L'Astre Tyran

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By Zygmunt Molotch
#34582
IDENTITE


Nom du Personnage : Zygmunt Molotch (Reroll de l'ancien DC Constantin Valdor)
Race :  Humain
Âge :  29 ans
Planète d'origine : Carida

PROFIL


Métier :  Agent du BSI, Branche Surveillance
Faction :  Empire Galactique
Description : D'une taille relativement moyenne, 1m75, Molotch est un homme qui de prime abord ne semble pas particulièrement costaud ni menaçant. Athlétique et svelte, il a la carrure d'un homme habitué aux activités sportives. Son visage comporte des traits qui, sans être fades, ne sont pas non plus ceux d'un canon de beauté, avec ses yeux au regard vide. De plus, lorsqu'il sourit ses lèvres se tordent de façon asymétrique, ce qui est assez dérangeant comme spectacle. Comme il n'a de toute façon que rarement des occasions de sourire, il ne le fait presque jamais. Cela n'aide pas à le rendre très expressif ni charmant. Il a des cheveux bruns courts et une barbe de 3 jours qu'il taille lorsqu'elle devient trop touffue (et quand il y pense).

En règle générale, il préfère porter un long manteau de couleur sombre oscillant entre le noir et le vert foncé délavé, un pull noir et des bottes solides en teintes marrons. L'ensemble lui donner une allure de bandit de grand chemin qu'il apprécie beaucoup, tranchant avec l'image qu'on se fait généralement du BSI. Molotch déteste l'uniforme d'un blanc immaculé que les agents du BSI sont censés porter, les trouvant ridicules et laids, sans parler d'être de mauvais goût vu le travail qu'ils font. Ainsi, il saisit chaque occasion et chaque excuse pour s'habiller « en civil », occasionnant des disputes avec ses collègues.


Histoire : L'entretien se passe dans une pièce qui sert habituellement de salle d'interrogatoire. Il y fait froid, même s'il est difficile de dire si à dessein ou parce qu'il n'y a pas de chauffage à allumer. Cela ne le dérange pas, il supporte le froid qui s'insinue dans ses os malgré les frissons que son corps ressent. C'est assez désagréable mais ça ne l'arrêtera pas. Pour se motiver, il se dit que c'est probablement un test de plus à passer. On va l'interroger tout en mettant son endurance à l'épreuve. C'est normal, ils ne prennent que les meilleurs après tout, il n'y a pas de place pour la faiblesse ici.

Un officier entre à l'intérieur, ouvrant brusquement la porte. Curieusement il la referme avec douceur puis, en prenant son temps, vient s'asseoir en face de lui, pose ses mains croisées sur la table métallique et l'observe, songeur, sans dire un mot. Zygmunt n'est qu'un gamin de 16 ans à ce moment de sa vie et même s'il a un caractère bien trempé et une sale tendance à répondre aux menaces mêmes silencieuses par la violence, il sait qu'il vaut mieux qu'il n'en fasse rien. Ils ne plaisantent pas ici. Alors il se tait lui aussi et il regarde un peu partout autour de lui, d'abord nerveux et frissonnant à l'occasion, autant sous le poids du regard implacable qu'à cause du froid.

Cadet Zygmunt Molotch. Vous êtes né sur Carida, vous avez un frère et une sœur, votre père est dans la Marine et votre mère est assistante du procureur de Carida City. Vous avez tout trois rejoint le COMPORN, comme vos parents et d'après les dossiers de vos professeurs, vous avez chacun fait honneur à votre famille et votre Empire par votre loyauté, votre respect de la loi et votre soutien à l'Ordre Nouveau.
Oui monsieur.
Vous ne parlerez que si je vous y autorise Cadet Molotch, est-ce clair ? Répondez à la question.
Oui monsieur.
Bien. J'ai ici votre dossier scolaire avec rapport psychologique et évaluations de vos enseignants. Ils dressent un portrait plutôt flatteur sur vous : bon élève, attentif en cours, participe souvent, se comporte comme on l'attend d'un citoyen de l'Empire et vous avez même eu à cœur de dénoncer les petits délits de certains de vos camarades. En bref, vous faites la fierté de l'Empire.

Il garde le silence, ne sachant pas trop si on attend de lui qu'il réponde. Dans le doute il préfère se taire, conscient que chaque erreur risque d'enterrer sa seule chance de réussir le test. Et il ne peut pas échouer. Il a fait une promesse à Wystan, il doit la tenir.

C'est en tout cas ce qui vous décrit jusqu'à il y a maintenant 4 mois. Ensuite, brusquement, les choses se gâtent. Vous vous battez souvent avec d'autres camarades, vous devenez renfermé et maussade, vos notes plongent dangereusement bas et vous n'assistez même plus à de nombreux cours. Et vous voilà aujourd'hui ici devant moi, avec une demande des plus insolites. Qu'est-ce qui vous fait croire que nous allons accepter votre candidature au regard de votre caractère instable et dangereux ? Répondez.
Monsieur, je... Il faut que je le fasse. J'ai promis à mon frère...
On respire un grand coup et on se calme Cadet ! Ou vous croyez-vous, dans un bouge Rodien ? Vous vous trouvez devant un officier de l'Empire, comportez-vous comme on vous l'a appris !

Il tremble légèrement lorsque les reproches tombent sur lui en même temps que la main gantée claque contre la table. L'homme qui l'interroge, qui le juge n'est pas son ami. Pire encore, avec son visage vieillissant, son rictus cruel et ses yeux froids, il ressemble plus à un bourreau qu'autre chose. Mais il a raison, Zygmunt est bien trop agité, il doit se souvenir de ce qu'on lui a enseigné. La discipline, le maintien du calme et la dignité rigide qu'on attend d'un futur pilote de TIE. Il respire à grandes inspirations pour ramener le calme et expire lentement, un vieux truc d'un de ses professeurs en sport.

Je veux combattre les rebelles monsieur. Je veux leur faire payer leur barbarie et leurs atrocités. Ce qui s'est passé n'a pu avoir lieu qu'avec l'aide d'espions infiltrés parmi nous. Je veux traquer ces rebelles et ces traîtres qui pullulent, se cachant parmi la population et semant terreur et mort. Je le dois, pour lui.
Cadet Molotch, si c'est ce que vous voulez, vous pouvez toujours reprendre vos études en main et devenir pilote. Vous « casserez du rebelle » tout aussi facilement dans la Marine. Nous n'avons pas besoin d'une tête brûlée qui veut simplement combattre les rebelles.
Mais... Monsieur. Vous ne comprenez pas, si on veut empêcher une autre attaque, il faut déjà les trouver, eux et surtout leurs mouchards. Il faut les faire parler pour qu'ils nous disent tout ce qu'on veut savoir. Et pour ça il faut quelqu'un qui fasse le boulot. C'est ça que je veux faire.

L'officier l'observe attentivement. Il semble songeur et Molotch a la sensation qu'il s'adoucit légèrement. Peut-être ne comprend-il que trop bien ce qui anime le jeune garçon, peut-être l'a-t-il vu bien souvent au cours de sa carrière. Peut-être reconnaît-il la rage qui bouillonne en lui, le besoin d'agir face à ce qu'il perçoit comme une injustice. Ou peut-être se dit-il simplement que si elle n'est pas canalisée et correctement utilisée, cette rage détruira le garçon d'une façon inutile. Et s'il est une chose que l'Empire tient en horreur, c'est le gaspillage.

Très bien Cadet Molotch. J'accepte de vous accorder une chance et une seule. Ne commettez pas d'erreur et vous pourriez obtenir ce que vous cherchez. Dans le cas contraire, vous devrez vivre avec votre échec et vivre avec la honte comme seule compagne.
Merci monsieur, vous ne savez pas ce que ça représente pour moi.
Oh si, je le sais très bien. Des jeunes hommes comme vous j'en ai rencontré un grand nombre. Vous n'êtes pas différent d'eux, vous êtes animé par le même désir qu'eux. Mais contrairement à la plupart, vous avez une bonne raison de ressentir cette haine. Wystan c'est cela ?
Oui... C'était son nom. C'était mon frère. Cadet 1ere classe Wystan Molotch.
Mort dans la destruction de l'Académie lorsqu'elle a été bombardée par des pirates et des criminels, des traîtres à l'Empire et des terroristes fanatiques.
Je dois le venger. Je dois faire en sorte que ça n'arrive plus jamais, que plus aucune famille n'ait à subir ça. Vous comprenez monsieur ?
Oui Cadet, je comprend. Bienvenue au programme de formation du Bureau de la Sécurité Impériale.




La formation est longue et difficile, éprouvante autant physiquement que psychologiquement mais cela lui plaît. Ça lui permet de ne pas avoir à penser à ce qu'il a perdu. A son frère mort dans l'Académie, à son père qui risque constamment sa vie là-haut dans l'espace, à sa mère qui a été anéantie en apprenant la nouvelle, qui a perdu son travail, incapable de continuer. A sa jeune sœur qui a dû cesser ses études pour trouver un travail et subvenir à leurs besoins. Il les aide autant qu'il peut avec sa solde mais c'est difficile. C'est la seule compensation qu'il peut leur offrir de toute façon.

Depuis que son frère est mort, son cœur s'est endurci au point qu'il ne se reconnaît plus. Avant il était plutôt joyeux et extraverti, une vraie pile électrique, on ne pouvait pas l'arrêter. Maintenant il est calme, posé et indifférent. Plus rien ne compte à part sa formation et la carrière au BSI qui l'attend, la traque des rebelles, des traîtres, des lâches et des terroristes. Il ne sourit plus, il ne se détend plus ou très peu, il fait juste ce qu'on attend de lui, il donne tout ce qu'il a dans le programme.

Ses efforts sont finalement récompensés, 2 ans après avoir intégré le programme, quelques mois après son 18e anniversaire, il intègre officiellement le BSI comme Élève Agent. Ce qui aurait dû sonner comme une excellente nouvelle ne tarde malheureusement pas à prendre un tournant bien plus sombre lorsqu'on apprend que l’Étoile de la Mort a été détruite dans le système Yavin par les rebelles. La propagande impériale a beau s'efforcer de tout faire pour minimiser l'impact de la nouvelle voire la démentir ou la cacher, la vérité finit par se savoir. Le moral impérial se retrouve alors ébranlé, même parmi le BSI.

Zygmunt n'arrive lui-même pas à y croire, incapable de concevoir qu'une telle arme ait pu être détruite. Le symbole de la supériorité impériale a volé en éclats et avec lui, l'espoir d'une victoire rapide et décisive sur l'ennemi. Par un effet pervers, cela ne brise pas l'esprit du jeune homme, bien au contraire, cela le pousse à se plonger corps et âme dans son travail. La tempête qui approche va nécessiter un investissement complet de la part des braves hommes et femmes de l'Empire pour défendre la nation contre l'ennemi intérieur. Il faudra nécessairement des sacrifices pour imposer la paix et l'ordre.




Il faisait froid ce jour-là. La météo avait annoncé que ça n'allait pas s'arranger jusque tard dans la soirée, avec de fortes pluies notamment. Comme s'il n'y avait pas déjà assez de raisons de détester Bandomeer, entre les natifs maussades et belliqueux, le climat capricieux, l'absence totale de vraie civilisation impériale – une simple garnison pour tenir la ville de Bandor – et un travail ingrat. Son officier attitré, l'Agent Verveuk, lui fit signe de le suivre. Leurs uniformes blancs étaient reconnaissables entre mille, particulièrement du fait que la population locale était constituée dans son écrasante majorité d'ouvriers sales et aux vêtements en mauvais état.

Il ne se sentait pas très bien, autant à cause de l'odeur dans les rues et les chemins menant aux mines qu'à cause du stress. Première mission de terrain, deuxième semaine depuis son arrivée sur Bandomeer. Un informateur leur avait appris qu'un des mineurs de la plate-forme minière n°139 aurait tenu des propos anti-impériaux voire aurait ouvertement appelé à la révolte. Une telle chose est intolérable, il faut lui apprendre son erreur.

Élève Molotch, tu as pris ton arme de service ?
Oui monsieur.
Tu as mémorisé l'identité de la cible ?
Oui monsieur.
Tu as prévenu le sergent Nestil de tenir prête une escouade de ses troopers au cas ou ?
Oui monsieur.
Tu es prêt à remplir ton devoir pour l'Empire ?
Oui monsieur.

Le silence suivit cette conversation brève. Il n'aimait pas Verveuk, depuis le premier jour de son arrivée. C'était un sadique qui prenait plaisir à brutaliser les mineurs soit disant au nom de l'Empire, n'hésitant pas à leur confisquer leurs maigres possessions et à les menacer de les abattre s'ils n'obéissaient pas à tout ce qu'il leur ordonnait. Il en existait beaucoup comme ça dans le Bureau, ils étaient même quasiment tous comme ça. On ne lui avait pas dit, il s'en rendrait compte bien assez tôt. Ces pauvres diables n'avaient déjà presque rien, à quoi bon leur donner des raisons supplémentaires de se révolter ?

Mais d'un autre côté, il comprenait que l'usage de la violence et de l'intimidation soit nécessaire. On ne pouvait pas faire confiance aux aliens après tout, ils étaient naturellement inférieurs aux humains et donc, jaloux de leur droit manifeste à régner. Et même parmi l'humanité, il en était auxquels on ne pouvait pas se fier. Tout était bon pour faire régner la loi et l'ordre, même si ça ne rendait pas les choses plus morales dans sa tête.

Le trajet jusqu'à la plate-forme minière leur prit presque une heure durant laquelle il dut conduire de son mieux. Finalement ils arrivèrent en vue et s'y posèrent. L'escouade de troopers était déjà là, en attente des ordres. Verveuk leur fit signe et ils l'escortèrent jusqu'au puits de mine ou travaillait leur client. Lorsqu'ils arrivèrent dans la galerie ou on leur avait indiqué qu'il travaillait, Molotch reconnut immédiatement l'homme, un humain de 34 ans, sale et à peine reconnaissable avec la photo de son dossier tant le travail aux mines l'avait détruit physiquement.

Monsieur, le voilà.
Ah très bien Élève. Soldats, mettez-le en joue et soyez prêts à tirer s'il tente de s'enfuir.
Monsieur, nous n'évacuons pas les autres mineurs ?
Certainement pas, il faut qu'ils voient ce qu'il se passe lorsqu'on décide de défier l'Empire.
Et les preuves monsieur ?

D'un regard, l'officier lui imposa le silence. Il était clair qu'il n'appréciait pas qu'on l'interrompe ni le contredise, surtout pas devant tout le monde. Le jeune homme se tut, réalisant qu'il avait commis une bourde. Ne jamais remettre en question les ordres. Le mineur s'était figé lorsqu'il avait entendu les bruits de pas et les armes levées, se retournant lentement mains levées. Il semblait terrorisé et ne parvenait pas à parler. Verveuk lui adressa un sourire mauvais, toussa pour ménager ses effets puis dégaina son blaster.

Fayde Thuring, au nom de l'Empire Galactique, vous avez été déclaré coupable de trahison et d'incitation à la trahison. Le Bureau de la Sécurité Impériale vous condamne par la présente à mort.
Que... Je... Non c'est faux... Je...
Soldats, faites-lui comprendre combien l'Empire est déçu de son comportement.

Molotch ne comprit pas ce qu'il voulait dire par là au début. Puis il vit 2 des troopers rengainer leurs armes et s'approcher du mineur. Lorsque le premier coup le frappa au visage, il comprit. Le passage à tabac fut particulièrement méthodique et violent, ils ne lui épargnèrent rien. Au bout de quelques instants, Verveuk se joignit à eux, distribuant coups de poing et de pied tout en ricanant. Lorsqu'ils en eurent fini avec lui, l'homme n'était guère plus qu'une épave sanguinolente qui gisait par terre.

Élève Molotch, abattez ce traître.

La voix qui l'interpella le fit sortir de sa rêverie. Comme s'il venait de se réveiller, il cligna des yeux pour voir son officier référent l'observer les yeux brillants. C'était là son premier test visant à s'assurer qu'il était un véritable serviteur de l'Empire. Lentement, en prenant conscience de tout les regards – masqués des troopers et affolés des mineurs présents – alentour, il dégaina son arme. Elle lui semblait lourde dans la main, comme s'il n'arriverait jamais à la lever et presser la détente. Il hésita, en était-il capable ? Ce Thuring l'avait-il vraiment mérité ? N'était-ce pas assez ce passage à tabac ?

Les yeux du visages dévasté du mineur clignèrent et se fixèrent à grand-peine sur lui. Était-ce cela le visage d'un traître ? Pouvait-on vraiment dire qu'il serait en mesure de trahir qui que ce soit à présent qu'il avait compris la leçon ? Et lui, est-ce qu'il en était capable ? C'était vraiment ce genre de vie qu'il voulait mener ? Qu'en aurait pensé Wystan ? Wystan, son frère, son meilleur ami, la fierté de sa famille, toujours attentionné, toujours là pour lui et leur sœur. Wystan, mort dans l'explosion ordonnée par des pirates et des traîtres. Des terroristes. Des lâches.

L'expression au demeurant inquiète de Molotch s'endurcit finalement. D'un geste fluide, exercé des milliers de fois aux entraînements d'exercice sur cible, il pointa l'arme sur la silhouette dévastée, prit quelques secondes pour viser correctement puis tira 3 fois dans la tête. Il baissa son arme ensuite, le regard dur et l'expression indéchiffrable. Voilà, il l'avait fait. Pour son frère et pour l'Empire. Il avait scellé son destin.

Joli coup. Tel est le sort de tout ceux qui se retournent contre l'Empire ! Retournez au travail misérables ! Sergent, emmenez le corps de ce traître à la fosse commune. Présentez-vous ensuite aux baraquements ou il vivait et ramenez son épouse à la caserne. Il n'a surement pas agi seul et nous devrons l'interroger pour en savoir plus.

Il n'y avait pas de place pour la pitié ni pour les compromis. Telle était la leçon à retenir.




Quatre années passèrent après ça. Mission après mission, traque après traque. Chaque nouveau traître attrapé, chaque nouveau lâche rappelé à l'ordre, chaque ingrat qui crachait sur ses devoirs envers l'Empire apportait un peu plus la paix au jeune homme. Ou une certaine forme de paix en tout cas. Et pourtant, en même temps que grandissait son expérience et se renforçait sa loyauté à l'Empire, quelque chose changea. La défaite cinglante à Endor et le repli général dans le Nord n'aida pas vraiment. L'impensable s'était produit, l'horrible avait eu lieu. L'Empire avait perdu, l'Empire fuyait, l'Empire reculait, l'Empire laissait la victoire aux rebelles et aux traîtres.

La débâcle fut si totale que toutes les agences gouvernementales en furent prises au dépourvu. Le BSI déménagea dans la Nord lointain, emportant avec lui ses agents et ses ressources, dont beaucoup refusaient tout net l'idée d'abandonner leur mission et les mondes du Noyau. La réponse venue d'en haut fut implacable, il y eut même des violences pour rétablir la discipline. Molotch fit partie des agents à recadrer, même si dans son cas il suffit simplement à ses camarades de lui administrer une belle correction pour le faire rentrer dans le rang avant qu'une solution plus définitive ne soit suggérée.

Lorsqu'il fut assigné à un nouveau poste sur Yaga Minor, il avait perdu la foi, anéanti par la nouvelle de la défaite. La menace d'un reconditionnement ne tarda pas à pointer le bout de son nez car il était évident qu'un agent de police politique qui ne croit plus en rien ne sert plus à rien également. C'est également à cette époque que son couple commença à battre de l'aile. Malgré la difficulté évidente de concilier vie privée et travail au BSI, Molotch y était parvenu... Les premières années, lorsque tout semblait aller à peu près normalement dans la galaxie.

Mais avec la défaite et le repli, le moral sombra au trente-sixième dessous. Il se désintéressa de quasiment tout, sombrant dans une profonde apathie. Ce qui devait arriver arriva et après des mois durant lesquels le couple se détériora, le divorce arriva. Elle emportait avec elle un fils nouveau-né et d'amers souvenirs. Molotch ne réalisa que trop tard à quel point il était tombé bas. Avec difficulté, il tenta de relever la pente, de se racheter auprès de sa famille, en vain. Alors il se plongea à corps perdu dans le travail avec une vigueur renouvelée, pour oublier. Probablement ne réalisa-t-il pas bien à quel point il avait été proche de passer à la casserole aux yeux de ses supérieurs. Maintenant plus que jamais, l'Empire avait besoin d'un BSI qui fonctionnerait au mieux de sa forme et à ce titre, la complaisance n'avait plus sa place dans ses services. Les 7 années suivantes, il les passa à faire son travail comme on l'attendait de lui, avec loyauté et fanatisme. Pourtant, ce ne fut pas une tâche facile, entre l'instabilité des gouvernements successifs qui mirent dans la mouise le travail du Bureau et ses propres démons intérieurs.

Incapable de se réconcilier avec sa famille, Molotch s'enfonçait lentement dans la dépression. Et malgré toute la foi qu'il avait en l'Empire et son travail, le bilan de sa jeune vie lui semblait bien dérisoire. Pourtant, il n'était pas encore résolu à tout larguer. Il y avait toujours un combat à mener et un Empire à protéger, il fallait juste qu'il trouve quelque chose pour raviver la flamme.


Psychologie :Comme tout bon agent du BSI, Zygmunt est discipliné, loyal jusqu'à la mort et fanatiquement dévoué à la cause. Seul l'Ordre Nouveau est synonyme de réussite, de paix, d'ordre et de sécurité à ses yeux et il n'a que mépris pour les rebelles, les traîtres, les terroristes et les criminels. Il est particulièrement intraitable avec les pirates et les terroristes du fait de son lourd passif et a le plus grand mal à garder son calme en leur présence.

Pourtant et paradoxalement, il ne fait pas montre du sadisme, de la cruauté et de la jouissance malsaine dont ont l'habitude les Chemises Beiges sur la population qu'ils surveillent. Dans la mesure du possible il essaie de s'abstenir de ce genre de méthodes dont raffolent ses collègues même s'il n'a pas de scrupules à se salir les mains s'il n'y a pas d'autre moyen. La fin justifie toujours les moyens après tout.

En général calme, il semble constamment effacé, comme si rien de ce qu'il se passait autour de lui ne l'intéresse ni ne le touche. C'est bien sûr complètement faux, il s'agit simplement de sa façon à lui de se protéger de la douleur, notamment celle des souvenirs qui le hantent.

INVENTAIRE


Crédits : 2 000 Cr'
Arme : Pistolet DH 17
Équipement : Uniforme du BSI, tenue « civile », paquet de clopes
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By Entropie
#34590
Bonjour à toi,

Tout d'abord je tenais à souligner l’originalité de l'histoire. Nous ne sommes pas avec un personnage fanatique, bercé par l'illusion de l'empire invincible. Ce n'est pas non plus un personnage qui le voit comme le monstre responsable des pires maux. Ainsi, c'est quelqu'un d'équilibré à mon sens sur le plan obédience. Sous son air morose se cache un passé triste et la volonté de sauver l'honneur de son frère.
Pour autant, rien n'est facile et même les plus belles illusions sont mises à mal en cette période sombre. Aimant les bad endings, je ne peux que féliciter l'initiative.

L'histoire est fluide, s’enchaîne bien. Les passages de sa vie ont été choisis pour illustrer quelque chose, que l'on ressent. Juste la fin qui semble s'enchaîner rapidement. On apprend très rapidement qu'il a été marié avec un enfant. Ce qui pourtant doit être quelque chose de très important dans sa vie devient relayé à un fait banal. A dessein ou pas, cela fait se poser des questions. A voir comment le formaliser irp.

Sinon rien à dire de plus. Je valide.

PS : Attention ! Pour en avoir discuté avec toi, tes personnages qui sont effacés de tout et sans sentiment particulier peuvent te lasser. Gare à ne pas tomber dans les travers de ton précédent personnage qu'était Valdor. Le désintérêt n'est pas synonyme de froideur. A bon entendeur.
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