L'Astre Tyran

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Les défaites de Yavin et Endor n'ont pas entamé la foi du gouvernement de Yaga Minor dans la doctrine impériale. La Nouvelle République suppose d'ailleurs que les quartiers de l'Ubiqtorat sont toujours dissimulés au fond des grottes et des forêts de cette planète qui abrite également de puissants chantiers navals.
Gouvernement : Empire
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By Harlon Astellan
#30649
Cheveux gominés. Un classique. Ca faisait très passé de mode, si passé de mode que ça en devenait... comment dit-on... Ah oui ! Vintage. Tellement passé de mode que ça en devient une mode. Comme si rien d'autre n'existait plus que ce qui n'existait plus. Lisses de laque, tirés en arrière, un visage frais poupin de jeune journalope en rut' près de l'objectif. Il tape un coup sur la cabosse du droïde volant.

Bordel, tiens-toi prêt aussi ! Pas quiestion de louper mon premier direct !


Le robot se secoue. Il en vient même à s'agiter de haut en bas. Il est d'accord semble-t-il. Que demander de plus ? Un robot capable de comprendre et d'en apprendre. Gominage se met en place, plan moyen sur le décors du fond. Tout est nickel ? Bon. Alors, diode rouge qui clignote au sommet du droïde caméra. On compte, 1, 2, Okay, c'est à toi dans une seconde 3... direct.

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Oui, tout à fait Pad. je me trouve actuellement sur Yaga Minor, où le porte-parole de l'Empereur Astellan a convoqué une conférence de presse colossale devant le Palais Impérial. D'après nos sources, qui ne peuvent pas être vérifiées en ce moment, l'Empereur s'apprête à faire une déclaration d'importance. Probablement la plus importante de son début de règne... Mais... je vois de l'agitation devant le Palais Impérial... l'Empereur en personne s'avance ! Il semblerait qu'il y ait bien une annonce à entendre. On peut voir à l'occasion l'important dispositif de sécurité mis en place...


... blabla, blabla. Imbéciles de journalistes. A la recherche du sensationnel. Harlon les haïssait. Par l'exemple, par l'absurde, il avait vu périr le débat de fond au profit de l'info facile, immédiate, non vérifiée, partisane. Un pan qu'il allait gommer pour de bon. Son pupitre était surélevé, juste ce qu'il fallait pour toiser la populace. Conscient des regards qui convergaient vers lui. Des centaines, des milliers... rien que sur cette place, une centaine de milliers. Tous venus d'horizons différents... Certains même sur des toits...




Dans la foule, une journaliste, caméra volante à l'épaule. Première sur les lieux, gros plan sur l'Empereur, en première ligne. Première arrivée, première servie ! Les caméras volaient en haut pour couvrir la marée de caméras qui nuaient les têtes des premiers rangs, réservés aux journalistes, couvraient une bonne partrie de la vue aux dernières lignes. A tenter d'avoir les déclarations d'Astellan.




Un garde, au flanc d'Astellan. Gonflé de fierté. Son armure troque le blanc. L'Empereur l'a gratifié d'un honneur spécial. Il est son garde, d'ordinaire sur Bastion, ici sur Yaga Minor, pour ne pas perdre la face. Une armure noire, aux tranches or. Un Garde Nova. Une élite parmi l'élite. Choisi pour représenter l'escorte de l'Empereur. Sa légion personnelle. Sa force de combat fidèle. Il sert l'Empereur. L'Empereur Astellan. Astellan. Il est au bas des Gardes Rouge. Mais qu'importe. Il est Nova 7.

Son armure est sa peau. Sa peau, sa fierté.




Un mécontent. Il voulait lancer une brique. Vivant avant de mendicité et d'allocations, on lui a trouvé un métier. Il est maintenant ouvrier dans une usine de produits chimiques. Il est protégé, mais il a chaud la journée. Il doit payer des traites d'un appartement dont il ne veut pas. Avant il vivait avec de bons moyens. Il est juste maintenant. Il doit vivre comme un citoyen. Fini les journées à faire la manche. Il a vu des amis s'engager dans les milices de quartier. Il a prévu ce pavé d'argile pour Astellan. Il a été prit par un StormTrooper. Préméditation d'attentat. Il demande un avocat... normal ! Mais il n'en aura pas. On le traîne à l'écart. On l'agenouille d'un coup de botte. Un coup de blaster.

Allez, circulez. Et ne marchez pas au milieu. Il y a du sang sur la chaussée.




Il navigue en haut. La navette tourne. Son casque droit et filiforme pointé en bas. Oeil dans le viseur de son fusil de sniper. Il couvre les toits. La ronde continue. Ils sont des dizaines à couvrir les hauteurs. Astellan ne souffrira aucun sniper échaudé. Il les a sous sa coupe.




Une curieuse à sa fenêtre. Elle habite en face du Palais. Un quartier tellement sécurisé que les loyers ont décollé pendant un temps. Elle a ouvert sa fenêtre. La nuit est froide, l'hiver approche. Mais elle veut voir de loin. Nuisette de soie sauvage, son métier d'avocate des affaires aidant. Son Jules d'un soir arrive, passe un bras autour d'elle, l'embrasse dans le cou. Regarde Astellan, renifle de dédain, demande qu'elle aille se recoucher. Remettre le couvert. Elle fronce les sourcils. Elle n'a rien contre l'Empereur. Sa vie n'a pas changé tant que ça depuis qu'il est là.

Pas besoin d'en penser quoi que ce soit.




Peuple de l'Empire.


La posture a changé. Dos droit, fini. Mains jointes, fini. Maintenant, il déploie sa force. Il projette son ombre sur une assemblée suspendue à des lèvres purpurines. Harlon Astellan a les mains sur les coins de son pupitre. Le dos courbé. Le visage fermé. La face chargée de menace gouvernementale. Plus de doute. L'Empereur existe. Il est devant eux. Le souffle coupé, ils écoutent.

Pas le choix.

L'Empire est né des cendres d'une gouvernance... décadente. Sortie bouffie d'une guerre que son oisiveté a provoqué. D'une nation forte et unie, sont nés des conflits raciaux teintées d'hypocrisie colorée. On vit parader des habits flamboyants dans un sénat qui n'avait de sénat que le triste nom. Fédération on voulait. Fédération on n'avait. Une honte pour les peuples.


Un regard qui court sur la foule. Il se redresse un peu.

L'Empire a transformé ceci. En façade. Il est temps de bâtir un Nouvel Empire. Ne pas repeindre les murs. Repenser les fondations. Ré-organiser les administrations.


Réformer. On reprend. Dos droit. Mains jointes. Parler des grandes lignes. Résumer...




CIS
        • Une Commission d'Inspection Suprême sera créée.
        • La CIS a pour rôle de réguler les cas de corruption, de chantage, d'abus sur les travailleurs et de complots financiers ou sociaux.
        • La CIS aura tout droit d'inspection envers n'importe quelle institution impériale, entreprise privée, lieu privé ou particulier, et d'arrestation en cas de violation des lois impériales de la personne ou de l'entité perquisitionnée. Ses membres seront anonymes, et aucune base de données accueillant leurs noms ne sera maintenue.

CPMPI
        • Une Commission pour la Protection des Moeurs et pour la Promotion de l'Intelligence est créée dans tout l'Empire.
        • La CPMPI aura un rôle de censeur impartial et neutre pour tous les supports textuels, audiovisuels et idéologiques dans l'Empire.
        • La CPMPI aura pour rôle d'interdire les journaux diffusant des informations partisanes.
        • La CPMPI aura pour rôle d'interdire les programmes / idées promouvant le nivellement par le bas, l'anti-intellectualisme et la décadence.
        • La CPMPI aura pour rôle de promouvoir la Culture, les Arts, l'Information Neutre et les Sciences Statistiques.
        • La CPMPI aura pour rôle de s'assurer de l'indépendance totale des médias, et de la non-implication d'une quelconque partie dans sa ligne éditoriale.
        • La CPMPI aura pour rôle de signaler aux autorités impériales les contrevenant à sa mission principale.
        • La CPMPI aura une direction composée de personnalités appointées par les directeurs des Grandes Universités Impériales, portant le total du Conseil d'Administration à 49 personnes.
        • Le Conseil d'Administration de la CPMPI votera à majorité absolue anonymement.
        • Les membres du Conseil d'Administration de la CPMPI ne pourront dévoiler ni leur visage, ni leur identité.
        • La CPMPI peut être sollicitée par l'Empereur.
        • Ni l'Empereur, ni le Grand Vizir, ni l'Exécuteur, ni aucun corps impérial officiel ne peut exercer d'influence sur la CPMPI. La CPMPI est indépendante et agit sans l'aval de personne.
        • La CPMPI est financée par l'Etat Impérial.

CDA
        • Une Commission aux Droits Ancestraux est crée et sera gérée par les gouvernements sectoriels.
        • Les lois impériales prévoit que certaines planètes peuvent refuser d'appliquer un programme scolaire et social en contradiction avec ses coutumes.
        • La CDA jugera de la pertinence des refus d'appliquer le programme social et prononcera son accord final.
        • La CDA peut sanctionner les tentatives abusives de détourner les avantages sociaux permis par l'Etat Impérial.
        • Ces sanctions peuvent être appliquées avec le concours des organes officiels de l'Empire.

Réforme des Taxes

Réforme Sociale
        • Le programme Social du Sur-Secteur Hydien est appliqué dans l'ensemble de l'Empire désormais.
        • Les Sans Domicile Fixe auront des possibilité d'emploi dans les services publics avec ou sans qualification, plutôt qu'exclusivement à destination de milices de quartier.

Réforme sur les Médias
        • Les médias divers devront être dorénavant dirigés par un Conseil d'Administration de 7 personnes dont les membres seront issus de la masse salariale d'origine.
        • Les médias divers ne seront plus financés, possédés ou influencés par un quelconque groupe privé ou à une entité morale ou physique particulière.
        • Les médias ne respectant pas les règles établites lors de leur mise en application seront saisis et remaniés par la CPMPI.
        • Les médias sont libres et indépendants. L'Etat Impérial n'a aucun droit de regard sur leur ligne éditoriale et garantit une liberté d'expression totale et absolue.
        • La CPMPI ne peut pas intervenir dans la ligne éditoriale d'un média, pour peu qu'il respecte l'idée du débat de fond, du développement intellectuel et de la pensée rationnelle telle que définie par la CPMPI.

Réforme sur la Justice
        • Le chapitre sur la définition des délits est redéfinie.
        • Les délits dont les conséquences portent atteintes aux biens immatériels et à l'argent seront exemptés de peines de prison, au profit de peines de remboursement, de travaux d'intérêts généraux ou de mise à disposition d'une personne physique et/ou morale à la victime.
        • Les délits dont les conséquences portent atteintes aux biens matériels et aux personnes, physiquement ou moralement seront assorties de peines de prison selon la gravité des évènements et d'une couverture pécuniaire pour les dommages ou pertes occasionnées.
        • Les flagrants délits seront punis automatiquement sans procès. Les milices urbaines, les services de police et les corps d'Armées Impériales auront toute autorité pour agir.
        • Les procès devront être organisés dans une durée de 7 jours à compter de la date du délit.
        • Les juges seront rendus anonymes par le port de protections faciales empêchant l'identification.
        • Les Délits de niveau 4 et 5 devront nécessiter la présence d'un jury.
        • Un jury populaire se constitue de 12 citoyens sans casier judiciaire choisis au hasard parmi la population locale, sans distinction d'ethnie, sexe, religion, orientation sexuelle. Leur identité sera maintenue secrète. Les communications avec l'extérieur interdites, les séances seront suivies par caméras interposées présentes dans les tribunaux. Les jurés seront convoyés personnellement par les services de police au sein de logements sécurisés appartenant à l'Etat, et protégés par des troupes de l'Armée de Terre.
        • L'identité des témoins sera maintenue secrète jusqu'à sa présence physique au procès. Tout meurtre suspect d'un témoin en passe de témoigner sera tenu comme preuve formelle contre l'accusé lors du procès.
        • Le meurtre d'un juge instruit d'une affaire sera tenu comme preuve accablante contre l'accusé. La sentence appliquée sera alors systématiquement l'exécution.
        • Les bâtiments de justice actuels seront détruits au profit de nouveaux lieux, mieux protégés et entretenus, centralisant toutes les instances existantes.
        • Le personnel de Justice sera ajusté non selon les budgets fermés mais selon les besoins pour maintenir un niveau de jugement appréciable ainsi qu'un train de vie décent pour les employés.
        • L'application des peines se jugera sur les facteurs objectifs ( comme le contexte et la gravité ) et ne sera plus évaluée sur le sexe, l'ethnie, la religion ou l'orientation sexuelle de l'accusé.
        • Tout plaidoyer se basant sue ces facteurs subjectifs sera interdit.
        • L'Empereur dispose du droit de grâce inaltérable et sans possibilité de contestation.
        • L'Empereur dispose du titre de Juge Suprême, et peut présider une assemblée selon son bon vouloir. Il dispose en outre de la capacité de révoquer le jugement d'un jury populaire et de prononcer des peines selon son bon vouloir. Son jugement est sans appel.

Réforme sur la Police
        • Les locaux des polices impériales seront détruits et remplacés par des bâtiments remis à neuf. le parc de véhicule racheté et soumis à un entretien professionnel régulier.
        • Les effectifs policiers seront ajusté non selon les budgets fermés mais selon les besoins pour maintenir un niveau de sécurité optimal pour les citoyens ainsi qu'un train de vie acceptable pour les policiers, admettant une vie privée et familiale.
        • Les durées de garde à vue sans motif passent de 24 heures à 48 heures.
        • La venue d'un avocat peut être refusée en cas de flagrant délit constaté.
        • La police sera équipée de services d'interventions spéciales armés. Le matériel sera exclusif à une utilisation policière selon les besoins revendiqués.

Réforme sur l'Administration
        • Les Administrations seront désormais non plus éparpillées dans des grandes villes, mais seront établies dans des pseudo-cités à part, hors des centre-ville.
        • De nouveaux bâtiments capables d'accueillir les milliers de collaborateurs seront bâtis en périphérie des grandes villes.
        • Les anciens bâtiments seront convertis en logements sociaux, en crèches et en locaux dédiés à l'Art et à la Culture.
        • L'Administration sera contrôlée régulièrement par les commissions impériales et services impériaux existants pour juger de l'efficacité et de la productivité des employés.
        • L'Administration est au service du citoyen et non l'inverse. Les abus d'autorité et les procédures abusives devront être signalées à la Commission d'Inspection Suprême sans tarder. Les accusations abusives seront sévèrement sanctionnées.

Réforme sur la Scolarité
        • Le programme Scolaire du Sur-Secteur Hydien est appliqué dans l'ensemble de l'Empire désormais.
        • La scolarité est obligatoire.
        • Si un élève est renvoyé plus de 4 fois au cours de sa scolarité, il terminera sa scolarité dans un établissement disciplinaire militaire pour la durée normale de ses études aucours de laquelle il sera entraîné aux armes en vue d'une affectation obligatoire de 10 ans à sa majorité atteinte.
        • Chaque année, dès l'accession à l'Ecole Primaire, des test de QI seront imposés aux élèves chaque année.
        • Les résultats seront analysés par des psychologues attachés de façon permanente aux écoles.
        • Les psychologues auront interdiction de divulguer leur nom véritable à quiconque.
        • Après 6 ans consécutifs, une moyenne sera établie par les psychologues.
        • En cas de déficience mentale sévère, les enfants seront envoyés dans des filiaires spécialisés pour travailler dans les domaines de la maintenance urbaine.
        • En cas de retard mental moyen à léger, les enfants seront envoyés dans des filiaires d'assistanat physique ou dans les filiaires formant au travail manuel.
        • En cas de légère débilité, les enfants seront encouragés à rejoindre les filiaires administratives ou dans certains corps impériaux ne demandant pas de capacités intellectuelles prononcées.
        • Les QI forts seront encouragés à rejoindre des filiaires formant aux métiers de la direction, de l'initiative et dans certains corps de commandement de l'armée.
        • Les QI très élevés seront encouragés à rejoindre des formations individualisées pour la direction régionale, dans les filiaires politiques ou dans le haut-commandement militaire.

Réforme Sanitaire
        • Les soins de santé seront soumis à un régime spécial.
        • Les soins d'urgence, paliatifs et obligatoires seront entièrement pris en charge par le Sur-Secteur auquel le citoyen est rattaché.
        • Les soins de confort sont entièrement à charge du citoyen.
        • Le Sur-Secteur auquel le citoyen est rattaché proposé également le remboursement intégral ( à hauteur de 80 crédits par mois ) de séances de soins psychiques auprès de professionnels agrées par l'Etat.
        • Des inspections médicales seront proposées gratuitement chaque année à tous les citoyens pour vérifier leur état de santé.
        • Selon les espèces et planètes de résidence des citoyens impériaux, des vaccins seront rendus obligatoires. Leur injection et fourniture sera assurée par leur gouvernement planétaire.

Règles de Moralité générales
        • L'exploitation infantile est interdite. Les contrevenants s'exposent à la peine capitale selon la gravité de l'acte.
        • Le harcèlement moral ou sexuel est interdit. Les contrevenants s'exposent à des peines de prison ferme ou de peine dans des colonies pénitentières.
        • L'abus de pouvoir et d'autorité est interdit. Les contrevenants s'exposent à des peines de prison ferme ou de peine dans des colonies pénitentières.
        • Les faux témoignages seront passibles des peines encourues par les accusés s'ils avaient été trouvés coupables des crimes qui leur sont imputés.
        • L'égalité homme-femme sera imposée équitablement dans tous les domaines sociaux et gouvernementaux, et dans n'importe quelle application possible, incluant les pensions alimentaires, les gardes d'enfants, et les peines appliquées.
        • Il convient de parler le langage natif d'une planète où l'on réside, ou de trouver un moyen de s'exprimer clairement dans celle-ci.
        • Tout citoyen qui s'exprime dans une autre langue dans un contexte non privé doit être dénoncé à la Commission d'Inspection Suprême.




Pas d'applaudissements. Harlon s'en retournait d'où il venait. Des bâtiments allaient s'effondrer. D'autres sortiraient de terre, grandioses, à l'architecture commissionnée à des architectes visionnaires. Abandonner le style permabéton gris et froid. Voir une identité impériale architecturale naître. S'uniformiser et à la fois s'adapter à l'art autochtone.

L'Empire est mort. Vive l'Empire.
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By Amertume
#31608
Un programme dantesque que nul autre que le nouvel Empereur n'aurait pu avoir en tête. Des années d'anarchie et d'instabilité politique avaient sérieusement effrité l'Empire et son pouvoir au point qu'on eut pu douter de sa survie à long terme. Mais Astellan était apparu et avec lui, l'espoir d'une nouvelle unité, d'un renouveau et d'un retour à l'âge d'or impérial. Si la grande majorité de l'Empire s'était fait aux réformes sans mot dire, il était futile de croire que c'était par manque d'intérêt.

Il y avait des satisfaits tout comme il y aurait toujours des insatisfaits. On ne pouvait attendre d'une population il y a encore quelques années xénophobe et raciste qu'elle accepte sans sourciller certaines des nouvelles lois. En particulier cette CDA et les libertés (limitées certes) qu'elle apportait avec elle. Rendez-vous compte, il était question d'autoriser les peuples à rejeter les programmes scolaires et sociaux impériaux pour peu qu'ils entrent en conflit avec les leurs. Mais l'Empire n'avait pas à s'adapter à ses citoyens, c'était à eux de s'adapter.

A : Directeur des Renseignements
De : Agent Prospero
Sujet : Rapport de terrain, dossier X3331BNE

Directeur, vous avez ordonné que je vous fasse personnellement part de tout ce que je découvrirais d'inhabituel suite aux réformes de l'Empereur. C'est la raison pour laquelle je passe outre les Opérateurs et mes autres supérieurs. Nous avons reçu il y a 3 mois pour instructions de surveiller l'Holonet, les canaux de communication officiels et officieux ainsi que toute la population afin de nous assurer que les réformes ne seraient pas remises en question de manière trop ouvertes.

Si au début nous n'avons rien noté de particulier, les choses ont commencé à devenir intéressantes 3 semaines après l'annonce de l'Empereur. Au sein des SurSecteurs Bright-Jewel et Braxant, nous avons repéré des pics d'activité dans les communications entre plusieurs Moffs et même certains membres de la Marine. D'après ce que j'ai pu glaner du Bureau des Analyses, il semblerait que l'incompréhension régnait dans l'esprit de certains citoyens. Si encore il n'y avait que cela, la Branche Rééducation du BSI aurait pu gérer cette affaire de routine, mais les choses se sont compliquées quelques semaines plus tard.

Des groupuscules partisans des méthodes de l'ex Grand Moff Tarkin s'agitent dans plusieurs systèmes des SurSecteurs cités plus haut, les communications interceptées parlant de la colère noire qu'ils éprouvent devant ce qu'ils interprètent comme une trahison des idéaux impériaux. Semble-t-il que pour eux, ces réformes sur les droits ancestraux et sur l'indépendance totale des médias sonnent comme le début de la décadence de l'Empire. Visiblement ils craignent que l'Empire ne se transforme en une République. Je vous laisse juger de la pertinence de leurs arguments.

D'après toutes ces rumeurs, informations, pistes et contre-informations, je me risquerais à dire que ce n'est qu'une question de temps avant que des agitateurs ne se fassent connaître voire que les mécontents tentent des actes plus audacieux. Je ne parierais pas sur du terrorisme mais on ne peut être sûr de rien avec ce genre de fanatiques. Je reste en attente d'instructions complémentaires. Gloire à l'Empire.


C'était le premier point notable des conséquences des actes de l'Empereur. Rien de dramatique pour le moment mais à surveiller de près. Bien sûr, si le Directeur voulait donner le feu vert pour des actions plus concrètes et immédiates, il en était entièrement libre.




Il faisait une chaleur douce et agréable en cette après-midi sur Yaga Minor. Le palais ou étaient prises les grandes décisions (officiellement en tout cas) pour la gestion de tout l'Empire bourdonnait d'une activité constante et frénétique. Il y avait toujours quelque chose à faire, bien que ça dépendait souvent de votre place dans la hiérarchie. Je figurais parmi ceux présents à cette réunion présidée par le Grand Vizir Fanrel portant sur l'attribution des budgets sectoriels. Cela avait commencé depuis près d'une semaine et ça ne semblait pas proche de voir venir une conclusion.

C'était assommant et ennuyeux mais il fallait bien que quelqu'un se colle à genre de corvées. Une fois encore, je me pris à détailler le Grand Vizir. Le port altier, droit, royal, resplendissant dans son uniforme officiel, il avait eu l'intelligence de ne pas arborer la couronne têtane, preuve qu'il savait ne pas mélanger ses 2 charges. Même après presque un an de service, je ne parvenais pas à déterminer si je le haïssais ou si je le respectais. Souverain d'un Noyau Profond tellement lointain et coupé de tout que bien peu au Nord lui accordaient attention, il était réputé pour sa droiture et ses divergences d'opinions passées avec les directives impériales.

Pour autant il n'était pas un traître. De manière agaçante, il était même bien plus loyal que de nombreux prétendus serviteurs de l'Empire. Et malgré son grand âge, il supportait la gestion de son monde natal, son SurSecteur et les affaires courantes de tout l'Empire sans se plaindre. Un homme peu commun. Je savais quelle était la raison de ma colère à son égard, colère qui n'était venue que depuis peu de temps en vérité, et même pas dirigée contre lui directement.

Le coup d'éclat du Prince Fanrel au Sénat avait été un vrai choc parmi la haute société impériale. Beaucoup avaient pensé que l'Empereur allait sévèrement châtier le fils et son père, l'un pour ses actes insensés et l'autre pour le crime d'avoir laissé son rejeton commettre une telle chose. Mais il ne s'était rien passé, du moins pas à ma connaissance ni celle de qui que ce soit. Tout avait continué comme si de rien n'était, jour après jour, et toujours le Grand Vizir restait à son poste sans blâme ni rien.

Depuis quelques mois maintenant je me prenais à discuter à demi-mots avec d'autres partageant mon point de vue, désespérés que nous étions de constater comme les choses changeaient peu. L'Empereur avait promis à son couronnement que c'en était fini des promotions imméritées, des cachotteries et de l'indulgence mal placée envers les incapables. Et voilà que le propre père d'un infâme traître continuait d'être l'un des hommes les plus puissants de l'Empire sans que qui que ce soit n'y trouve à redire.

C'était bien ce constat qui m'avait poussé à entrer en contact avec certaines connaissances influentes secrètement. J'étais un fidèle citoyen de l'Empire et je ne pouvais plus supporter de constater que la renaissance tant attendue tardait à venir. Certes, les réformes récentes allaient dans ce sens mais encore une fois, l'absence de réaction devant une telle ignominie rendait l'ensemble bancal à mes yeux. J'avais d'ailleurs rendez-vous ce soir avec l'un d'eux pour convenir d'un plan d'action.

Fanrel devait payer pour ses erreurs et la trahison de son rejeton. On ne devait faire preuve d'aucune pitié pour la trahison. C'était ma conviction.
J'étais tellement perdu dans mes pensées que je ne vis qu'au dernier moment l'ombre qui recouvrait la table ou j'étais assis dans la grande salle de réunion. Surpris, je relevai la tête pour apercevoir 2 individus en uniforme. Je vis alors l'insigne sur leur épaule et je sentis la terreur m'emplir. Le BSI. S'ils étaient là ça ne pouvait être que pour une seule raison.

Veuillez nous suivre je vous prie, Moff Wax.
Je vous demande pardon? Je... Vous voyez bien que nous sommes en réunion importante actuellement...
L'affaire a déjà été vue avec le Grand Vizir, il sait que nous devons nous entretenir avec vous.
Je... D'accord, laissez-moi juste prévenir mon assistant que je le revois en fin de réunion.
Navré mais ce n'est pas possible. Vous ne reverrez pas votre assistant.

Les deux agents du BSI encadrèrent le Moff déconfit avant de l'amener avec eux. Le lendemain, une missive prévenant le Grand Vizir ainsi que les Renseignements indiquait respectivement qu'il faudrait nommer un nouveau Moff sur Durellion et qu'on avait envoyé une liste impliquant plusieurs traîtres supposés complotant contre l'Empire. Accusations de haute-trahison et terrorisme. Nettoyage de routine à prévoir, un peu de ménage et on n'en parle plus. Bien sûr, la réalité serait légèrement différente: quelques-uns avaient bien été repérés et attrapés mais ça n'était pas les seuls à penser comme Wax à propos de Fanrel.

La Branche Sédition des Renseignements communiqua ses conclusions sur le dossier:
- Suspicions sur plusieurs dizaines de dignitaires dans tout l'Empire incluant chefs d'entreprise, Moffs, Amiraux de la Marine et membres de la haute société;
- Recommandation de mises à l'écoute de tout les suspects ainsi que de leur entourage, proche ou lointain;
- Recherche de preuves directes ou indirectes mettant en cause la dissidence des suspects, par la force discrète si nécessaire;
- Vérification quant à la possibilité que les suspects propagent leurs mensonges au sein d'un public restreint ou large.
Le Bureau des Renseignements indiquait également avoir de forts soupçons sur une possible concordance entre les insatisfaits mentionnés par l'agent Prospero et les traîtres visant le Grand Vizir. Si la chose s'avère vraie, cela présagerait d'une conspiration inquiétante, bien que le Bureau ne croit pas que les traîtres disposent de moyens vraiment développés ni d'une organisation centralisée avec des objectifs concrets. La décision reste entre les mains du Directeur.
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By Harlon Astellan
#31660
Passer outre l'ordre hiérarchique devait requérir une certaine audace, mais aussi une certaine urgence. Aucune procédure ne permettait au Directeur de recevoir directement des messages des opérateurs - pour éviter la surcharge de messages qui, tous selon les auteurs, avaient une importance capitale - mais la chose avait du remonter petit à petit et être mise sous le nez de quelques intermédiaires. Le rapport préliminaire sur les réactions populaires et nobiliaires paraissait découler de la logique. Forcément, annoncer la fin de certaines discriminations bien ancrées dans l'inconscient populaire, c'était relativement déplaisant pour les impériaux les plus fanatisés.

Le Directeur avait reçu des explications plus convaincantes que celles dénoncées par ces partisans. Craindre une République ? Ils misaient sur le mauvais pion. Harlon Astellan n'avait fondamentalement rien contre les discriminations. S'il estimait que les Arkaniens valaient les humains - ou même les surpassaient - il ne faisait pas de cas sur l'égalité entre les Jawas et les Humains. Chaque race s'appréciait pour ses qualités, mais certaines couches de la population étaient inférieures en tout. Les humains bénéficiaient du statut d'étalon intellectuel et civilisationnel galactique. D'où les comparaisons parfois déplaisantes. Mais en annonçant une fin des discriminations, c'était tout cet électorat potentiellement rebelle qu'il tamisait. Les fanatiques de l'Ordre Nouveau pouvaient bien discriminer à l'embauche. Il suffisait de ne pas le dire. D'invoquer d'autres prétextes plus crédibles.

Mais sur la liberté de la presse, Harlon était intraitable. S'ils voulaient une presse verrouillée mais libre de dire des conneries, ils allaient devoir déménager au Sud. D'autant que la Presse n'était libre que de façade. Les sujets à aborder étaient entiers et variés, les sujets tabous n'existant pas. Mais vouloir s'adonner aux critiques faciles était interdit. Que voulaient-ils donc ? Un manuel du Bon Petit Citoyen Impérial ? Leçon numéro 1 : Je signale à la Police que mon voisin trouve l'Empire trop dictatorial. Leçon numéro 2 : J'exécute mon voisin qui écoute du rap.

Le Directeur allait devoir mettre le Bureau au courant. L'affaire ne le concernait plus.




Le Bureau, lui, fit moins de manière. Emmenant Wax à l'écart, il fut vite conduit dans un véhicule militaire aux accès voilés, vers le centre de détention officiel de la planète. Yaga Minor avait la prison politique la plus étendue de la Galaxie, et elle avait largement de quoi accueillir un Moff ripoux de plus. Au moins pour interrogatoire. Dans une salle aux murs gris et lisses, sans poussière nulle part, aux lumières tamisées qui chauffaient le dos de l'interrogateur, et plongeait sa face dans le noir complet, tandis qu'un halo découpant la silhouette du Bureau sur fond blanc éclatant aux yeux du Moff en disgrâce.

Moff Wax. Vous avez été arrêté pour atteinte à la sûreté de l'Etat, et pour implication dans une tentative de coup d'Etat. La sentence que vous encourez est la mort par pendaison.


On lui laissa le temps de digérer.

Mais il vous reste une chance... et une seule... de sauver votre vie.

Je veux la liste complète des noms de vos complices, de leurs amis, de leurs alliés. En échange, on m'a attribué le droit spécial de vous accorder une Grâce Impériale. Votre rang de Moff pourrait même vous être redonné après une période probatoire qu'il vous aura été accordée.





Herklir, le Directeur du Bureau, ne pouvait plus contenir le sentiment de grogne naissant. Une figure isolée aurait pu être décapitée, mais toute une liste ? Ca allait attiser un mouvement contestataire et les ériger au rang de martyrs de la cause Impériale, et placer Astellan dans une situation où le méchant, c'était lui. Il fallut lui demander son avis. Mais ce dernier ne semblait pas ravi.

Sont-ils donc tous stupides ? Il y a un mandat d'amener depuis qu'il a fait cette déclaration ! Mais aujourd'hui il est porté disparu. Ce qui ne signifie pas qu'il est toujours recherché.

Et pas question de faire peser ça sur le Grand Vizir. Il n'est pour rien dans les agissements de ce p'tit con.


Mais il fallait bien faire quelque chose. Un minimum.

Dites au Grand Vizir Fanrel que je dois lui parler à ce sujet. J'escomptais attendre le bon moment, mais je dois rassurer un peu les folliculaires et autres nantis de basse ambition.
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By Amertume
#31686
Le détenu semblait particulièrement peu à son aise dans la salle d'interrogatoire du Bureau. Il faut dire qu'entre l'interrogateur au visage caché dans l'ombre, la complète anonymisation qui régnait dans la cellule et cette architecture déprimante, tout était fait pour qu'il ne se sente pas bien. On savait comment abaisser les défenses mentales des gens dans le BSI, pas besoin de ces tours de passe-passe que ces crétins de l'Inquisitorius affectionnaient jadis si vous voulez mon avis, on n'avait qu'à jouer sur leur perte de repère et autres astuces dérangeantes.

La déclaration sur sa condamnation rapide et immédiate à mort, une mort au demeurant fort peu glorieuse – en existait-il seulement ? - eut un effet immédiat sur le pauvre hère. Rendez-vous compte que passer du statut de Moff au dossier exemplaire à cadavre prochain, ça avait de quoi vous en mettre un coup au moral. Inutile de dire que la pitié était un concept inconnu du BSI, il ne servirait donc à rien d'implorer grâce. Mais voilà que surgissait une offre inespérée que n'aurait jamais cru voir arriver à ses oreilles.

Une liste ? Vous voulez dire que... Je ne vais pas être exécuté ?

Wax savait très bien à quel point sa voix avait un timbre désespéré et reconnaissant et combien il devait offrir un spectacle pathétique. Mais que voulez-vous, on ne fait pas le fier quand on est face à la perspective d'une mort peu accommodante et que votre nom sera traîné dans la boue publiquement. Il osa croire que c'était vrai quelques secondes durant puis se mit à songer que, plus probablement, c'était une forme de torture, entretenir son futile espoir pour qu'il se mette à table et trahisse ses idéaux puis l'envoyer quand même en place publique.

Ironiquement, cela lui redonna du courage, non parce qu'il en avait à revendre mais bien parce que son orgueil en était blessé. Or, s'il était bien une chose qui pouvait faire tenir un supplicié face à son bourreau, c'était l'orgueil et l'arrogance d'une vie de dirigeant planétaire habitué à commander comme il le souhaitait. Fusillant du regard l'agent du BSI, Wax répondit d'une voix bien plus sèche et bien moins effrayée, quoique la peur était toujours présente :

Pour qui vous prenez-vous au juste ? Vous croyez que vous avez l'autorité de me juger, moi ? Avant même que vous ne veniez au monde je servais déjà l'Empire et ses idéaux, vous comprenez ? Vous attendez de moi que je crache sur ce en quoi je crois pour... Pour quoi au juste ? Couvrir les arrières d'un félon dont l'infâme progéniture fait honte à notre glorieux Empire ? Allez au diable ! C'est Fanrel qui devrait être à ma place, c'est lui que vous devriez condamner à mort, c'est son fils que vous devriez traquer au lieu d'accuser des citoyens dévoués !

La méthode douce n'avait pas porté ses fruits visiblement. Pas grave, il existait toujours la bonne vieille méthode longuement éprouvée par le BSI consistant à prouver à un homme à quel point la vie pouvait être bien pire que la mort. Et au bout du compte, il parlerait quand même. Ou on pouvait l'exécuter sans donner plus d'importance à l'affaire. Personne ne pleurerait un traître de toute façon.
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By Harlon Astellan
#31692
La chose fascinante avec un agent du BSI... c'était que les sermons lui passaient au-dessus de la tête. Oh, il aurait pu dire que le mandant d'amener était toujours valable. Qu'Althar Fanrel Keto avait disparu. Mais à quoi bon gaspiller sa salive ? Il n'était pas né au monde que l'autre servait l'Empire. Parfait. Ça lui faisait une belle jambe. En attendant, tout agent du BSI qu'il était, il était là, et le Moff était en face de lui. Du mauvais côté de la table.

J'en conclus que vous refusez l'offre d'amnistie qui vous a été proposée. Très bien.


L'agent se leva, toujours baigné dans le brouillard noir qui sortait de ce halo de lumière aveuglante qui allait brûler les rétines à vif du Moff une fois que l'agent serait parti.

Notre réponse ne tardera pas.


Pauvre Moff. Sans le savoir, il venait de condamner une majorité de son cercle intime pour son orgueil de dirigeant sectoriel. La lumière ne fut pas coupée, et lui, toujours attachée à son siège aux poignets et aux chevilles, il n'avait plus qu'à attendre qu'on revienne le chercher. Tout en supportant cet éclat... Et une décharge électrique de moyenne intensité qui irait le titiller toutes les 60 secondes.




La famille de Wax fut mise en détention préventive et interrogée par la police locale, le BSI décidant de faire une fleur dont il n'était pas coutumier. Les collaborateurs de Wax furent investis sur leurs lieux de travail, mis contre le mur, et les bureaux retournés à coups de matraque. Le bureau de Wax fut investi et mis sous scellés. Son datapad saisi et envoyé aux laboratoires informatiques du Bureau. Pendant ce temps, dans les locaux où figurait Wax, on commençait à rassembler les outils nécessaires à son opération.




16 heures après l'avoir laissé face à cette lumière aveuglante, on vint le soulever par les bras, toujours enfermé dans sa chaise, et on le porta au bout du couloir. En fin de cette allée cintrée de portes opaques avec un hublot grillagé trônait une porte lourde et large en acier anti-explosion, avec des verrous si épais qu'on l'aurait crue capable de stopper la charge d'un Rancor enragé. On ouvrit la porte de l'autre côté, et on posa sa chaise devant une table de chirurgien. Des bras amovibles, un dossier en simili vert, perché sous une lampe halogène puissante qui pendait d'un bras à vérins accroché au plafond. Un homme pâle et chaussé de lunettes de soudeur rangea avec précaution une série de scalpels, par courbure du tranchant, d'outils allant de la pince à la seringue hypodermique, assignant même quelques accessoires de cuisine divers.

Merci, mes braves. Installez le patient sur la table.


Avec force, on le libéra de ses entraves pour lui en greffer de nouvelles. Allongé sur un fauteuil au confort rudimentaire, jambes liées et bras complètement immobiles, il ne remarqua que maintenant que les murs étaient d'un gris très foncé, que trois portes se situaient sur sa droite, et que deux cavités dans les murs se situaient sur sa gauche. Avec des panneaux indiquant "Ordures" et "Cadavres".

Et, au sol, une série de corps tordus sous plastique, en position foetale, près à être balancés dans le conduit des cadavres.

Car je vous le dis... je ne permets pas que mes fidèles puissent avancer dans la vallée des ombres de la mort sans expérimenter le tourment que j'endurais, jadis, pour eux. Je ferai en sorte que vos pieds se flétrissent, s'écorchent sur les pointes de ces roches que vous avez passé trop de temps à piétiner sans vous interroger.


Il lui offrit un petit sourire de derrière ses lunettes.

Et Dieu créa la douleur...


Il prit le temps cette fois de mettre un masque devant lui, de tirer à lui un droïde chirurgien à son flanc, et de vérifier ses scalpels, avant d'en sélectionner un, au bout recourbé et délicatement fin.

Nous allons commencer par les ongles...
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By Amertume
#31814
Le moins qu'on pouvait dire à propos de l'entrevue entre « le patient » et « le docteur », c'était que le diagnostic était aussi malheureux que prévisible. Après tout, quand un artiste avait une toile sur laquelle s'exprimer, il ne pouvait faire autrement qu'honorer la toile et laisser s'exprimer sa folie créatrice. L'Art avec un grand A mes amis, c'était de ça qu'on parlait. Et le praticien du BSI était un artiste comme peu pouvaient s'en targuer et pour cause : il aimait sincèrement son travail, qui pouvait se vanter d'être à la même enseigne ?

Or donc, voici qu'il avait été temps de faire son office, de laisser parler sa Muse, de prêter attention au doux chant des hurlements et des supplications comme des notes de la plus douce des musiques. Le docteur en vérité n'avait cure de ce que disait son patient, il était là pour exprimer sa gratitude à l'égard de l'Empire pour le laisser travailler en toute simplicité et liberté. En revanche, l'agent interrogateur du BSI était bien là lui, à observer derrière la vitre certes, mais présent. Et il écoutait. Prenait des notes mentalement. Et à l'occasion posait des questions.

Comme on pouvait l'attendre lorsqu'on faisait appel au praticien, la méthode dure avait donné de fascinants résultats. Le sujet avait craché absolument tout ce qu'on lui avait demandé au terme de plusieurs séances espacées sur une semaine. Il en avait même dit un peu trop, au point que certaines des confidences s'étaient avérées être, après vérification, totalement fausses puisque avouant des crimes jamais commis. L'agent mit cela sur le compte de la douleur, un cas fréquent ou les interrogés disaient tout ce qu'ils pensaient que voulaient entendre leurs bourreaux. On obtenait tout de même une liste d'une quinzaine d'individus des horizons politiques, militaires et financiers aux 4 coins de l'Empire. Et on ne parlait pas du petit boulanger de Yaga Minor râlant à propos de ces sales étrangers qui volent le travail mais bien de Gouverneurs, de Moffs, d'Amiraux, de PDG de corporations...

Les mises sur écoutes et surveillance laisseraient à penser que ces traîtres n'avaient pour le moment fait que discuter entre eux sans chercher à réunir d'autres partisans ni « passer à l'action ». En revanche, les interrogatoires (musclés ou non) révéleraient un fait plus intéressant : individuellement, aucun de ceux présents sur la liste n'avait contacté les autres en premier lieu. Mécontents, ils l'avaient tous été à l'origine, mais à chaque fois, un mystérieux individu les avait approché, flatté leur ego, leur orgueil, leurs griefs, avant de subtilement sous-entendre qu'ils n'étaient pas seuls et qu'il pouvait les aider à lier leurs efforts à d'autres pour redorer le blason de l'Empire.

Fanrel et son fils ne sont que les symptômes d'un mal plus profond, prétendait-il à chacun des interrogés. Le cancer est au cœur de l'Empire, pour soigner le corps, il faut exciser le cancer à la racine. Le Grand Moff Astellan est un traître assoiffé de pouvoir qui a tordu les idéaux impériaux pour son bien personnel. L'heure est venue de prôner un retour à l'ancien pouvoir impérial, au vrai Empire.

Curieux discours que celui-là en tout cas, dans lequel on pouvait presque reconnaître des relents de l'époque Stele voire avant son règne. En tout cas, une chose était claire, une main invisible était à l’œuvre dans tout ceci, et si la conclusion facile eut été de croire que les Sith y soient mêlés, certains analystes étaient clairement sceptiques sur ce point. Pourquoi, d'après eux, parler de « vrai Empire » ? Pourquoi insister sur l'ancien poste de l'Empereur ? Il y avait comme un genre d'affaire personnelle, prétendaient-ils...
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By Harlon Astellan
#31871
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Bien. Tu as tout enregistré ?


Tu, c'était un droïde IT-O réservé aux secteurs impériaux, une pièce qu'on croyait disparue - à tort - des bâtiments du BSI et qui se trouvaient au marché noir chez les fournisseurs les moins scrupuleux. On pouvait parler de scrupule. Le marché noir avait son noyau dans l'illégalité, mais croire que morale et valeurs s'y faisaient la malle était une erreur qui coûtait cher aux investigateurs spécialisés. Des valeurs alternatives et peu orthodoxes circulaient dans le demi-monde, aussi sûrement que dans le monde d'en haut, mais il se trouvait que vendre appareils de torture comme clichés... moralement douteux ne faisait pas d'unanimité. Le BSI s'était vu forcé pendant un petit temps de revoir leurs méthodes en étant menacé d'extinction sous l'ère Thoryn, avant que le retour aux affaires de Stele puis d'Astellan ne commence à sonner un retour aux vieilles méthodes, mais aussi à de nouvelles. Les passages à tabac et les séances d'humiliation à lieux clos laissaient place aux docteurs vicieux qui savaient où couper sans tuer, maximisant la douleur sans la faire dépasser de son trop-plein psychologique. Un excès de douleur provoquait une libération d'hormones puissantes qui transformaient les sensations de souffrance... en plaisir brut, non raffiné. Les tortionnaires n'étaient pas médecins pour rien. Expulsés des écoles pour manquements, fautes graves, bris de leurs serments d'Hypocrate, chacun avait à sa façon un passé qui le plongeait dans l'art obscur de la médecine, où une nouvelle forme de soin se prodiguait. Le soin de la société et de l'Ordre Etabli, en découpant des morceaux de leurs tumeurs.

Transmet tout ça à nos amis.


L'ancien Moff put maintenant recevoir des soins, des vrais. On lui appliqua sur le bout des doigts, sur ses yeux sans paupière, sur ses bras aussi découpés qu'un plafond à dalles, diverses compresses, du désinfectant, des patch à bacta et divers travaux de couture pour refermer les plaies béantes. Le travail nécessita 459 points de suture, mais il s'en remettrait jusqu'à sa pendaison dans une semaine.




L'excès de zèle du camarade Wax mena le Bureau vers quelques voies sans issue. Mais les voies à sens unique ne menait, pas défaut, que vers une seule voie possible. Les ramifications possibles d'un tel réseau se pouvait d'être adhérent de multiples branches. Pareils interrogatoires devaient se multiplier, jusqu'à ce que les racines soient aussi atteintes que les bourgeons de l'arbre Traîtrise. Pourquoi se donner tant de mal à trahir quand on pouvait se contenter d'une lettre de protestation à destination de l'Empereur ? Il en aurait peut-être même été réceptif.

Quand il s'avéra que le noyau dur était l'unique noyau, il fut commencé à réunir les aveux pour en établir les points communs.

Et un point commun était le message d'abordage.




Harlon n'en était que toujours plus perplexe. L'analyse première de ce message ne révélait rien. Mais Harlon commençait à abandonner l'hypothèse que les cyberdépartements - aussi remarquable que soit leur travail - ne pourraient rien pour dénicher l'énergumène derrière ce message. Il convenait de faire appel à ses neurones propres. Et Harlon avait établi une liste des gens qui lui en voulaient. Avait réduit la liste sur des facteurs évidents. L'utilisation de son ancien titre, la mention du "vrai Empire", et autres détails graphologiques qui ne trompaient pas.

Harlon, au final, avait restreint sa liste à 6 noms. Trois d'entre eux étaient morts. Les trois autres portés disparus, mais avec chacun un mandat de recherche à leur nom. Quand Harlon dévoila sa liste au directeur du Bureau, Herklir, et à celui des Renseignements, le tout simultanément, il dut essuyer des critiques sur le manque de fondement de ces noms, critiques qu'il dut balayer d'un geste linguistique propre à sa personne. Mais au final, l'ordre fut passé de rechercher des apparitions de ces personnages. Tout en continuant de chercher les pistes d'origine, des fois que l'Empereur - et il lui en coûtait de l'admettre - se soit trompé.

Aussi... Le Grand Moff Zsinj, l'ex Grande Moff Thoryn, l'ex Consule Isard, les trois recherchés pour ces méfaits, seraient recherchés encore plus activement.

Les trois cadavres à surveiller, eux, avaient des noms édifiants. On cherchait alors Delaviel, Palpatine et Pestage.
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