L'Astre Tyran

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By Jeny Mikerley
#36371
Vivre pour mourir, vivre pour souffrir. Les voix dans sa tête, la douleur dans son corps, l’appelle de l’ombre. Là, toute proche, qui piquait sur le derme restant de sa peau. La fumée qui l’enveloppait vibrait à chaque pulsation de son cœur. Son regard de braise derrière l’épaisse fumée restait fixé sur l’énorme structure de pierre et de métal. Derrière elle, la jungle et son lot de prédateurs, tous mis au pas par l’ombre. Plusieurs mètres de végétation défrichées, détruits, pour se frayer un passage, par besoin de destruction. Mais maintenant qu’elle y était, la petite voix dans son esprit ne cessait de la pousser à y entrer, et pourtant, elle avait peur. La mort ne l’effrayait pas, pas plus que la perte de son esprit. Non, elle ne savait pas placer des mots sur les déclencheurs de ses sentiments. Jeny avait franchi les escaliers un à un, tandis que l’ombre se déployait et fusait par morceau, comme attiré par l’aimant central. Elle était désormais seule sur la planète. L’ordre Sith n’était plus, les autochtones la surveillaient de loin, les êtres conscients s’étaient évanouis. Elle arriva devant l’entrée, offrant alors l’intérieur à son regard. Noir d’obscurité, sans brasero ni lumière artificielle. Mais elle se figea quand un souffle provenant de l’intérieur du temple la percuta de plein fouet.

Léger et pourtant chaud, une brise qui frottait sur le cuir de sa combinaison, la traversant comme si elle n’existait pas. Et la chaleur devint alors brasier, agressant son corps et ses entrailles. Elle tomba à genoux et se rattrapa sur les mains, dans une posture qu’elle ne connaissait que trop bien. Sa peau semblait s’enlever de son squelette, ses os se fracturer en miette et son sang bouillir. L’ombre autour d’elle vint à son secours et l’enveloppa toute entière, l’engloutissant sous un amas fumant. Elle respira par a-coup, se concentra sur sa douleur et la colère qu’elle créait. « Plus jamais », s’était-elle jurée. Elle s’était paré de son plus beau manteau de souffrance et en avait fait son crédo. Elle avait abandonné son humanité au profit de la mort, dont elle était devenue le chevalier le plus fidèle. Mais là, plus elle pensait à la douleur, plus elle était tétanisée par son corps trop faible et fragile. Cela l’énervait, la frustrait. Et puis tout s’arrêta soudainement quand une main se posa sur son épaule. Glacée mais ferme. Elle qui l’avait toujours poussée vers l’évolution et le meurtre, les massacres et le sang. La seule qui ne l’eut jamais abandonné durant tout ce voyage vers le fond. Là encore, tandis qu’elle touchait presque au bout du gouffre, elle était présente. Dans son oreille fut murmuré un mot :

« Saute. »

Jeny se releva mais ne se retourna pas. Elle avança dans l’obscurité latente du temple. Une myriade de sentiments l’envahirent et la bercèrent. Des sentiments négatifs que beaucoup cherchaient à ignorer ou contrôler, plutôt que de les laisser flotter. Enfin, elle se sentait chez elle, dans un royaume d’obscurité. Elle fit quelques pas dans l’obscurité la plus totale, avant que quelques braseros ne s’enflamment à son passage, produisant une flamme violacée imprégnée tout autant de magie obscure que l’endroit. Les murs furent teints de part et d’autres, créant un passage vers un escalier descendant dans les entrailles du temple. Les murs étaient recouverts de marques et de symboles étranges et seul l’avertissement fut reconnu dans sa propre langue. Mais elle n’en avait cure. Rapidement, elle jeta un regard derrière, regardant une dernière fois la couleur du ciel, avant de s’enfoncer dans les méandres du temple. Ses yeux s’habituèrent rapidement à la pénombre et même si elle ne voyait pas totalement, savait où elle devait aller. Son cœur accéléra sous l’excitation de la fin. De la conclusion finale à son existence. Elle qui depuis tout ce temps avait cherché une explication à ses pas, un but à son chemin. Elle qui avait essayé de détruire sa vie en allant toujours plus loin dans la prise de risque. Là où la mort avait tout simplement refusé de la libérer de son contrat, pour la mener à cet endroit.

Ce lieu ressenti à des parsecs à la ronde, les réponses à ses questions. Elle avait approché Mya, pensant qu’elle aurait une réponse à sa souffrance. Mais contre toute servilité, la Dame Sombre ne lui avait donné que plus encore de douleur. Car là n’était pas le but de sa relation avec la Mirialan. Mya avait été la clé pour lui ouvrir les portes de la planète. Jeny avait su se montrer indispensable et avait apprécié manger ses ennemis. Désormais qu’elle s’approchait de sa réponse, elle ressentait comme de la morosité, se rappelant des quelques moments passés en sa compagnie. De l’apprentissage dispensé, des aventures vécues … Et là, dans ce couloir sans lumière, elle approchait de sa fin, sans jamais n’avoir jamais rien avoué à Mya, ni l’affection qu’elle lui avait portée, ni la reconnaissance pour cette aventure. Son cœur battait la chamade et finalement, elle n’avait jamais eu autant mal dans tout son être. Petit à petit, au fur et à mesure de ses pas, elle sentit son corps disparaître. Mais elle continua son chemin dans ce tunnel, et ce jusqu’à la dernière lumière. Là, elle fut accueillie par une vaste chambre d’où partaient différent tunnels. Et au centre, un autel lointain. Jeny constata ce qu’elle avait ressenti plutôt. La douleur dans son corps n’était pas due à son état, mais bien du souffle plus tôt ressenti. Un piège déclenché sans le vouloir ? Une malédiction venant de ce temple ? Tout à la fois ? Jeny l’ignorait. Ce qu’elle constata, c’était qu’à travers la fumée qui entourait son corps, quelques morceaux de s’évaporait également. Sa combinaison s’effritait petit à petit et le corps en dessous également. La douleur de nouveau lui prit les viscères, mais cette fois, elle ne l’arrêterait pas.
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By Jeny Mikerley
#36375
Ses pas devenaient lourds, pesant de tout le poids de son corps trop frêle. Sa jambe gauche fut la première à lâcher. Elle traînait à l’arrière, le genou ankylosé. La magie qui agissait dans son corps, acidifiant son organisme, s’était attaquée aux parties les plus faibles. Jeny n’était qu’à demie constituée, traînant un organisme déchiré. Les organes à vifs, brûlés à la surface, des parties de chaires manquantes sur tout le corps. La combinaison la maintenait à la fois entière et hors des éléments extérieurs. Mais petit à petit, les trous percés laissèrent entrer l’air vicié et ses organes internes en souffrirent, lançant des signaux d’alertes à son cerveau. La douleur devenait de plus en plus insupportable, brouillant sa vision périphérique par des filtres rougeâtres opacifiants. Le tendon avait lâché et dès lors, son rythme fut réduit. Elle traînait sur le pont qui la menait vers l’autel central, dont se dessinait un trône en arrière-plan, légèrement en hauteur. Il gisait sur une plateforme surplombant toute la pièce, dos au mur de la salle. L’on pouvait surveiller les trois entrées tout autant que le centre rituel. Une simple stèle était posée au milieu, dont des sillons creusés à même la roche menaient vers le siège imposant. De part et d’autres, des outils dessués, rouillés, inutilisables … Des cages vides, des fioles sèches … Rien qui ne soit intéressant.

Mais pourtant, c’était ici que tout convergeait. Là où l’ombre frappait et dans toutes les directions menaçait. C’était bien là où son cœur battait la chamade et qu’on l’appelait. Oui, cette voix qui depuis la jungle continuait à murmurer dans son crâne, des paroles dont elle ne comprenait pas le sens. C’était comme si elle n’était plus elle-même, sortie de son propre corps, de ses propres réflexes. Mais avec toutes les sensations. La combinaison avait été rongée à plusieurs endroits et l’air libre la harcelait de sa présence. Elle tomba à genoux devant la stèle, écrasant définitivement sa rotule dans un craquement résonnant à travers les échos. Lançant alors un ultime éclair de douleur dans son crane brûlant. Elle sentait des gouttes se former au niveau de ses joues, sur son front, et couler dans les interstices ravagés de sa mâchoire à nue.

« Tu as fait un long voyage, pour venir jusqu’ici. Mais sache que tu seras bientôt libérée de ton étreinte mortelle. »

Jeny releva un regard vitreux vers le trône vide. Elle ne chercha aucune présence du regard ni n’appela. Ses forces l’abandonnaient petit à petit, son corps se détruisait mais son esprit restait fort. De ses deux mains tremblantes, elle fit sauter le casque qui lui comprimait la tête. Les agressions extérieures lui firent serrer les dents, et ses yeux aux iris rougeâtres se nimbèrent de veinules noirâtres. A tel point qu’il ne fut plus possible d’en distinguer les contours. Sa respiration était haletante et la douleur … Souffrance insidieuse qui lui faisait tourner la tête et nourrissait son désir profond de destruction. Mais elle tint bon, car la chute arrivait.

« Fais place à ma venue. »

Comme un ordre, elle s’exécuta, passant sa main droite sur la fermeture de la combinaison, ôtant la fermeture éclair dorsale. Chaque caresse de l’armure contre le derme était pire qu’une centaine de couteaux déchirant lentement sa peau. La douleur prit une sonorité toute nouvelle quand d’un gémissement, il y eu un cri. Guttural et étranglé, plein de désespoir et de souffrance. Pourtant, elle continua dans son œuvre, poussée par quelques noirs desseins dont elle-même ne semblait pas être totalement certaine de l’aboutissement. Une fois totalement à nu, elle s’aida de ses bras chancelants pour grimper sur la stèle centrale. Elle se plaça sur ses genoux, son corps entouré par l’ombre, ne donnant jamais vision de son véritable état. Jusqu’à ce que le souffle de nouveau la frappa et vint balayer la fumée. D’un coup, il n’y eut plus d’ombre, plus de protection. Sa peau blafarde fut mise à l’appréciation de l’observateur spirituel. Un manque de nutrition évident, des muscles inexistants et de la peau collés aux os, sans que l’on sache dire si ce n’était pas un squelette mouvant. Le sentiment était d’autant plus marqué quand la moitié de son corps était totalement déchiré. Des morceaux de chairs manquaient et l’on voyait l’intérieur de ses organes, dont le sang commença petit à petit à couler. Jeny suffoqua et tomba contre la roche froide. Privée de ses protections, elle n’était plus rien qu’une enveloppe chétive en souffrance. Etait-ce la là fin qu’on lui avait attribué ? Etait-ce là les noirs desseins de l’instigatrice qui tirait les ficelles ?

« Il est temps », hurla la voix.

Sa main chercha au hasard sur la tablette de pierre jusqu’à tomber sur un objet poussiéreux. Elle s’en saisit, reconnu le manche d’une garde, et la lame fine qui s’en dégageait. Sa main se leva au-dessus de son torse et ses yeux noirâtres perdurent de leur intensité, ne laissant que des organes aux veines sanguinolentes. Sa main trembla, hésita et presque dans un mouvement ultime de défense. Et lentement, elle descendit vers son torse. Sans qu’elle n’ait réellement le contrôle. Elle bougea les pieds comme pour chasser une présence fantomatique. Et la lame continua de descendre. Sa deuxième main était désormais hors d’usage et rien n’arrêterait la chute. Le tranchant de la lame toujours son ventre et lentement s’enfonça. Elle hurla dans un premier temps puis au fur et à mesure que la lame s’enfonçait, se mit à convulser. Le liquide rougeâtre se répandit sur la stèle tout en glissant lentement, s’échappant de son corps. Jeny regarda avec horreur le trou béant puis se contorsionna encore quelques instants. Sa main glissa lentement sur le pommeau de l’arme et finalement retomba en l’air, suivit par son visage à la bouche horrifiée de nécrose.
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By Jeny Mikerley
#36392
Le sang se répandait sur la stèle. Il coula dans les tranchées creusées à cet effet, glissant le long de la roche, depuis le centre où le corps inerte gisait, jusqu’aux bords. Il était ensuite retenue et était forcé de poursuivre son chemin tout le long, jusqu’à l’extrémité où des deux bords, il se rejoint. Là, il coula sur le sol. Et alors défit-il les lois de la physique, puisqu’il remonta vers le trône, vers les marches. Le liquide de vie prit une teinte plus luisante et une légère fumée blanchâtre tentait de s’en échapper. Le chemin se poursuivit jusqu’à l’extrémité des marches et se déversa dans des contenants de chaque côté. Alors la vapeur blanchâtre devint rouge et s’évapora lentement, prenant de la hauteur et toisant la petite Jeny, prise de quelques spasmes. Il continua son ascension vers le trône où siégeait dans la noirceur de la pièce un cristal. Ce dernier s’éleva au contact du sang et à son tour s’illumina d’une couleur rougeâtre.

Jeny, elle, restait là, la fraîcheur de la lame entre les côtes. Elle se sentait immobilisée par une force intérieure dont elle ne se savait pas esclave. La douleur qui étirait ses muscles était périodique et seulement pendant les inspirations, provoquant alors une longue et douloureuse agonie. De ses yeux livides, elle aperçut l’immense lumière rougeâtre, scintillante et qui semblait l’appeler. Si loin et pourtant si emprunte de puissance. Mais cela lui fut caché, quand devant elle, une ombre, comme celle qui émanait d’elle, se matérialisa. De cet amas de poussière, une main s’approcha d’elle, de son front et y caressa doucement la peau à plusieurs reprises. De sa main tremblante, elle lâcha la garde de la dague et l’approcha de cette présence. Mais quand son membre passa devant son visage, elle ne put aller plus loin. Des tâches noires s’étaient formées par endroit. A d’autres, la peau était partie et le sang coulait çà et là en fin liseraient. Globalement, il ne restait presque que les os sur cette partie, et dans son corps, c’était presque pire.

« Tu es encore en vie. C’est incroyable. Mais c’est vain. Ton corps sera miens, ta force me redonnera vie. Sois heureuse car tu vas servir un nouveau maître, le seul et unique seigneur Sith de la galaxie. »

La vision de la petite se troubla petit à petit et pourtant les paroles résonnèrent en elle, encore. Seigneur Sith. Unique. Mya. Mort. Elle sentait ses muscles se détendre petit à petit et son esprit chavirer. Elle ne voyait plus rien, n’entendait plus rien, ne s’entait plus rien. Il n’y avait que ce gouffre béant et une chute inlassable vers le fond. Etait-ce là, l’obscurité ? Au fond d’elle, Jeny était persuadée que non. Tout ce là, c’était ce que l’on ressentait avant de trépasser. Son heure était peut-être venue finalement. La petite de Chandrila se laissait afin aller au repos, bien mérité. Pour la première fois depuis son entrée dans le monde des ténèbres, cette nuit de Balmorra, elle se sentait bien. Mais la mort ne voulut pas d’elle et la rejeta elle aussi. Son pacte n’était pas terminé et la chute était à portée de main, mais pas dans le repos. Au fond de ce gouffre, la noirceur se teignit de rouge. Tout autour d’elle, la couleur devint vive et oppressante. Il y eut un flash qui précipita en une seule fois toute la douleur de son corps, en une fraction de seconde. Ses muscles se raidirent, ses bras se figèrent dans une position démoniaque, ses mains devinrent des griffes, son buste se redressant vers l’avant. Sa gorge laissa même échapper un cri avant que son larynx se comprime à son tour. Quelques secondes durant, elle resta figée, manquant de s’étouffer. Ses yeux prirent de nouveaux une teinte noirâtre et l’étreinte qui la retenait tantôt s’évanouit. Elle était libre de ses mouvements et la douleur prenait le pas sur toute tentative de contrôle. Un son guttural sortit de sa bouche et elle tomba le regard au centre de son ventre.

Jeny y enleva la dague d’un coup sec dans une giclée de sang et la laissa tomber à terre. Son corps décharné, nécrosé en partie, bougeait d’une vivacité nouvelle. De cette main de démon, elle attrapa le cou de l’être de fumée qui trônait devant elle. Malgré le vide apparent, son membre trouva corps à emprisonner, écrasant de sa volonté cet esprit démoniaque. Jeny l’attira à elle et posa ses lèvres sur l’esprit vaporeux, aspirant aussitôt l’ombre, donnant force et à son corps meurtri. Mais elle ne s’arrêta pas là et son regard se tourna vers la présence obscure sur le trône. D’un geste de la main, le cristal vint à elle et de la puissance intérieure qui y résidait, en fut hypnotisée. Une obscurité latente depuis des années. Souveraine de milliers d’année, attendant en son corps. Artefact de puissance noire qui respirait la terreur et la colère. Jeny grogna et aspira la puissance qui y résidait. Petit à petit, elle sentit grimper en elle un étouffement, un trop plein … Et avec lui la promesse d’une noirceur ancestrale. Au bout de quelques secondes, elle en fut repue. Mais incapable de s’en soustraire. L’appât du gain, l’appât tout court. Le cristal la tenait et petit à petit sentit son corps se déchirer de l’intérieur. L’ombre était trop importante et l’emmena avec elle, dans les méandres d’une toute autre dimension.
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By Jeny Mikerley
#36396
La petite dame noire resta accrochée au joyau pourpre, imposant de sa volonté à cet artefact de noirceur. Mais les ténèbres qui y résidaient étaient plus puissants encore qu’elle ne l’avait estimé quand de ses yeux livides elle y avait cherché réconfort. Son regard vide de couleur resta figé sur cette éblouissante clarté impie et de son pouvoir d’absorption, elle n’en sentit que la brûlure la plus extrême. L’ombre noirâtre qui s’échappaient du cristal en volutes tourbillonnaient au-dessus de sa structure et étaient directement aspiré, attiré par le corps de Jeny. Elle le sentait en elle, brûlant tout l’intérieur de son être, déchirant les pores de sa peau et ses organes avec. Son esprit lui-même avait du mal à contenir cet élan de rage, ce feu violacé qui s’en échappait. On ne lui permit pas de perdre connaissance, on ne lui permit pas de mourir non plus. Non, à la place, on la força à endurer chaque seconde de ce processus, à ressentir une douleur comme jamais auparavant elle n’avait eu le loisir d’expérimenter. Petit à petit, le tourbillonnement de la fumée s’amplifia et tout autour d’elle se forma un anneau venteux, alternant entre le violet, le noir et parfois zébrés d’éclairs plus lumineux. Le temple n’existait plus, la stèle n’était plus là.

Elle, Darth Vkoh, se tenait au centre de cette tempête, en signe de croix devant le côté obscure. Sa bouche tirait un rictus de colère et ses yeux toujours démoniaques froncèrent sous l’effort. Le ciel était noir, le sol était noir, suspendue dans les airs telle une poupée de chiffon, elle ne pouvait qu’être observatrice de sa propre condition. Le gouffre, il était là, tout autour d’elle. Tandis que le pouvoir qu’elle avait cherché à aspirer s’insinuait dans ses veines, elle avait chuté si rapidement qu’elle ne s’était rendue compte de rien. C’était cela la puissance du côté obscure et la noirceur de son pouvoir, prendre le contrôle sans qu’on ne le remarque. Se terrer, inoffensif, attendant d’être libéré. Patience. Celle qui l’avait guidé jusqu’à cet endroit, jusqu’au cristal. Volonté. Celle de ne jamais s’être détournée de sa voie pour chercher la fin. Désormais, elle le sentait, elle le voyait et endurait sa présence brûlante. Tout autour d’elle, la tempête s’agita et des mains ondulèrent depuis l’intérieur de l’anneau. Petit à petit, ils arrivèrent vers elles, la toisèrent, caressèrent sa peau en ne laissant qu’une marque de nécrose. Son corps n’était plus qu’un amas noirâtre, cassé en deux. Sa joue creusé où l’on voyait la mâchoire. Son flanc gauche où plusieurs côtes gisaient à l’air libre. Sa jambe gauche avec un tibia dénué de protection.

Les appendices cherchèrent encore autour de son corps et s’immobilisèrent avant de planter profondément dans sa chaire spirituelle. Elle ne put ni hurler, ni gémir ni même tenter quoi que ce soit pour éviter cela. A la place, elle endura de nouveau tandis que se déversait dans cet espace onirique les fluides ombragés. De la nécrose, il n’y eut plus rien, s’effritant au vent. La peau, les organes, le sang, entourèrent petit à petit les organes à nues, reprenant possessions dans le domaine qui était leur. Le corps décharnés petit à petit reprenait vue et il n’y eut plus de marques. Il fut réparé, en brûlant le reste. Mais il ne s’arrêta pas là. Ses muscles rachitiques furent nourris par les ténèbres. Sa peau blafarde reprit une couleur naturellement blanchâtre. De son aspect squelettique, il ne resta rien. Désormais, elle avait été façonnée dans un nouveau corps, plus musculeux, plus puissant. Ses cheveux sur sa tête repoussèrent, solidement fixée sur des épaules solides, accrochés à des triceps voyant. Ses cuisses se formèrent, ses hanches se solidifièrent et l’ensemble de ses os retrouvèrent leur force. Mais de petites veinules apparurent sur le bord de ses yeux, entre ses bras ou dans son cou, où l’on voyait parcourir les énergies sombres. La vision s’arrêta alors et elle revint à elle, haletante, en sueur.

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Son torse se soulevait et s’abaissait par intermittence. Elle chercha du regard, mais ne vit que le noir du temple, et au centre de ses mains, le cristal vide. Son corps continuait de la brûler intérieurement mais elle était de nouveau entière. Lentement, elle se releva de la stèle et se jugea. Enorgueillie, elle n’en restait pas moins emprunte d’une profonde et terrible colère, que la douleur semblait canaliser. Son regard se tourna vers l’extérieur du temple, par-delà la jungle avoisinante. Vkoh vit les lueurs qui animaient les corps, en bas. L’ombre qui parait son corps n’était plus volubile, il était accroché sous la peau. Il faisait partie d’elle. Et c’était cela la fin. L’ombre l’avait guidé, pour l’intégrer. Mais elle n’y voyait toujours pas claire, houleuse et hésitante. En revanche, elle avait une faim plus grande encore. Derrière elle, Jeny sentit l’ombre de la mort toiser sa plus belle création, déchainée sur le plan mortel. Un pas après l’autre, le démon sortit du temple et parti en chasse, un râle latent dans le fond de la gorge, l’esprit à la merci de ses pulsions sauvages et parée de sa robe d'ombre.
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By Jeny Mikerley
#36401
Du haut des marches, elle épiait les mouvements de la jungle. Les feuilles qui se frappaient les unes aux autres, bousculées par le vent. Les animaux, prédateurs de chasse massif, qui les entrechoquait et creusaient des sillons à travers l’épaisse marée verte. Ou encore les tribus locales, fervents défenseurs d’une liberté dont ils se savaient dépourvus. Les yeux noirâtres cherchèrent, creusèrent et voyaient à travers cette innocente nature toutes les formes de vie. Les cheveux collés sur le front, de la sueur couvrant l’entièreté de son corps nu, seulement paré de la nature ténébreuse de son état. Vkoh haletait toujours, la tête en feu et le corps endoloris. Elle sentait en elle la flamme des ténèbres qui la rongeait encore et encore. Une seule chose trottait dans sa tête, détruire, aspirer et confisquer. Elle avait une faim débordante, si importante qu’elle en aurait pu manger une planète entière. Le seigneur de la faim et de la douleur réunis dans un seul corps. La jeune fille étira ses bras de part et d’autres et leva la tête vers le ciel, hurlant toute sa douleur et canalisant les ténèbres dans les cieux déjà si incrustés.

Derrière elle, le temple s’illumina à l’appel du côté obscure et les flammes violettes des braseros étincelèrent sur tout le chemin menant à sa hauteur. Comme un chemin indiquant que la forteresse de l’ombre venait de s’éveiller à nouveau. Tout en haut, l’immense plafond s’éveilla et la dernière flamme, plus haute que toutes les autres crépita. Le signal était lancé, et dans tous les temples alentours, elle sentit un écho. Au loin, les temples dépassant des cimes scandaient l’arrivée d’un nouveau porteur d’ombre. Un empire pour les Sith, un foyer pour les apatrides. Chaque temple serait à investir, soumettre à la volonté, celle de la Dame. Malgré sa folie, elle n’oublia pas son allégeance et ne chercha pas à la contredire. Mya restait le chef, envers et contre tout. C’était grâce à elle si elle avait pu trouver le cœur des ténèbres. Grâce à elle si le fond avait pu être atteint, si la souffrance qu’elle ressentait désormais était son étendard. Ses bras toujours fixés à l’horizontale, elle hurla de nouveau et de ses mains naquit des lances d’ombres, investie de la puissance du cœur. Elle les jeta en contrebas, déchirant la vie, la faisant disparaître dans un périmètre autour du temple. Que tous sachent qu’ici résidait l’ombre de la mort.

Alors, une fois son œuvre terminé, elle descendit les marches lentement et épia les formes de vie qui s’approchaient, armes à la main, hésitante et frêle. Jeny les rejoint, laissant à ses pieds les traces de la mort comme une signature. Les locaux, mercenaires ou habitants, fils d’esclaves ou de colon, soumis de l’obscurité hésitèrent. Car elle approchait inlassablement, lentement et sûrement. Les marches franchis, le groupe se sépara en deux. Une partie accourut vers elle et sans aucun commentaire se mit à genoux de part et d’autres. Les autres la visèrent de leur arme. Il y eut des menaces et une seule décharge. Le reste se termina dans un bain de sang dont elle se vêtit de nouveau. Les plus dociles ne bougèrent pas, se mordant la langue de leur témérité. Ils jurèrent fidélité au nouveau Seigneur Sith, à elle. Ils lui expliquèrent qu’ils l’attendaient depuis des générations. Mais Vkoh n’écouta pas. Car elle avait faim. Et de sa faim, une autre moitié des survivants périrent. Alors s’exprima-t-elle pour la première fois sans sa combinaison, se délectant du son de sa propre voix :

« Je suis Darth Vkoh. Ces terres reviennent dans le giron des Sith. »

Puis elle se détourna des locaux à genoux, marchant pied nu sur le sol carbonisé, puis s’enfonça dans la forêt. Du reste, plusieurs villages seraient en partie détruits, par la simple et unique volonté de Vkoh. Non pas par désir d’oppression, ni même pour insuffler la terreur. Jeny n’était pas ce genre de Sith. Elle le faisait, parce qu’elle avait besoin d’âmes.


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Assise sur son trône, avachie, un bras en porte tête, la jeune femme avait troqué sa nudité pour un ensemble d’habits locaux. Une armure sur les bras, une capuche sur la tête, descendant en deux pans de tissus serrés au niveau de la ceinture et descendant jusqu’au sol. Son regard rougeâtre avait repris de l’intensité depuis le massacre, et elle avait réussi à reprendre le contrôle d’elle-même. Elle fut dérangée par un homme torse nu, un fouet sur le bord des hanches.

« Seigneur, les travaux avancent comme selon vos ordres. Les villages les plus lointains sont revenus avec de nouveaux travailleurs, et les plus faibles ont été mis au travail forcé. »

Jeny ne sourit pas ni même ne hocha la tête. Elle n’eut pas cette attitude stigmatisée que tous les méchants ont. Non, elle resta telle une statue de marbre, son regard fixé sur l’importun. Son esprit se rappela de l’époque où elle combattait ardemment l’esclavage, où sa volonté était tournée dans ce seul but. Faire cesser une guerre injuste pour protéger la vie. Son but au final n’avait pas changé et la vie était pour elle désormais un bien précieux. Mais plus que la protéger, elle avait décidé de la confisquer à ceux qui ne savaient pas comment l’utiliser. Alors les esclaves avaient dû être nécessaires. Ils avaient manqués de bras ici et faute d’ordres de Mya, elle attendait. Depuis plusieurs mois, peut-être une année, elle attendait sur son trône. Le local abaissa la tête et devant son silence, fit volte-face et s’en alla. Alors resta-t-elle de nouveau dans l’ombre, le côté obscure imbibé dans la roche qui la nourrissait, lui montrait des choses … nouvelles. Lui montrait comment elle pourrait détruire l’essence même de la vie.

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