riposte fut immédiate, et violente. D’un revers de main, le peau rouge balaya l'espace devant lui, frappant au passage la Mirialan pour l'envoyer rouler quelques mètres plus loin.

    Darth Ranath avait lâché son sabre. Elle profitait de la très brève pause offerte par son offensive. Son adversaire se jeta cependant de nouveau dans le combat. Il brandit sa lame et l’abattit sur la Mirialan qui l’évita d'une roulade puis se releva. Le colosse se mouvait plus lentement désormais. La Sith put constater d’un coup d'oeil la plaie profonde dont elle était responsable. Il s’avança de nouveau, selon ce schéma qu’il répétait depuis son apparition en haut des marches. Ranath rompit la distance, avançant également, esquiva le coup de lame, dégaina une dague. De la main gauche elle saisit fermement la chair meurtrie aux abords directs de la plaie béante afin de tirer son adversaire vers le sol, et de la main droite elle ficha la lame d’acier trempé dans sa gorge pourpre. Le combattant primitif tomba à genoux, la Sith maintenait fermement sa prise. Son esprit fusa aussitôt jusqu’à celui du guerrier.

      Qui es-tu ?
      D’où viens-tu ?

    L'autre résistait. La Sith resserra sa prise sur la poignée de la dague afin de la tourner lentement sur son axe.

      D’où viens-tu ?

    Bien malgré lui, les images et les pensées se bousculaient aux frontières de son esprit. La forêt. Les temples. Ses frères.

      « Réponds ! »

    Il grogna, et puisant dans ses dernières forces tenta lourdement d’asséner un ultime coup à la créature verte qui l’avait fait mettre à genoux. Le voyant se débattre, Ranath, d’un geste sec, lui trancha la gorge. La dague quitta la chair dans une éruption vermeille et le guerrier s’écroula agonisant. La Mirialan observa un instant le cadavre tout en essuyant chaque plat de sa lame sur son pantalon afin de la ranger. Quand ce fut fait, elle ramassa l’arme de feu son adversaire, l’inspecta et la déclara sienne ; elle la garderait jusqu’à s’en lasser.

    Darth Varadesh également s’était débarrassée de son adversaire. La Mirialan lui jeta un coup d’oeil curieux. Le combat l’avait éreintée. La suite serait d’autant plus éprouvante.

      « D’autres viendront. »

    La Sith ouvrit la main en direction de son sabre tombé à terre plus tôt. L’arme rejoignit son maître.

      « Allons les trouver. »

    Comme toute la planète, ces créatures baignaient dans le Côté Obscur. Ranath entendait les confronter pour obtenir les informations dont elle avait besoin.



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By Darth Varadesh
#32878
Aussi vite qu'il avait commencé, l'affrontement avait pris lorsque les guerriers Massassi, croyant être tombés sur des proies ou des intrus à exterminer, étaient en fait tombés sur 2 Sith, le Maître et son Apprentie. Elles n'étaient pas de simples intruses même si elles étaient évidemment des visiteurs incongrus, elles étaient les descendantes de ceux qui avaient en leur temps façonné et conçu cette race inférieure de stupides mais puissants guerriers. A ce titre, elles n'avaient rien à craindre en principe car si quiconque pouvait se targuer de pouvoir arpenter les temples de Yavin, c'était bien elles.

La vérité, bien sûr, était légèrement différente. Coupés de tout depuis près de 4500 ans, les Massassis avaient tellement régressés qu'ils ne pouvaient pas reconnaître en elles des Sith, pas plus que la Dame Sombre ne pouvait réclamer simplement leur obédience. Comme tout esclave, il faudrait pour reconquérir leur obéissance leur montrer qui était le maître, une leçon que la jeune fille ne connaissait que trop bien. Ranath avait semblé savoir quelque chose qu'elle ignorait, interrogeant muettement le survivant qu'elle avait dominé aisément. Finalement, comme il devait toujours en être ainsi pour un partisan du Côté Obscur, elle l'avait supprimé une fois qu'il était devenu inutile.

En temps normal, elle aurait pu être tout à fait heureuse à l'idée d'aller à la rencontre d'une bande de sauvages armés et constituant de bons adversaires au côté de son Maître. Mais c'était oublier qu'elle avait un problème de poids qui l'handicapait, aussi l'idée de devoir recommencer à faire des pirouettes et des acrobaties ne l'enchantait guère. Bien sûr, elle se garda bien d'en faire mention et se contenta de suivre la Mirialan tandis qu'elle descendait les marches du temple, grimaçant de temps à autre sous la douleur. Ne rien montrer, toujours garder cachés les faiblesses et les doutes.

Tu as vu quelque chose, je me trompe ? Tu ne disais rien et pourtant il semblait souffrir sous ta poigne, et à présent nous avançons dans la jungle, je ne peux pas croire que c'est au hasard, tu as un plan j'en suis sûre.

Pour tout les défauts que pouvait avoir Ranath, stupide n'en faisait pas partie, de cela au moins la Pantoran était sûre. Elle savait que son Maître n'agissait pas sans réfléchir ni sans arrière-pensée en tête. Son esprit tortueux et intelligent pouvait la mener dans des directions que la jeune fille ne pouvait pas même appréhender. Pas encore du moins. Un jour viendrait ou elle s’élèverait au même niveau que la Dame. Tandis qu'elles progressaient tant bien que mal à travers les profondeurs de la jungle étouffante, Varadesh se prit à songer aux dernières paroles de Ranath avant qu'elles ne soient grossièrement interrompues.

La Règle des Deux. Elle revenait encore et toujours dans les conversations qu'elle avait avec chaque utilisateur du Côté Obscur. Bane en avait parlé, Krayt, aussi, Ranath l'évoquait à présent. Cette Règle semblait provoquer méfiance et mépris chez ses semblables contemporains comme si elle avait mené l'Ordre Sith à la ruine. Pourtant, malgré ses connaissances plutôt limitées, elle avait pu apprendre que cette Règle avait dicté la conduite et les plans des Sith pendant un millénaire et ce jusqu'à l'avènement de l'Empire par Darth Sidious. Qu'y avait-il donc à reprocher ?

Pourquoi ne pas suivre la Règle des Deux ? L'Ordre a pourtant suivi les préceptes de Bane pendant longtemps et Krayt a prouvé que sa doctrine n'avait aucune valeur. Que reproches-tu à la Règle des Deux ?

Occupées qu'elles étaient à discuter, elles ne remarquèrent pas immédiatement qu'un silence peu naturel avait pris la place des bruits caractéristiques de la vie dans la jungle. En tout cas Varadesh ne l'avait pas senti immédiatement, impossible de dire si Ranath l'avait perçu, probablement que oui, elle était bien plus sensible à son environnement que son élève. Les 2 femmes s'arrêtèrent, observant les alentours, rien ne semblait avoir changé ni surgi et il était difficile de voir si on les épiait tant la végétation était luxuriante.

L'apprentie sortit le sabre laser prêté qu'elle alluma, prête à se défendre et à découper tout intrus qui voudrait venir tâter de son arme. Il y avait fort à parier que ça n'était qu'une question de secondes avant que l'assaut ne commence. Les autochtones n'avaient visiblement pas l'intention de leur laisser un instant de répit jusqu'à ce qu'elles soient réduites en charpie. Elle ne sentait rien, pas même dans la Force, et mit cela sur son inexpérience. Bien qu'il était également possible que les Massassi ne sachent utiliser juste assez le Côté Obscur pour cacher leur présence. Si c'était le cas, cela était quelque peu inquiétant.

Lorsque l'assaut débuta, aucune d'entre elles n'aurait pu se douter de ce qui allait arriver. Les hurlements gutturaux, enragés et plein de haine, leur éclatèrent les tympans et surgirent alors 10 Massassi, aussi grands, musclés et féroces que leurs congénères abattus. La jeune fille se mit en position et attendit que ne vint le premier ennemi qui ne se fit pas prier, lançant sa lame grossière dans un mouvement descendant destiné à la trancher en deux. Le métal primitif, enchanté par d'anciens rituels Sith, rencontra la lame d'énergie et tout 2 se stoppèrent mutuellement.

2 autres Massassis s'approchaient déjà d'elles dans le but évident d'aider leur camarade. Du coin de l’œil, elle vit que Ranath avait ses propres problèmes, assaillie par 4 de ces créatures. Pas d'aide à espérer de ce côté donc, il allait falloir se débrouiller. Malgré la fatigue et la douleur au ventre, elle repoussa en arrière la lame de son adversaire et se fendit en avant pour lui enfoncer le sabre dans la jambe, lequel trancha aisément dans les chairs et fit s'écrouler en hurlant le Massassi. Toutefois, à peine eut-elle fait cela que déjà son partenaire se jetait sur elle pour l'empêcher de l'embrocher.

Alors qu'elle faisait un bond de côté pour esquiver l'assaut, elle sentit soudainement une violente douleur à l'arrière du crâne. Avant qu'elle ne comprenne ce qui se passait, elle tomba rapidement contre le sol. Ses yeux se fermèrent avec comme dernière vision la Mirialan qui décapitait avec une fureur à peine contenue l'un de ses assaillants. Elle ne vit donc pas que les survivants se replièrent, pas plus qu'elle ne sentit 2 d'entre eux lui saisir les bras et l'emporter comme un bagage encombrant.

L'apprentie avait été capturée vers une destination inconnue et le Maître se retrouvait seule, avec simplement une idée de la direction à prendre.

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By Ranath
#32960
    Darth Ranath toisait les deux cadavres encore chauds. Elle ne retirait de cette mort aucune satisfaction. Au contraire, l’appréhension désormais la taraudait. La Mirialan pressa son apprentie. Toutes deux quittèrent leur piédestal, l’une enjambant les marches deux par deux, l’autre traînant la patte. La question vint de derrière, Ranath se retourna brièvement pour y répondre.

      « Il m’a donné quelques indices. »

    Un coin de sourire narquois étira les lèvres de la Mirialan. Elle n’en savait pas assez. Vraiment pas assez. Elle n’avait vu que des images, quelques visages, et un lieu. Une concentration d’édifices anciens, similaires à ce temple-ci, mais bien plus petits, en pierre eux aussi. Au nombre de quatre, trois formaient un triangle au centre duquel se tenait le dernier, un rien plus haut que les trois premiers. Cette configuration particulière semblait accueillir de manière permanente un groupe d’autochtones, voilà ce qu’avait révélé le mourant. Ce n’était rien, vraiment pas assez. Mais, le Poing de l’Ombre, de son scanner, avait pointé en arrivant une structure similaire, bien plus au nord. Ranath ne l’avait pas retenue pour un atterrissage en raison du manque flagrant de place aux alentours. Maintenant qu’elle croyait savoir cet endroit habité, elle s’y rendait.

    Sous le branchage des arbres de la jungle, l’air était lourd et difficilement assimilé par les poumons. La Dame Sombre, qui avait entamé le voyage d’un bon pas, ralentissait désormais, pour attendre son apprentie. Elle posait encore des questions, et pas les moins intéressantes. La Règle des Deux.

      « La Règle des Deux est un excellent principe. Elle nous pousse hors de nos retranchements et nous extorque le meilleur de notre potentiel. Seulement j’estime qu’un maître, bien que vaincu par son apprenti, est toujours en mesure de servir les intérêts de l’Ordre. Ce peut être une source de savoir non négligeable pour l’apprenti.

      Si j’avais pu le neutraliser et avoir plein accès à son esprit …
      »

    La moue de Ranath, ainsi que l’émotion à laquelle elle laissait libre cours, étaient révélatrices d’une grande frustration. Darth Krayt s’était enfui, blessé, mais encore suffisamment vaillant pour disparaître. La Dame Sombre le savait toujours vivant. Elle savait qu’il reviendrait, peut-être était-il déjà revenu, et qu’il lui ferait payer son écart de loyauté envers le Sith’Ari. Ce jour-là, sans aucune surprise, elle le ferait mettre à genoux et lui prendrait tout ce qu’il n’avait pas voulu lui donner.

      « Crois bien que je ne tuerai pas Krayt si j’en avais l’occasion. Il est une relique, comme une autre, de laquelle on peut apprendre encore. Je l’asservirai. »

    Il y avait bien pire que la mort selon Ranath. Ses yeux étaient brillants de cruauté. Mais alors qu’elle sifflait ses derniers mots, la Force autour d’elle vibra, une onde imperceptible que toute la masse sensible planétaire dissimulait à merveille. La Sith, d’un mouvement de bras tendu vers Varadesh, voulut lui intimer de stopper. Le geste vint trop tard. Ils surgirent de partout à la fois. Un rapide tour d’horizon informa la Mirialan du nombre et de la position de leurs ennemis brandissant armes à grands renforts de cris rauques.

    La Dame Sombre ne dégaina pas son sabre laser cette fois. Elle avait ramassé quelque chose de bien plus amusant, et elle comptait bien jouer un peu avec. Elle empoigna l’arme métallique à deux mains et entreprit d’accueillir son premier adversaire aussi violemment que possible. Après quelques prises de fer abruptes, la Sith égorgea son opposant. Un deuxième prit aussitôt le relais, rejoint par l’un de ses frères. La coordination de leurs actions étaient médiocres, mais Darth Ranath reconnut néanmoins qu’ils avaient un certain potentiel. La lame de métal transperça le ventre du second. La Sith appréciait particulièrement l’équilibre de l’arme, ainsi que son poids, tout à fait approprié à la violence du Djem So. Un jeu, un divertissement. Le troisième périt le crâne fendu.

    C’est alors que la détresse de Darth Varadesh perça au travers de la rage du combat, accentuée par le lien entretenu par les deux sensitives. La Mirialan pivota vers son apprentie, résolument décidée à la tirer d’affaire. L’un des autochtones s’interposa, hurlant comme un animal pour tenter d’impressionner son adversaire. Ranath lui rendit toute sa haine d’un cri rageur. Les fers s’entrechoquèrent. Les lames tournoyaient autour des deux bretteurs. Les deux forces opposantes semblaient égales, tant que la Sith voyait s’éloigner les autres entre les arbres, emportant la Pantoran. Dès qu’ils eurent disparu, sa colère gagna encore un échelon. Avec un nouveau cri, elle désarma son adversaire, faisant voler son arme sur plusieurs mètres.

    Instinctivement, l’autochtone se jeta sur la Sith. Elle l’esquiva sans peine, tailladant la peau rouge sur le flanc, et à une seconde reprise sur la cuisse. Il se releva encore pour saisir à pleine main la lame qui l’avait blessé et ancrer son regard dans celui de la créature viridienne qui lui tenait tête. La Mirialan lâcha son arme, l’autre la jeta également et bondit vers elle.

      « ASSEZ ! »

    L’adrénaline devint énergie, énergie libérée d’un bloc qui explosa et envoya valser le guerrier fauché par l’onde de choc. Il roula sur quelques mètres. La Sith le rejoignit aussitôt, ramassa une lame, arma et …

      « Non. »

    Non ? Cet animal savait donc dire quelque chose de compréhensible. Ça ne sembla pas pour autant arrêter le geste de la Dame Sombre qui fit mine d’armer à nouveau.

      « Non ! »

    Il se protégeait désormais, tête enfouie dans les bras et paumes tournées vers Ranath. Celle-ci, d’un geste sec planta la lame dans le sol meuble de la jungle.

      « Où vont-ils ?
      Non … »

    Elle établit rapidement le contact mental avec lui, une pression supplémentaire pour le guerrier.

      « OÙ VONT-ILS ? »

    Il leva le nez vers elle et articula un charabia dont la Force ne voulut bien lui laisser entendre quelques sens.

      « Force ... Fort … Toi fort.
      C’est ça … »

    Darth Ranath libéra son arme, et brusquement, asséna un coup de pommeau sur la tempe du colosse à genoux. Elle n’avait pas besoin de cet idiot pour retrouver son apprentie. Varadesh n’était pas loin, elle sentait sa présence, bien que camouflée par un voile qu’elle expliquait difficilement. La Sith glissa la lame sous le menton de l’autochtone dont la vision avait été momentanément brouillée par le coup.

      « Tu viens avec moi. »

    Le guerrier passa devant, ouvrant le chemin dans la direction prise par ses pairs, et sous le joug de l’arme de la Mirialan. Ils marchèrent longtemps, sinuant entre les arbres. Plus un mot ne fut échangé entre eux, mais l’autre suait de peur, Ranath pouvait le sentir, olfactivement, et sensiblement. Ils traversèrent une clairière au-delà de laquelle semblait débuter la civilisation … l’organisation. Le guerrier s’arrêta.

      « Avance !
      Nous tuer toi. »

    La lame s’éleva au-dessus de son dos et s’abattit pour l’entailler d’une nouvelle strie sanguinolente.

      « Je vous tuerai tous. Où est ma soeur ?
      Toi pas assez fort.
      Quatre de tes frères sont morts !
      Pas Dratmath.
      Si je tue Dratmath. Rends-moi ma soeur. »

    L’autre grogna, la Sith crut comprendre qu’il se moquait. Il accepta donc d’aller exposer les termes du marché à ses frères. Le guerrier et la Dame Sombre pénétrèrent dans le village primitif sous les regards incrédules, puis mauvais de la tribu. L’un d’eux, qui semblait être le patriarche, statua sur la situation dans un dialecte que la Mirialan fut bien incapable de comprendre. Le guerrier se tourna vers elle.

      « D’accord. Dratmath va tuer toi. »

    Pendant ce temps, deux autres furent ordonnés pour aller chercher Darth Varadesh. Ranath s’attendait au pire concernant Dratmath.



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