L'Astre Tyran

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By Adrix
#35950
    Odion observait avec arrogance l'astre incandescent qui se dirigeait vers lui, riant aux éclats face au destin inéluctable qui était désormais le sien. Et qui signait le crépuscule de la planète sous ses pieds. Il ne pouvait fuir et, même si cela avait été une option, il l'aurait rejetée. Plutôt subir mille tourments que d'avouer sa faiblesse face à un ennemi qu'il avait déjà moqué. Peu importait au cyborg qu'il s'agisse véritablement d'un dieu. Car cette étrange conviction, pourtant absurde, avait commencé à faire son chemin dans son esprit. Comment aurait-il pu nier cette aura si intense qu'elle obscurcissait jusqu'à sa raison ? Cette majesté destructrice qui faisait hurler tous ses instincts de conservation ? Le Seigneur Noir n'était pas facile à impressionner et aujourd'hui il était en émoi. Peut-être s'agissait-il simplement d'une entité de la Force, venue d'une autre galaxie. Après tout, l'Egorgeur avait déjà rencontré, et tué, des êtres venus de systèmes bien au-delà de toutes les cartes connues. Mais les origines de cette chose faisaient elles une quelconque différence ? Elle avait la puissance nécessaire pour mériter le titre de déité. Et cet aveu mental lui arrachait la langue à défaut de lui faire courber l'échine. Bien loin de le calmer cette nouvelle conviction ne faisait qu'amplifier sa défiance face à cette étoile affamée.

    Odion était prêt à accepter son sort lorsque la pression d'un monde entier vint s'écraser sur ses épaules. Comme si la gravité même venait le punir pour son arrogance, le cyborg commença à fléchir sous le poids de sa propre enveloppe. Il ne connaissait que trop bien cette sensation. Son propre art, retourné contre lui. Son adversaire usait du mechu deru pour le priver de sa liberté et lui dérober ses derniers instants de rébellion. Un crachat sur la carcasse d’un homme déjà mort. L'humiliation était sans pareille, la rage inspirée plus encore. Mais même l'immense force mentale du Seigneur Sith ne pouvait lutter. Il eut beau maudire et remuer avec la frénésie d'un démon, il n'était qu'un fauve rugissant face à un raz de marée. Le genou du cyborg toucha le sol, allumant en lui un brasier de haine si intense qu’il manqua de peur d’emporter ce qui lui restait de raison. En cet instant, l’Egorgeur aurait pactisé avec les enfers même pour le simple prix de faire ravaler son nourrir narquois à son bourreau pour cette immonde insulte. Mais en canalisant la volonté de son terrible maître, l’immortel était infiniment plus formidable que ne l’était Odion. Cela ne l’empêcha pas d’essayer avec toute l’énergie du désespoir, allant jusqu’à meurtrir sa chair pour tenter de se soustraire aux liens invisibles. En vain.

    Nous pourrions te tuer simplement, machine. Nous pourrions t'offrir l'oubli que tu crains tant. Mais tu nous as défié et pour cela, tu mérites une leçon. Une leçon que tes semblables devront retenir sous peine de subir le même sort que toi. Une leçon que tu retiendras pour l'éternité pendant que toi aussi, tu hurleras tes tourments, prisonnier de l'Astre à jamais.


      « -Conseille à ton dieu… de me digérer avec prudence. »

    Il peinait à articuler sous l’effort, la lueur de son regard communicant bien plus que sa bouche n’y parvenait désormais. Mais le sadique n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Loin de se contenter d’ôter au cyborg le symbole de sa fierté, il alla lui retirer jusqu’à la possibilité de se tenir sur ses deux jambes. L’un après l’autre, il trancha les membres d’Odion. La douleur de ces coups était si intense qu’elle perça le voile sombre qui protégeait d’ordinaire la perception de l’Egorgeur, lui arrachant un cri de douleur qui eut tôt fait de s’étrangler en raclement sanglant dans sa gorge blessée. Et puis un autre, et encore un, jusqu’à ce qu’il ait la bave aux lèvres et que sa psyché ne soit au bord de la rupture. Même la blessure juste au-dessus de son cœur semblait soudain bien négligeable. Ce n’était que par la force de sa seule hargne que l’Egorgeur parvenait à conserver un embryon de son identité dans cet océan de souffrance, dansant dangereusement sur la frontière qui le séparait de la démence salvatrice. En cet instant qu’il lui semblait tout de s’abandonner loin des tourments d’un esprit raisonné. Mais il s’y refusait, comme il refusait le reste. Ce fanatique n’inspirait décidemment que du dégoût à Odion. Ses méthodes manquaient du panache et du respect des véritables bretteurs. Il se complaisait dans des jeux cruels et vulgaires. Il se complaisait dans une torture stérile, jouissant de la souffrance d’un ennemi dont la résistance farouche aurait dû lui attirer une once de respect.

    Mais plus que la souffrance de son enveloppe charnelle, c’étaient les plaies sur sa fierté qui faisaient hurler Darth Odion. Lui qui se tenait au sommet de son art, l’Exterminateur dont le nom faisait trembler de peur les guerriers les plus aguerris, se retrouvait réduit à cet état lamentable. Lui qui avait fait ployer des mondes entiers se retrouvait humilié de toutes les façons imaginables. On lui refusait jusqu’à la mort de guerrier qu’il avait tant convoité. L’ultime honneur d’un combattant de mourir l’arme à la main lui était arraché sans autre raison que pour satisfaire leurs pulsions vulgaires. Même l’Impératrice n’avait su lui inspirer un tel sentiment de haine. Un magma d’émotions négatives qui parvenait à supplanter la douleur assourdissante qui traversait en vagues continues ce qui restait de lui. Morceau par morceau, on lui arracha tout ce qui faisait de lui un être entier. Il ne voyait plus, il n’entendait plus. L’univers entier n’était que douleur. Même le vacarme assourdissant de la planète à l’agonie avait disparu, remplacé par un sifflement dans ses tympans qui lui vrillait le cerveau. Il pouvait sentir l’essence même de son être se fracturer, arrivant à son point culminant lorsque c’est enfin son masque qui fut arrachée de son visage massacré.

    Nous te condamnons à errer, faible et anéanti, sans pouvoir ni puissance. Nous te condamnons à vivre avec le poids de ton échec afin qu'il te rappelle que tu es faible. Nous te condamnons à être banni du cercle des vivants. Machine tu es devenu et machine tu resteras. Le pouvoir que tu convoites t'échapperas toujours et jamais plus tu ne ressentiras rien.

    Zik

    Pour la première fois depuis plusieurs décennies, Adrix pouvait sentir la caresse du vent sur son visage. Même s’il s’agissait des courants volcaniques de Sullust, même si son épiderme arraché lui faisait un mal de chien, cette sensation, pourtant si banale, fut un bref soulagement dans ce tourment indescriptible. Un éclat de lumière au milieu des ténèbres qui ajouta une larme d’émotion dans celles, bien plus nombreuses, de douleur. Il revu Géonosis et les plaines arides qu’il affectionnait tant. Il revu son peuple qui festoyait à ses côtés dans l’arène, chantant son nom avec gratitude. Il revu ses amis, ces soldats avait qui il avait tout partagés et aujourd’hui disparus. Toutes ces choses pourtant insignifiantes qu’il constatait aujourd’hui lui avait manqué plus que tout. Ordo… lui aurait-il sourit ? Et les autres ? Ses anciens camarades auraient-ils approuvé ses choix ? Sans doute que non… Il revu les jours où il avait vécu ces moments de joie, de tristesse, de colère et parfois tout à la fois. Il revu la vie qui avait été la sienne, à la fois si longue et si courte. Les exploits accomplis, les batailles remportées. Il en avait fait bien plus que la plupart des êtres de cette galaxie. Il avait triomphé d’ordres entiers, survécu à des aventures absurdes et à la stupidité des jedis. Il avait combattu et, la plupart du temps, il avait triomphé.

    Et maintenant il allait disparaître, une mort solitaire, sans compagnons pour le pleurer ou gloire pour l’immortaliser. Une fin si absurde qu’elle était risible. Mais il disparaîtrait sous les traits d’Adrix Nodo. A la toute dernière minute, au soleil couchant de la vie du cyborg, il se souvenait enfin ce que cela voulait dire que d’être vivant. Darth Odion était une devenue une icône, une légende. Mais c’était Adrix Nodo qui se tenait face à l’astre dévoreur, à la toute fin. Malgré les tourments infinis du présent et du futur, cette pensée fit taire toutes les autres. L’espace d’une seconde, il parvint à oublier la douleur qui le brisait de l’intérieur et la terreur qui rugissait dans ses tripes. Vomissant un torrent de sang noirâtre, l’Egorgeur mobilisa les dernières étincelles de force encore en lui pour lever le regard vers son bourreau. Sa gorge racla sous l’effort alors qu’il articulait d’une voix si rauque et abimée qu’elle était à peine plus audible qu’un murmure suppliant, mais brillant d’une volonté qui refusait de fléchir totalement.

      « -Adrix Nodo… Ne plie le genoux… devant personne… »

    L’astre dévoreur s’abattit sur lui. Peut-être y eut-il une explosion, mais tout n’était que plus silence à ses oreilles. Et puis, bien vite, des hurlements. Peut-être les siens, peut être ceux d’un millier d’âmes, il ne savait guère. Il fut emporté dans un tourbillon d’images et de sensations qui ne sauraient être comprises par l’esprit humain. Il pouvait sentir ce qui restait de son corps se consumer, aspiré dans cet enfer de tourments éternels où mugissaient une infinité de torturés en larmes, suppliant pour l’embrase paisible de la mort. Personne ne pouvait appréhender l’horreur qui se déchainait sous ses yeux fatigués. Et il allait bientôt en faire partie désormais. Un inconnu sans fin, une douleur qui ne connaitrait pas de repos. Il était emporté par les vagues, se fondant dans la masse avec un sourire dément. Des milliers d’yeux écarlates le fixaient avec un mélange d’envie et de pitié. Il n’était rien, qu’un grain de poussière flottant au milieu d’un univers entier et sombre. Cela lui rappelait presque l’océan où il s’immergeait lors de ses méditations, comme si tout cela avait été prémédité. Komus… Un Dieu. Il appréhendait désormais toute l’immensité de l’être qu’il avait défié. Mais tout aussi insignifiant que soit l’Egorgeur… Oui. Il avait peut-être été dévoré, mais il refuserait toujours de se soumettre à l’astre tyran. Alors qu’il sombrait dans les entrailles de la bête, on put entendre un rire de défi qui, brièvement, résonna plus fort que les hurlements désincarnés. Peu importait les tortures, cette dernière braise de révolte continuerait de briller dans les entrailles de la bête. Car il était Adrix Nodo.

    ========

    Dans les profondeurs d’un vaisseau en ruines, scellé à l’intérieur d’une salle sombre interdite à tous, un unique voyant lumineux clignotait dans un silence sobre. Poussière et moisissure se mêlaient en égales mesures dans ce qui aurait tous les traits d’une crypte si sa nature réelle n’était pas trahie par les nombreux appareils électroniques. Un labyrinthe complexe de câbles entremêlés serpentaient sur le sol, connectant la machinerie à un réceptacle métallique trônant au milieu de la pièce. L’endroit tout entier, malgré son état miteux, avait des allures de sacré, imprégné qu’il était d’une présence indicible. Cet ancien lieu d’expérimentation avait attendu son heure tout en espérant que jamais cette dernière ne viendrait.

    Une pensée lointaine, un appel distant ayant traversé les méandres de l’espace. L’interrogation surprise d’une Dame Noire s’enquérant de nouvelles angoissantes, voilà toute l’impulsion qui suffit pour que les mécanismes en sommeil ne reprennent vie tout à coup. Un écran s’alluma tout seul, comme si doué de sa propre volonté, tandis que une à une, les lumières des ordinateurs devinrent autant d’étoiles décorant les parois usées. Le Seigneur Sith avait préparé cet endroit avec la ferme intention de la laisser tomber dans l’oubli pour l’éternité. Mais le destin en avait décidé autrement et maintenant que le glas de l’apocalypse résonnait, le message tant redouté s’affichait enfin.

    « Eveille toi »

    Des yeux écarlates s’illuminèrent dans le cercueil de métal dont le couvercle coulissa dans une cascade de fumée blanchâtre. Un à un les câbles retenant le droïde se détachèrent de son corps, le libérant des chaînes qui l’entravaient jusqu’à ce jour. Avec un grincement sinistre, une main squelettique et griffue s’extirpa du tombeau avant de se redresser.
    La chose était massive, son corps constitué intégralement d’un alliage mystérieux d’une teinte argent assombrie. Son visage inexpressif ressemblait à une moquerie du crâne humain, au milieu duquel brillait deux yeux écarlates illuminés d’une intelligence froide et cruelle. En fait, c’était son apparence tout entière qui évoquait la Faucheuse des mythes anciens, une Mort de métal qui sortait d’une longue torpeur. La poussière n’entamait point la majesté de la machine, drapée d’une chappe qui n’aurait rien à envier à celle d’un monarque. Et souverain elle était.

    Le droïde prit un instant pour observer ses alentours avant d’observer son propre corps avec une fascination muette. Longuement il fixa ses doigts qui se terminaient en serres aiguisées, les tournant comme s’il les contemplait pour la première fois. Si leur vue inspirait quoi que ce soit au squelette artificiel, il eut été difficile de le discerner.
    Ce n’est que lorsqu’une voix désagréable vint troubler sa contemplation que la machine s’extirpa de ses observations.

      « -Je me disais bien avoir senti une présence… Alors ? Qu’en est-il ? »

    Le propriétaire de cette voix était un jeune humain, à peine au milieu de l’adolescence et avec pourtant le maintien d’un homme riche de nombreuses décennies d’expérience. Un masque sous le bras, il fixait avec dédain l’être fraîchement sorti de sa torpeur. Son visage trahissait un mélange de curiosité, de mépris et… Peut être d’un soupçon de crainte vis-à-vis des implications de ce qui se déroulait sous ses yeux. L’opportunité était rare. S’il frappait maintenant il était certain de triompher de cette… chose. Mais il n’en fit rien, son instinct flairant une opportunité bien au-delà du soulagement apporté par une simple vengeance. Il ne reçut hélas pas de réponse immédiate de son interlocuteur, à sa grande frustration.

    Car le droïde était trop concentré… Trop concentré à télécharger l’ensemble des souvenirs qui lui manquaient encore, chacun d’entre eux s’écoulant dans son cerveau cybernétique comme s’ils lui avaient toujours appartenus. Les souvenirs de Darth Odion, enregistrés jusqu’aux derniers instants d’existence. Il vit l’immortel, il vit Sullust en proie au chaos, Komus dans son incandescente majesté et… l’infâme humiliation qui lui avait été infligé. Chacun de ces moments revivait en lui aussi net et limpide que s’il s’y trouvait encore.

    Car ce qui se trouvait sous l’œil impatient de Hord n’était autre qu’Odion lui-même. Ou plutôt une sauvegarde, façonnée à partir d’une copie digitale de son esprit. L’Egorgeur avait préparé ce corps de rechange pour parer aux pires éventualités en faisant usage des modifications de son cerveau hybride. Jamais il n’aurait imaginé devoir s’en servir aussi tôt. L’idée de se retrouver piéger dans un corps entièrement mécanique le répugnait. Mais ainsi il avait échappé au sort funeste que lui réservait l’astre tyran et avait pu renaître… Ou était-ce réellement le cas ?

    L’âme d’Adrix Nodo avait était avalée par l’astre tyran, cela ne faisait aucun doute. Alors qu’était-il ? Une simple copie ? Un clone mental façonné à partir d’un vulgaire amas d’informations et de souvenirs peut être ? Ou alors une fraction du véritable homme, désormais séparée de la majeure partie de son être ? De cette question hélas il n’aurait sans doute jamais la réponse. Peut-être que le « lui » d’origine était mort sur cette table d’opération il y a des décennies finalement et qu’il n’avait jamais été qu’un imposteur se pavanant dans une marionnette de chair. Non. C’était différent cette fois. Quelque chose avait été perdu. Quelque chose de fondamental, qui le définissait en profondeur.
    Lorsqu’il avait fait le choix d’unir son esprit à la machine, la notion d’individualité était devenue bien étrange pour l’Egorgeur. Lui qui avait alors acquis le don de se transposer dans des corps de métal avait longtemps était trop effrayé des conséquences pour pousser le processus à son paroxysme. Tout au plus avait-il connecté son véritable corps à des extensions mécaniques. Pour toute sa bravoure l’Exterminateur avait toujours craint de se perdre lui-même. Mais aujourd’hui que c’était chose faites il se sentait… étrange.

    Tout était si… calme. Jamais il n’avait ressenti une telle quiétude intérieure. Le brouahaha constant de ses pensées inutiles d’être vivant avait disparu. Les pulsions envahissantes de la chair, les instincts parasites, tout cela avait laissé la place à une clarté sans pareille. Il recevait un flot constant d’informations, du niveau de pression des pistons dans ses circuits jusqu’aux plus infimes détails invisibles aux sens humains. Mais tout était traité avec une célérité unique à la machine dans un ordre parfait et net. Même ses souvenirs étaient stockés dans leurs moindres détails, avec la même vivacité qu’aux premiers jours. Débarrassé de toute notion de scrupules, toutes les questions trouvaient des réponses simples, et souvent violentes. Ses émotions étaient diminuées, comme masquées derrière un épais voile transparent. « Colère », « haine », il comprenait ces mots mais les percevaient comme factices, comme les vulgaires résultats de simulations de ce qu’il devrait ressentir plutôt qu’une réaction naturelle. Même l’odieux outrage dont il avait été la victime n’animait en lui qu’un agacement détaché, comme s’il n’était que le spectateur d’une vie antérieure et étrangère. Son lien avec la Force avait subi le même sort, présent mais terriblement diminué. Peut-être ne devait-il son maintien que grâce aux arts mystiques utilisés pour façonner cette nouvelle enveloppe. Les mots de son assassin lui revinrent. Pour la première fois il parla de sa nouvelle voix, encore plus rauque et métallique que jadis, teintée d’une froideur inhumaine.

      « -« Il n’y a pas de mort » disait-il…. »

    Horde porta une main instinctive à son sabre, agacé d’être ainsi ignoré. Dans la surface métallique, Odion aperçu son reflet. Le monstre tant redouté qu’il était désormais devenu. Le sort qu’il avait toujours su serait le sien sans jamais l’accepter. Cette nouvelle apparence si… inhumaine. Elle aurait dû l’enrager. Mais il n’éprouvait rien. Non. C’était pire que ça. Il ne voyait que du potentiel. Il doutait que quiconque soit à même de comprendre. Se libérer du fardeau de la chair lui avait offert une nouvelle vision, une façon inédite de voir le monde et la nature même de l’existence. Tout lui paraissait limpide malgré la complexité de réflexions et la crise identitaire et existentielle qui prenait place en lui. Tout était évident désormais et les craintes du passé n’étaient que futilité. Il leva la main et le sceptre métallique posé à ses côtés vola dans la paume de sa main.

      « -Ce qui ne me tue pas… »

    Il frappa le sol de son bateau, enfonçant ce dernier dans la surface fragile. Des filaments sortirent du sceptre pour se connecter au câblage du vaisseau. La conscience renouvelée du Sith commença à se répandre à travers la surface du bâtiment spatial, s’étendant comme un réseau de tentacule à travers le réseau et tout ce qui était connecté.

      « -Ne me rend que plus fort. »

    Il avait beaucoup perdu. Mais il avait aussi gagné. Le guerrier d’hier avait laissé sa place quelque chose d’autre. Quelque chose qui, non encombré par les caprices de Nodo, s’avérerait peut-être bien plus mortel pour cette galaxie. Horde perdit patience et pointa son sabre sur celui qui se prétendait être Odion.

      « -J’en ai assez de ce silence. Si c’est bien vous dans cette carcasse pitoyable, répondez Odion, ou je vous transforme moi-même en tas de métal difforme sur le champ. »

    Le droïde laissa échapper un rire sinistre alors qu’il ajustait dramatiquement sa cape. Des dizaines de bruits de pas vinrent répondre à ses ricanements.

      « -Je suis bien celui que j’étais Seigneur Horde. Je suis Darth Odion. Et à la fois je suis bien plus. »

    Horde tourna la tête pour constater avec horreur que des dizaines de droïdes B1, pourtant à peine capables de fonctionner correctement, s’étaient rassemblés et se déplaçaient en parfaite harmonie. Tous le fixaient, une lueur écarlate dans le regard. Tous étaient devenus des extensions de Darth Odion, autant d’yeux et de bras supplémentaires, tous porteurs du code du Seigneur Sith, implémenté en eux à la manière d’un terrifiant virus. Le bretteur antique ne comprenait que trop bien les implications de ce qui était en train de se passer et il ne pouvait s’empêcher d’afficher un sourire carnassier alors que toute la troupe de droïde lui répondait d’une voix.

      « -Beaucoup, beaucoup plus. »

    Des choses allaient se passer. Et nombreuses seraient les victimes.

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