L'Astre Tyran

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Les défaites de Yavin et Endor n'ont pas entamé la foi du gouvernement de Yaga Minor dans la doctrine impériale. La Nouvelle République suppose d'ailleurs que les quartiers de l'Ubiqtorat sont toujours dissimulés au fond des grottes et des forêts de cette planète qui abrite également de puissants chantiers navals.
Gouvernement : Empire
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By Alyxtra Ma-Oon
#37807
En quelques secondes, encore une fois, la situation changea du tout au tout. Alors que Sareth était cerné, il se retrouva subitement sur la rampe de la navette, avec Tiango en otage. Peut-être que si ses hommes avaient réagi et utilisé leurs cerveaux - et leurs blasters - au lieu de rester bouche bée pendant dix secondes, ils auraient pu empêcher le chasseur de primes de parvenir à ses fins ; malheureusement pour lui, le Chagrien n'avait pas fait fortune en payant correctement ses hommes de main, il récoltait donc ce qu'il méritait avec leur incompétence.

- Bande d'incapables !!!, rugit-il en direction de ses propres troupes.

Ses hommes se regardèrent avec embarras, tandis que l'un d'eux aidait la Gâchette Funeste à se redresser. Une fois debout, il repoussa violemment son subalterne, sérieusement énervé.

- On ne peut compter que sur soi-même ! Qu'est-ce que tu veux, chasseur de primes ? Combien te paie ton employeur ?, demanda-t-il, agacé. Je t'offre le triple. Je ne suis pas rancunier.

Pendant que se déroulaient ces négociations, le reste des hommes de main se réunissait de l'autre côté de la salle où étaient toujours cachés Alyx, Renosys et Rippley. Grâce à la caméra du couloir, ils savaient que neuf malfrats étaient terrés derrière la petite porte en métal qui les protégeait, et ils s'affaraient à l'ouvrir. Dans quelques instants, aider Sareth ne serait plus qu'un lointain et doux rêve...

- ... Je n'ai pas eu l'occasion de demander, mais... Ces caisses... Qu'est-ce qu'il y a dedans ?, demanda Illusive en désignant l'une des caisses de stockage qu'elle avait aperçu en entrant tout à l'heure.
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By Sareth
#37810
Tiango se proposait de tripler la prime de Sareth, audacieux de sa part, mais le pauvre ignorait le prix payé par le BSI... Cela n'était clairement pas dans ses moyens, il pourrait s'y essayer, mais cela prendrait trop de temps, et les chances de réussite seraient bien trop hasardeuses comparé aux cinq kilos dont le payement était totalement assuré. Mais, pour rigoler, le jeune homme interrogea ce cher Chagrien avant d'abattre son bâton assommant sur la tête de l'escroc.

- Ah ouais ? On m'a promis 5 kilos de Beskar, vous vous sentez de me payer 15 kilos ?
- Heeeeuuuuuu..... Le Chagrien ne sut pas quoi répondre, la réponse le surprit.
- C'est bien ce que je pensais, maintenant faites un gros dodo et arrêtez de m'enquiquiner.


Sareth refrappa, et cette fois ci, le Chagrien fut bel et bien assommé, il ne se réveillerait sans doute pas avant 5 bonnes minutes. Maintenant il fallait trouver un moyen de temporiser, les slicer ne semblaient pas prêts à lui sauver la mise. Peut être que le Quarren, mécontent de s'être fait avoir à deux reprises, serait prêt à laver son honneur dans un duel. Après tout, un ex tueur de Jedi qui gobait les couleuvres d'un Rang C, ça devait faire un sacré coup à l'égo. Il était sans doute possible de jouer autour de cette fierté pour le forcer à un combat en un contre un. Pendant ce temps, le jeune fouillait les poches de Tiango tout en regardant le vaisseau qui lui servait de couverture.

- Eeeeh ! Borsulba !!!
- Quoi encore ?! Grogna le Quarren.
- Je te propose un truc pour régler cette histoire, j'ai mon flingue posé contre sa tempe, si vous approchez, je tire dans sa tête et vous vous retrouvez tous au chômage. Si tes hommes quittent la passerelle et qu'on se retrouve seul à seul, on pourra régler cette histoire, expliqua-t-il en tenant le corps endormi de son otage et en se rapprochant lentement du côté droit du vaisseau.
- Tu nous a déjà berné deux fois et tu crois que je vais t'écouter une troisième fois ?! C'est mort, si jamais la tête de ce wooma dépasse, canardez-la ! Le Quarren ne comptait pas se laisser avoir et pointa son blaster vers la position présumée de Sareth tout en avançant vers lui, suivi de ses hommes. Tu ne tuera pas Tiango, tu dois le livrer vivant.
- Je te donnais une chance de laver ton honneur mais c'est comme tu veux, à vrai dire c'était surtout une diversion pour rentrer dans le vaisseau !
- Je vais te...


Le petit renard se glissa dans le vaisseau de plaisance avec son otage avant de rejoindre les commandes, l'air satisfait. Ça y est, il avait gagné ! Il récupéra les clés magnétiques du vaisseau de Tiango puis tenta d'allumer le vaisseau mais... Non. Lorsque le jeune homme s'était échappé avec Tiango après avoir distrait ses adversaires avec une blague, l'un d'eux avait tenté de lui tirer dessus et avait touché le réservoir d'essence du vaisseau, et ce dernier était à sec. Bougre de fiente de Bantha !!!

Son acte plein de fougue lui avait coupé sa seule porte de sortie ! Il fallait vite trouver une solution, car ce n'était qu'une question de temps avant que Borsulba et ses hommes n'entrent dans le vaisseau à leur tour pour extirper le Mandalorien de là, les pieds devant. Si ils détruisaient le vaisseau, ils tuaient leur patron à coup sûr, ils étaient obligés de rentrer. Il serait tentant de découvrir comment le renard allait s'extirper de cette situation pourrie dans laquelle il s'était lui même fourré, mais pour l'heure, retournons un peu voire comment s'en sortaient les slicers !
#37914
Le saviez-vous ? Être frappé au point d'en tomber inconscient, c'est vraiment mauvais pour le cerveau. Le Chagrien allait certainement se réveiller dans un état pire qu'un lendemain de cuite sur Nar Shaddaa, mais au moins Sareth allait bénéficier de cinq minutes de paix pour réfléchir. C'est ainsi qu'il eut l'idée de provoquer Borsulba en duel, comptant sur son égo de chasseur de primes d'élite... et sa stupidité ! Le Quarren ne tomba pas complètement dans le panneau mais cela lui laissa le temps de rentrer dans le vaisseau. Il se dirigea immédiatement vers le cockpit où, par chance, les clés étaient sur le contact ! Quelle journée ! Malheureusement, l'écran de bord affichait des avaries au niveau des réservoirs...

- Ben alors, Mando, on arrive pas à décoller ?, cria son adversaire, à l'entrée du vaisseau - laissé ouvert.

Le malfrat et ses acolytes montèrent à bord sans prudence, investissant le vaisseau comme des Jawas prenant d'assaut la carcasse d'un vaisseau qui venait de s'écraser. Sareth pouvait s'enfermer dans le cockpit mais cela ne les retiendrait pas plus de quelques minutes... Il avait encore une monnaie d'échange en la présence de Tiango, mais il ne pouvait pas vraiment se permettre d'abandonner sa proie. La situation se compliquait de minute en minute !

Au même moment, un étage plus bas...

- Je n'aurais jamais pensé à ça pour nous échapper !, cria Renosys en courant derrière Alyx, tous les deux suivis par Rippley.

Ils enjambèrent les corps immobiles des gardes qui étaient venus les arrêter. L'un d'entre eux était encore vaguement conscient et respirait lourdement, un bras tremblant, la main sur la gorge. Rippley lui donna un coup de pince électrique dans le nez pour faire bonne mesure.
Alyxtra n'en revenait pas mais son plan avait fonctionné. Les fameuses caisses de stockage bien gardées dans la pièce dont ils venaient de s'évader contenaient des composants chimiques nécessaires à l'élaboration de drogues - ou, pour qui était suffisamment malin, de grenades assommantes improvisées. Finalement, toutes ces heures perdues à lire des fils de discussion Holo-4 NetChan finissaient par payer !

- ... Je travaille mieux sous la pression..., se justifia la sliceuse. Dépêchons-nous..!

Une fois dans l'ascenseur, l'Arkanien tendit à sa comparse un blaster qu'il avait ramassé sur l'un des gardes, non pas sans un garder un pour lui. La jeune femme contempla l'arme sans mot dire, figée. Devant sa réaction, Renosys allait renoncer lorsqu'elle ferma soudain les yeux avant de hocher la tête et s'emparer du pistolet, espérant ne pas avoir à s'en servir. L'élévateur s'arrêta au même moment, les relâchant sur la plateforme d'atterrissage, à une vingtaine de mètres du vaisseau de Tiango.

- On arrive !, annonça Alyx dans son comlink, maudissant le temps qu'ils avaient perdus pour rejoindre Sareth.

De son point de vue, tout était allé de travers et avait dégénéré depuis que Borsulba était intervenu. Elle s'en voulait de ne pas avoir pu mieux aider le Mandalorien. A quoi bon prendre le contrôle des systèmes du bâtiment si c'était pour rester spectatrice... S'il se faisait blesser, ou pire, mourrait, ce serait sa faute. Imitant Renosys qui avançait prudemment, les deux mains sur le blaster dont le canon était levé, elle se dirigea vers la rampe toujours abaissée du vaisseau.
L'Arkanien posa l'index sur ses lèvres pour lui signaler de ne faire aucun bruit. Ils entendaient de l'agitation un peu plus loin dans le vaisseau...

- Tu es cerné, Mandalorien ! Ouvre la porte, et je t'accorderais le un contre un dont tu rêvais tant !, s'exclama le Quarren, réprimant un ricanement.

Ses hommes s'affairaient à déverrouiller la porte du cockpit pendant qu'il faisait les cent pas dans le corridor, la gâchette qui le démangeait. Après avoir été ridiculisé à plusieurs reprises par Sareth, il n'avait plus qu'une obsession en tête : le tuer, et y prendre du plaisir. Peut-être aveuglé parce qu'il voyait rouge, il ne se rendit pas compte que les deux slicers venaient de se mettre à couvert derrière lui. Maintenant, Borsulba et ses hommes étaient pris en sandwich entre les trois comparses.
Rippley envoya à son propriétaire (et meilleur ami !) un plan holo pour lui expliquer, en silence, quelle était la situation de l'autre côté de la porte qui le retenait enfermé dans le cockpit.

- Oooh, ça va être un massacre !, grogna l'ex-chasseur de primes.

Il avait raison sur ce point... Mais il ne réalisait pas encore qui serait la victime de ce massacre.
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By Sareth
#37915
Caché dans son cockpit, le jeune Mandalorien avait usé tous ses Jokers et tous ses atouts, il était coincé avec un imbécile de Chagrien, et allait bientôt se faire débusquer par un mercenaire colérique ne rêvant que de le transformer en passoire. Pouvait on imaginer une situation plus complexe que celle là ? Moui, évidemment qu'il y avait plus complexe, Boba Fett avait survécu à un Sarlacc par exemple, mais Boba Fett était le chasseur de primes le plus cool de la galaxie, Sareth n'était qu'un jeune mercenaire tentant, tant bien que mal, de suivre l'exemple de son idole.

Que feraient Boba, ou son père Jango, dans une situation pareille ? J'imagine qu'ils feraient face à leurs responsabilité et tenteraient de s'en tirer vivant avec les honneurs en affrontant le danger en face à face... Mais avec deux pistolets et une armure de cuir, le Mandalorien doutait de la réussite d'une telle démarche. Autant se jeter à pied joints dans le vide et espérer se faire intercepter par un Speeder. Mais bon, c'est dans les moments où tout semblait perdu que la chance insolente du mercenaire se montrait toujours en claquant la porte, peut être pourrait-il s'accrocher à ça...

- Mandoooooooo, je sais où tu te caches ! Viens ici que je te bute, sale wooma !
- Ta bouche, viens ici sale chuta !
- Salauuuuud !


La situation devenait de pire en pire, la porte du cockpit allait bientôt céder... Mais soudain, la douce voix d'Illusive brisa le silence et révéla à Sareth que ses frayeurs seraient bientôt terminées, tout ça appuyé par une transmission de Rippley allant dans ce sens. Visiblement la mort n'avait pas envie de s'emparer du jeune homme tout de suite, elle comptait le faire danser encore une ou deux fois ! Qu'à cela ne tienne, le chasseur de primes avait toujours le rythme dans la peau.

La porte du cockpit s'ouvrit brusquement, et les équipiers se mirent à canarder les hommes de Borsulba sans prévenir, toute son équipe fut prise au dépourvu et se fit abattre, Sareth s'occupant d’appâter les tirs ennemis vers lui tout en se couvrant derrière la porte du cockpit. Lorsque les échanges de tirs s'interrompirent pour recharger, Borsulba était le dernier debout, ses pièces d'armures ayant encaissé les tirs.

- Tu t'es bien battu vieux, mais maintenant il est temps de te rendre, notre escarmouche touche à sa fin.
- Au contraire, elle ne fait que commencer !!!


Le géant Quarren attrapa la porte du cockpit derrière laquelle se cachait Sareth et l'agrippa de toutes ses forces avant de l'arracher et la jeter derrière lui pour empêcher Renosys et Illusive de tirer. Ensuite, il tira un coup de blaster dans la commande de fermeture du vaisseau, empêchant ainsi momentanément les slicer de rejoindre leur allié. L'affrontement entre les deux chasseurs de primes était à présent inévitable. Le Mandalorien leva ses pistolets vers Borsulba avant de se faire désarmer d'un coup de poing qui le propulsa au fond du cockpit contre la vitre de ce dernier. Le laser tiré involontairement par les pistolets rebondit dans la pièce en Chromium au moins trois fois avant de se dissiper. Une roulade sur le côté lui permit d'esquiver le coup suivant qui détruisit le panneau de commanda sans vergogne, heureusement que le vaisseau était en incapacité de bouger. Sareth se rua vers la sortie mais fut rattrapé par l'épaule avant de se manger un nouveau marron qui le fit tomber en arrière dans la grande salle du vaisseau, un espace un peu moins confiné.

La tête du jeune homme commençait à bourdonner, mais pas le temps de souffler, Borsulba tenta de lui tirer dessus. Un tir, deux tirs, trois tirs. Le premier fut esquivé en une roulade, le second et le troisième furent dévié par l'usage d'une table de Sabacc se trouvant dans la salle de plaisance. Le quarren tenta de toucher sa cible au travers de la table, mais son chargeur finit par donner un avis contraire à la question. Profitant de ce court instant de répit, Sareth jeta la table de Sabacc sur son adversaire, ce dernier dévia la table de son passage en un coup d'épaule. Lorsque son arme fut rechargée et prête à faire feu, il constata que le Mandalorien avait ramassé une arme sur le corps sans vie d'un de ses hommes.

C'était à présent une scène digne d'un holo-western qui se déroulait dans ce vaisseau de plaisance, entre deux guerriers intrépides de l'espace ayant mis leurs talents au service de autres, mais surtout au service d'eux même. Deux combattants sans foi ni loi, l'un appartenant à la caste légendaire des guerriers au casque à la forme de T, et l'autre, un Ex Tueur de Jedi, des années de meurtre et de combat dans les pattes. Les deux se jaugèrent du regard...

- Pas de triche ?
- Juste nous deux, l'un face à l'autre, et un tir qui décidera du gagnant.
- Très bien... Dans 20 secondes on tire, et ce compte à rebours commence maintenant.


Vingt ! Les deux cowboys se regardèrent dans les yeux sans rien dire, le pistolet abaissé. Dix Sept ! Sareth affichait un léger sourire, mais son regard, lui, était parfaitement concentré sur le visage impassible de son adversaire. Douze ! Les doigts du Mandalorien affichaient un minuscule tremblement sur la gâchette de son arme... Borsulba, lui, serrait le manche de son arme avec fureur, il voulait en finir. Huit ! Pendant un moment, les deux hommes oubliaient leur mission, l'endroit où ils étaient, le duel était la seule chose qui les préoccupait, la seule fin possible à leur entrevue... Quand ce duel serait terminé, un seul homme sortirait de ce vaisseau les pieds devant. Cinq ! Quatre ! Trois ! Deux ! Un...
Borsulba fut le plus rapide, il tira en premier, mais Sareth ne comptait pas tirer. Il se contenta de tomber en arrière pour esquiver le tir. Le laser rebondit contre le mur avant de dévier une nouvelle fois contre le plafond et transpercer le torse du Quarren. Ce dernier tomba en arrière et prit appui contre le mur pour s'assoir contre ce dernier, du sang commençait à couler de sa plaie au blaster.

- Que...
- Le vaisseau est en Chromium... J'avais plus de chances de gagner ce combat en ne tirant pas qu'en faisant l'inverse.
- Alors tu avais tout prévu...
- Pas du tout, j'ai tout improvisé, comme d'habitude.
- Petit malin... T'étais pas le pire adversaire que j'ai pu rencontrer.
- Toi aussi, tu m'as donné beaucoup de fil à retordre.


Les deux adversaires se mirent à rire, bien que Borsulba esquissa rapidement un rictus dû à la douleur avant de s'arrêter de rire... La rivalité était de bonne guerre, ça avait été une sacrée partie de chasse. Le respect était plus ou moins mutuel, même si le Quarren s'en voulait d'être retombé dans le piège du jeune homme.

- T'es bien le fils de Cliff, lui aussi c'était un véritable fripon... Je pense que t'as mérité de partir avec Tiango, laisse moi ici et casse toi de ce vaisseau en vitesse.
- ... Aurevoir Borsulba, t'étais un sacré adversaire.


Lorsque les deux slicers réussirent à rouvrir la porte, ils trouvèrent Sareth en train d'attendre devant avec Tiango sur les épaules... Le jeune homme souffla un coup et sourit à ses compagnons.

- Merci d'être venu les copains, vous m'avez sauvé la vie, ricana-t-il !
- Bibibiboup ! Bibibip !
- C'est pas grave, mon blaster ne pouvait pas être à un meilleur endroit, répondit-il en tapotant la tête du droïde et en se tournant vers Illusive. Bravo Illu, comparé à notre première mission improvisée, tu t'es cent fois mieux débrouillée ! Bon, je vais pas mentir, ça manque peut être un peu de professionnalisme, mais t'as l'esprit vif et tu sais improviser quand il le faut, ça te sauvera la vie, termina-t-il avec un joli clin d’œil dont lui seul avait le secret.
#37916
L'embuscade tendue aux Quarren et ses petites frappes porta ses fruits, bien qu'Alyx et Renosys ne participèrent qu'à la première partie. Lorsqu'ils parvinrent à déverrouiller la porte du vaisseau, ils eurent le plaisir de tomber nez à nez avec Sareth et leur proie, Tiango, toujours assoupie.

- Bon, ce fut un plaisir de contribuer à la chute de cette crapule. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, dit-il en jetant par terre son blaster et en s'emparant de son datapad, qu'il confia à sa collègue hackeuse, je dois chercher un nouveau boulot. Je te fais confiance pour décrypter le contenu de mon datapad. Tu trouveras un contenu assez... compromettant, si tu vois ce que je veux dire ! En passant, sacré spectacle, Mandalorien ! A bientôt... On reste en contact, Illusive.

Cette dernière songea à l'arrêter mais se ravisa. Elle se voyait mal lui ordonner de les suivre au Bureau après qu'ils les aient aidés de son plein gré, et alors qu'il venait de lui donner son datapad, et puis l'Arkanien était peut-être un criminel sur son monde natal mais ici, elle n'était pas certaine que le BSI ait intérêt à le capturer... Autant le garder comme ressource. Son réseau de slicers n'était plus ce qu'il était depuis la chute de Hadès. Alyxtra se retourna vers Sareth, qui tenait toujours Tiango comme un sac de patates. Le Chagrien paraissait bien inoffensif... Et pourtant, ils avaient fait couler tout ce sang juste pour le capturer. Certes, ses hommes étaient des criminels et sûrement des tueurs chevronnés, mais la jeune femme considérait tout de même qu'ils méritaient la possibilité de se rendre.
Après tout, elle même avait été épargnée lorsque l'Empire était venue mettre fin à ses activités illicites, et on lui avait donné une seconde chance. Ce carnage ne lui plaisait pas du tout, et elle le prenait comme un échec personnel.

Le clin d’œil amical de Sareth n'allait pas avec le décor qu'elle devinait derrière lui. Les parois du vaisseau étaient brûlées par les tirs de laser, l'habitacle était sans dessus dessous, parsemé des cadavres encore chauds des hommes de main de Tiango. Alyxra laissa tomber son blaster et se précipita à l'extérieur du vaisseau pour aller vomir. Rippley échangea un regard avec son propriétaire avant de descendre la rampe atterrissage, retrouvant la sliceuse en train de vider ses entrailles derrière des réservoirs de carburant.

- ... J-Je, ça va aller..., articula-t-elle difficilement, pliée en deux.

Alyx était encore loin d'avoir le "professionnalisme" mentionné par Sareth. Dès que l'adrénaline était retombée, les conséquences visibles du massacre (auquel elle avait contribué) était devenues insupportables pour elle. Quelle piètre collaboratrice du BSI faisait-elle ! Renosys n'avait finalement pas tort, elle n'était qu'un petit agneau (quoi que soit cet animal, dont elle n'avait jamais entendu parler).

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Il lui fallut deux minutes pour se remettre de ses émotions. Très embarrassée, elle rejoignit Sareth qui l'attendait au pied du cargo. Tiango était désormais debout, mais menotté dans le dos.

- Vous faites une grosse erreur... Je suis riche à millions, sombre crétin..., marmonnait le Chagrien, qui croyait encore qu'un virement allait le tirer d'affaire.
- ... Je vais appeler mon contact.

Elle avait failli préciser "du BSI" mais s'était retenue, préservant l'effet de surprise. Se mettant légèrement à l'écart, Alyx contacta Argo pour le mettre au courant de la situation. L'Umbarran lui posa quelques brèves questions, puis lui ordonna de se rendre dans le bureau de Tiango avec celui-ci et Sareth, précisant que le BSI arriverait très bientôt. Elle relaya le message aux deux hommes, et le groupe se mit en chemin, tirant de force le Chagrien qui n'y mettait pas du sien.

Illusive profita de leur descente en ascendeur pour réfléchir. Ils avaient fait ce qu'avait demandé le Bureau en rassemblant des preuves (entre la "salle d'interrogatoire" - certainement pas très approuvée par l'Impériale des Jeux - et les cargaisons de drogues, l'association de malfaiteurs avec les profils que Tiango avait recruté et sur lesquels elle avait enquêté, et enfin et surtout le datapad que lui avait confié Renosys, il y avait de quoi le garder à l'ombre pour un bout de temps) et en capturant Tiango vivant. Leur succès à ce sujet était indéniable... Mais que dirait le Bureau de la quinzaine de cadavres qu'ils avaient laissé derrière eux ? Alyxtra avait des maux à l'estomac rien qu'en pensant aux conséquences de leur manque de discrétion. Elle croisa le regard rassurant de Sareth et le gratifia d'un sourire aussi bref que discret avant de sortir la première de la cabine.

Le bureau de Tiango était à l'image de son propriétaire, riche et décadent. Trois fois plus grand que l'appartement d'Alyx, il était décoré d'objets d'art dont la valeur accumulée valait bien le beskar que Sareth espérait obtenir à l'issue de cette mission. Les meubles étaient en vrai bois d'arbre wroshyr, ce qui révolta silencieusement la sliceuse. Une baie vitrée surplombait la ville, et elle s'imaginait très facilement le Chagrien contempler de haut l'horizon, une coupe de vin à la main et un cigare aux lèvres.

- Peut-être que votre patron entendra raison. Il faut vraiment être un abruti pour ne pas comprendre la valeur de l'argent. Ce monde est dirigé par les crédits, pauvres imbéciles !
- ... J'en doute fort... Espèce d'enfant capricieux, rétorqua Alyx, qui lui tournait le dos et regardait distraitement la rue en contrebas.
- Que... Ne me manquez pas de respect, pauvre gamine ! Je suis l'élite !

Alyx aurait pu lui dire qu'elle connaissait la valeur de son compte en banque et qu'il ne représentait même pas un dixième de l'argent qu'elle avait volé quand elle travaillait chez Hadès, mais elle n'était pas assez mesquine. Elle se contenta de regarder les tours paisibles de la capitale, préoccupée par le debriefing qui les attendait...
#37920
La senteur de soufre dominait dans l'air. L'azote fumé par-dessus, et les senteurs évoquaient ce que quelques gens ici avaient encore eu l'occasion de rencontrer, durant des carrières qui se faisaient supplanter par des théories d'université. Ces vétérans, qui composaient encore une bonne moitié des rangs, ils pouvaient dire de tête ce qui s'était tracé un moment auparavant : une odeur de bataille à coups de lasers. Les théoriciens, jeunes diplômés des académies de combats, analysaient sur l'évidence qui restait : les impacts sur les murs, les meubles renversés, les choses cassées, et autres marques ancrées et ostentatoires. « Groupe A. Sécurisez les premiers étages. » Le lieutenant était de cette race spéciale, plus courante que jamais : jamais un seul théâtre réel pour s'exercer. Résultats d'excellence en simulation. Le sang bleu sous l'uniforme, l'oeil vif sous la visière, l'esprit tourné vers les promotions sous le calot. Ni stupide ni brillant, scolaire jusque dans ses réflexions. « Groupe B, avec moi jusqu'au bureau de la cible. » Dans son comlink, sorti d'un geste fluide, aérien. « Groupe C, couverture des fenêtres sur mon passage. » Confirmation. Quoi d'autre ? Y aller.

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Les allées, pleines ou vides de peuple, de petits croupiers, de femmes à hommes en attente d'un bon gagneur pour lui tirer quelques jetons dans les toilettes. Affronter les étages à pied, plutôt que par turboflit, était un supplice mental que le lieutenant ne supporta que le temps de changer de règlement intérieur. « Faites réactiver ce turboflit. » Assez large pour recevoir le groupe B. Pas assez pour évacuer les gens. Page 487, petit C... Comlink, dégainé, paré, on tire. « Demande extraction aérienne depuis le bureau de la cible. » Bien reçu bien reçu. Il créerait la sortie à coup de grenade, des fois qu'il n'y ait pas de balcon. Mais il s'en trouvait d'office un. Les tocards riches voulaient toujours un balcon avec emplacement à speeder privé en haut de leur tour d'imbécile avec plus d'argent que de bon sens.

La poussée vers le haut ne retourna l'estomac de personne. Le groupe B se déploya en ordre, impeccable. Ils n'étaient pas tout en haut à proprement parler. Ca ne fait rien. La baie vitrée demanderait bien un trou. Enfin, non... Page 325, petit D, sur les destructions urbaines inutiles... très mauvais pour les carrières naissantes. « Evacuation depuis le toit. » D'un geste des doigts, il fit scinder le groupe B et groupes B1 et B2, B1 allant sécuriser le toit et la sortie du turboflit. B2 allait réceptionner le colis. Il nota les présences sur place, s'enorgueillit de comprendre qui ils étaient sans avoir appris le résumé de la mission, et comment il devait les traiter pour la suite. Il se sentait déjà professionnel dans ce qu'il allait dire. Son uniforme blanc cassé trancha avec l'ambiance pourpre et carmine de la débauche décorative ambiante, mais il tint compte de ne pas en tenir compte. Il était à sa place ici. C'était le décors qui avait tort. Il renifla et se gratta le nez distraitement. « Agente Illusive ? » Le lieutenant fouilla la pièce du regard. Il constatait. Il regarda Sareth au détour d'un mouvement de tête théâtral. « Et Sareth Daran, chasseur de primes. » Il fixa le plafond un court instant. Pointa le dessus de son épaule, comme pour évoquer le passé de ceux qui l'avaient précédé, et avaient tiré par le col cette tâche mouvante qui s'égosillait en "Laissez-moi partir" et autres borborygmes à base de crédits, d'élite et de... En fait il n'écoutait pas vraiment. « Ce sont beaucoup de cadavres que vous laissez à nettoyer. » Moue en coin. « Et à justifier. » Les manuels évoquaient aussi des perles de sagesse à destination des officiers du Bureau. A se tatouer dans le creux du bras disaient les vétérans. Mais à ne pas prendre au sens littéral : un fayot s'y était tenté. Il avait fini par abandonner devant les quolibets incessants. Mais ces perles restaient à graver dans son hémisphère gauche : Un cadavre ne parle pas, ne dénonce pas, et n'a plus peur de rien. Si le Bureau avait pu torturer les fantômes, depuis belle lurette, la Rébellion aurait été écrasée.

« Bravo pour l'acquisition de la cible. » Un geste des doigts. Deux casqués suivirent la piste, pour aller à leur tour prendre les épaules du chagrien tout chagrin. Le taureau prit par les cornes, mené dans le turboflit, toujours en rage contre le monde, ses ravisseurs, et invoquant sa fortune comme bouclier contre les mille et unes gracieusetés qui mûrissaient dans les têtes de ses nouvelles nourrices. Le lieutenant resta encore un peu avec les deux troupes d'élite, qu'on avait visiblement entendu depuis la rue en contrebas. « Vos émules n'ont pas ravi vos supérieurs. » "Vos supérieurs", disqualifiant Sareth ? Pas vraiment. Dans son cas, préciser "vos intermédiaires spécialistes en relation-clients" aurait été d'une plus grande justesse. Mais qui avait le temps pour ces phrases pleines de miel ? « Venez avec nous. Nous vous raccompagnons au QG. » Prendre le prochain turboflit. En attendant, subir une petite inspection : appareil de détection des micros, mais surtout, des appareils à géolocalisation. Le QG n'était pas secret pour rien... ni sans rien. Le Mando était le plus risqué. « Il va falloir nous donner tout l'équipement géolocalisé, géolocalisable et géolocalisant que vous possédez. » Les deux. « Ca marche aussi pour vous, agente. » Un jour, peut-être, serait-elle libérée du fardeau d'avoir à préserver le secret du QG. En n'y revenant plus... ou en y travaillant au grand jour. Réjouissons-nous, dans ce genre d'endroit, vaut mieux être celui qui tient le bistouri que d'être celui qui attend qu'on vienne le cajoler.

Le voyage, encore, dura une petite heure. Sareth, en tout Mando-pilote-machin qui se respectait, pouvait deviner le calcul derrière un si long trajet : le vaisseau avait décrit des boucles, certainement inutiles. Brouiller les passagers, et les poursuivants : procédure vieille mais efficace.




« Bilan humain à 12 morts, et on continue d'en dénicher. » "Bilan humain". Pas facile d'avancer cette formule dans une peuplade aussi alien qu'humaine. Mais quel impérial s'en souciait réellement ? « La cible a été saisie, ses comptes aussi. Il ne faudra pas longtemps pour qu'il nous donne ses contacts. » Le chef débriefait les deux agents en même temps. Mi-figue mi-raisin, à juger encore de l'issue de cet entretien. Il était adossé au fond de sa chaise en plastoïde transparent, à feuilleter quelques flimsis agrafés, balayant les feuillets un à un, et lisant quelques notes mises au crayon par l'officier junior chargé d'aller cueillir les fruits mûrs. « Le plus dommageable est la mort d'un de ses hommes de confiance. » Il montra un holo-cliché de l'homme en question. « Ses liens dans le milieu étaient de son ressort privilégié. Tiango ne connaissait pas ses fréquentations. C'est une piste qui va refroidir sans qu'on puisse rien y faire. » Il jeta le dossier sur la table. « Sans parler du chaos qui a paniqué les gens aux premiers niveaux. Des tas d'appels d'urgence, et des accès de démence populaire. Il a fallut un peloton anti-émeute pour pacifier la zone autour du grabuge. » Pacifier. On avait compris. « Mais, du point de vue des objectifs fixés, la mission est réussie. » Il s'avança sur sa chaise et prit une voix plus forte, à destination de la porte. « Faites entrer. » Deux opérateurs entrèrent, un coffret similaire au premier que Sareth avait vu. « Au vu du chaos provoqué par votre manque de discrétion, votre rémunération ne sera que d'un seul lingot de 5 kilos de Beskar. Et c'est encore généreux. » En effet. « Prenez-le, ensuite je vous demanderai de quitter la pièce. Mais restez dans le couloir. »




« Illusive, vous avez aussi droit à votre récompense. » Sous la table en verre brouillé, on devinait des tâches grises et blanches du côté de l'officier mystère. Un tiroir apparut, et les tâches se déplacèrent dans un champ de vision "en clair" pour Illusive. Il disposa sur la table un papier. Tamponné, en-tête du Bureau, photo d'Illusive, nom, prénom, etc. « Voici votre ordre de réhabilitation. Amnistie de vos crimes précédents. Vous repartez avec une nationalité complète, et ceci comme sauf-conduit. » Il tira ensuite un deuxième objet. Une plaque gris clair, avec, au centre, un rectangle gris foncé. Un insigne. « Le grade d'Agent du Bureau. » Il disposa bien chacun de part et d'autre devant Illusive. Un visage neutre, dénué de toute émotion. « Il faut en choisir un des deux. »
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By Sareth
#37921
Aaaaah les Impériaux... Les abrutis en carton blanc, comme le père de Sareth adorait les appeler. A une époque ils étaient des clients très réguliers de la guilde, cette pas si lointaine époque où ils exerçaient leur monopole sur la galaxie, et il y a une chose qui ne changeait jamais avec eux... On demandait à la guilde ce que les troufions Impériaux étaient incapable de faire, et une fois le boulot fait, on était jamais content. Cela dit, ils n'étaient guère différents de leurs ancêtres Républicain, dans l'ensemble, la Guilde était rarement aimée, et pourtant on adorait faire appel à eux pour les tâches ingrates. Le Mandalorien commençait à se dire que les Chasseurs de Primes pouvaient être renommés "Éboueurs Galactiques" à ce compte là.

Aussi, lorsque l'officier arriva et lui annonça que la démarche n'avait pas plu à ses "supérieurs", ça lui passa presque par dessus l'épaule, il hocha la tête pour indiquer qu'il avait compris, mais son intérêt pour la chose s'arrêtait là, si ils voulaient du travail propre et sans bavure, quelle idée d'envoyer une débutante et un expert de la castagne ? Surtout que les morts étaient tous des mercenaires notoires qui ne manqueraient à personne, aucune perte civile n'était à déplorer, aux yeux de la guilde, le travail avait été fait correctement. Mais c'était sous estimer ces chercheurs de petite bête que pouvaient être les Impériaux, pourquoi diable devaient ils être en possession du précieux Beskar que Sareth cherchait ?

- Je vous en prie, fouillez donc, marmonna le Mandalorien en se soumettant au contrôle.


Une fois délesté de ses effets géo-localisables, le groupe fut emmené au quartier général du BSI, et rebelote, des reproches, des reproches et pas un merci pour le type qui a évité à ces gens déprimants de lever les fesses de leur QG pour faire le boulot eux mêmes. Oui, Sareth était très agacé, à force de fréquenter des types déprimants, il devenait déprimé lui aussi, mais tout ça, il se gardait bien de l'exprimer, son visage restait parfaitement neutre, et le mercenaire restait muet comme une tombe. Il avait fait l'erreur de contester la parole d'une agente une fois, il ne le referait plus jamais. Finalement le verdict tomba, le Chasseur de Primes n'aurait qu'un seul lingot de 5 kilos... Exactement ce qui était prévu à la base, en fait.

- Je comprends mon erreur et vous remercie de votre patience et de votre générosité, je vous laisse dans ce cas, termina-t-il avec un air faussement désolé, il prit le lingot dans sa main avant de quitter la pièce et attendre dans le couloir comme demandé.


Le Chasseur de Primes souffla un coup... Jusqu'ici il n'avait aucun apriori sur les Impériaux, mais plus le temps passait et plus ces gens antipathiques lui ressortaient par les trous de nez. Mais ça valait le coup, lorsque le jeune homme posa les yeux sur le lingot qu'il avait bataillé à obtenir, un doux sourire orna son visage. Tous ces efforts, toute cette baston, tous ces imbéciles en tenue de cuir noir, ça avait enfin porté ses fruits. Un métal gris traversé par de fines ellipses noires et frappé par ce laid sceau impérial...

C'est dans ce réceptacle grisâtre que se cachait un pan entier de la culture Mandalorienne, mais, outre le plan symbolique, la clé de voute d'une armure quasi impénétrable. Cinq kilos, en sachant qu'une armure pesait en moyenne vingt kilos, il avait entre 15 et 25% de son armure entre les mains... En résumé, il avait le casque, et peut être une ou deux épaulettes, pas mal pour démarrer ! Sareth espérait qu'Illusive se ne ferait pas trop tirer les cheveux par sa faute, et attendit patiemment qu'on lui demande de revenir.
#37922
Tiango avait fini par comprendre que ni Sareth ni Alyxtra ne feraient rien pour lui et se contentait de grommeler dans son coin sans public. La jeune femme consulta le datapad que lui avait confié Renosys. L'appareil affichait 21:54... Cela faisait six minutes qu'Argo avait annoncé que le BSI se rendait sur leur position. Elle chercha le chasseur de primes du regard, se demandant si il appréhendait ce rendez-vous autant qu'elle. Non... Non, bien sûr, un mercenaire expérimenté comme lui ne devait sûrement pas s'angoisser. Elle croisa son regard et détourna le sien aussitôt, gênée et les joues empourprées.

- Hum... Merci pour... Merci pour ton aide, dit-elle un peu maladroitement, toujours le dos tourné.

Évidemment, elle était bien consciente que Daran n'était pas venu pour faire de la charité. Il avait participé à cette mission pour la belle récompense que lui promettait l'Empire, rien de plus. C'était en tout cas ce qu'imaginait la jeune femme. Celle-ci baissa les yeux sur l'écran du bloc de données : 21:55... Soudain, la porte du bureau s'ouvrit et dévoila un homme en uniforme en blanc accompagné de plusieurs stormtroopers. Plusieurs d'entre eux se dirigèrent immédiatement vers la baie vitrée, et on fit signe à Illusive de bouger de là, ce qu'elle fit promptement sans demander son reste, se rapprochant inconsciememment de Sareth.

S'ils étaient moins impressionnants que les troopers qu'elle avait vu le la dernière fois lors de leur intervention aussi inattendue que violente, ces soldats d'élite aux armures noires et dont les communications étaient encryptées, ils faisaient tout de même preuve du professionnalisme saisissant mais effrayant si caractéristique des troupes de l'Empire. L'homme en uniforme, de rang de lieutenant (bien qu'elle l'ignorait), les interpella et fit une remarque sur le bilan sanglant du duo. Heureusement, l'objectif principal était là et l'homme les félicita pour avoir capturé Tiango. Celui-ci, d'ailleurs, avait perdu toute couleur au visage.

- C'est pas vrai... Dites-moi que je rêve..., murmurait-il, les yeux ébahis.

Sans doute s'attendait-il à ce que l'employeur de ses ennemis soit un rival ou un vieil ennemi, mais certainement pas l'Empire dans toute sa grandeur.

- J'ai de l'argent !.. On peut t-trouver un arrangement !, cria-t-il au lieutenant alors qu'il se faisait embarquer par deux soldats dont le mutisme était encore plus terrifiant dans ces circonstance.

Ils l'entendirent encore crier plusieurs secondes après qu'ils aient disparu à l'extérieur du bureau. Alyxtra frissonna en pensant aux supplices qu'il allait subir dans les salles de torture qu'elle avait eu le plaisir d'observer lors de son bref passage dans les quartiers du BSI. Elle fut tirée de ses noirs souvenirs par le lieutenant qui leur ordonna de coopérer et se rendre avec eux au Q.G. Elle lui tendit le datapad de Renosys, les yeux pointés sur le bout de ses chaussures.

- Gardez-le... Il y a toutes les preuves qu'il vous faut...

Et sans doute de quoi corroborer les dires de Tiango, ainsi que des moyens de pression pour lui délier la langue encore plus facilement. L'Impérial attrapa le datapad sans mot dire, sans doute déjà au courant de la timidité accablante de la jeune femme. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous à bord d'une navette en direction des quartiers secrets du BSI. Le voyage ne dura qu'une heure mais parut très long à Alyx, qui ne put fermer l’œil de peur de revoir les cadavres du casino, encore chauds et dont les visages étaient dans son esprit, figés éternellement avec une expression grotesque.

Ils retrouvèrent bien vite le commandant qui les avait déjà reçus lors de leur précédente visite. Elle ne savait toujours pas pourquoi il n'arborait aucun insigne, et se promit de poser la question à Argo lorsqu'elle aurait cinq minutes de paix. Le commandant leur fit un rapide debriefing, regrettant la mort d'un des associés de Tiango et le chaos qu'ils avaient provoqué pour attraper ce dernier. Alyx avait l'impression de faire affaire à un professeur déçu par un examen qu'elle aurait passé avec la moyenne mais en faisant des erreurs grossières et évitables. Il n'insista pas particulièrement et congédia Sareth, à qui elle jeta un bref regard semblable à celui d'un gizka qui traversait une route de nuit et voyait surgir à toute allure un landspeeder plein phares.

L'homme mystérieux la mit face à un choix, mais celui-ci était déjà fait.

Le premier la ramenait à son passé et à une vie qu'elle croyait révolue, celle d'Alyxtra Ma-Oon... Une seconde chance. Une opportunité de recommencer en évitant les erreurs qu'elle avait pu commettre. Que ferait cette Alyxtra, lavée de ses péchés, de cette nouvelle vie ? Elle en avait eu un avant-goût pendant cette dernière année où, coupée de toute intrigue, sevrée d'Holonet et de toute possibilité de retomber dans ses vieux travers, elle avait fait des efforts pour être "normale" et "intégrée". C'était une vie tranquille et sans danger... Mais ennuyeuse.

Son regard se posa alors sur le deuxième objet qui lui était présenté. Les promesses que représentaient celui-là étaient bien différentes. Plus risquées, aussi. Mais c'était une occasion unique de faire usage de son talent, ce don qui lui procurait tant de joie et de fierté, qui lui donnait l'impression d'exister, même si c'était sous un pseudonyme. Celui d'Illusive, l'une des meilleures sliceuses de la décennie. La laisser disparaître serait une tragédie, tant pour elle que pour la galaxie !

Elle tendit le bras au-dessus de l'insigne et l'attrapa sans hésitation.

L a Forgeronne se leva, enfila son casque avan[…]

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